Une manifestation pro-Gaza/Palestine est en cours à la Place d’Armes. Des slogans ont été écrits à la craie sur les monuments et le sol. Beaucoup de drapeaux et on manifeste avec des micros.
In the first quarter of 2025, the income gap shot up to 49 percentage points from 43.8 percentage points in 2021.
The primary mechanism driving the observed income polarization, as StatCan’s summary of the data explains, is that “the highest income households gained from investments, while the lowest income households’ wages declined.”
In other words, we’re witnessing more of the same. The wealthiest amass more through higher salaries and passive income from capital, while workers face stagnating wages.
Clearly, a key part of closing the income gap is raising the wages of workers, particularly those in the bottom 40 per cent of the income distribution. How to accomplish this is no mystery: more workers need access to collective bargaining to raise their wages. Workers need the bargaining power that only a union can offer.
The Income Gap In Canada Has Reached A Record High
The Maple le 28 juillet 2025
Ce n’est pas tant surprenant, il y a plein de congé d’impôts pour les investissements et notre premier ministre a enlevé les impôts sur le capital qui devait équilibrer les choses. Donc, les gens se cèdent leur richesse en héritages, accumulant plus de pouvoir vers le haut de la pyramide. Aussi, dans les pleins de domaines, les salaires n’ont presque pas changé depuis les années 90. Bien sûr, ce n’est pas de ça qu’on va parler aux prochaines élections…
Un message a été fusionné à un sujet existant : Sécurité publique à Montréal
Il y avait beaucoup de monde aux manifestations étudiantes au centre-ville, heureusement la présence policière n’était pas trop extreme.
C’est certainement pas tout le monde qui est interpellé ou qui est intéressé à manifester contre tous les malheurs dans le monde, mais j’avoue que je n’ai pas trop compris c’est quoi le lien entre être laïque et manifester en solidarité de personnes qui vivent parmi les pires choses que l’on peut vivre comme humains.
Je ne dis pas d’interdire les manifestations ! Je veux qu’elle soit pacifiste ! Pas de violence, pas de texte injurieux crier dans une langue incompréhensible pour la plupart du monde, pas de casse, etc !
C’est un souhait partagé par la majorité des gens je crois, et ce même si la case et la violence font aussi partie de notre histoire de manifestation au Québec… Après, je n’ai toujours pas saisis le lien fait dans le message d’avant, ou comment le dernier le clarifie… pas plus grave, parfois des choses m’échappent.
Pas de retraite à 100 ans pour Rita
Par Karine Tremblay, La Tribune
6 novembre 2025 à 04h03
Rita Delafontaine, centenaire, travaille encore cinq jours par semaine. (Jean Roy/La Tribune)
CHRONIQUE / À 100 ans, bientôt 101, Rita Delafontaine ne veut pas entendre parler de retraite. Et pas question non plus de travailler à mi-temps.
«J’aime ça, la télévision et les mots mystères, mais je ne serais pas capable de ne faire que ça de mes journées. Ce serait beaucoup trop ennuyant!» résume la sympathique centenaire.
Cinq jours par semaine, parfois même le samedi, elle se rend donc à l’atelier tout près de chez elle.
Vient la question que tout le monde lui pose. Le secret de sa longévité et de sa vivacité. Cent ans, ça frappe l’imaginaire.
«Tout le monde me demande ça. Et la vérité, c’est que je ne le sais pas. Cent ans, moi, je ne pensais jamais me rendre là. J’ai eu quelques petits soucis, comme une opération au poignet, une autre aux yeux, une appendicite à 17 ans, un cancer du sein à 93 ans, mais je suis encore là, je me porte bien.»
— Rita Delafontaine
Résumé
Pas de retraite à 100 ans pour Rita
Par Karine Tremblay, La Tribune
6 novembre 2025 à 04h03
7 minutes
5
Rita Delafontaine, centenaire, travaille encore cinq jours par semaine. (Jean Roy/La Tribune)
CHRONIQUE / À 100 ans, bientôt 101, Rita Delafontaine ne veut pas entendre parler de retraite. Et pas question non plus de travailler à mi-temps.
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«J’aime ça, la télévision et les mots mystères, mais je ne serais pas capable de ne faire que ça de mes journées. Ce serait beaucoup trop ennuyant!» résume la sympathique centenaire.
Cinq jours par semaine, parfois même le samedi, elle se rend donc à l’atelier tout près de chez elle.
C’est là que je la rejoins, en fin de journée.
Avec son fils Luc et sa belle-fille Lison, elle est encore à assembler les structures pour chats de l’entreprise familiale De Laf.
Son agrafeuse dans une main, elle m’accueille avec le sourire en me montrant la production de la journée: une pile de plateformes recouvertes de tapis gris.
Rita Delafontaine me montre le fruit de son travail de la journée. (Jean Roy/La Tribune)
«Je suis contente que tu arrives maintenant, on va avoir le temps de jaser avant mes programmes.»
Ses programmes télévisés, ce sont des rendez-vous qu’elle ne veut pas manquer, m’explique-t-elle. Ils meublent une petite heure de sa journée, mais c’est tout: c’est le seul temps où elle s’assoit dans son salon.
De la télé, mais pas trop
«J’écoute Top modèles et Les feux de l’amour chaque après-midi, mais pour le reste, je suis trop occupée. Moi, tu sais, le travail ne m’a jamais fait peur. Je suis la 8e d’une famille de 18 enfants. Les plus vieux, on donnait un coup de main avec les plus petits. J’en ai changé des couches!»
À 16 ans, elle devenait employée de la Canadian Silk Products, sur la rue Galt Ouest à Sherbrooke.
«J’ai cousu toute ma vie, je faisais déjà de la couture à cette époque-là. À la manufacture, on faisait des bas de soie. Il fallait avoir 18 ans pour être embauchée, mais j’avais triché un peu sur mon âge en donnant le baptistaire de ma sœur.»
— Rita Delafontaine
Lorsqu’ils étaient jeunes, ajoute Luc, sa mère confectionnait tous leurs vêtements avec sa vieille machine Singer Sewing.
«Même les jeans», précise Rita.
Celle-ci n’a depuis jamais cessé de travailler manuellement. Lorsqu’elle prend mes mains dans les siennes, je remarque ses doigts noueux, la force de son empoigne. Ses mains portent l’histoire de sa vie, que je me dis. Une vie remplie de joies plurielles. D’épreuves, aussi.
Elle a donné naissance à cinq enfants, dont deux sont décédés prématurément. Des départs encore douloureux à évoquer pour celle qui a aujourd’hui deux petits-enfants, quatre arrière-petits-enfants. Elle m’en parle avec tendresse. Ses yeux noisette s’illuminent lorsqu’elle évoque leur présence à tous pour ses 100 printemps.
«Mon petit-fils Alexandre est né le même jour que moi. Je pensais qu’on le fêtait lui, c’est ce qu’on m’avait dit. Mais quand je suis arrivée au restaurant, j’ai eu toute une surprise : c’était plein de monde venu pour moi. C’était mon anniversaire qu’on célébrait.»
Rita Delafontaine a été immensément touchée de voir s famille réunie pour célébrer ses 100 ans lors d’une fête surprise, il y a quelques mois. (Jean Roy/La Tribune)
Ce moment-là est un beau souvenir pour Rita. Elle me souligne à quel point elle était touchée par la présence des siens, de tous ces gens venus pour elle.
Elle qui a souvent ouvert sa porte aux autres, parfois à des gens qu’elle ne connaissait pas.
«J’ai été famille d’accueil de dépannage. Les mères et leurs enfants arrivaient parfois en pleine nuit à la maison, parce que c’était violent chez eux, par exemple. J’ai accueilli 126 enfants, comme ça. J’avais la santé pour. C’était une façon d’aider.»
Son fils me glisse que ses parents, très impliqués, ont à l’époque fondé l’Association des familles d’accueil du Québec.
J’ai l’impression que le souffle du foyer était et reste un essentiel ancrage. Luc acquiesce.
«Mes amis nous appelaient les Italiens, parce qu’on était une famille tissée serrée chez qui tout le monde se retrouvait, mes copains aussi. C’était toujours plein de monde, chez mes parents.»
— Luc Delafontaine, fils de Rita
Rita sortait alors son tablier et cuisinait pour ces grandes tablées.
«Je savais comment éplucher des patates, image-t-elle en riant. Je faisais des repas dans de grands, grands chaudrons.»
Aujourd’hui, ses chaudrons sont beaucoup plus petits, mais Rita cuisine encore. La Sherbrookoise habite toujours dans son appartement, fait elle-même ses repas et son lavage.
«La femme de ménage vient aux deux semaines, mais elle me demande pourquoi je l’embauche, elle trouve qu’elle n’a rien à faire.»
— Rita Delafontaine
Luc et Lison demeurent à l’étage de la maison bigénérationnelle. Ils sont tout près, mais pas intrusifs. «Chacun se mêle de ses affaires, ce qui fait qu’on est tous bien là-dedans», indique Luc.
Le matin, ils partent souvent ensemble pour l’atelier. À leur rythme, sans horaire prédéfini.
«Moi, je me couche à 18 h 30, je suis levée à 6 h. Ça fait que je suis prête de bonne heure, mais des fois, j’attends après mon fils», dit Rita en regardant Luc avec un sourire espiègle.
Rita Delafontaine travaille avec son fils, Luc, au quotidien. «Moi, je suis prête de bonne heure, mais des fois, j’attends après mon lui», dit la centenaire avec un sourire espiègle. (Jean Roy/La Tribune)
À l’atelier, elle a encore sa machine à coudre, s’en sert à l’occasion pour confectionner les hamacs pour félins qui ont donné le coup d’envoi à l’entreprise, en 1997.
«Tout ça est parti d’une joke, résume Luc. Mes parents restaient dans un bloc appartement et l’une des voisines était tannée que son chat s’installe dans son lit. Mon père lui a dit à la blague : fabrique-lui un hamac, il va te laisser ton lit! Pour la faire rire, il en a construit un.»
Le matou l’a adopté illico.
«La fille de la madame en a voulu un pour son chat aussi, et puis les autres locataires en ont également commandé. Une quinzaine de personnes en demandaient. C’est là qu’on s’est dit : si c’est bon pour les chats du bloc, c’est bon pour les chats de partout.»
Aujourd’hui, De Laf produit une soixantaine d’items différents pour les chats et les oiseaux. Ceux-ci sont vendus à travers la province, dans divers points de vente.
«On s’occupe nous-mêmes de la distribution, on est un peu partout dans différents magasins d’animaux de la région et du Québec. On a le luxe d’être nos propres patrons», expose Luc.
L’entreprise a grandi au fil des ans. Rita a été là à chaque étape. Elle ne se verrait pas faire autre chose de ses journées que de venir y travailler.
Rita Delafontaine manie son agrafeuse avec doigté et précision. À l’atelier, elle a aussi sa machine à coudre et son marteau à elle. (Jean Roy/La Tribune)
Vient la question que tout le monde lui pose. Le secret de sa longévité et de sa vivacité. Cent ans, ça frappe l’imaginaire.
«Tout le monde me demande ça. Et la vérité, c’est que je ne le sais pas. Cent ans, moi, je ne pensais jamais me rendre là. J’ai eu quelques petits soucis, comme une opération au poignet, une autre aux yeux, une appendicite à 17 ans, un cancer du sein à 93 ans, mais je suis encore là, je me porte bien.»
— Rita Delafontaine
Le secret, elle le cherche donc encore, mais elle a un constat, une petite certitude: la vie est courte. Trop courte pour s’en faire avec des bagatelles.
«Ça ne vaut pas la peine de se casser la tête.»
Bientôt 16 h à l’horloge. Le temps file vite, oui.
«Oh, c’est l’heure de mes programmes», constate Rita.
Elle prend le chemin de la maison sans tarder. La lumière s’éteint sur l’atelier. Le trio sera de retour demain matin. De bonne heure, s’il n’en tient qu’à Rita: «J’ai toujours aimé ce que je faisais, j’aime encore ça aujourd’hui. Alors je continue.»
Ça fait peut-être partie du secret de ses 100 ans.
Rita Delafontaine travaille tous les jours avec sa belle-fille Lison Bolduc, et son fils, Luc Delafontaine. (Jean Roy/La Tribune)
3 articles
La rébellion « Gen Z » souffle sur le monde
Depuis un an, la « Gen Z » se révolte dans plusieurs pays du monde, avec des résultats parfois concrets. Que veulent ces jeunes ? Comment le font-ils ? Survol d’un mouvement qui veut vivre, pas survivre. Un dossier de Jean-Christophe Laurence et Léa Carrier
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Oubliez le mauvais cliché du jeune collé sur son téléphone, jouant à des jeux et passant son temps à échanger avec ses amis sur TikTok. Qu’on les appelle « zoomers », « natifs du numérique » ou tout simplement « génération Z », les 13-28 ans sont plus informés et politisés qu’on voudrait le laisser croire.
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Un peu partout dans le monde, des jeunes se lèvent contre leur gouvernement, demandant un meilleur avenir pour leur génération. En voici trois.
Neuf pays dans la tourmente
Sur presque tous les continents, la voix des jeunesses locales fait entendre son mécontentement. Les doléances sont différentes, les résultats aussi. Mais le message a ceci de commun : des élites dirigeantes, les jeunes attendent mieux.
Consultez un aîné pour 25 cents : quand le 3e âge prend sa revanche sur l’âgisme
Découverte d’une initiative qui met l’humain au cœur d’une démarche gagnant-gagnant.
Hervé Simoneau effectue de 25 à 40 consultations par jour dans le cadre de l’initiative Consultez un aîné pour 25 cents.
Photo : BAnQ
Publié hier à 4 h 00 HNE
Depuis deux ans, la Grande Bibliothèque de Montréal déploie régulièrement un service qui fait fureur auprès des usagers : Consultez un aîné pour 25 cents. À l’ère de l’intelligence artificielle qui promet d’avoir réponse à (presque) tout, ce service (presque) gratuit met l’humain au cœur d’une démarche de type gagnant-gagnant : d’un côté, un usager qui a besoin d’écoute et d’empathie, et de l’autre, un aîné dont le savoir et l’expérience se dessécheraient faute d’être mis à contribution.
Le succès de ce genre de démarche tient aussi beaucoup à la qualité de la distribution. Hervé Simoneau, l’aîné présent au kiosque lors du passage de Radio-Canada, cochait à ce chapitre beaucoup de cases. Bouille sympathique, attitude facilitant le contact initial, formation en psychologie, ainsi qu’un cœur à la bonne place, façonné par des années de syndicalisme et de paternité.
Hervé, c’est bon comme du bonbon. C’est un bon Québécois qui a une grande expérience de vie, il est très ouvert et a beaucoup d’écoute, de finesse. Les gens sont attirés par lui, résume Caroline Malo, responsable du développement des services aux aînés à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
Au début, les questions qu’on lui pose sont générales, mais rapidement, on sent que ça tombe dans l’intime, ajoute Mme Malo, qui tient en quelque sorte le rôle d’intermédiaire discrète entre les usagers et l’aîné.
Le florilège de conseils sollicités au kiosque donne une petite idée de la diversité des solliciteurs de recommandations :
- Ai-je choisi la bonne voie professionnelle? (un jeune universitaire)
- C’est quoi, les codes de séduction au Québec? (une doctorante africaine)
- Est-ce que je devrais me marier? (un homme un peu déboussolé)
- Avez-vous déjà triché à l’école? (une classe de 4e année de passage)
- Mon enfant de 2 ans dort encore avec nous; que devrais-je faire? (un père inquiet)
Généralement, les gens ont déjà un embryon de réponse quand ils viennent me consulter. Ce qu’il faut faire, c’est de l’écoute active, sans jugement, la main tendue. L’écoute doit être guidée par notre expérience de vie plutôt que par la psychologie, confie Hervé Simoneau.
Il précise toutefois que son parcours professionnel en ressources humaines et ses connaissances en psychologie – notamment en thérapie brève – lui sont très utiles, sachant que les discussions durent rarement plus de 15 ou 20 minutes. Ce n’est pas de la psychothérapie, dit-il.
Une idée née dans un cégep
L’homme de 77 ans connaît par ailleurs déjà bien le concept d’aînés-conseillers, puisqu’il s’implique depuis plusieurs années en tant que bénévole au Collège de Maisonneuve, où est née l’idée du vieux pour 25 cents il y a une vingtaine d’années.
Là-bas, il y a un organisme pour les aînés – Éducation 3e âge (nouvelle fenêtre)– qui pilote entre autres un programme de mentorat extraordinaire auprès des nouveaux arrivants du cégep. On s’y est fait beaucoup d’amis, ma femme et moi, lance Hervé Simoneau. Ce dernier souligne à quel point le sentiment d’appartenance à une communauté est important à un âge où le risque d’isolement va grandissant.
Une douzaine d’aînés s’impliquent dans le programme de mentorat, au sein de l’un des plus multiethniques des cégeps du Québec. Ils ont aussi eu un rôle à jouer en 2017, à la suite de la période de crise qu’a connue le collège après que plusieurs étudiants radicalisés eurent quitté le Québec pour rejoindre la cause djihadiste en Syrie; les tensions étaient fortes et le Collège a lancé un projet visant le mieux-vivre ensemble.
Même durant cette période, nos vieux arrivaient à entrer en contact avec les jeunes Maghrébins de façon déconcertante. C’est parce que, dans leur culture, comme dans d’autres, on doit le respect aux aînés, et parce que nous étions perçus un peu comme leurs grands-parents au bled.
Une citation de Hervé Simoneau
À la Grande Bibliothèque, la clientèle est encore plus diversifiée, que ce soit en matière d’âge, de niveau social, de questions posées.
Mais une rencontre en particulier revient spontanément à l’esprit d’Hervé Simoneau : celle d’un jeune homme autiste, étudiant au collégial, venu le voir parce qu’il se sentait attiré par une jeune femme, elle aussi autiste, qui lui avait mis la main sur l’épaule récemment.
Ça l’avait mis dans tous ses états qu’elle pose ce geste, car les autistes peuvent avoir beaucoup de mal à établir des relations interpersonnelles et à avoir des contacts physiques. Il ne savait pas quoi faire. À la fin de l’échange, je lui tenais l’avant-bras et il était à l’aise avec ça. Caro [Mme Malo] n’en revenait pas! Puis je lui ai dit de foncer. Il avait simplement besoin d’être encouragé.
Cela fait plus de 10 ans que BAnQ déploie des initiatives de ce genre, comme les « Bibliothèques vivantes », qui permettent d’emprunter des « livres humains », c’est-à-dire une personne qui se prête au jeu de raconter son histoire.
Ce genre d’initiatives, comme toutes celles de médiation sociale qu’on a implantées, font partie des mandats que se sont donnés les bibliothèques du Québec depuis plusieurs années. Des idées qui viennent généralement de Scandinavie, souligne Caroline Malo, qui précise que le concept de bibliothèques vivantes a été développé au Danemark en 2000.
Hervé Simoneau a participé au déploiement du projet « Consultez un aîné » à la Grande Bibliothèque de la BAnQ à l’invitation de Caroline Malo (à droite), responsable du développement des services aux aînés de l’institution montréalaise.
Photo : BAnQ
Quant aux 25 cents qui se sont accumulés depuis 2023 (dans chaque thérapie il faut payer, c’est un principe), BAnQ réfléchit à ce qu’elle en fera. On veut faire quelque chose de spécial pour les aînés, confie Mme Malo, qui précise que la décision n’est pas encore prise.
Lutter contre l’âgisme
Hervé Simoneau souligne à quel point ce genre d’initiative a un rôle important à jouer dans une société plus individualiste où les aînés sont invisibilisés, même s’ils représentent désormais près de 23 % de la population (contre 13 % en 2001).
Lutter contre l’âgisme figure d’ailleurs en première place du plan gouvernemental 2024-2029 intitulé La fierté de vieillir (nouvelle fenêtre). Dans ce plan, on souligne qu’établir des lieux ou proposer des occasions de rencontre entre les générations contribue à diminuer les préjugés et à favoriser la bienveillance et la bientraitance à l’égard de toutes les personnes aînées.
Le rapport souligne que leur apport positif est toutefois assombri par l’image généralement véhiculée du vieillissement comme étant une période de régression, marquée par l’appauvrissement, l’isolement, la dépendance et la résignation.
Lutter contre l’âgisme passe par la déconstruction des idées stéréotypées sur les personnes aînées. Favoriser les rencontres, les activités et les discussions entre des générations différentes permet d’apprendre les unes des autres, de mieux se connaître […] et de développer de l’empathie, conclut le plan d’action.
La prochaine session de Consultez un aîné pour 25 cents se tiendra le 4 décembre à BAnQ***, au rez-de-chaussée de 10*** h à midi et au 3e étage de 14 h à 16 h.
À lire et à écouter :
Le mot de l’année selon le dictionnaire Oxford : rage bait
Certains chroniqueurs en abusent ![]()
Rage bait is defined as “online content deliberately designed to elicit anger or outrage by being frustrating, provocative, or offensive, typically posted in order to increase traffic to or engagement with a particular web page or social media content”.
With 2025’s news cycle dominated by social unrest, debates about the regulation of online content, and concerns over digital wellbeing, our experts noticed that the use of rage bait this year has evolved to signal a deeper shift in how we talk about attention—both how it is given and how it is sought after—engagement, and ethics online. The word has tripled in usage in the last 12 months.
Rage bait was first used online in a posting on Usenet in 2002 as a way to designate a particular type of driver reaction to being flashed at by another driver requesting to pass them, introducing the idea of deliberate agitation. The word then evolved into internet slang used to describe viral tweets, often to critique entire networks of content that determine what is posted online, like platforms, creators, and trends.
Buttes de neige à l’école: des questions à se poser «en tant que société»
18 décembre 2025 à 04h09
Des élèves de la maternelle s’amusant dans une cour d’école de Gatineau, alors que des recommandations sur la gestion des buttes de neige suscitent de multiples réactions. (Patrick Woodbury/Le Droit)
C’est toute la société qui devrait se questionner «quand nos actions sont dirigées par des peurs de poursuites judiciaires ou par ce que les assureurs nous dictent de faire», clame une pédiatre et chercheuse en voyant les nouvelles recommandations données aux écoles du Québec pour la gestion du jeu sur les buttes de neige.
Révélée mardi, la nouvelle voulant que la grande majorité des centres de services scolaires de la province suivent désormais un cadre établi par un assureur – l’Union réciproque d’assurance scolaire du Québec (URASQ) – avec des recommandations précises pour gérer la sécurité autour des amas de neige pour jouer dans les cours d’école fait grand bruit.
«Les assureurs ne sont pas des experts du développement de l’enfant, ni des experts de l’éducation comme les enseignants le sont, donc je comprends mal pourquoi toutes les actions, sachant qu’il y a six mois de temps où l’on a des buttes de neige, devraient être dictées par eux, lance la Dre Émilie Beaulieu, pédiatre au CHU de Québec et chercheuse en prévention des blessures à l’Université Laval. Je trouve que c’est un peu malhabile. […] Les recommandations sont peu alignées avec la réalité des enfants sur le terrain.»
Sur la liste des conseils formulés au milieu scolaire, on mentionne entre autres que la hauteur maximale de la butte dans une cour d’école devrait varier entre 1,8 m et 3 m, que la pente devrait être inclinée à 25 % au maximum et qu’une zone de remontée devrait être clairement identifiée. Une inspection quotidienne, la création d’un registre de vérification journalier et le port du casque si les critères ne sont pas respectés sont aussi évoqués.
Une butte de neige dans une cour d’école primaire de Gatineau. (Patrick Woodbury/Le Droit)
«Quand je lis [ces recommandations], j’en comprends qu’ils essaient d’éviter les dangers en lien avec glisser sur une montagne qui serait très très haute, alors que ce qu’on voit dans les cours, les enfants ne glissent pas franchement, ils escaladent, jouent, dégringolent. On n’est pas dans le scénario du traîneau qui dévale à toute allure», estime la Dre Beaulieu, qui croit qu’on a oublié de mettre l’enfant au centre des actions.
Apprentissages «immenses» à l’extérieur
La spécialiste, qui est intervenue dans le passé sur la question du jeu risqué, bénéfique pour le développement des enfants, tape de nouveau sur ce clou.
«On doit accepter que des enfants, ça va se blesser de façon mineure, c’est ainsi qu’on apprend. Si l’on veut à tout prix éviter qu’un enfant se fasse un bleu ou une égratignure dans une cour d’école, on a un problème. Il faut toujours se remettre en tête la différence entre un risque et un danger: un risque, c’est l’enfant qui choisit son risque, il le comprend, il le maîtrise, il a le choix d’arrêter ou de continuer. Un danger, c’est quelque chose qu’il ne comprend pas, par exemple s’il y a un poteau de métal en bas de la butte.»
— Émilie Beaulieu, pédiatre au CHU de Québec et chercheuse en prévention des blessures à l’Université Laval
Jugeant qu’au final, ce sont les enfants qui en paient le prix, la Dre Beaulieu pense que bien qu’il soit évident que des règles de base doivent être établies comme dans toute chose dans la vie et que le contexte avec 150 jeunes est différent qu’en solo avec son propre enfant. Il doit y avoir un espace à la création et des opportunités de prendre des risques dans les cours d’école, selon elle. Autrement dit, «qu’il n’y ait pas de consignes au quart de tour».
«Ce qui se passe sur la cour d’école, c’est tout aussi important que ce qui se passe à l’intérieur. Toute la quantité d’apprentissages qu’ils font sur la cour d’école est immense, il ne faut pas minimiser ça», dit-elle, soulignant que l’option d’appliquer un «contrat social» en début d’année avec les parents devrait être davantage étudiée.
Pierre Lavoie, athlète conférencier et co-créateur des projets Lab-École. (François Gervais/Archives Le Nouvelliste)
Pierre Lavoie, athlète reconnu, entrepreneur et cofondateur du projet Lab-École – dont le but était de repenser la conception des milieux de vie scolaire des élèves d’aujourd’hui et de demain –, n’a pas tardé lui non plus à dire ce qu’il pense de ces consignes.
«Comme parent, comme société, on a essentiellement deux choix. Soit on permet à nos enfants de développer leur habileté motrice, leur équilibre, leur confiance par le jeu et le mouvement. Soit on les prive de ces occasions et l’on contribue, sans le vouloir, à en faire des enfants plus hésitants, moins à l’aise dans leur corps. Ce choix n’est pas anodin. Il influence leur relation au mouvement pour toute la vie: active… ou sédentaire.»
— Pierre Lavoie, athlète, conférencier et cofondateur de Lab-École
Selon lui, certains pays ont bien compris cette notion depuis longtemps en misant sur «le jeu libre, les environnements naturels et les risques calculés»
«À force de vouloir tout aplanir et tout sécuriser, on prive parfois nos enfants d’apprendre l’essentiel: tomber, se relever, s’adapter, se dépasser», ajoute le créateur du Grand Défi Pierre Lavoie.
Entre l’arbre et l’écorce
Aux dires de Simon Beaudry, président de l’Association des directions d’établissement d’enseignement de l’Outaouais, les gestionnaires se retrouvent un peu «entre l’arbre de l’écorce» lorsque de telles règles sont établies, mentionnant que, si certains parents sont plus flexibles et compréhensifs, d’autres sont plus réticents sur la sécurité.
«C’est sûr que, nous aussi, on lit ce que les pédiatres disent sur le bénéfice du jeu risqué pour le développement des enfants et, là, les centres de services scolaires ont reçu des recommandations des assureurs pour mettre en place des procédures pour les activités hivernales. Honnêtement, c’est un peu ridicule aussi, signale-t-il. Et il y a tellement de facteurs qu’on ne contrôle pas, ce n’est pas nous qui soufflons la neige, c’est le déneigeur. Le déneigeur mesure-t-il l’angle de la pente?»
Simon Beaudry, président de l’Association des directions d’établissement d’enseignement de l’Outaouais québécois (ADEOQ). (Etienne Ranger/Archives Le Droit)
Selon lui, au final, à la fois le personnel et les directions sont en mesure de faire preuve de «gros bon sens», souhaitant par ailleurs qu’on utilise les ressources humaines de façon «plus optimale» qu’avec la gestion des buttes de neige en cette ère de restrictions budgétaires.
La présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, Nathalie Gauthier, est nuancée quant à savoir si l’on exagère au sujet de telles règles dans une cour d’école. Elle souligne que c’est souvent le personnel qui finit par être montré du doigt lorsqu’une situation dérape, si bien que certains milieux préfèrent mettre des balises plus sévères, voire interdire l’accès à une montagne de neige.
«Si je vous parlais comme parent, je dirais que oui. Si je parle comme représentante des profs, mais aussi comme prof, je dirais que ça vient de tous bords, tous côtés. […] La surveillance sur la cour d’école est quelque chose qui peut être vraiment épuisant, car tu es partout en même temps, tu es en train de gérer les chicanes, les batailles, le petit en haut de la côte, un autre qui ne joue pas comme il faut et pousse un élève, etc., affirme-t-elle. C’est déchirant, mais on va préférer souvent ne pas avoir à le gérer, car tu es coincé avec le problème ensuite.»
(Patrick Woodbury/Le Droit)
La Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) a pour sa part vivement dénoncé ces consignes, qu’elle décrit comme «excessives, déconnectées de la réalité du terrain et lourdes de conséquences pour le personnel de soutien et les services de garde.»
«On parle de buttes de neige, pas de chantiers de construction. Transformer un jeu d’hiver simple et apprécié des enfants en exercice bureaucratique est absurde: ruban à mesurer, registres, plans, surveillance accrue, tout cela retombe encore une fois sur le personnel de soutien scolaire. La récréation doit rester un moment de plaisir et de liberté.»
— Éric Pronovost, président, FPSS-CSQ
Soulignant lui aussi les bienfaits du jeu libre et risqué, le syndicat est d’avis que, bien que la sécurité est primordiale, «elle ne doit toutefois pas servir de prétexte pour judiciariser et aseptiser complètement la vie scolaire».
«Pas un nouveau fardeau»
L’Union réciproque d’assurance scolaire du Québec souhaite calmer le jeu en disant que ces recommandations servent à atténuer le risque et «n’imposent pas un nouveau fardeau pour le personnel scolaire».
«Nous avons émis des recommandations à nos membres, suivant la directive ministérielle demandant l’aménagement de buttes de neige dans les cours d’école, afin de les aider à mettre en place des buttes de neige sécuritaires. L’enjeu principal demeure l’exercice d’une diligence raisonnable afin d’assurer la tenue sécuritaire de l’activité, dans l’intérêt des enfants.»
— Caroline Vermette, directrice générale, Union réciproque d’assurance scolaire du Québec
En Outaouais, au moins deux centres de services scolaires (des Draveurs et au Cœur-des-Vallées) nous ont mentionné avoir reçu cet aide-mémoire qui guide les écoles pour l’aménagement sécuritaire de buttes de neige.
La caricature de Côté
Par André-Philippe Côté, Le Soleil
18 décembre 2025 à 04h00
(André-Philippe Côté/Le Soleil)
Les armes avant le développement… cherchez l’erreur
Transport d’équipement des Marines américains à l’aéroport Mercedita de Porto Rico, jeudi
Pendant que les dépenses militaires augmentent, l’aide au développement est délaissée, ce qui fait augmenter le risque de crises humanitaires et économiques, explique l’auteur
Publié hier à 13 h 00
Alexandre Saint-Pierre Étudiant diplômé en développement international et mondialisation de l’Université d’Ottawa
Alors que le monde se remet de crises simultanées, notamment la pandémie de COVID-19, les désastres naturels liés aux changements climatiques, les déplacements massifs de populations et les guerres régionales de grande ampleur, dont celle en Ukraine, un glissement préoccupant s’opère.
Le développement international recule dans les priorités budgétaires des États au profit d’une course accrue à la militarisation. Ce n’est pas qu’une impression : les données récentes révèlent une véritable reconfiguration des priorités publiques.
En 2024, l’ensemble de l’aide publique au développement (APD) fournie par les pays membres du Comité d’aide au développement s’est contractée de façon marquée. Selon les données de l’OCDE, l’APD totale des principaux donateurs est tombée à 212,1 milliards de dollars américains, soit une baisse réelle de 7,1 % par rapport à 2023. Cette chute, la première après plusieurs années de croissance, s’explique notamment par une diminution des contributions aux organisations internationales, une baisse d’aide humanitaire et une réduction des dépenses liées à l’accueil de réfugiés dans les pays donateurs1.
En parallèle à la baisse de l’aide publique au développement, les dépenses militaires mondiales ont connu une croissance soutenue en 2024, atteignant un niveau record.
Selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 9,4 % en 2024 pour atteindre environ 2718 milliards de dollars américains, soit le niveau le plus élevé depuis la fin de la guerre froide2.
Cette augmentation des dépenses militaires survient alors que l’aide publique au développement, après avoir augmenté face à plusieurs crises mondiales, a diminué de 9 % en 2024 et devrait connaître une nouvelle baisse comprise entre 9 % et 17 % en 2025, selon les projections de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)3. Cette tendance montre une réallocation des ressources publiques, au détriment de l’aide internationale vers les pays vulnérables et en faveur du renforcement des capacités militaires.
Des risques pour l’avenir
Ce choix a des conséquences bien réelles. L’aide publique au développement finance la santé, l’éducation, la lutte contre les pandémies et la protection contre les catastrophes climatiques, contribuant ainsi à rendre le monde plus sûr et moins vulnérable.
Réduire cette aide pour privilégier la sécurité nationale revient en réalité à prendre davantage de risques pour l’avenir, avec des maladies qui se propagent plus facilement, des économies et des sociétés plus fragiles, ainsi que des zones où les conflits et l’extrémisme se développent plus vite que l’essor économique.
Cette réorientation des priorités budgétaires vers la défense nationale au détriment du développement économique régional et international n’est pas seulement un problème moral. C’est aussi un problème de nature géopolitique et stratégique.
En investissant moins dans le développement économique et plus dans la militarisation, les pays riches créent un cercle vicieux où les crises humanitaires et économiques dans les pays les plus vulnérables s’intensifient, ce qui engendre des tensions régionales, des flux migratoires massifs et des menaces transnationales qui finissent par peser sur la sécurité même des pays donateurs.
Autrement dit, négliger le développement aujourd’hui revient à dépenser encore plus demain pour gérer des conflits et des crises qui auraient pu être partiellement évités grâce à une aide ciblée et préventive.
1. Lisez « International aid falls in 2024 for first time in six years, says OECD » (en anglais)
Payer sa pension alimentaire sous peine de perdre son permis de conduire
À partir du 1er janvier, les mauvais payeurs de pension alimentaire du Québec vont s’exposer à une suspension de leur permis de conduire.
Photo : Crédit : SAAQ/Radio-Canada
Publié à 4 h 00 HNE
Les payeurs de pension alimentaire récalcitrants auront bientôt un nouvel incitatif pour se soumettre à leurs obligations légales au Québec. À partir du 1er janvier, les débiteurs qui persistent à se défiler pourront voir leur permis de conduire suspendu.
Le gouvernement du Québec a adopté l’an dernier une modification à la Loi facilitant le paiement des pensions alimentaires afin de serrer la vis aux mauvais payeurs.
Le changement met en place un mécanisme permettant la suspension du permis de conduire d’un débiteur alimentaire ayant accumulé des arrérages équivalant à au moins six mois de versements de pension.
Les mauvais payeurs de pension alimentaire représentent une minorité au Québec. (Image d’archives)
Photo : Getty Images / Natalia Shishkova
La mesure s’applique à tout payeur récalcitrant qui détient un permis de conduire, un permis d’apprenti conducteur ou un permis probatoire.
Si le débiteur fautif n’est pas titulaire de l’un de ces permis, il sera privé de son droit d’en obtenir un, jusqu’à ce qu’il ait acquitté sa créance.
Disposition budgétaire
La modification législative fait partie des changements introduits par la Loi concernant la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 12 mars 2024 et modifiant d’autres dispositions, qui a été adoptée le 29 novembre 2024.
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L’avocate spécialisée en droit de la famille Sylvie Schirm salue la mise en place d’un dispositif permettant de suspendre le permis de conduire des mauvais payeurs.
Pouvoir de réveiller
C’est très positif parce que ça va avoir un impact sur ceux qui sont vraiment réfractaires et qui font tout pour éviter de payer leur pension, indique Me Schirm en entrevue à Radio-Canada.
Ça peut réveiller le débiteur alimentaire et l’amener à assumer ses obligations.
Une citation de Me Sylvie Schirm, avocate spécialisée en droit de la famille
Elle rappelle que, depuis la fin des années 1990, Revenu Québec peut prélever le montant des pensions alimentaires à même le salaire des débiteurs les 1ers et 15es jours de chaque mois.
Me Sylvie Schirm mentionne que les mères continuent de former la majorité des créanciers alimentaires au Québec en raison des disparités de revenus qui persistent entre les femmes et les hommes.
Photo : Crédit : Schirm & Tremblay Avocats
Si la mesure fonctionne bien auprès du payeur récalcitrant qui touche un salaire ou un revenu régulier, il en va autrement lorsque celui-ci travaille au noir. C’est là où un dispositif comme la suspension du permis de conduire peut s’avérer efficace, croit l’avocate.
Même si quelqu’un cache ses actifs, même si quelqu’un travaille au noir, eh bien, son permis de conduire va être suspendu et il ne pourra plus conduire […] Ça va l’affecter dans sa vie quotidienne, fait valoir Sylvie Schirm.
Le Programme de perception des pensions alimentaires s’applique à tous les jugements rendus habituellement au Québec qui accordent une pension alimentaire soit à un enfant, soit à un ex-conjoint ou à une ex-conjointe. La pension est versée périodiquement afin de répondre aux besoins essentiels des bénéficiaires, comme se nourrir, se loger, se chauffer, se vêtir et s’éduquer.
Source : Revenu Québec
La suspension du permis de conduire est déjà implantée dans plusieurs provinces canadiennes et États américains.
Me Schirm relève qu’au Québec, il est déjà possible, dans certains cas, de demander l’intervention du fédéral pour suspendre le permis de pilote d’avion, le brevet de capitaine de bateau ou le passeport d’un débiteur alimentaire qui manque à ses obligations.
Indexation
La mesure permettant de suspendre le permis de conduire entrera en vigueur le 1er janvier. C’est également à cette date que les pensions alimentaires seront indexées de 2 % dans la province. Ce taux est basé sur l’indice annuel des rentes établi par la Loi sur le régime des rentes du Québec.
Les pensions alimentaires sont indexées automatiquement chaque année, et ce, même si un jugement exempte un débiteur d’avoir recours au Programme de perception des pensions alimentaires.


























