Axe Jean-Talon

La rue Jean-Talon est l’un des plus longs axes est/ouest de l’île de Montreal. Cette rue, principalement commerciale, s’étend sur 15 km, depuis le boulevard des Galeries d’Anjou à l’est jusqu’au-delà de l’autoroute Décarie, à l’ouest. Elle présente différents paysages et caractères urbains, traversant cinq (5) arrondissements et Ville Mont-Royal. Cette artère structurante est vouée dans un futur proche à de grandes transformations, notamment dans sa portion est, grâce entre autres au prolongement de la ligne bleue, et dans sa portion ouest, avec le projet en cours de planification de l’écoquartier Namur-Hippodrome.

Prolongement Jean-Talon Ouest

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Jean-Talon prolongement

Le réaménagement et le prolongement de la rue Jean-Talon Ouest est essentiel afin d’assurer une veritable transformation du secteur et soutenir le redéveloppement des terrains de l’eQNH. La premiere phase identifiée consiste a réaménager la rue Jean-Talon Ouest de la rue De La Savane a la rue Clanranald, pour éventuellement poursuivre la rue Jean-Talon Ouest vers Cavendish, et raccorder le boulevard Cavendish.

PPU Jean talon Est

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L’arrondissement de Saint-Léonard souhaite procéder à l’élaboration d’un programme particulier d’urbanisme (PPU), incluant une démarche de consultation participative, pour les abords de la rue Jean-Talon Est, entre la limite ouest de l’arrondissement et le boulevard Langelier. Ce secteur est identifié à la page 20 du chapitre d’arrondissement du plan d’urbanisme de la Ville de Montréal. Considérant le prolongement futur de la ligne bleue du métro de Montréal, il s’agit d’un secteur stratégique voué à une densification et une transformation. À cet effet, l’arrondissement de Saint-Léonard a octroyé un contrat de services professionnels à la firme Provencher Roy, à la séance du conseil d’arrondissement du 4 juin 2018.

DIAGNOSTIC JEAN-TALON EST LR (PDF) (montreal.qc.ca)

PROGRAMME PARTICULIER D’URBANISME JEAN-TALON EST (PDF) (montreal.qc.ca)

REV Jean-Talon

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L’axe Jean-Talon est identifié comme corridor de transport actif. Le REV Jean-Talon est identifié dans la vision vélo 2023-2027 de la Ville de Montréal. Dans cette foulée, la Ville vise à déployer le long de l’axe cet aménagement cyclable structurant au cours des prochaines années, dont un premier tronçon transitoire entre la rue Boyer et la 1ère avenue, déjà en conception.

REV Jean-Talon/Bélanger : début des travaux d’aménagement | Ville de Montréal


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Assemblée publique virtuelle pour le Programme particulier d’urbanisme Jean-Talon Est

L’arrondissement de Saint-Léonard souhaite récolter vos commentaires ou vos questions à la suite de l’adoption, lors de la séance du conseil d’arrondissement du 1er mars, du projet de règlement modifiant le Plan d’urbanisme de la Ville de Montréal afin d’y intégrer le Programme particulier d’urbanisme (PPU) Jean-Talon Est.

Inscrivez-vous afin de participer à l’assemblée publique virtuelle qui aura lieu le lundi 29 mars, à 18 h 30, via la plateforme Zoom. L’inscription est obligatoire. Le lien pour vous connecter à l’assemblée publique vous sera envoyé par courriel la journée même de l’événement. N’oubliez pas de vérifier dans vos courriels et vos pourriels!

Afin de maximiser votre participation à cette rencontre, vous êtes invité à consulter, avant le début de l’assemblée, les documents de référence se trouvant sur le site web : montreal.ca/saint-leonard.

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Ça fait vraiment longtemps que je n’ai pas passer par là, mais il me semble que cette section de Jean-Talon est comme une 2e Petite Italie, plein de cafés et de pâtisseries italiens.

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On y trouve plusieurs commerces haïtiens, maghrébins et italiens. S’y promener est assez impressionnant.

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Mais quel tragique manque de vision! La zone touchée par le PPU ne doit en aucun cas se limiter à l’emprise de la rue Jean-Talon, et doit comprendre la densification et la reconfiguration de tout le tissu résidentiel de faible densité (duplex en rangée à l’italienne, à défaut d’un meilleur nom) qui l’entoure, ainsi que la transformation nécessaire du partage de l’espace public sur les rues qui le traversent.

Le prolongement de la ligne bleue représente dans ce seul secteur 4G$ d’investissement public. La densification de l’axe Jean-Talon, bien qu’urgente et indiscutable, ne peut représenter la seule retombée urbanistique d’un tel investissement. Il est inconcevable dans un contexte de crise de l’habitation et de crise écologique de conserver expressément du duplex à faible taux d’implantation à moins de 200 mètres d’une station de métro!

Le problème réside probablement ici dans le pouvoir disproportionné dont jouissent les arrondissements dans la planification à long-terme de leur territoire. Au niveau local, ce serait effectivement du suicide politique de prôner la transformation du tissu résidentiel (où réside la très vaste majorité de l’électorat de l’arrondissement), sous peine de se faire écorcher par la population. S’il s’agissait d’une planification effectuée par une instance agglo-métropolitaine, ce serait plus difficile de faire primer des intérêts purement locaux au profit d’une transformation durable du quartier, permise par l’investissement gigantesque des pouvoirs publics.

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Concentrons nous déjà à faciliter la réalisation de la ligne bleu et de la transformation de la rue Jean-Talon, après pour les petites rues résidentielles anonymes environnantes on verra. Un secteur résidentiel bien établi ne se transformera jamais aussi rapidement qu’un artère commercial avec de grand espaces de stationnement sous-développés; on a encore des bungalow autour de stations de la ligne verte et de la ligne orange, ou encore des duplex à Griffintown. A SPP can only do so much. La disparition desdits plex italiens n’aura qu’à se faire à coup de PPCMOI, et c’est correct.

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La disparition desdites plex italiens ne peut PAS se faire à coup de PPCMOI car le PPCMOI est facilement rejetable par un groupuscule de citoyens bien organisés et apeurés par l’arrivée imminente d’un projet considéré comme mal intégré. Dans tous les quartiers déjà bâtis, le PPCMOI démontre ses limites comme outil de transformation du territoire, et son approche à la pièce ne permet pas la mise en place d’un cadre de négociation bénéficiant à la collectivité.

Je dirais le contraire: il est BIEN plus facile de transformer un quartier résidentiel bien établi que les grands espaces de stationnement sous-développés qui prendront du temps à cadastrer et desservir adéquatement en capacité d’infrastructures. Ces grands projets seront d’autant plus tributaires d’un petit nombre de développeurs avec les reins assez solides pour les entreprendre; le rezonage de pans entiers d’unifamiliales et de plex permet d’utiliser l’équité d’une diversité de propriétaires à des fins de densification résidentielle.

Par ailleurs, le PPU est susceptible d’être l’unique opportunité dont disposeront les pouvoirs publics pour revoir profondément la règlementation du secteur en question pour que son aménagement reflète l’ampleur de l’investissement public que l’on s’apprête à y faire. Cela ne veut pas dire que l’ensemble de ces plex sera transformé au cours des prochaines années, mais qu’un cadre de planification cohérent sera établi pour que cela se fasse, et que l’équité des propriétaires actuels (gonflée par l’investissement public) puisse servir à la densification vertueuse du quartier et à la diversification de l’offre en logements à proximité d’une station de métro à 1G$.

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L’arrondissement vient de repartager son plan local des déplacements adopté en 2016
Il y a une fiche sur le réaméngement de la rue Jean-Talon

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Le plan de redéveloppement de la rue Jean-Talon Est bientôt finalisé

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Un concept d’aménagement proposé en mars 2021 extrait du PPU de la rue Jean-Talon Est. | Photo: Capture d’écran/PPU Jean-Talon Est.

Journal Métro | SAINT-LÉONARD | 9 février 2022 à 17h33 David Flotat

À la suite de l’entrée en vigueur le 1er octobre d’un nouveau règlement en matière d’urbanisme pour la Ville de Montréal, l’arrondissement de Saint-Léonard a présenté à son tour lundi dernier son plan de concordance. Explications avec le conseiller de Ville Dominic Perri.

L’adoption de ce nouveau règlement modifié a pour but d’intégrer le Programme particulier d’urbanisme (PPU) de la rue Jean-Talon Est, visant à revitaliser ce secteur commercial de Saint-Léonard.

Comme le veut la procédure lorsqu’un nouveau règlement d’urbanisme est adopté, un plan de concordance afin de respecter les prérequis de la Ville-centre doit être obligatoirement présenté par l’arrondissement dans les 90 jours.

«Le but est de s’assurer de la conformité, avec le nouveau plan modifié de la Ville, de tous les règlements qui ne le sont pas encore», résume le conseiller de Ville du district de Saint-Léonard Ouest.

Modifications au règlement de zonage

Deux nouveaux projets de règlement, l’un visant le zonage et l’autre les projets particuliers de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI), sont ainsi proposés.

Pour le premier, M. Perri précise que les modifications concernent «les limites de zones, les hauteurs de bâtiment, les usages et leur gestion, les rapports plancher/terrain et les modes d’implantation».

Le conseiller de la Ville explique que ces modifications s’inscrivent dans les principes de la transition écologique, dans le cadre du plan stratégique 2030 de l’arrondissement.

«Elles permettront de développer le territoire de manière durable, de maximiser le potentiel des retombées générales du prolongement de la ligne bleue du métro, et de revitaliser et dynamiser les zones économiques de Saint-Léonard.»

Modifications pour les projets particuliers (PPCMOI)

Le deuxième volet de modifications proposé par le conseil d’arrondissement vise quant à lui à encourager «la localisation d’une certaine proportion de logements sociaux, abordables et familiaux afin de favoriser la mixité sociale».

«Nous voulons aussi favoriser les initiatives en matière de développement durable en promouvant la construction de bâtiments performants sur le plan énergétique, qui intègrent des mesures de gestion d’eau, de verdissement et de lutte contre les îlots de chaleur. Une étude d’impact sur la circulation pour tout projet commercial de grande taille sera également exigée», explique Dominic Perri.

L’adoption de ces deux règlements permettra de compléter la mise en application des dispositions du PPU Jean-Talon Est.

«Le prolongement de la ligne bleue du métro créera une forte pression de redéveloppement et de densification dans les zones entourant la rue Jean-Talon Est. Cette mise en place d’un cadre d’évaluation des demandes de PPCMOI s’appliquant spécialement au territoire du PPU Jean-Talon Est est donc essentielle.»

Avec l’adoption de ces deux nouveaux règlements, nous serons prêts pour le redéveloppement de la rue Jean-Talon Est.

Dominic Perri, conseiller de Ville à l’arrondissement de Saint-Léonard

Qu’est-ce qu’un programme particulier d’urbanisme (PPU)?

Le programme particulier d’urbanisme (PPU) est une composante du plan d’urbanisme.

Le plan d’urbanisme réfère à la planification de l’ensemble du territoire de la Ville de Montréal, tandis que le PPU permet d’apporter plus de précisions quant à la planification de certains secteurs – comme ici celui de la rue Jean-Talon Est – qui suscitent une attention toute particulière.

La rue Jean-Talon Est est stratégique pour la réalisation d’un PPU puisqu’elle est vouée à une transformation et une densification dans les prochaines années, avec l’arrivée de quatre nouvelles stations de la ligne bleue du métro.

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En associant régulièrement et avec peu de nuances les investissements dans les communautés comme quelque chose de négatif, est-ce qu’on risque de créer de nouveaux NIMBY :face_with_raised_eyebrow:


Inquiétudes face à l’embourgeoisement de Jean-Talon Est

Des logements sociaux neuf de Saint-Léonard Photo: Matéo Gaurrand-Paradot, Métro

Alexis Drapeau-Bordage

Avec le rallongement prochain de la ligne bleue du métro et les plans d’aménagement visant à revitaliser la rue Jean-Talon Est, certains craignent d’assister à une flambée des prix du logement dans le secteur.

Le «vrai déclencheur» de l’embourgeoisement, est l’investissement massif dans un territoire, qu’il soit public ou privé expliquait Louis Gaudreau, professeur à l’UQAM spécialisé en logement et membre du Collectif de recherche et d’action sur l’habitat (CRACH), lors d’une conférence publique sur le logement donnée au parc Coubertin, à Saint-Léonard.

De ce fait, le professeur croit que l’arrivée du métro sur Jean-Talon Est risque d’avoir cet effet. «On en veut tous un, un métro, mais s’il vient au coût du droit au logement, ça cause un problème», commente Sylvie Dalpé, directrice d’Action dignité Saint-Léonard.

De son côté, l’Arrondissement se dit préoccupé par l’impact de l’arrivée de la ligne bleue et d’un éventuel embourgeoisement, mais juge encore «prématuré» de définir des mesures qui doivent être mises en place, car «une analyse doit être faite».

Le Programme particulier d’urbanisme (PPU) de Jean-Talon Est et le plan stratégique Saint-Léonard 2030 déposés par l’Arrondissement expriment tout de même le désir de garder les résidents actuels dans le quartier et de limiter les effets de l’embourgeoisement.

Cela ne suffit pas, selon Mme Dalpé. «Dans le PPU de l’Arrondissement, il n’y a qu’une ligne sur le logement social, souligne-t-elle. [Le logement social], ce n’est pas du tout le modèle de l’arrondissement.»

Le plan propose entre autres de soutenir la construction de «modèles d’habitation financièrement accessibles à la propriété pour les jeunes familles, évaluer et renforcer l’offre en logements locatifs sociaux et abordables puis de contribuer à la révision des outils réglementaires qui visent à améliorer la sécurité et la salubrité des logements».

Aucun objectif chiffré n’est cependant indiqué dans les documents de l’Arrondissement. Alors que des zones d’aménagement sont bien définies pour d’autres projets, en matière de logements sociaux, on y trouve plutôt un portrait du problème.

On y lit entre autres qu’en 2016, près de 12,1% des ménages léonardois vivaient dans un logement dont la taille est insuffisante pour leurs besoins et 65% des ménages de l’arrondissement étaient locataires.

Pour ce qui est de Jean-Talon Est précisément, le PPU note que 68% des ménages consacrent déjà plus de 30% de leur revenu au logement. Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), pour être considéré comme abordable, un logement ne doit pas coûter plus de 30% du revenu du ménage. Dans le reste de l’arrondissement, la proportion de ménages qui dépassent ce seuil se situe autour de 30%.

En collaboration avec Matéo Gaurrand-Paradot

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L’hypocrisie dans ce genre de phénomène est d’insinuer que des gens avec peu de moyens doivent nécessairement vivre dans des taudis :unamused:

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Je crois qu’il faut lâcher le mot ‘‘embourgeoisement’’ qui est rendu un gros fourre-tout et surtout qui ne vise essentiellement qu’à dénigrer les projets.
Si on investi dans un quartier c’est un enrichissement d’abord. Comment être contre ? À moins de vouloir fortement dans son ego que tout le monde vive dans la misère comme soi.

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Au contraire, je pense que l’arrondissement devrait immédiatement faire l’acquisition de lots à proximité des nouvelles stations pour s’assurer d’avoir les terrains à « bas prix » pour ajouter du logement social et abordable ainsi que les équipements municipaux nécessaires.

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La STM est déjà propriétaire du centre Le Boulevard, c’est un début.

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Il semble s’être annoncé quelque chose d’important aujourd’hui par la Mairesse Plante lors du dévoilement du Budget 2023. Dans l’article de La Presse, on indique un montant de 132 millions pour le réaménagement de la rue Jean-Talon Est en vue du prolongement de la ligne bleue. Ce projet ferait parti des grands projets en cours avec des dépenses majeures lors de la prochaine décennie. https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2022-11-29/budget-2023/en-mode-rattrapage-montreal-ouvre-les-vannes-en-transport.php

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La fiche 28039 du PDI 2023-2032 : Réaménagement de la rue Jean Talon, entre la 22e avenue et le boulevard Langelier

C’est aussi en lien avec la fiche 75055 - Prolongement de la ligne bleue du métro - Accompagnement STM

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Indirectement lié au PPU,… mais !? :roll_eyes:

Déjà la fin pour la SDC du Petit Maghreb?


Photo: Gracieuseté, Denis-Carl Robidoux/Centre d’histoire de Montréal.

Journal Métro | VILLERAY–SAINT-MICHEL–PARC-EXTENSION | Isabelle Chénier | 16 février 2023 à 13h36

La survie de la première Société de développement commercial (SDC) de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension est menacée, à peine un an après sa constitution.

Le 10 janvier, une pétition a été signée par quelques dizaines de commerçants de la rue Jean-Talon Est, qui ont pignon sur rue entre les boulevards Pie-IX et Saint-Michel. Remise à l’Arrondissement, la pétition réclame la dissolution de la SDC du Petit Maghreb, dont les signataires sont tous membres.

Au cours des prochaines semaines, les propriétaires des établissements devront manifester leur volonté de tenir un référendum auprès du conseil municipal pour décider une fois pour toutes de l’avenir de la SDC.

Les sources d’opposition à la SDC seraient multiples, estime le conseiller du district de François-Perrault, Sylvain Ouellet, qui siège au conseil d’administration de la Société, conformément à la Loi sur les cités et villes.

Certains commerçants ne voudraient plus payer la cotisation, bien qu’elle soit la plus basse parmi celles exigées par les SDC de la métropole, précise-t-il. D’autres ne seraient pas convaincus des bienfaits du modèle de la SDC, notamment à cause de la nature de leur offre de services comme les garderies, «même si une rue commerciale achalandée lui donne non seulement un cachet, mais aussi un sentiment de sécurité agréable pour les parents qui laissent leurs enfants à la garderie», ajoute M. Ouellet.

«Bâtir les fondations avant de construire les étages»

Lors de la séance du conseil d’arrondissement du 7 février, le conseiller Sylvain Ouellet a assuré que des discussions tenues entre les représentants de la SDC et certains membres dissidents allaient bon train. Il semblait ainsi avoir bon espoir de voir cette division intestine se régler.

«La première année est toujours un peu difficile pour une SDC, dans le sens qu’elle doit s’organiser, a-t-il souligné. Parfois, c’est seulement cinq ans après la création de la SDC qu’elle permet de générer de gros bénéfices au chapitre du chiffre d’affaires. Il faut bâtir les fondations avant de construire les étages.»

À ce propos, le directeur général de la SDC du Petit Maghreb, Mehdi Houhou, a informé Métro que cette épreuve est l’occasion pour la SDC de remettre les pendules à l’heure, particulièrement en ce qui a trait aux pouvoirs du conseil d’administration.

La constitution de l’association s’est faite dans un contexte difficile, explique M. Houhou, et cela aurait contribué à gonfler les attentes de plusieurs membres envers celle-ci.

«On n’a pas été choyés au chapitre du choix du moment de la création de la SDC, avec la COVID-19, l’inflation et le manque de main-d’œuvre. Ça fait quatre ans que l’artère est fermée à l’intersection du boulevard Pie-IX et de la rue Jean-Talon Est, à cause des travaux en lien avec le SRB Pie-IX et le prolongement de la ligne bleue. Cela a eu énormément d’impacts sur les chiffres d’affaires des commerçants. Il y a un certain ras-le-bol généralisé qui s’est répercuté un peu sur la SDC en croyant que ça allait régler tous leurs problèmes.»

Pour mieux gérer les espérances, un plan de communication a donc été élaboré par le conseil d’administration de la SDC, pour que l’ensemble des acteurs de l’artère se mettent au diapason.

Par cette campagne d’information, le directeur général de la SDC de même que l’élu du district de François-Perrault se disent optimistes pour la suite. «On s’est rendu compte que ce n’est pas la majorité des commerçants qui sont forcément signataires de la pétition et que beaucoup d’entre eux ont été induits en erreur.»

Dans le PDI 2024-2033, no 28039, Réaménagement de la rue Jean Talon, entre la 22e avenue et le boulevard Langelier

Nature du projet

Le projet de réaménagement de la rue Jean-Talon permettra de revoir le partage de la rue et de rehausser les aménagements (chaussée, trottoirs, éclairage public, mobilier et infrastructures urbaines). Il vise l’ajout d’arbres de rue, de saillies, de jardins de pluie, de lieux d’appropriation et d’un lien cyclable structurant. Tous les éléments liés à la fonctionnalité de la rue seront revus afin de rehausser la sécurité des déplacements notamment aux intersections accidentogènes. Le projet est nécessaire pour assurer l’adéquation entre le domaine public et le nouveau contexte urbain généré par le prolongement de la ligne bleue du métro (PLBM) et le redéveloppement immobilier anticipé. Le projet doit faire l’objet d’une étroite coordination avec le PLBM tant pour les aspects de conception que pour les phases d’exécution et il constitue une composante majeure du Plan particulier d’urbanisme (PPU) Jean-Talon Est. Le budget du projet couvre les coûts liés aux aménagements de surface.

Indicateur : 3,5 kilomètres de rue / piste cyclable.

Le gros du budget est prévu en 2027-2028

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