Prolongement de la ligne bleue - Projet global

Prolongement de la ligne bleue – Travaux préparatoires à venir prochainement dans le secteur Viau

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17 août 2022

Des travaux préparatoires aux réseaux techniques urbains auront lieu dans le secteur Viau/Jean-Talon à compter de la semaine du 29 août​.

Le projet de prolongement de la ligne bleue continue de se concrétiser, alors que des travaux préparatoires auront lieu dans le secteur Viau/Jean-Talon à compter de la semaine du 29 août​. Ces travaux, qui seront effectués de jour, visent à relocaliser les réseaux techniques urbains, dont l’aqueduc, les égouts et des conduits et câblages souterrains, pour libérer le terrain lorsque la phase d’excavation de masse s’amorcera, en vue de la construction de la nouvelle station de métro. Les travaux devraient durer dix mois, avec une pause à l’hiver 2023.

Des mesures de mitigation seront mises en place pour maintenir le niveau de service bus et atténuer l’impact de ces travaux sur les clients de la STM.​ Il s’agit néanmoins d’un chantier majeur alors qu’un égout collecteur devra notamment être dévié, ce qui nécessitera l’excavation à une profondeur d’environ 8 mètres avec bris de roc. Des entraves routières sont donc à prévoir sur le boulevard Viau ainsi que la rue Jean-Talon.

Des chemins de détour seront en vigueur et de la signalisation routière appropriée guidera les automobilistes. Plusieurs arrêts de bus des lignes 136, 141, 188 et 372 seront annulés ou déplacés. Les citoyens sont invités à consulter l’affichage aux arrêts ou les outils d’information en temps réel de la STM pour connaitre tous les détails et planifier leurs déplacements, puisque les entraves évolueront selon le phasage des travaux.

L’accès aux commerces adjacents sera maintenu en tout temps. De plus, des passages piétons sécuritaires seront aménagés pour faciliter les déplacements.

Plan avec phasage

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Pour rester informé
Les citoyens sont invités à consulter le site web de la STM pour plus de détails et disposer d’informations à jour. Il est aussi possible de s’abonner à un bulletin électronique pour être tenus informés des derniers développements.

Un appel à la participation citoyenne est également lancé, puisque pour assurer un lien continu avec les résidents tout au long de ces travaux, un comité de de bon-voisinage formé de citoyens, groupes et institutions désireux de représenter leur communauté auprès du projet est en cours de formation. Il est possible de poser sa candidature en remplissant le formulaire en ligne. Rappelons aussi que pour garder informés les commerçants concernés par le projet de prolongement et mieux comprendre leurs besoins et préoccupations pour favoriser le maintien de la vitalité économique du secteur, la STM a mis en place une table d’affaires, où siègent des représentants de la communauté d’affaires, de la STM, de la Ville et des arrondissements.

Le prolongement de la ligne bleue s’inscrit dans la foulée de la Déclaration du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal pour revitaliser l’Est de Montréal. De nombreux projets sont en cours pour donner une nouvelle impulsion à ce secteur. L’accroissement de la mobilité, le développement économique et l’amélioration des milieux de vie des citoyens sont au cœur de cet ambitieux chantier. Pour en savoir plus, consultez Revitalisation de l'Est de Montréal | Gouvernement du Québec.

https://www.stm.info/fr/presse/communiques/2022/prolongement-de-la-ligne-bleue---travaux-preparatoires-a-venir-prochainement-dans-le-secteur-viau

Capsules vidéo

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Le prolongement de la ligne bleue atteindra 6,4 milliards


Photo: Josie Desmarais, Getty Images
Le nouveau tronçon de la ligne bleue comprendra un tunnel d’environ 6 kilomètres et 5 stations.

Jeanne Corriveau
18 août 2022

Le coût du prolongement de la ligne bleue du métro devrait finalement atteindre le maximum prévu de 6,4 milliards de dollars. La Société de transport de Montréal (STM) dit ainsi respecter le coût convenu avec le gouvernement du Québec au printemps dernier.

Le comité exécutif de la Ville de Montréal a approuvé mercredi matin un règlement d’emprunt de 6,1 milliards de dollars pour ce projet piloté par la STM et attendu depuis des décennies.

En mars dernier, la ministre responsable de la Métropole, Chantal Rouleau, avait annoncé en compagnie du ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, et de la mairesse Valérie Plante, qu’une entente était intervenue entre Québec et Ottawa pour le financement du projet. On évoquait alors un budget total oscillant entre 5,8 et 6,4 milliards.

Selon les documents liés au règlement d’emprunt de la STM, en incluant les intérêts à long terme, la facture atteindra donc le montant maximal envisagé, soit 6,4 milliards. À cela s’ajoute une somme de 23,9 millions. Mais la STM soutient qu’il s’agit d’un « budget spécial d’exploitation » requis pour la réalisation du projet. « Ces dépenses [de 23,9 millions] ne sont pas admissibles au financement du gouvernement et seront subventionnées à même le service de dette de la STM », a indiqué Philippe Déry, conseiller corporatif aux relations publiques de l’organisme, dans un courriel. « Le Règlement d’emprunt visé par la STM respecte donc le coût maximal du projet établi annoncé par le gouvernement. »

Le dossier d’affaires final confirmant les investissements de 6,4 milliards devra cependant obtenir l’approbation du Conseil des ministres en décembre prochain.

Dans cette enveloppe, la STM a prévu un montant de près de 820 millions comme réserve pour les imprévus. On évoque notamment les conditions du marché qui pourraient être défavorables et les problèmes qui pourraient survenir dû à la nature des terrains.

La part assumée par le gouvernement du Québec s’élève à 4,4 milliards et celle d’Ottawa à 1,3 milliard. De son côté, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) versera 310 millions et la Société de transport de Montréal, 75,2 millions.

Gonflement de facture

Depuis l’annonce initiale du projet en avril 2018, le coût du prolongement de la ligne bleue n’a cessé de grimper. Il y a quatre ans, son coût était estimé à 3,9 milliards de dollars, avant de passer à 4,5 milliards en 2019. Puis, à l’été 2020, en raison de la hausse des coûts d’expropriation de terrains et de l’augmentation des coûts de construction, la facture a bondi à 6 milliards, avant de gonfler à 6,9 milliards en 2021. Devant cette hausse fulgurante, la STM a dû revoir le projet. Certains édicules secondaires ont été éliminés et le terminus Anjou a été reconfiguré.

Le nouveau tronçon de la ligne bleue comprendra un tunnel d’environ 6 kilomètres et 5 stations. Sa mise en service est prévue pour février 2029.

En avril dernier, la STM a lancé un avis de qualification pour le tunnelier qui sera requis pour les travaux d’excavation. Les soumissions reçues seront analysées cet automne et l’appel d’offres sera publié plus tard cette année.

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Deux vidéos sur les travaux préparatoires

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Des contaminants à gérer sur le chantier de la ligne bleue


Photo: Archives, Félix Lacerthe-Gauthier / Métro

Journal Métro | SAINT-LÉONARD | 30 août 2022 à 5h00 | Mateo Gaurrand-Paradot

Alors que les travaux préparatoires de la future station Viau de la ligne bleue ont commencé le 29 août, la Ville de Montréal a récemment annoncé avoir détecté des contaminants de type hydrocarbures aliphatiques chlorés (HAC) dans cette zone. Une situation qui n’est malgré tout pas inquiétante, selon l’administration municipale.

La Société de transport de Montréal (STM) devra cependant élaborer, durant les travaux préparatoires, une stratégie de gestion des contaminants. Celle-ci encadrera la construction de la station Viau – nom provisoire –, sur le site du futur édicule au coin des rues Jean-Talon et de Cannes, près du boulevard Viau, où on trouvait auparavant un restaurant McDonald’s.

Les contaminants HAC sont des gaz à effets de serre qui servent divers usages – propulseurs d’aérosols, solvants et agents de dégraissage. Ils présentent des dangers lors d’une exposition chronique, allant de syndromes divers à des risques de cancers.

Lors de la construction de la station Viau, les contaminants pourraient contaminer les eaux souterraines et les aqueducs qui acheminent l’eau potable.

La Ville se veut cependant rassurante, son relationniste média Hugo Bourgoin affirmant que «la sécurité autant des riverains que des travailleurs sur le chantier est une priorité». Pour cela, une entente a été conclue entre la municipalité et la STM.

Un guide de surveillance des contaminants

L’entente en question a été présentée lors de la séance du comité exécutif du 17 août. Le comité a alors décidé d’obliger la STM à rédiger un guide de surveillance et de suivi en chantier. Celui-ci devra être approuvé par la Ville avant le début des travaux de construction.

La STM et la Ville se sont entendues sur le fait que ce guide devra contenir un programme d’échantillonnage et un plan de protection des actifs municipaux et du traitement de l’eau contre la contamination.

Ce guide devra aussi «détailler les moyens de protection, requis dans la zone contaminée la plus contraignante […] pour approbation avant le début du chantier», explique Hugo Bourgoin.

Protection des infrastructures et des citoyens

La municipalité affirme que «la protection des infrastructures de la Ville se fera notamment à l’aide d’une membrane d’étanchéité, d’une garniture spécifique de joint et du remplacement de PVC par le béton». Selon l’entente signée entre la Ville et la STM, les coûts de ces mesures seront aux frais de la STM.

Quant au risque pour les civils, un processus est même prévu en cas de litige. Si un citoyen venait à se plaindre vis-à-vis des contaminants, un inspecteur serait envoyé sur place pour enquêter sur le problème.

Ces travaux préparatoires avaient pour objectif initial de détourner des aqueducs, des câbles souterrains et des égouts. Ils serviront désormais également à gérer les risques de contamination et devraient s’échelonner jusqu’à l’automne 2023, avec une pause au prochain hiver.

Une zone perturbée par les travaux

Dans un communiqué, la STM a précisé que les travaux préparatoires occasionneront des entraves routières sur le boulevard Viau ainsi que la rue Jean-Talon. Des déviations sont planifiées.

La STM indique aussi que «plusieurs arrêts de bus des lignes 136, 141, 188 et 372 seront annulés ou déplacés».


Les phases des travaux préparatoires autour de Viau. Photo: Gracieuseté STM

La STM ajoute que l’accès aux commerces sera maintenu.

La première phase des travaux prendra place sur le boulevard Viau, entre les rues Paisley et Jean-Talon, et sur la rue Baunard, à proximité de la rue de Cannes. La deuxième phase se déploiera sur la rue de Cannes, entre les rues Baunard et Jean-Talon. La troisième touchera l’intersection Jean-Talon/de Cannes.

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Leur graphique expliquant le prolongement aurait pu inclure… le prolongement? :stuck_out_tongue:

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Impacts sur les déplacements des clients

Dès le 19 septembre, la ligne 136 – Viau Sud sera détournée et certains arrêts seront déplacés. En effet, le boulevard Viau sera fermé à la circulation en direction sud, entre la rue Jean-Talon et la rue de Paisley. Le détour se fera vers l’ouest sur la rue Jean-Talon, jusqu’au boulevard Provencher. Le bus reviendra ensuite sur la rue Bélanger pour reprendre son trajet régulier sur Viau en direction sud. Nous vous invitons également à consulter l’affichage aux arrêts ou nos outils d’information en temps réel pour connaitre les détours en vigueur.

Ligne 136 - Viau (direction sud seulement)

Le boulevard Viau sera complètement fermé en direction sud à partir du 19 septembre. Ainsi, pour une durée d’environ 12 semaines, la ligne 136 -Viau sud sera en détour à partir de la rue Jean-Talon et pourra reprendre son trajet régulier à partir de la rue Bélanger. Le détour se fera vers l’ouest via le boulevard Provencher.

Ligne 188 - Couture (direction est seulement)

À quelques reprises pendant les phases 1 et 2 du projet, des interventions d’une durée limitée (moins de 3 semaines) devront être réalisées sur la rue Jean-Talon. Pendant ces courtes périodes, il ne sera pas possible de circuler en direction est sur la rue Jean-Talon. Ainsi, la ligne 188 – Couture en direction est sera détournée par le boulevard Provencher et la rue Bélanger pour reprendre son trajet régulier à partir du boulevard Viau, en direction nord.

Lignes 141 et 372 – Jean-Talon (direction est seulement)

À quelques reprises pendant les phases 1 et 2 du projet, des interventions ponctuelles devront être réalisées sur la rue Jean-Talon. Pendant ces courtes périodes, il ne sera pas possible de circuler en direction est sur la rue Jean-Talon. Ainsi, les lignes 141 – Jean-Talon et 372 Jean-Talon en direction est seront détournées par le boulevard Provencher et la rue Bélanger pour reprendre leur trajet régulier à partir du boulevard Viau.

Ces lignes de bus seront principalement touchées lors de la troisième phase du projet alors que l’aire de chantier sera située sur la rue Jean-Talon à l’intersection de la rue de Cannes. Un arrêt temporaire sera alors installé à l’intersection de la rue Bélanger et du boulevard Viau. La phase 3 du projet aura lieu à l’été 2023 uniquement.

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Bon je me prépare à souffrir x). À la hauteur de Jean-Talon c’est l’enfer niveau trafic. Avec Pie-IX et Viau d’entravé et à cause du Piss Poor Planning de Saint-Léonard, la seule alternative restante entre les deux est Provencher qui est dejà pas mal saturé. Il faudrait un jour reconnecter les rues avec la grille existante parceque le “modèle labyrinthe” de rue c’est un vrai bordel.

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J’ai justement fait un post sur ce sujet là ce matin. On a des exemples vraiment extrême de ça à Sherbrooke. Des correctifs sont possible à certains endroits, mais d’autres secteurs semblent pratiquement impossible à corriger sans tout démolir.

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Heureusement sur Jean-Talon y’as pas grand chose, juste des vieux centres commerciaux avec des gros stationnements. C’est certains que ça va se redévelopper une fois la ligne bleue venu et l’opportunité se présentera pour refaire les connections manquantes.

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Cap sur le prolongement de la ligne bleue

Portail Constructo | 22 septembre 2022 | Par Sandra Soucy


Le prolongement de la ligne bleue soufflera un vent nouveau sur le métro sur l’ile de Montréal qui n’a pas connu une telle transformation depuis près de 40 ans. Crédit : STM

Avec un tracé qui court sur 5,8 km, le prolongement de la ligne bleue, depuis la station Saint-Michel jusqu’à l’arrondissement d’Anjou, deviendra réalité à partir de 2029.

La Société de transport de Montréal (STM), qui agit à titre de maitre d’oeuvre et de gestionnaire du projet, poursuit ses avancées pour le métro de Montréal, qui sera doté de cinq nouvelles stations à l’est de la station Saint-Michel. La première phase des travaux de ce projet majeur et structurant, dont le montant du contrat est évalué à un cout maximal de 6,4 milliards, commence à se déployer progressivement avec la finalisation des acquisitions de terrains, la démolition de bâtiments existants ainsi que l’excavation et la construction du tunnel.


Cinq nouvelles stations et 5,8 kilomètres s’ajouteront au tracé actuel de la ligne bleue. Crédit : STM

« D’autres travaux s’entameront prochainement en matière de déplacements des réseaux techniques urbains, déclare Maha Clour, directrice de projets principale à la STM. Il faudra d’abord les déplacer et les soutenir temporairement pour que l’excavation et la construction de nos infrastructures souterraines puissent débuter. » Ce projet, dont l’objectif est de maximiser l’accès au transport collectif dans un secteur qui, pour l’heure, est moins bien desservi, favorisera une mobilité durable et intégrée qui aura des répercussions positives sur la qualité de vie des citoyens de l’est de Montréal. « Notre mandat à la STM consiste à construire un prolongement de métro, à assurer la desserte en surface du service du réseau des bus, mais aussi à amalgamer tous les parcours clients, piétons comme cyclistes, explique Maha Clour. Le travail d’intégration de ces nouvelles infrastructures du transport collectif effectué en collaboration avec les partenaires de la Ville et les arrondissements concernés s’inscrit pleinement dans une vision future de redéveloppement de la Ville de Montréal, particulièrement avec la revitalisation de la rue Jean-Talon Est. »

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Maha Clour, directrice de projets principale à la STM. Crédit : STM

En ce sens, un tel projet agira aussi comme un catalyseur permettant d’assurer des possibilités, autant pour la Ville que pour des promoteurs qui souhaitent investir dans ce secteur ou ceux avoisinants. L’histoire le démontre : le métro a transformé les quartiers partout où il est passé, mais comme le fait remarquer la directrice de projets principale, il est indispensable de recourir à une approche dite phasée. « Tout ne peut se faire en même temps sinon c’est le secteur est en entier qui sera paralysé pendant nos travaux, prévient-elle. Mais il n’est pas exclu que la Ville puisse saisir l’opportunité de retravailler ou de renforcer certains éléments des infrastructures souterraines lors de l’excavation des zones d’intervention du prolongement, en veillant à ce que ces travaux s’intègrent correctement. »

Entreprendre un chantier d’une telle envergure pose évidemment plusieurs défis, convient Maha Clour. Des défis techniques, il va sans dire, puisqu’on ne construit pas dans un champ où il y a beaucoup d’espace d’entreposage et où il n’y a pas de voisins. « Nous sommes dans un secteur bâti très dense nécessitant bon nombre de mesures de mitigation pour minimiser les impacts liés aux nuisances que ce chantier pourrait générer, notamment en matière de bruit, de contrôle de poussières, de vibrations, de routes de camionnage, d’entreposage de matières excavées ou d’équipements de chantier, signale-t-elle. Mais la STM n’en est pas à son premier projet d’envergure et dispose de mesures éprouvées pour faire face aux défis et pour atténuer les répercussions négatives. »

« En même temps, enchaine-t-elle, les défis rencontrés jusqu’à présent se situent plutôt du côté de l’acceptabilité, notamment pour ce qui est des expropriations et des acquisitions de terrains. Nous devons aussi nous en tenir au strict minimum nécessaire pour pouvoir construire le métro tout en respectant l’environnement bâti et les terrains riverains. Et ce, sans compter le très grand défi de pénurie de main-d’oeuvre qui sévit en ce moment un peu partout à travers le monde et qui ne fait pas exception à la STM. »

Avec le prolongement de la ligne bleue, le métro sur l’ile de Montréal n’aura jamais connu un tel essor depuis presque 40 ans ! En fait, depuis 1988, révèle Maha Clour. Mais ce projet se démarque particulièrement par sa méthode d’excavation, puisque l’utilisation d’un tunnelier a été retenue, une première dans l’histoire de la STM. « Le REM l’a utilisé dans le cadre de ses travaux, mais pour le métro, il s’agit d’une première, précise-t-elle. Le choix a été fait d’utiliser un tunnelier en considération avec nos mesures d’atténuation pour minimiser les impacts en termes de nuisance en surface, puisque l’appareil génère moins de bruit et de vibrations. De fait, la majorité des travaux se fera en souterrain, bien que quelques excavations soient prévues dans des endroits cibles pour certains travaux en surface, notamment sur le site des emplacements des différentes stations. »

À CONSULTER

Grand chantier : Prolongement de la ligne bleue

Il va de soi qu’un projet de cette ampleur ouvre aux entrepreneurs de nombreuses possibilités qu’ils pourront saisir prochainement, alors que des appels d’offres seront lancés aux intervenants issus de différents domaines d’expertise, laisse entendre Maha Clour. « Au cours des dernières années, nous étions dans une phase de planification, mais depuis que le gouvernement a accordé tout récemment son feu vert, nous pouvons désormais passer à la phase de réalisation, ajoute-t-elle. Considérant la nature des travaux, ces appels d’offres seront ouverts sur le plan international, bien que des clauses soient sur le point d’être intégrées pour prévoir un minimum de contenu local à l’échelle québécoise et canadienne, ce qui nous permettra quand même de solliciter un marché local à cet effet. »

Une station, un architecte

Est-il besoin de rappeler que le métro de Montréal est reconnu sur le plan international pour son design unique du fait, notamment, que chaque station est l’oeuvre d’un architecte différent? Résolue à poursuivre dans cette voie, la STM maintient cette orientation pour les cinq nouvelles stations. « Depuis quelques années, nous avons sélectionné une firme d’architecture différente pour chacune des stations, soit cinq firmes au total, et nous avons mis en place des mécanismes pour garder une certaine vigie indépendante sur l’évolution de la conception, révèle Maha Clour. Un comité d’experts provenant du milieu de l’architecture urbanistique et patrimonial a été mis en place et siège régulièrement afin de suivre l’avancement de la conception par les architectes impliqués dans le projet. »

À cela s’ajoute, en collaboration avec les partenaires de la Ville, un comité de toponymie réunissant des membres issus de différents regroupements locaux. « Des choix de noms ont déjà été proposés, et notre souhait est de pouvoir dévoiler publiquement, au cours des prochains mois, ceux qui auront été retenus pour chacune des cinq nouvelles stations », conclut-elle.

MOBILISER DES TALENTS

Dans les cartons depuis fort longtemps, la réalisation du prolongement de la ligne bleue s’amène avec son lot de travaux d’envergure dans un contexte où les besoins en main-d’oeuvre n’ont jamais été aussi critiques. À ce propos, Maha Clour est on ne peut plus éloquente :

« Il nous est difficile de mobiliser des talents parce que le marché est très féroce à l’heure actuelle en termes de projets de réalisation. Cela se vérifie pour la main-d’oeuvre dans le domaine de l’ingénierie, mais aussi pour les appels d’offres et les fournisseurs qui soumissionnent sur nos appels d’offres. » Alors que ce projet d’importance s’inscrit dans l’histoire du Québec, la directrice de projets principale lance un appel à tous afin de les inviter à visiter le site web de la STM et d’y découvrir les différents emplois disponibles, offrant par la même occasion l’opportunité de contribuer à faire avancer la mobilité montréalaise.

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Cap sur la ligne bleue ?.. revenez-nous avec des noms de stations et des rendus, d’ici-là… Ça fait combien d’année qu’on aurait pu déjà les avoir…

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