Silo no 5 – Pointe-du-Moulin

Projet de revitalisation du Silo no 5 par Devimco en observatoire et ferme verticale. Une ambassade culturelle et touristique autochtone est aussi prévue. Un espace événementiel, un restaurant et un marché public seront aussi intégrés au projet.

Détail du projet en images

Images tirées du site visionbridgebonaventure.com (proprosition de Devimco)

Historique du projet

Appel à proprosition du gouvernement fédéral en février 2019

Devimco a gagné l’appel à proposition selon La Presse (article de juillet 2019). Confirmé le 31 mai 2022. Les deux autres finalistes étant First Capital + Montoni et Prével + Quo Vadis

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Ce matin dans sa chronique, Mario Girard parle du projet avorté pour le Silo no 5 que l’architecte Pierre Thibault avait présenté

Le projet rejeté


PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE
Le Silo no 5, dans le secteur de la Pointe-du-Moulin, à Montréal

MARIO GIRARD
LA PRESSE

Benoit Berthiaume a lu ma chronique sur les projets de développement des terrains de la Canada Malting et du Silo no 5. Ça lui a rappelé de très mauvais souvenirs. L’homme d’affaires m’a téléphoné et s’est vidé le cœur.*

Publié le 6 décembre 2021 à 5h00

* Lisez « Quelle autre vie pour le patrimoine industriel ? »

Il m’a raconté comment il a investi temps et argent pour développer un projet de revitalisation du secteur de la Pointe-du-Moulin et du Silo no 5 et comment ce projet a été rejeté d’un revers de main par la Société immobilière du Canada (SIC), propriétaire des lieux, alors que tout semblait indiquer que c’était dans la poche.

Une vingtaine de rencontres ont eu lieu avec la SIC lors de l’élaboration de ce mégaprojet appelé Parc Origine et Quartier Five Roses. À ce moment-là, les choses étaient claires : la SIC demeurait propriétaire des terrains de la Pointe-du-Moulin et des bâtiments du silo, alors que Benoit Berthiaume et ses partenaires s’engageaient à transformer et à exploiter les lieux.

Nous avions cependant l’intention de faire l’acquisition des terrains du secteur Mill afin qu’un promoteur puisse le développer. Mon rôle était surtout d’exploiter l’aspect récréotouristique du projet.

Pendant quatre ans, Benoit Berthiaume a travaillé avec de nombreux partenaires, dont l’architecte Pierre Thibault, à élaborer ce projet de « parc-hôtel-quartier » créatif où des passerelles devaient constituer un circuit historique et un pôle d’observation afin d’offrir des vues inédites sur Montréal. À cela s’ajoutait un espace muséal qui aurait accueilli des expositions permanentes et temporaires.


PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
Benoit Berthiaume, homme d’affaires

J’étais entouré de créateurs, d’historiens et de divers spécialistes, reprend-il. J’avais l’appui des Premières Nations et une entente avec le Groupe Germain. J’ai rencontré une foule de gens, les Molson, les Desmarais. J’étais hyper solide.

— Benoit Berthiaume, homme d’affaires

En février 2019, la ministre fédérale du Tourisme, Mélanie Joly, la ministre québécoise responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, et la mairesse Valérie Plante annoncent que la SIC lance un appel de propositions. Benoit Berthiaume a alors le sentiment d’être en position de tête.

Mais une surprise l’attend : la SIC a modifié ses attentes. Le promoteur qui sera choisi doit présenter un projet qui impliquera l’acquisition complète du site et des bâtiments. « Pour nous, ça changeait tout, dit-il. Ce n’est pas là-dessus qu’on travaillait depuis quatre ans. »

Les soumissionnaires ont eu environ quatre semaines pour pondre un projet. C’est celui de Devimco (information que refuse toujours de confirmer la SIC) qui a été choisi en juillet de la même année. Depuis, le projet franchit lentement les diverses étapes bureaucratiques.


PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
Maquette du projet pensé par Benoit Berthiaume et l’architecte Pierre Thibault pour revitaliser le secteur de la Pointe-du-Moulin et du Silo no 5

Quant au projet de Benoit Berthiaume, il a cavalièrement été écarté.

On nous a envoyé un courriel d’une trentaine de mots pour nous dire qu’il n’était pas retenu. C’est tout de même incroyable. On n’a pas pu passer à la seconde étape.

— Benoit Berthiaume, homme d’affaires

Qu’est-ce qui a bien pu se passer à la SIC pour que l’on décide soudainement de se départir de l’entièreté du site ? J’ai tenté d’obtenir un entretien avec un porte-parole de l’organisme afin qu’on réponde à mes questions. On m’a fait parvenir une réponse laconique dans laquelle on me dit qu’on « se fera un plaisir de me parler lorsque le dossier sera plus avancé ».

« Ils veulent faire une passe d’argent, dit Benoit Berthiaume. Mais c’est un patrimoine industriel immense. C’est impossible d’acheter ça avec des coûts de maintien et de structures énormes. C’est pour ça qu’aucun projet n’aboutit avec ce type de patrimoine. »

Ce n’est pas la première fois que la SIC procède à un appel de propositions. On a fait cet exercice en 2011 en promettant une « conversion » pour 2017, soit l’année du 375e anniversaire de Montréal.

« C’est difficile de savoir ce que veut la SIC au juste, ajoute Benoit Berthiaume. Durant l’un de nos évènements de presse, alors qu’elle connaissait très bien nos intentions, on a appris qu’elle tentait de mettre sur pied un projet avec Amazon. C’est à n’y rien comprendre. À un moment donné, il va falloir que le gouvernement mette ses culottes. Ou on rénove le Silo no 5, ou on le met à terre. »

J’ai aussi tenté de connaître les frais d’entretien et d’assurance du site qui sont payés annuellement par la SIC. On a complètement ignoré ma demande. Mais dans un article publié en 2010, La Presse écrivait qu’ils s’élevaient, à cette époque, à 500 000 $.

Deux ans après ce revers, Benoit Berthiaume conserve une certaine amertume. Il encaisse encore le coup. Il évalue à plus de 300 000 $ la somme investie de sa poche dans cette aventure.

On ne se remet pas totalement d’une telle chose. Tout le monde aimait ce projet. Personne ne m’a dit en quatre ans qu’il était mauvais. Je ne comprends pas.

— Benoit Berthiaume, homme d’affaires

Celui qui a créé l’évènement C2 Montréal est habitué à connaître le succès. Il a été durement ébranlé par cet échec. Il tente d’oublier cet épisode avec de nouveaux projets comme celui d’un spa qu’il va créer dans un lieu prisé situé non loin de Montréal.

« On peut penser que je suis utopique, mais en fait, je suis un visionnaire, dit-il. Je ne construis pas de centres commerciaux, je conçois des milieux de vie qui vont animer les villes. Et c’est ça qu’était le projet du Silo no 5. »

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Je ne sais pas si ces photos vont là…

Corrigez-moi…

28-12-2021

16h40



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Ce n’est pas le silo no 5 mais pas loin!

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Faut m’éduquer, Merci beaucoup !

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Damn, je pensais jamais dire ça mais Merci Professeur :nerd_face:

Professeur Windex, c’est plus drôle :joy:

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CECI N’EST PAS LA PROPOSITION RETENUE


NOS Architectes a partagé une page avec plusieurs infos et images de la proposition de Quo Vadis + Prével + TGTA pour la Pointe-du-Moulin. Je ne vois pas comment Devimco (qui a remporté le concours) pourrait faire mieux!

Vraiment incroyable cette firme.

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Devimco malheureusement n’a pas la même philosophie d’entreprise que Prével… La première peut difficilement sortir des projets comme Prével a fait avec l’Esplanade Quartier… Quo Vadis a aussi une certaine expertise avec la revitalisation des sites industriels comme le Complexe Dompark
D’ailleurs, Devimco n’avait-elle pas perdu l’appel à projet pour le site de la Molson aussi?

Mon avertissement pouvait porter à confusion : Devimco a remporté le concours de la Pointe-du Moulin.

La proposition plus haut est celle de Prével + Quo Vadis et TGTA, qui ont perdu le concours.

Effectivement, c’est Montoni et Groupe Sélection qui réaliseront Molson.

On peut donc s’attendre à une implication de SidLee et ACDF à mon avis.

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Oui je sais malheureusement… mais la SIC ne confirme toujours pas…

C’est criminel que cette proposition, qui aurait créé un vrai quartier du 21e siècle digne de l’emplacement spectaculaire qu’est la Cité du Havre, n’ait pas été retenue… Surtout que Prével et Quo Vadis, ce sont des entreprises qui prennent le développement urbain et social au sérieux, à l’instar de Devimco qui fait n’importe quel scrappe pour faire une piasse. Devimco nous a assez berné par le passé pour qu’on puisse être pas mal certains que leur proposition sera pas à la hauteur du site. C’est complètement abérrant que ce soit le gouvernement fédéral nous impose une aussi grosse décision: les fonctionnaires à Ottawa n’ont aucune espèce d’idée comment ce site devrait être développé et se foutent carrément de notre villes. Il faut pas s’étonner après que le requalification du Vieux-Montréal ait été aussi raté, dans la mesure où c’est long comme c’est pas possible et de toute façon, au final, on se ramasse avec un pastiche de quartier qui sert surtout de trappe à touristes et que les Montréalais voudront jamaisnse réapproprier. Tous les terrains du secteur auraient dû depuis longtemps avoir été cédés à la Ville pour que les décisions soient prises localement après des consultations publiques.

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Les maquettes

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Je remarque la mention d’un téléphérique ! Ça aurait été unique (même si un peu inutile).

J’espère que Devimco saura présenter un projet aussi bon malgré son histoire qui ne le suggère pas. J’aime beaucoup la mode qui semble se détacher des immeubles « icones » qui crient « regardez-moi » typiques de la décennie qui vient de finir pour aller vers des designs plus sobres et élégants. J’adore la tour blanche aux fenêtres rectangulaires ainsi que les espèces de blocs qui composent plusieurs édifices.

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En 2015, Marc-André Carignan a écrit un résumé des différentes propositions pour le Silo no 5

Ici, une entrevue de 2016 de Patrice Roy avec Pierre Thibault et Benoît Berthiaume

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Pas facile de démêler tout ça. Après avoir parcouru entièrement ce fil je constate que la proposition retenue ne semble pas avoir été publiée. Je suis impatient de voir le résultat car ce site sera à mon avis déterminant pour l’image de prestige de ce secteur. Il est vrai que le nom Devimco associé au gagnant est loin de me rassurer.

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La Presse avait sorti la nouvelle que la proposition de Devimco avait été retenue (juillet 2019), mais aucune confirmation de la part de la SIC

Je retiens cette phrase dans cet article qui suppose que rien n’est encore définitivement joué avec la proposition de Devimco:

Une fois que le projet retenu sera annoncé publiquement par la SIC, il est prévu qu’il fasse l’objet de consultations publiques. Un changement de zonage s’ensuivra. Suivront l’étape des plans et devis puis le début des travaux.

Il y avait ceci dans une chronique de Mario Girard en décembre 2021 (voir ma publication plus haut)