TEC structurant à Laval - Axe Saint-Martin (SRB)

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Projet d’un axe de transport en commun structurant d’est en ouest à Laval. La ville de Laval aimerait voir le projet se développer dans l’axe du boulevard Saint-Martin. L’analyse actuelle vise l’implémentation d’un SRB.

Il s’agit d’un des trois axes étudiés pour la ville de Laval. Les autres sont:


Dans l’actualité (message original):

Texte intégral

Après Québec, Laval veut son tramway

ILLUSTRATION FOURNIE PAR LA VILLE DE LAVAL

Selon une carte préliminaire, le tramway permettrait à quelqu’un d’embarquer à l’angle du boulevard Chomedey et de rouler jusqu’au boulevard Laval, tronçon d’environ trois kilomètres dans le centre-ville qui pourrait se prolonger à d’autres quartiers.

Après Québec, Laval veut son tramway. La Ville a déjà commencé à plancher sur un tracé, qui suivrait le boulevard Saint-Martin. Un plan pour modifier les règles d’urbanisme du secteur a été déposé discrètement sur le site web de la Ville.

Publié le 4 juin 2021 à 5h00

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Myriam Boulianne Myriam Boulianne
La Presse

La troisième ville du Québec prépare un projet de programme particulier d’urbanisme (PPU), mécanisme qui permet aux municipalités de changer les règles d’urbanisme de grands secteurs. Les changements que Laval souhaite apporter visent notamment à faciliter l’implantation d’un tramway sur le boulevard Saint-Martin.

Le plan a été publié sur le site web de Laval en mai, mais n’a pas été annoncé officiellement. Si le PPU est adopté par le conseil municipal dans quelques mois, la Ville espère entamer des études plus approfondies d’ici cinq ans. Des analyses de faisabilité technique et financière sont également prévues d’ici 5 à 10 ans.

Selon une carte préliminaire, le tramway permettrait à quelqu’un de monter à l’angle du boulevard Chomedey et de rouler jusqu’au boulevard Laval, tronçon d’environ trois kilomètres dans le centre-ville qui pourrait s’étendre à d’autres quartiers.

ILLUSTRATION FOURNIE PAR LA VILLE DE LAVAL

« On veut bonifier l’offre de transports entre l’est et l’ouest de la ville. On considère que le boulevard Saint-Martin est l’un des axes où il y a le plus de potentiel, puisqu’il relie plusieurs quartiers de Laval moins bien desservis ainsi que des pôles d’emplois et les principaux attraits », explique le maire suppléant et candidat à la mairie Stéphane Boyer, en entrevue avec La Presse.

« Le PPU, en soit, c’est une vision sur 20 ans. Par la suite, on vient raffiner la vision avec des études complémentaires », précise-t-il.

M. Boyer ajoute que le tramway n’est qu’une option parmi plusieurs « modes de transport structurant ». « Ce n’est pas coulé dans le béton que ce sera un tramway, ça peut-être un autre mode [de transport]. Il reste des choses à étudier », spécifie-t-il, tout en indiquant qu’il souhaite un mode de transport « autre qu’une simple ligne d’autobus ».

Toutefois, l’option du tramway est longuement détaillée dans le PPU. Les maquettes proposées montrent deux voies en sens inverse réservées au tramway circulant au centre du boulevard Saint-Martin, quatre voies destinées aux voitures et des pistes cyclables de chaque côté. Le document fait également référence au réseau de tramway de la ville de Lyon, l’un des plus importants en France.

Manque de visibilité, déplore l’opposition

Le chef de l’opposition officielle à Laval, Michel Trottier, du Parti Laval, déplore le manque de visibilité accordée au projet de tramway par l’administration actuelle. « Ce n’est pas quelque chose qui a été très publicisé. On n’en a parlé nulle part », ajoute-t-il, « impressionné » par la faible visibilité. Même lui affirme ne pas en savoir « autant que ça » sur le sujet, qui doit pourtant être approuvé par le conseil municipal dans les prochains mois.

Selon lui, le projet doit être mis de l’avant pour qu’il fonctionne.

Pourquoi est-ce que Québec a un tramway et [qu’en ce qui concerne] Laval, qui est situé en périphérie de Montréal, qui est un centre urbain, on n’en parle même pas ? C’est la troisième ville au Québec, renchérit-il. Il faut le vendre [ce moyen de transport structurant] à nos citoyens. C’est comme ça que les gens vont embarquer.

Michel Trottier, chef de l’opposition officielle à Laval

Même constat chez le candidat indépendant à la mairie Nicolas Lemire, qui qualifie le projet de « fantomatique » et avance même l’idée que ce pourrait être un enjeu électoral. « C’est soit un manque de volonté politique, soit que l’administration ou les partis de l’opposition se gardent des wild cards pour les élections [du 7 novembre] », croit-il.

Le maire suppléant se défend de cacher le projet de tramway. « Le dévoilement s’est fait il y a à peine deux, trois semaines. Sur toutes les plateformes de la Ville, on publicise les consultations publiques, souligne-t-il. On est rendu à la troisième consultation des citoyens sur ce PPU centre-ville […] et, chaque fois, il y a de 100 à 200 citoyens présents. »

« Un cocktail de mesures »

Le ministère des Transports a actuellement trois projets à l’étude ou en cours de réalisation à Laval. Il s’agit du prolongement du Réseau express métropolitain (REM) vers l’est de Laval, un projet de transport collectif structurant sur les boulevards Notre-Dame et de la Concorde, ainsi qu’un service rapide par bus sur le boulevard Pie-IX entre Montréal et Laval. Un tramway ne figure pas dans les priorités à l’heure actuelle.

Malgré cela, sur le terrain, tant l’opposition officielle que l’administration s’entendent pour dire que le projet de tramway à Laval est « faisable » et qu’une meilleure desserte reliant l’est ou l’ouest de Laval est nécessaire afin de réduire la congestion routière.

« Si on réussit à avoir un système efficace [de transport collectif structurant], je suis convaincu qu’on diminuera le nombre d’automobilistes. Pour désengorger Laval, ça prend un cocktail de mesures efficaces en transport collectif […] pour arriver à passer par-dessus nos autoroutes, qui sont des cicatrices partout au cœur de Laval », croit le chef de l’opposition.

Commerçants divisés

Les commerçants installés sur le boulevard Saint-Martin ont des avis divergents face à ce projet. Le gérant de Beauté Hera, Hwa Soo, ne croit pas que cela augmentera l’achalandage de son commerce, puisque la plupart de ses clients possèdent une voiture. « Je ne vois pas cela nécessairement comme une bonne nouvelle. Je n’ai pas l’impression que ça va changer grand-chose [pour nous]. Mais c’est une bonne chose pour les étudiants [qui n’ont pas de voiture]. Donc, ça pourrait devenir avantageux pour nous », dit-il.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Hwa Soo, gérant de Beauté Hera

À quelques pas de là, la gérante de la boutique L’Enfantillon, spécialisée dans les vêtements de maternité, croit plutôt que c’est une bonne nouvelle. « S’il y a un tramway, on espère qu’on aura de nouveaux clients. Ça pourrait nous aider, c’est sûr, puisqu’on est situés au centre-ville de Laval. Aussi, les gens appuient de plus en plus les projets de transport durable », explique Miriana Morgante.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Miriana Morgante, gérante de la boutique L’Enfantillon

Quant au copropriétaire du restaurant de sushis Mikado Go, Andy Phan, ce n’est pas tant l’idée du tramway qui l’inquiète que les travaux à venir. Cela pourrait décourager certains clients de venir sur le boulevard Saint-Martin, croit-il. « C’est un boulevard assez important. [S’il y a des travaux], ça va être bourré de trafic. Et connaissant les délais de construction, ça va prendre beaucoup de temps. Donc, ce n’est pas vraiment l’idéal. »

En 2011, Laval voulait un tramway aérien

La Ville de Laval n’en est pas à son premier projet de tramway. À la suite du succès des trois stations de métro inaugurées en 2007, l’ancien maire Gilles Vaillancourt proposait, en 2011, un tramway aérien (téléphérique) dans le but de réduire la congestion routière et de promouvoir le transport collectif. La Ville suggérait que le téléphérique parte de la station Montmorency pour se terminer au terminus d’autobus du Carrefour Laval. Une étude de faisabilité, évaluée à 500 000 $, avait même été commandée. Le projet a toutefois été délaissé en 2012, puisque la Place Bell a finalement été construite à proximité du métro Montmorency, ce qui a conduit la Société de transport de Laval à réviser la priorité du dossier.

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Tant mieux pour Laval! Je leur souhaite que ça fonctionne ce projet, ça pourrait rendre st Martin très beau.

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Ça va probablement finir comme pour le boulevard Taschereau à Longueuil, où le gouvernement a dit: “C’est cute votre idée de tramway que vous avez là. Maintenant, faisons table rase et voyons ce que CDPQ Infra pense d’un métro aérien sur lequel vous n’aurez rien à dire”.

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Pour ce que Laval veut faire, c’est définitivement le tramway qui serait le meilleur mode. Si la CAQ et la CDPQ s’y impliquent pour faire une ligne de REM, c’est sur que ce sera complètement différent aux besoins.

Il faut pas se leurrer par exemple, ce qui est proposé n’est pas un projet de transport en commun, mais plutôt un d’aménagement urbain. C’est la même chose qu’on a vu dans les villes de moyenne taille aux USA qui se sont construit des “streetcars” pour attirer du développement, mais qui se sont avérés inefficaces à déplacer les gens de par leur exécution bâclée.

Je n’ai pas trop de doute qu’on réaliserait à Laval un meilleur projet de tramway qu’à Détroit ou Cincinnati, ne serait-ce que parce qu’on a déjà une sensibilité plus accrue à l’importance du TEC et une structure tarifaire intégrée. Toutefois, il n’en reste pas moins que ce projet là ne semble pas répondre à un besoin de transport à la base (c’est Concorde/Notre-Dame l’axe en demande à Laval). Il ne se rend pas au métro ou au train de banlieue, ne relie pas de point d’intérêt majeur et ne passe pas dans un bassin de population important.

C’est quand même un désir intéressant, et c’est bien de voir Laval orienter son développement autour du TEC. J’espère simplement qu’on va pousser la réflexion un peu plus loin pour relier ça au réseau de métro, où à une station de REM ou de train de banlieue sur St-Martin par exemple.

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Ce serait bien que la ville fasse part du projet à l’ARTM afin qu’elle puisse en établir la priorité et voir si elle l’ajoutera dans son plan de développement ou non.

Le site de l’ARTM est par ailleurs assez confu. Quelqu’un sait à quelle fréquence est-elle censée faire la mise à jour de ses plans de développement?

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Je sens que ce fil de discussion va reprendre vie…, bien qu’il ne s’agit pas nécessairement d’un tramway. :wink:

Transport en commun François Legault veut développer l’axe est-ouest à Laval

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De passage à Laval mardi, le premier ministre François Legault a fait miroiter le développement d’un nouvel axe de transport en commun orienté d’est en ouest pour l’île Jésus.

17 mai 2022 | Publié à 15h02 | VINCENT LARIN | LA PRESSE

Aux côtés du maire de Laval, Stéphane Boyer, le chef de la Coalition Avenir Québec n’a pas voulu s’avancer sur le mode le plus approprié pour ce projet que la ville aimerait voir se développer dans le sillon du boulevard Saint-Martin.

Il a indiqué que son ministre des Transports, François Bonnardel, devrait donner plus de détails dans les prochaines semaines quant à la direction que prendra le tout. François Legault s’est aussi dit en faveur du prolongement de la ligue [SIC] orange à Laval.

Mais si « traditionnellement » le transport en commun à Laval s’est développé plutôt sur l’axe nord-sud, pour « aller à Montréal et en revenir », « on est plus là aujourd’hui », a insisté le maire de Laval, Stéphane Boyer.

Au cours de son mandat, le gouvernement Legault avait demandé à la Caisse d’étudier l’idée de prolonger le REM vers Laval. On envisageait un tronçon dans l’axe de l’autoroute 15 vers le Carrefour Laval.

Or, la Caisse aurait montré peu d’intérêt pour ce projet, ce qui amène maintenant le gouvernement à prévoir que son REM de l’Est revu et corrigé se dirige vers Laval.

Le premier ministre était de passage à Laval mardi pour rencontrer le maire Stéphane Boyer. En compagnie de son seul député lavallois, Christopher Skeete, il s’est rendu en avant-midi dans un établissement spécialisé en gâteau aux fromages, le Cheesecake bar, dans le quartier Sainte-Rose.

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Il faudrait peut-être changer le titre du fil pour ‘‘transport en commun est ouest à Laval’’.

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J’ai hâte de voire le tracé proposé!
Je ne vais pas mentir, j’ai de la misère à voire un projet est en ouest rester seulement sur saint-martin en manquant le Carrefour, la Place Bell, le collège Montmorency et le métro Montmorency (Et I guess la station du REM saint-Dorothée).

Je sais que ça va créer du développement autour, mais le tracé qui avait été parlé l’an dernier dans l’entête toucherais seulement le Centropolis/Cineplex (Cosmodome et future centre aquatique) et le centre Laval.

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Surtout qu’il y a déjà le SRB Concorde/Notre-Dame qui passe par là avec sûrement le SRB Corbusier…

Donc j’ai aussi hâte de voir l’arrimage de tout ces projets limitrophes également qui pourrait effectivement s’arrêter au SRB Pie-iX à la station Saint-Martin et Concorde effectivement!

@LeTravailleur

Ah, yes. Mon enjeu préféré.

Il est prévu que le boulevard Saint-Martin soit prolongé à l’est de Pie-IX pour rejoindre Saint-François et le futur éco-quartier souhaité à Duvernay-Est. La Ville veut concevoir ce prolongement en y intégrant un mode structurant de TEC. Ainsi, peu importe où passe l’axe est-ouest lavallois, s’il est prolongé à l’est de Pie-IX, il pourra emprunter le futur prolongement de Saint-Martin. Il pourrait ainsi rejoindre le futur REM de l’Est 2.0 avancé par Legault. Ça, c’est réglé (ou presque).

J’ai juste peur que Laval s’égare en cours de route. Selon moi, c’est Concorde-Notre-Dame qui mérite d’être l’axe structurant est-ouest de TEC dans les quartiers plus centraux.

Saint-Martin est détaché des origines et destinations majeures de la ville, en plus d’offrir une connectivité plus faible au reste du réseau. C’était l’axe est-ouest d’avenir dans les années 1960, mais il faut en revenir. On ne parle plus d’installer l’Expo-Express dessus, on est rendu en 2022 et les dynamiques de Laval et des quartiers sont très différentes.

Le seul avantage de Saint-Martin, c’est que les environs du boulevard ont un peu plus de potentiel côté développement et densification. Tous les autres arguments en faveur d’un mode lourd sont remportés par Concorde-N.-D. La ligne traverserait au moins six pôles de quartier. Elle connecterait le SRB Pie-IX, le train d’exo et le métro. La ligne pourrait entrer directement dans le terminus Montmorency sans faire de détour majeur. Les aires de captation des arrêts rejoindraient beaucoup, BEAUCOUP plus d’usagers. C’est déjà un axe naturel de TEC à Laval, achalandé en pointe, hors-pointe, le soir et les fins de semaine, et ce, même avec des bus aux 15-20 minutes presque toute la journée. C’est pas mêlant, ces boulevards sont déjà quand même structurants pour le TEC. Pas Saint-Martin, ni à l’est, ni à l’ouest.

Même la largeur de l’emprise est à l’avantage de Concorde-N.-D, car Saint-Martin se réduit à une voie de chaque côté dans Chomedey! Concorde-N.D. offre au moins 4 voies et un terre-plein de Saint-Vincent jusqu’à Sainte-Dorothée. Rien n’empêche ensuite la ligne de bifurquer à Pie-IX et d’utiliser le prolongement de Saint-Martin pour aller plus loin vers l’est. Il y aurait de la place, sans interruption, pour une emprise de SRB et même pour un tram/SLR d’environ 20-25 km.

C’est d’ailleurs ce mode-là que je défends pour cet axe, même si c’est certes ambitieux et réfléchi à plus long terme. Mes principales inspirations seraient les autres projets du genre ailleurs au Canada, comme la ligne Hurontario nord-sud de Mississauga et le ION de Kitchener. Je pense que Laval est rendu là.

J’ai déjà personnellement discuté avec Stéphane Boyer de ces arguments-là, mais il semblait tenir à Saint-Martin comme axe privilégié. Je pense que ce n’est pas le choix optimal, surtout dans une optique de vitesse, de connectivité et d’accessibilité. Enfin bref, je maintiens mes points. C’est une question complexe à laquelle j’ai souvent réfléchi et dont j’ai souvent débattu.

Je vous partage quelques vieux gribouillis que j’avais fait pour illustrer une intégration possible d’un SLR Concorde-N.-D. à Montmorency. L’axe entrerait dans un terminus réaménagé pour assurer une intégration parfaite aux bus et au métro, longerait la Place Bell, puis partirait vers l’ouest en mode aérien par-dessus la 15 pour ratterrir en emprise au sol dans la Cité de la Biotech.

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Et voici l’allure qu’aurait cet axe est-ouest Samson-N.-D.-Concorde-Saint-Martin à travers la ville (en rose). C’est très vite fait, pardonnez-moi.

En poussant un peu notre luck pour une emprise partagée avec les voitures sur Bord-de-l’Eau dans l’Ouest, on peut même connecter le REM de l’Ouest. J’ai aussi esquissé en bleu foncé les autres axes structurants que je proposais en campagne électorale, qui viennent s’intégrer à l’axe est-ouest pour mieux desservir les quartiers et le centre-ville. La présence d’un réseau de SLR pourrait même éviter de devoir boucler la ligne orange, parce que ça ne changerait pas grand-chose en terme de ruptures de charge. Un simple prolongement créerait une intégration très intéressante des différents réseaux.

Je vais m’arrêter là, parce que sinon je risque de pondre le plus long message de l’histoire du forum. J’ai TRÈS hâte de voir le dossier avancer!

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Le PPU sur le centre-ville est ici

Concernant le transport

Objectif 3.4 : Consolider l’offre de transport collectif structurant

La consolidation de l’offre en transport collectif au centre-ville passera en premier lieu par l’émergence de nouveaux tracés, en modes lourds, qui permettront de structurer l’urbanisation des secteurs qui y sont adjacents.

Les premiers gestes seront la réalisation de deux axes prioritaires de BHNS, soit la fin du tracé existant sur le boulevard Le Corbusier jusqu’au terminus Montmorency et l’axe des boulevards Notre-Dame et de la Concorde. Ces projets amélioreront significativement l’accessibilité et l’intermodalité au centre-ville.

L’implantation du Réseau électrique métropolitain (REM) le long de l’autoroute 15 constituera le second geste d’envergure. En drainant une part des travailleurs destinés au centre-ville de Montréal, le REM offrira trois avantages : (1) soulager l’affluence au terminus Montmorency et sur la ligne de métro orange – tous deux saturés ; (2) diminuer la congestion autoroutière aux heures de pointe ; et (3) limiter la quantité d’automobilistes, notamment de la couronne nord, circulant dans le centre-ville.

Le troisième geste, malgré l’importance des deux premières interventions, présente le plus grand potentiel structurant pour la ville de Laval : l’implantation d’un tramway le long du boulevard Saint-Martin, soit l’un des axes les plus étendus et les plus anciens de l’île Jésus. La ligne de tramway permettrait non seulement de relier efficacement le centre-ville aux autres secteurs de l’île [et ainsi assurer son attrait et son appropriation par les Lavallois(es)], mais également d’en favoriser sa consolidation urbaine. À terme, le tramway pourra également constituer un levier d’urbanisation et de croissance économique dont la portée dépassera largement le centre-ville en facilitant l’émergence de nouveaux quartiers sur les secteurs vacants ou à redévelopper ceux qui bordent le boulevard Saint-Martin dans les parties est et ouest de l’île.

Le prolongement de la ligne de métro orange, soit de l’est à partir de la station Montmorency ou de l’ouest à partir de la station Côte-Vertu, permettrait également de mieux desservir le coeur du centre-ville en traversant notamment l’autoroute 15 et en s’arrimant tant au REM qu’au transport en commun structurant sur le boulevard Saint-Martin, aux abords du Carré Laval. Bien qu’il soit prématuré de localiser des stations potentielles sur le plan à ce stade, la réflexion sur ce prolongement devra être poursuivie.

Objectif 3.5 : Desservir les quartiers avec un réseau local performant

Pour que le transport collectif constitue un choix de prédilection pour les résidents et les visiteurs du centre-ville, les projets en modes structurants (train, métro, BHNS ou tramway) ne desservant pas l’intérieur des quartiers devront être combinés à une offre locale efficace – essentiellement des circuits existants d’autobus. Ce jumelage des grands tracés au réseau local d’autobus et de navettes fera du centre-ville une vaste aire TOD à l’intérieur de laquelle les usagers auront accès à une offre complète et multimodale pour leurs déplacements.

Si le réseau structurant est par définition très performant, le réseau local devra lui aussi être progressivement amélioré, au fil des opportunités, de l’augmentation de la demande issue des projets de redéveloppement mixtes, et des capacités budgétaires des différents acteurs du financement du transport collectif.

Concernant le boul. Saint-Martin

Projet 3 : le boulevard urbain Saint-Martin

Une grande avenue fonctionnelle, esthétique et identitaire
Le boulevard Saint-Martin est l’un des chemins fondateurs de l’île Jésus et l’un des plus importants axes de liaison est-ouest à l’échelle de la ville de Laval. Le projet structurant qui le concerne vise donc autant à permettre au boulevard Saint-Martin de refléter la nouvelle identité du centre-ville, que de rappeler sous une forme contemporaine son importance historique dans le déploiement de l’agriculture puis de l’urbanisation du territoire qu’il dessert.

La transformation de ce tracé stratégique en véritable boulevard urbain jouera un rôle de premier plan dans la consolidation du centre-ville. L’aménagement d’une voie multimodale et inclusive dans l’emprise du boulevard Saint-Martin permettra non seulement de rééquilibrer l’espace consacré aux divers modes de transport et de relier les différents quartiers du centre-ville, mais canalisera du même coup une croissance urbaine propice à la requalification de ses abords. Un nouvel encadrement bâti de grande hauteur, un alignement de construction rapproché de l’emprise du boulevard, une plantation généreuse de long de l’axe, l’intégration de mobilier urbain distinctif, et l’implantation d’une infrastructure de transport collectif conviviale et adaptée au contexte urbain insuffleront une identité actualisée à ce grand boulevard.

Cette requalification nécessitera une intervention multisectorielle qui touchera la mobilité, le design urbain, l’architecture de paysage, la foresterie et l’horticulture, ainsi que l’architecture et la gestion des interfaces entre l’espace privé et public. Tout en conservant son rôle d’axe de mobilité majeur pour l’automobile, l’insertion d’un mode structurant de transport en commun, tel un tramway, permettra d’augmenter la capacité de desserte du boulevard et favorisera un rééquilibrage progressif des modes de transport.

L’aménagement de trottoirs larges, l’insertion de mobilier urbain de qualité et la plantation d’arbres permettront quant à eux de transformer l’axe en promenade plantée et d’encourager la déambulation piétonne, ce qui favorisera l’animation et la vitalité commerciale des bâtiments adjacents.

Les principales interventions proposées pour ce projet sont les suivantes :

  • Élaboration d’un concept d’aménagement détaillé pour la reconfiguration du boulevard ;
  • Réaménagement de l’emprise du boulevard afin d’améliorer l’expérience cycliste et piétonne en continuité avec les réseaux de mobilité active adjacents ;
  • Implantation d’un moyen de transport collectif structurant, tel un tramway, afin de renforcer la desserte est-ouest et l’accès au centre-ville depuis le reste de l’île ;
  • Végétalisation du boulevard et intégration de parcs et de placettes publiques ou privées verdoyantes pour offrir des stations de détente tout en contribuant à la création d’îlots de fraîcheur sur le parcours ;
  • Densification et consolidation du cadre bâti aux abords du boulevard avec des projets de plus grande hauteur et plus grand gabarit, à vocation mixte et de qualité architecturale supérieure ;
  • Réaménagement des abords de l’autoroute 15 (bretelles et viaduc) et de la voie ferrée afin d’améliorer le confort et la sécurité des piétons et des cyclistes et la qualité paysagère des infrastructures.

Les images

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On peut voir que les pistes cyclables sont surélevées. Actuellement, c’est de la peinture au sol avec ou pas de zone tampon

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On parlait sur d’autres fils des différentes nécessités en matière de transport et du lien entre la desserte locale vs la rapidité. Peut être que justement, Saint-Martin pourrait être le lien rapide est-ouest alors que N-D/De la Concorde pourrait être le lien local.

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Pour référence on a un thread sur le PPU Centre-Ville de Laval:

PPU Centre-Ville de Laval

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Transport en commun: François Legault veut traiter Laval équitablement

Courrierlaval.com | Publié le 17 mai 2022 | Par Stephane St-Amour | Initiative de journalisme local

«On doit traiter équitablement Laval», a déclaré le premier ministre François Legault en évoquant le Réseau express métropolitain (REM) de l’Est et le feu vert récemment accordé pour le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal.

«Il faut qu’il y ait un équivalent à Laval et sur la rive-sud de Montréal», a-t-il enchaîné lors d’une mêlée de presse tenue notamment en présence du maire Stéphane Boyer depuis la salle des communications de l’hôtel de ville, le 17 mai.

D’entrée de jeu, M. Legault avait indiqué que le prolongement de la ligne orange et le développement d’un mode de transport collectif structurant sur l’axe Saint-Martin figuraient parmi les demandes prioritaires du maire Boyer à l’occasion de leur premier tête-à-tête officiel.

«Il est temps que Laval connecte ses quartiers entre eux, qu’il soit plus facile de se déplacer sur le territoire», a expliqué Stéphane Boyer en marquant sa nette préférence pour le déploiement d’un réseau de transport est-ouest intégré dans les quartiers à un prolongement du REM dans l’emprise de l’autoroute 440.

M. Legault convient qu’il faille bonifier les options en transport collectif sur les axes nord-sud et est-ouest, précisant que Québec et Laval «regardaient différents scénarios».

«Pour moi ce qui est important, c’est que les citoyens aient accès à une diversité de modes de transport faibles en carbone, a souligné le maire, rappelant que 70 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) à Laval proviennent du secteur des transports. Après ça, si ça passe par un tramway, un BHNS [bus à haut niveau de service] ou un métro, je crois que les études vont pouvoir nous orienter sur le choix de la technologie. Mais avant tout, c’est la mobilité des citoyens qui est importante».

Cela dit, le projet de Service rapide par bus (SRB) dans l’axe des boulevards Notre-Dame/De la Concorde – dans les cartons depuis 2018 – demeure toujours une priorité pour son administration, assure le principal intéressé.

Quant à l’implantation de nouvelles voies réservées pour les autobus, le covoiturage et les voitures électriques sur l’autoroute 15 en direction Nord, le ministre des Transports, François Bonnardel, en fera l’annonce à Laval dans les prochaines semaines. «Ça avance et on veut que les travaux commencent cette année», affirmait en entrevue au Courrier Laval le premier ministre François Legault.

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