Montréal : Ville de savoir (enseignement supérieur)

Discussion générale sur les établissements d’enseignement supérieur à Montréal.


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Actualité - Montréal dans le top 10 des meilleures villes étudiantes du monde - 31 juillt 2021 (message initial)

31 juillet 2021 | mise à jour le: 31 juillet 2021 à 12:47 Temps de lecture: 2 minutesPar: Pascal Gaxet Métro

Montréal dans le top 10 des meilleures villes étudiantes du monde

Montréal dans le top 10 des meilleures villes étudiantes du monde

Photo: Josie DesmaraisL’Université de Montréal. / Josie Desmarais

Montréal se classe parmi les 10 meilleures villes étudiantes du monde et première du Canada dans le classement «Quacquarelli Symonds (QS) meilleures villes étudiantes 2022». Québec s’adjuge l’avant-dernière place du classement.

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Montréal termine 9e du classement répertoriant 115 villes étudiantes dans le monde, ex-aequo avec Paris en France et Boston aux États-Unis.

Ce classement se base sur une méthodologie d’attribution de points selon six indicateurs, c’est-à-dire le classement des universités de la ville d’après QS, le portrait de la population étudiante, les opportunités d’emplois, l’attractivité de la ville en matière d’économie, de sécurité ou même de pollution, le coût de la vie et l’opinion des étudiants sur place.

«Compte tenu d’un éventail de facteurs, tels que l’abordabilité, les opportunités et les opinions des étudiants actuels, le classement “QS Best Student Cities” fournit un aperçu des meilleurs endroits où vivre et étudier dans le monde»

QS Best Student Cities

Au Canada, les autres villes du classement sont Toronto à la 13e position, Vancouver à la 18e place et Ottawa à la 53e place. La ville de Québec se situe à la 113e place du classement sur 115.

La ville de Londres se place en tête du classement. «Abritant plusieurs universités de premier plan, dont l’UCL (University College London), l’Imperial College London et le King’s College London, la ville est la préférée des étudiants depuis des années». Le podium est complété par la ville de Munich en Allemagne, et la ville de Séoul en Corée du Sud.

Montréal se situait 1ere au classement en 2017, 4e en 2019 puis 6e en 2019. Même si la métropole québécoise recule d’année en année, elle reste dans le top 10 en 2022.

L’UQAM précise que ce type de classement peut avoir un impact sur le nombre d’étudiants étrangers qui choisissent Montréal comme destination universitaire. L’UQAM, accueille près de 4 500 étudiants étrangers provenant de 95 pays.

Quacquarelli Symonds (QS) est un fournisseur de services, d’analyses et d’informations sur le secteur mondial de l’enseignement supérieur.
https://journalmetro.com/actualites/2674698/montreal-dans-le-top-10-des-meilleures-villes-etudiantes-du-monde/

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4e en 2019 puis 6e en 2019

4e en 2018 puis 6e en 2019

Les opportunités d’emplois semble le point le plus faible pour Montréal selon QS. Je l’entend régulièrement, souvent d’étudiants polyglottes, mais qui ne maitrisent que l’anglais comme l’une des langues officielles. L’abordabilité est un autre point faible, mais Montréal reste une des villes les plus abordable de “l’anglosphere”.

Ce classement est quand même bizarre. Tokyo serait la ville étudiante numéro 1 quant aux perspectives d’emploi après diplomation et quant à la qualité de vie:

Tokyo has been ranked first for employer activity for yet another year, showcasing just how much of a business hub it is on a local and global level.

In fact, the city is one of the world’s major international financial centres, housing the headquarters of some of the world’s biggest investment banks, insurance companies and global firms.

Students who graduate from university in Tokyo are truly spoilt for choice. From high tech to transportation, trade, consulting, finance and medicine, the city’s thriving economy allows talented individuals from all educational backgrounds to kick-start their careers and succeed in the long run.

The quality of life in Japan is high - probably one of the reasons why Tokyo landed the first spot for desirability for yet another year.

Tokyo’s streets are not only clean, they’re also extremely safe for locals and foreigners, making it a great place to study in. And with a top-notch transportation system, you’re guaranteed to be able to experience all it has to offer in a comfortable and reliable way.

Vraiment? C’est tout ce qui importe pour la qualité de vie? Il est extrêmement difficile pour un étranger de s’intégrer dans la société japonaise; quelque peu xenophobe; et les titres de séjour à long terme après les études sont courts en durée et extrêmement segmentés. La résidence permanente c’est après 10 ans dans la majeure partie des cas; et est fournie seulement au passage d’une grille de conditions assez relevée.
Ma source est mon frère qui a gradué de Todaï il y a 3 ans, est resté au Japon 18 mois par la suite et est parti à Séoul.

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Universités Les étudiants étrangers reviennent

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

La pandémie s’est traduite par une légère baisse du nombre d’étudiants étrangers inscrits dans plusieurs des universités sondées par La Presse, mais le nombre des inscriptions dépasse maintenant celui de 2019 dans la plupart des établissements.

Les efforts du milieu universitaire pour recruter des étudiants étrangers au début de la pandémie auront porté leurs fruits : les inscriptions ont repris de plus belle, selon des données obtenues par La Presse auprès d’une dizaine d’établissements. Mais derrière ce succès, des étudiants attendent longtemps dans l’incertitude d’obtenir leur permis d’études. Au point que certains songent à reporter leur inscription.

Publié à 5h00

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Léa Carrier

Léa Carrier La Presse

La pandémie s’est bien traduite par une légère baisse du nombre d’étudiants étrangers inscrits dans plusieurs des universités sondées par La Presse.

Or, surprise : dès 2021, les inscriptions sont reparties à la hausse.

Si bien que la plupart des établissements affichent maintenant un nombre d’étudiants étrangers supérieur à celui de 2019.

« La baisse qui a été observée au début de la pandémie fut immédiatement suivie d’un rebond », confirme Neko Likongo, directeur du service des relations internationales et diplomatiques à l’UQAM.

À l’automne 2020, la population étudiante internationale à l’UQAM avait chuté à 3325 individus – près de 900 étudiants de moins que l’année précédente.

Mais l’université a vite rebondi : à la rentrée 2021, elle a recruté 4387 étudiants à l’étranger, ce qui représente une hausse de 32 % par rapport à 2020. « Et on a de bonnes raisons de croire que la croissance va se poursuivre dans l’avenir », affirme M. Likongo.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

À la rentrée 2021, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a recruté 4387 étudiants à l’étranger, ce qui représente une hausse de 32 % par rapport à l’année précédente.

Idem dans le reste du Canada : en 2021, plus de 550 000 demandes de permis d’études ont été traitées par Ottawa, une hausse de 152 % par rapport à 2020 et 30 % par rapport à 2019 – du jamais vu. Et au rythme actuel, l’année 2022 devrait battre ce record.

À l’École de technologie supérieure (ÉTS), le nombre d’étudiants étrangers a grimpé de 39 % entre les années scolaires 2019-2020 et 2021-2022. Dès la prochaine rentrée, l’université s’attend à ce que les étudiants étrangers représentent 30 % de l’effectif étudiant total.

La croissance qu’on a eue en 2021-2022, c’est aussi un rattrapage des étudiants qui avaient reporté leur projet d’études [en raison de la pandémie].

Tanguy Bantas, directeur du Service des relations internationales à l’ÉTS

De son côté, l’Université Bishop’s rattrape tranquillement la baisse d’étudiants internationaux qu’elle a observée ces deux dernières années.

« Il y a une hausse des admissions [à la rentrée 2022]. Est-ce que ça va se traduire par une réelle inscription ? Est-ce qu’il y a des étudiants qui vont être obligés de la reporter encore une fois ? », soulève Lysange Gervais, coordonnatrice au bureau international de Bishop’s.

Des délais persistent

Derrière ce succès se cache une autre réalité : des étudiants peuvent attendre des mois pour obtenir leur permis d’études.

Certains d’entre eux songent même à reporter leur inscription à un trimestre ultérieur, rapporte la porte-parole de l’UQAM, Jenny Desrochers.

« Nous n’avons toutefois pas d’ordre de grandeur puisque la vaste majorité attendent à la dernière minute pour procéder au report », précise-t-elle.

À l’Université de Montréal, on remarque que la hausse des demandes d’admission provenant des pays francophones africains « ne se matérialise pas en inscriptions ensuite ».

« On peut penser qu’une partie des étudiants qui ne s’inscrivent pas le font parce qu’ils se voient refuser leur permis d’études », affirme Geneviève O’Meara, porte-parole de l’UdeM.

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

À l’Université de Montréal, on remarque que la hausse des demandes d’admission provenant des pays francophones africains « ne se matérialise pas en inscriptions ensuite ».

Précisons que l’établissement ne connaît pas automatiquement les raisons qui expliquent qu’un étudiant admis ne poursuive pas son inscription, et ne peut donc pas fournir de statistiques précises à ce sujet.

« Nos statistiques actuelles démontrent cependant que nous devons désinscrire plus d’étudiants en provenance d’Afrique que des autres pays comme l’Inde, la Chine ou le Brésil, par exemple. Et cette tendance s’est accélérée dans les dernières années », ajoute Mme O’Meara.

Selon le site d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, le délai dans le traitement des demandes de permis d’études provenant de l’étranger est évalué à 12 semaines.

« Une demande de plus en plus forte » impose « des pressions croissantes sur le traitement », affirme le Ministère sur son site.

Récemment, l’UQAM dit avoir constaté des délais plus courts dans la délivrance de ces permis, et espère que la situation continuera de s’améliorer d’ici la prochaine rentrée, en particulier pour les étudiants africains.

Redoubler d’efforts

Pour recruter autant d’étudiants étrangers en pandémie, les universités ont mis les bouchées doubles.

Par exemple : la plupart des établissements ont offert de la formation à distance aux milliers d’étudiants coincés à l’extérieur du pays en raison des restrictions aux frontières.

PHOTO ERICK LABBÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

Amphithéâtre à l’Université Laval

Pour la première fois, l’Université Laval a tenu des portes ouvertes virtuelles, une activité qu’elle compte répéter dans les prochaines années.

Là où j’avais 25 étudiants internationaux qui pouvaient se présenter physiquement, on est passé à avoir des milliers de visiteurs virtuels de partout sur la planète.

Normand Beaudry, directeur du recrutement international à l’Université Laval

L’Université du Québec à Rimouski a plutôt misé sur des campagnes de promotion en France et en Afrique. La stratégie semble avoir porté ses fruits : ses campus comptaient près de 600 étudiants étrangers à l’automne dernier, plus qu’en 2019.

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Les droits de scolarité que paient les étudiants internationaux sont 3 à 10 fois plus élevés que ceux des Québécois.

Une facture de plusieurs millions de dollars

Pour les universités, ce retour en force des étudiants étrangers est aussi payant. C’est qu’ils paient des droits de scolarité juteux – de 3 à 10 fois plus élevés que ceux des Québécois⁠⁠1.

1. Lisez « Les étudiants internationaux transforment les universités »

À titre indicatif, un étudiant étranger paie 25 462 $ par année au baccalauréat à l’ÉTS, alors qu’il en coûte 3533 $ pour un Québécois. (Ceci exclut les étudiants français et belges, qui profitent d’ententes spéciales avec le Québec.)

Plus que les universités, c’est tout le Québec qui sort gagnant du boom des étudiants étrangers, tient à souligner Pierre Baptiste, directeur par intérim, affaires académiques et expérience étudiante de Polytechnique.

« Avec la démographie qu’on a au Québec, on a besoin de ces étudiants internationaux. Nous n’avons pas les moyens d’alimenter le nombre de personnes à haute qualification dont on a besoin », dit-il.

Avec la collaboration de William Leclerc, La Presse

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Publié sur Twitter par le DG de la SDC Centre-Ville

Le @GouvQc mandate la @LaCDPQ pour analyser la faisabilité de créer une cité universitaire de classe mondiale sur une portion du Royal Victoria :student:t3::stethoscope::dna::microscope:

Fantastique nouvelle pour le centre-ville de Montréal, plus grand pôle universitaire du pays

https://citeuniversitairemtl.com

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Je l’avais manqué mais l’université d’Ottawa viens d’ouvrir un programme francophone de pharmacie incluant des places pour francophones en contexte minoritaire. Très beau coup pour l’attractivité de cette université et la francophonie. Ça aurait pu être un excellent créneau pour l’une des UQ, mais trop tard. Est-ce que l’UQAM offre toujours le programme de marionnettiste au moins.

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J’ai mis la liste des projets dans l’entête du fil.
Si quelqu’un peut la compléter, ce serait apprécié :slight_smile:

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Je pense qu’il y a de nouveaux aménagements à venir au campus SGW de l’Université Concordia, mais je n’arrive pas à retrouver l’information à ce sujet.

They’re going to release it later this year I believe or early next year, I’ll see if I can get more info

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En cherchant le projet de la Dow de l’ÉTS dans le tableau de bord des projets d’infra du gouvernement, je suis tombée sur ce projet de l’ÉTS dans la tour de la Bourse

image

Je crois que c’est le projet Espace Ax-C annoncé en mars dernier : https://espaceaxc.com/

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Ça semble être passé inaperçue, mais l’Université de Sherbrooke offrira le doctorat de 1er cycle en Médecine en extension à son campus de Longueuil.

https://www.usherbrooke.ca/etudes-medecine/programmes-detudes/doctorat-en-medecine/sites-de-formation/site-monteregie

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J’imagine qu’ils font référence à la zone qui a été bombardée dans les années 70.

Où exactement dans la tour est-ce situé ?

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Texte d’opinions dans Le Devoir

Le Québec n’est pas prêt pour l’explosion de la fréquentation universitaire


Photo: Université de Montréal, Archives Le Devoir
«D’ici 10 ans, la fréquentation universitaire sur l’ensemble du territoire du Québec augmentera de l’équivalent de deux à trois universités situées à Montréal », observe l’auteur.

Martin Maltais
L’auteur est professeur en financement et politiques d’éducation au campus de Lévis de l’UQAR.
08 h 20
Idées

En juin 2023, la ministre de l’Enseignement supérieur a tenu une consultation sur les règles de financement des universités québécoises. L’affaire n’a pas retenu l’attention du public. Pourtant, cela constitue un dossier très critique pour toute la société québécoise.

Nous devons prévoir dès maintenant une explosion de la fréquentation universitaire.

En effet, d’ici 10 ans, la fréquentation universitaire sur l’ensemble du territoire du Québec augmentera de l’équivalent de deux à trois universités situées à Montréal . Cette hausse sera plus élevée si nous atteignons les cibles de nos politiques publiques. Et elle requerra des investissements financiers considérables. Il faut bien comprendre pourquoi.

Mauvaise planification coûteuse

Tous ceux qui travaillent en éducation ou en enseignement supérieur constatent aujourd’hui les coûts de la mauvaise planification de l’évolution qu’a connue la fréquentation scolaire dans les deux premières décennies de ce millénaire. Les difficultés associées ont été et demeurent importantes : pénurie d’enseignants et des autres membres du personnel scolaire, déficit d’entretien des écoles, nécessité de construire de nouveaux établissements, etc.

Comprenons dès maintenant qu’une crise se profile en enseignement supérieur, particulièrement dans les universités. Le Québec risque de connaître une importante crise sociale et économique si nous ne pouvons pas répondre à la demande d’activités universitaires dans 10 ans. Un risque qui s’accroîtrait avec l’atteinte des cibles de nos politiques publiques !

Par exemple, nous pourrions franchir — d’ici la fin de la décennie actuelle — 90 % de diplomation en 5e secondaire et accroître de 10 % celle au collégial. Une telle réussite augmenterait de façon importante le bassin de jeunes susceptibles de fréquenter l’université alors que ce groupe sera en croissance. D’autant que l’atteinte de ces cibles se ferait dans un contexte où :

  • la fréquentation au secondaire augmente ;

  • le flux migratoire est aussi en hausse importante ;

  • l’économie demeure sur les chapeaux de roues, ce qui rend le Québec toujours très attractif ;

  • le gouvernement du Canada a la volonté explicite de soutenir une hausse de la population canadienne de 500 000 personnes par an, ce qui exercerait inévitablement une pression pour que le Québec hausse sa cible à au moins 125 000 personnes par an dans les années à venir ;

  • les risques découlant des menaces environnementales (notamment les risques climatiques) exerceront des pressions supplémentaires sur l’accueil de réfugiés.

Une croissance incontournable

Ces différentes réalités, qui sont autant de facteurs de pression qui entraîneront une hausse prévisible de la fréquentation universitaire, ne laissent entrevoir aucun doute sur la croissance de la demande d’activités universitaires, et nous n’y consacrons pas l’attention et l’énergie requises.

Je réaffirme et j’insiste : la demande d’activités universitaires dépassera très probablement d’au moins 30 % la demande actuelle à partir de 2033, et la hausse se poursuivra au cours des décennies suivantes. Que le gouvernement ne tienne pas compte de ce scénario dans les prochaines décisions qu’il prendra à l’égard de ses universités constituerait, à mon sens, l’un des plus grands risques que le Québec court à l’heure actuelle.

Et si l’on pense éprouver actuellement des difficultés liées à la construction et à l’embauche du personnel des nouvelles écoles, attachez votre tuque : il n’y aura pas de parcours accéléré pour former les nouveaux professeurs d’université ! Les campus universitaires, avec leurs vastes et complexes infrastructures de recherche, qui doivent être à la fine pointe de la technologie, ne s’érigent pas à la même vitesse qu’un établissement scolaire, et ce n’est pas la formation à distance qui permettra de répondre adéquatement à une telle demande.

Si le Québec devient une terre d’accueil de la francophonie et que nous n’avons ni l’effectif professoral et enseignant, ni les équipes de soutien, ni les professionnels, les cadres, les infrastructures de recherche, les espaces et les technologies pour répondre à la demande d’activités universitaires, le Québec traversera une importante crise sociale et économique. Vous en doutez ? Pensez au nombre de médecins, d’infirmières, d’ingénieurs, d’enseignants, de comptables, d’avocats, d’architectes — pour ne nommer que ces professions — dont la population du Québec aura besoin à partir de 2033…

À cela s’ajoute le fait que si nous voulons continuer de vivre ici en français, le seul chemin sera celui de la prospérité de la vie universitaire francophone. Conséquemment, la hausse des activités universitaires subventionnée par le gouvernement du Québec doit se faire dans les universités de langue française — sans vouloir porter préjudice aux universités anglophones. D’ailleurs, on comprendra qu’une hausse de l’ensemble de l’activité universitaire de 30 % qui prend forme en langue française uniquement signifie 40 % d’augmentation des activités universitaires en français.

Pour un financement réaliste

Les analyses qui précèdent conduisent à la constatation que le Québec doit planifier un financement de ses universités réaliste et démographiquement bien calculé . Dans le budget 2023-2024, tout l’enseignement supérieur représente à peine 7 % du total. Un tel financement doit faire l’objet d’un plan de croissance réfléchi, fondé sur la démographie et sur les besoins du Québec.

Sinon, le Québec ne pourra pas soutenir ses services publics, au premier chef la santé, ni son développement économique, ni son identité propre.


Une crise se profile si les universités ne sont pas mieux financées, selon des professeurs

Des acteurs du milieu universitaire pensent que Québec sous-estime la croissance à venir de la population étudiante et qu’on va le payer cher.

Un groupe d'étudiants lors de leur remise des diplômes.
« Attachez votre tuque : il n’y aura pas de parcours accéléré pour former les nouveaux professeurs d’université », écrit le professeur Martin Maltais.
PHOTO : ASSOCIATED PRESS / MARK FELIX

Fannie Bussières McNicoll
Publié à 4 h 00 HAE

À l’aube de la rentrée, on parle beaucoup de la pénurie d’enseignants actuelle dans le secteur scolaire et des écoles vétustes ou trop petites. Voilà le résultat d’une « mauvaise planification » de la fréquentation scolaire depuis 20 ans, selon Martin Maltais, expert du financement et des politiques en éducation.

Et une crise similaire, voire pire, se profile dans le réseau de l’enseignement supérieur si le gouvernement ne réajuste pas ses prévisions en termes de nombre d’étudiants universitaires et ne prévoit pas un réinvestissement majeur dans les universités, prévient le professeur à l’Université du Québec à Rimouski.

Ne pas tenir compte de ce scénario dans les prochaines décisions que le gouvernement du Québec prendra à l’égard de ses universités constitue à mon sens l’un des plus grands risques que le Québec court.

Une citation extraite de la lettre ouverte de Martin Maltais, professeur à l’Université du Québec à Rimouski et expert du financement et des politiques en éducation

Voilà le pavé dans la mare qu’il lance dans une lettre ouverte qui reprend les idées étayées dans son mémoire déposé lors de la consultation sur la révision de la Politique de financement des universités lancée au printemps dernier par la ministre de l’Enseignement supérieur Pascale Déry.

Les projections du ministère de l’Éducation indiquent que la hausse de l’effectif universitaire sera de l’ordre de 10,6 % d’ici 2031. Mais Québec fait fausse route, de l’avis de celui qui a agi comme conseiller de quatre ministres issus de trois gouvernements différents, et la fréquentation universitaire augmentera plutôt d’au moins 30 % d’ici 2033 selon ses prévisions.

Madeleine Pastinelli, la présidente élue de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), pense aussi que les décideurs ne prennent pas la juste mesure de l’ampleur de la hausse du nombre d’étudiants universitaires à venir. Les prévisions ont toujours été extrêmement conservatrices, Québec a toujours sous-évalué de façon très importante l’évolution des effectifs étudiants.

C’est aussi ce qu’a remarqué Martin Maltais, qui affirme que la hausse de la fréquentation au secondaire, l’augmentation du flux migratoire et l’arrivée croissante d’étudiants étrangers sont parmi les facteurs principaux à prendre en compte pour prédire cette hausse importante.

Sans les investissements conséquents, il sera impossible pour le réseau universitaire d’embaucher le personnel suffisant et de développer de manière adéquate les infrastructures nécessaires pour absorber ce flux d’étudiants, craint-il.

Si on pense vivre des difficultés avec la construction des nouvelles écoles et le personnel qu’il faut embaucher, attachez votre tuque : il n’y aura pas de parcours accéléré pour former les nouveaux professeurs d’université. Et les campus, avec leurs vastes infrastructures de recherche, ne s’érigent pas à la même vitesse qu’un établissement scolaire, écrit M. Maltais.

Si on n’est pas capables de répondre à la demande universitaire dans dix ans, on ne pourra pas maintenir notre position dans l’économie du savoir ni accroître le taux de diplomation de la population et le risque, c’est une crise économique et sociale.

Une citation de Martin Maltais, professeur à l’Université du Québec à Rimouski et expert du financement et des politiques en éducation

Protéger la qualité de l’enseignement

Par ailleurs, si le financement universitaire n’est pas revu, la qualité de la formation et la valeur des diplômes seront en danger, martèle Madeleine Pastinelli, qui représente 10 000 professeurs d’université au Québec.

Il est urgent de financer de façon plus conséquente les universités pour s’assurer de maintenir un ratio professeur-étudiant qui ne soit pas catastrophique et qui permette aux professeurs d’offrir un enseignement de qualité.

Une citation de Madeleine Pastinelli, présidente élue de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU)

Parmi les recommandations contenues dans son mémoire déposé en juin dernier, la FQPPU recommande justement une hausse de 10 % du financement gouvernemental, la diminution significative des ratios étudiants/professeurs, ainsi que l’embauche de 1250 professeurs supplémentaires et autant de ressources académiques supplémentaires.

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Pour la FQPPU, il faudrait changer la manière de financer les universités, qui est essentiellement basée depuis l’an 2000 sur le nombre d’étudiants à temps plein et qui a entraîné une dynamique de course à la clientèle délétère pour la mission première des universités de transmission des savoirs, selon la fédération.

Pour le réseau de l’Université du Québec (UQ), représenté par Alexandre Cloutier, il est important de bien se préparer à cette croissance de la population étudiante afin de s’assurer d’offrir des formations de grande qualité qui, l’espère-t-il, permettront de combler l’écart de diplomation entre le Québec et l’Ontario.

Rééquilibrer le financement entre les universités francophones et anglophones

Au-delà du niveau de financement des universités, la question de la distribution de ces sommes entre les établissements est largement discutée dans nombre des quarante avis déposés pour l’exercice de révision en cours.

La déréglementation des frais de scolarité des étudiants étrangers survenue en 2018, et qui a permis aux universités de fixer elles-mêmes le montant exigé à ceux-ci, est venue accentuer le désavantage structurel des universités francophones, selon le mémoire de la FQPPU, car ces dernières ont accès à un bassin d’étudiants étrangers plus limité.

La fédération réclame le retour aux règles d’avant 2018. À défaut de cela, elle demande une enveloppe de 75 millions de dollars comme appui spécifique aux universités francophones pour corriger ces déséquilibres financiers.

Il ne s’agit surtout pas de pénaliser les universités anglophones, mais de reconnaître que les universités du réseau francophone ne pourront pas recruter autant d’étudiants étrangers à qui l’on va facturer des frais de scolarité beaucoup plus élevés, résume Mme Pastinelli.

On voit une disparité importante du financement qui provient des étudiants internationaux. Et donc, on va souhaiter que le gouvernement mette en place un meilleur équilibre dans la répartition des revenus qui proviennent de ceux-ci.

Une citation d’Alexandre Cloutier, président de l’Université du Québec

L’Université du Québec, de son côté, déplore un manque à gagner de 100 millions de dollars pour son réseau et a hâte de jouer sur la même patinoire que les autres universités pour mieux valoriser cette importante institution historique québécoise, comme l’explique Alexandre Cloutier.

Dans son mémoire, Martin Maltais recommande par ailleurs un effort de financement particulier pour le réseau francophone universitaire, particulièrement pour inciter le recrutement d’étudiants étrangers francophones, à travers le développement d’une stratégie d’internationalisation francophone des universités.

Cette stratégie servirait à soutenir ce recrutement, à retenir les étudiants francophones ou francophiles au Québec et à faire rayonner nos universités dans la Francophonie. Sans quoi, on verra le fait français rapidement déchu de façon irréversible écrit-il.

La ministre Déry se dit consciente de l’enjeu

Le cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry, indique de son côté que son ministère a des équipes extrêmement compétentes qui étudient en continu [l’augmentation de la fréquentation universitaire et de la diplomation].

Tous sont conscients de l’enjeu [de la hausse de la population étudiante] et le travail se poursuit à cet effet afin que la prochaine Politique de financement des universités reflète la réalité des besoins futurs du réseau universitaire

Une citation du Cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur, Pascale Déry

Il ajoute que les budgets alloués aux universités ont augmenté de 39 % depuis 2018 et que jamais un gouvernement n’a autant investi en enseignement supérieur.

Par ailleurs, le cabinet de Pascale Déry affirme que les travaux sur la révision de la Politique de financement des universités suivent leur cours et que la ministre travaille actuellement sur des scénarios qui auront pour objectif de corriger le déséquilibre financier entre les établissements anglophones et francophones et de réviser la tarification des droits de scolarité des étudiants hors-Québec.

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Entrevue éditoriale | L’école à trois vitesses inquiète la Fédération des cégeps


PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE
Bernard Tremblay, président de la Fédération des cégeps, en entrevue éditoriale avec La Presse

L’école secondaire à trois vitesses est « au cœur des problèmes » en éducation, estime le président de la Fédération des cégeps, qui déplore que moins d’élèves issus du secondaire « régulier » au public accèdent au cégep.

Publié à 1h04 Mis à jour à 5h00
Marie-Eve Morasse
LA PRESSE

Quand on lui rappelle que le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, ne considère pas l’école québécoise comme un système à trois vitesses (public, public sélectif et privé), le président de la Fédération des cégeps rétorque que c’est pourtant « au cœur de nos problèmes ».

« Oui, il y a un problème. Et je pense que c’est aussi un problème qui affecte les cégeps », affirme Bernard Tremblay.

Il renvoie aux travaux du professeur de l’Université de Montréal Pierre Canisius Kamanzi, qui révèlent qu’à 22 ans, 49 % des élèves inscrits dans le programme public ordinaire au secondaire vont au cégep, contre 91 % chez ceux inscrits dans un programme public particulier et 94 % chez les jeunes qui ont fréquenté l’école privée.

« Si on constate qu’il y a un si grand écart dans l’accès à l’enseignement supérieur, ça en fait la démonstration », a déclaré M. Tremblay en entrevue éditoriale à La Presse cette semaine.

Mixité et accessibilité

« Ça montre qu’il y a quelque chose qui se passe avant nous et qui crée une situation qui est… je ne veux pas dire discriminatoire, mais [qui entraîne] un manque d’accès. Notre système est basé sur l’accessibilité », poursuit Bernard Tremblay.

Cette accessibilité, dit-il, est « fondamentale ».

Au cours des dernières années, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer le financement par Québec des écoles privées.


PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE
« Notre système est basé sur l’accessibilité », rappelle Bernard Tremblay.

Sans prendre officiellement position sur cette question, Bernard Tremblay dit qu’il est « normal » que sa Fédération en parle si l’école secondaire à trois vitesses affecte les cégeps. « C’est dans cette perspective qu’on peut s’impliquer dans le débat », dit M. Tremblay.

« Vous le savez comme moi, c’est au Québec qu’on finance le plus les écoles privées de tout le Canada. On réduit, tout simplement, le financement. C’est par là que ça passe », poursuit Bernard Tremblay.

Il s’agit aussi d’une question de mixité sociale, avance-t-il.

C’est un constat que comme société on devrait faire : il faut qu’il se passe quelque chose.

— Bernard Tremblay, président de la Fédération des cégeps

Selon le SRAM, qui reçoit les demandes d’admission de 32 cégeps du Québec, en 2021-2022, près de 75 % des personnes admises au cégep provenaient d’établissements publics, contre 25 % d’écoles secondaires privées.

Dans l’ensemble de la province, environ 80 % des élèves fréquentent une école secondaire publique.

Plus d’élèves dans les cégeps

En moyenne, au Québec, 70 % des élèves du secondaire poursuivent leurs études au collégial. « Je pense qu’il faut que ça augmente », dit aussi Bernard Tremblay.

« Très bonne nouvelle » pour les cégeps : après quelques rentrées sous le signe de la décroissance, notamment en raison de la pandémie, le nombre d’élèves dans les cégeps cet automne est en hausse de 1,4 % par rapport à l’an dernier, selon les chiffres de la Fédération.

C’est dans la région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine que la hausse est la plus marquée, avec 105 élèves de plus que l’an dernier.

Sur 175 500 élèves inscrits au collégial cet automne, environ 8000 sont des étudiants internationaux, pour la plupart en région. La Fédération des cégeps croit que le Québec pourrait en accueillir facilement le double.

I’ve always thought the “École a trois vitesses” system is very odd. My friends in Quebec both opted for the restricted public and semi private varients, because the full public schools had such a horrible reputation in Longueuil. In Ontario, all schools have virtually the same reputation with almost no difference between high schools.

Une clientèle courtisée

SELRAHC1PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

À l’Université McGill, près d’un étudiant sur trois vient de l’extérieur du pays.

Depuis des années, les universités anglophones sont les grandes gagnantes de la bataille que se livrent les établissements d’enseignement supérieur pour recruter des étudiants internationaux. Mais ça change.

Publié à 5h00

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Suzanne Colpron
Suzanne Colpron La Presse

La proportion des étudiants étrangers inscrits dans les universités anglophones du Québec, qui avait crû de façon constante pour atteindre un sommet de 44,9 % à l’automne 2020, a baissé depuis pour s’établir à 37,9 % à l’automne 2022, a constaté La Presse, à partir des données compilées par le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI).

En tout, à l’automne 2022, on comptait 54 321 étudiants internationaux, soit 20 598 dans les trois universités anglophones et 33 723 dans les 16 établissements francophones.

Le renversement de tendance s’explique d’abord par le fait que les universités francophones ont déployé des efforts pour attirer plus d’étudiants étrangers en organisant des campagnes de recrutement à l’international, avec la participation du gouvernement du Québec, qui ont été couronnés de succès.

L’an dernier, le nombre d’étudiants étrangers a bondi de 14 % dans les universités francophones, contre 4 % dans les anglophones.

Ces gains du côté francophone sont renforcés par le fait que les établissements anglophones, qui comptent déjà une forte proportion d’étudiants étrangers, ne cherchent plus autant à accroître leur nombre. C’est notamment le cas de McGill, l’université qui en accueille le plus au Québec, mais qui ne veut pas augmenter sa proportion d’étudiants étrangers, actuellement de 29 %.

Dans les universités francophones

À l’Université de Montréal (UdeM), les étudiants internationaux représentent 16 % de la clientèle. Ils sont plus de 7000 sur un effectif de 46 000 étudiants.

« Plus de la moitié sont issus de la France », précise le recteur, Daniel Jutras.

« Les autres bassins importants sont les pays du Maghreb et de l’Afrique francophone, ajoute-t-il. Il y a encore des enjeux. Pas des enjeux québécois, mais des enjeux d’immigration fédérale de délai d’obtention des autorisations, qui réduisent notre capacité à convertir des offres d’admission en inscriptions », déclare-t-il, en faisant référence au fait que les étudiants africains ont plus de mal à obtenir des permis d’études que ceux d’autres régions du monde, particulièrement au Québec.

À HEC Montréal, affiliée à l’UdeM, la proportion d’étudiants internationaux est aussi de 16 %. Elle grimpe à 28 % à Polytechnique Montréal, qui fait aussi partie de l’UdeM. Ensemble, l’UdeM, HEC et Polytechnique comptent 18 % d’étudiants étrangers.

L’Université du Québec à Montréal (UQAM), quant à elle, compte 13 % d’étudiants d’ailleurs. Sur 35 000 personnes, près de 5000 viennent de l’extérieur du Canada.

« Ce nombre est en pleine croissance depuis quelques années », précise la porte-parole, Caroline Tessier, par courriel. « On observe une augmentation de plus de 15 % des étudiants internationaux à l’UQAM entre 2019 et 2022. Sur un peu plus de 10 ans, cette croissance est encore plus fulgurante : il y avait 2457 étudiantes et étudiants internationaux en 2010, et ils sont près du double en 2022. »

Dans l’ensemble du réseau de l’Université du Québec (UQ), ils sont particulièrement nombreux à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et à l’École de technologie supérieure (ETS), où près d’un étudiant sur trois (31 %) vient de l’étranger.

Le plus haut pourcentage se trouve à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), une petite université de l’UQ, consacrée à la recherche et à la formation d’étudiants de deuxième cycle, avec 63 % d’étudiants internationaux.

À l’Université Laval, les étrangers représentent 12 %.

Cette proportion est de 8 % à l’Université de Sherbrooke, qui compte 2000 étudiants internationaux sur une population de 25 000 étudiants.

Dans les universités anglophones

Du côté des établissements anglophones, c’est McGill qui accueille le plus grand nombre d’étudiants internationaux : près de 11 000 sur 36 560 étudiants, soit 29 % de sa clientèle. Les trois principaux pays de provenance sont la Chine, les États-Unis et la France. Près de la moitié des étudiants de McGill sont des résidants du Québec et 23 % viennent des autres provinces.

C’est un peu dans l’ADN de l’université d’offrir une expérience multiculturelle à ses étudiants.

Fabrice Labeau, premier vice-principal exécutif adjoint à McGill

McGill souhaite conserver un pourcentage d’étudiants internationaux entre 25 % et 30 %, affirme M. Labeau. « On ne veut pas dépasser ça parce qu’on est une université québécoise et on veut garder cette caractéristique, précise-t-il. Nos budgets sont faits en fonction de ça. »

Concordia a aussi beaucoup d’étudiants étrangers : 9300 sur 39 000 étudiants, soit 24 % de la clientèle. Les pays les plus représentés sont l’Inde, l’Iran, la France, la Chine et les États-Unis. « En général, les étudiants internationaux sont en proportion plus importante aux cycles supérieurs », précise la porte-parole, Vannina Maestracci, par courriel.

À Bishop’s, une petite université de 3000 étudiants située en Estrie, les étudiants internationaux représentent 22 % de la clientèle.

Dans les trois universités anglophones du Québec, le troisième pays de provenance des étudiants internationaux est… la France.

En savoir plus

  • 17,4 %
    Pourcentage des étudiants internationaux dans les universités québécoises, à l’automne 2022

Source : Bureau de coopération interuniversitaire

20 %
Hausse des étudiants internationaux inscrits dans un programme de maîtrise, à l’automne 2022, comparativement à l’année précédente

Source : Bureau de coopération interuniversitaire

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J’avais oublié que ce sujet existait :man_facepalming:

@moderateurs vaut-il mieux les fusionner?

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J’ai fusionné et transféré les informations de ton entête dans le message initial plus ancien, merci :slight_smile:

1 Like