PPU Jean-Talon Est

L’arrondissement de Saint-Léonard souhaite procéder à l’élaboration d’un programme particulier d’urbanisme (PPU), incluant une démarche de consultation participative, pour les abords de la rue Jean-Talon Est, entre la limite ouest de l’arrondissement et le boulevard Langelier. Ce secteur est identifié à la page 20 du chapitre d’arrondissement du plan d’urbanisme de la Ville de Montréal. Considérant le prolongement futur de la ligne bleue du métro de Montréal, il s’agit d’un secteur stratégique voué à une densification et une transformation. À cet effet, l’arrondissement de Saint-Léonard a octroyé un contrat de services professionnels à la firme Provencher Roy, à la séance du conseil d’arrondissement du 4 juin 2018.

Assemblée publique virtuelle pour le Programme particulier d’urbanisme Jean-Talon Est

L’arrondissement de Saint-Léonard souhaite récolter vos commentaires ou vos questions à la suite de l’adoption, lors de la séance du conseil d’arrondissement du 1er mars, du projet de règlement modifiant le Plan d’urbanisme de la Ville de Montréal afin d’y intégrer le Programme particulier d’urbanisme (PPU) Jean-Talon Est.

Inscrivez-vous afin de participer à l’assemblée publique virtuelle qui aura lieu le lundi 29 mars, à 18 h 30, via la plateforme Zoom. L’inscription est obligatoire. Le lien pour vous connecter à l’assemblée publique vous sera envoyé par courriel la journée même de l’événement. N’oubliez pas de vérifier dans vos courriels et vos pourriels!

Afin de maximiser votre participation à cette rencontre, vous êtes invité à consulter, avant le début de l’assemblée, les documents de référence se trouvant sur le site web : montreal.ca/saint-leonard.

Ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas passer par là, mais il me semble que cette section de Jean-Talon est comme une 2e Petite Italie, plein de cafés et de pâtisseries italiens.

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On y trouve plusieurs commerces haïtiens, maghrébins et italiens. S’y promener est assez impressionnant.

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Mais quel tragique manque de vision! La zone touchée par le PPU ne doit en aucun cas se limiter à l’emprise de la rue Jean-Talon, et doit comprendre la densification et la reconfiguration de tout le tissu résidentiel de faible densité (duplex en rangée à l’italienne, à défaut d’un meilleur nom) qui l’entoure, ainsi que la transformation nécessaire du partage de l’espace public sur les rues qui le traversent.

Le prolongement de la ligne bleue représente dans ce seul secteur 4G$ d’investissement public. La densification de l’axe Jean-Talon, bien qu’urgente et indiscutable, ne peut représenter la seule retombée urbanistique d’un tel investissement. Il est inconcevable dans un contexte de crise de l’habitation et de crise écologique de conserver expressément du duplex à faible taux d’implantation à moins de 200 mètres d’une station de métro!

Le problème réside probablement ici dans le pouvoir disproportionné dont jouissent les arrondissements dans la planification à long-terme de leur territoire. Au niveau local, ce serait effectivement du suicide politique de prôner la transformation du tissu résidentiel (où réside la très vaste majorité de l’électorat de l’arrondissement), sous peine de se faire écorcher par la population. S’il s’agissait d’une planification effectuée par une instance agglo-métropolitaine, ce serait plus difficile de faire primer des intérêts purement locaux au profit d’une transformation durable du quartier, permise par l’investissement gigantesque des pouvoirs publics.

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Concentrons nous déjà à faciliter la réalisation de la ligne bleu et de la transformation de la rue Jean-Talon, après pour les petites rues résidentielles anonymes environnantes on verra. Un secteur résidentiel bien établi ne se transformera jamais aussi rapidement qu’un artère commercial avec de grand espaces de stationnement sous-développés; on a encore des bungalow autour de stations de la ligne verte et de la ligne orange, ou encore des duplex à Griffintown. A SPP can only do so much. La disparition desdits plex italiens n’aura qu’à se faire à coup de PPCMOI, et c’est correct.

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La disparition desdites plex italiens ne peut PAS se faire à coup de PPCMOI car le PPCMOI est facilement rejetable par un groupuscule de citoyens bien organisés et apeurés par l’arrivée imminente d’un projet considéré comme mal intégré. Dans tous les quartiers déjà bâtis, le PPCMOI démontre ses limites comme outil de transformation du territoire, et son approche à la pièce ne permet pas la mise en place d’un cadre de négociation bénéficiant à la collectivité.

Je dirais le contraire: il est BIEN plus facile de transformer un quartier résidentiel bien établi que les grands espaces de stationnement sous-développés qui prendront du temps à cadastrer et desservir adéquatement en capacité d’infrastructures. Ces grands projets seront d’autant plus tributaires d’un petit nombre de développeurs avec les reins assez solides pour les entreprendre; le rezonage de pans entiers d’unifamiliales et de plex permet d’utiliser l’équité d’une diversité de propriétaires à des fins de densification résidentielle.

Par ailleurs, le PPU est susceptible d’être l’unique opportunité dont disposeront les pouvoirs publics pour revoir profondément la règlementation du secteur en question pour que son aménagement reflète l’ampleur de l’investissement public que l’on s’apprête à y faire. Cela ne veut pas dire que l’ensemble de ces plex sera transformé au cours des prochaines années, mais qu’un cadre de planification cohérent sera établi pour que cela se fasse, et que l’équité des propriétaires actuels (gonflée par l’investissement public) puisse servir à la densification vertueuse du quartier et à la diversification de l’offre en logements à proximité d’une station de métro à 1G$.

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