Élections provinciales Québec 2022

Éditorial de Brian Miles sur les relations avec les municipalités

Quel avenir pour les villes?

Brian Myles
19 septembre 2022
ÉDITORIAL

D’ici la fin de la campagne électorale, l’équipe éditoriale du «Devoir» proposera une analyse des principaux engagements des partis politiques sur des thèmes qui interpellent l’ensemble des Québécois. Aujourd’hui : les relations avec les municipalités.

Lors des élections municipales de 2021, nous avons assisté à la montée en force de la nouvelle garde, une génération de maires et de mairesses animés d’un sens renouvelé de l’autonomie municipale et d’une préoccupation marquée pour la lutte contre les changements climatiques. En attestent notamment la réélection de Valérie Plante à Montréal, l’élection à Québec de Bruno Marchand, défenseur du tramway, ou encore à Laval celle de Stéphane Boyer, auteur de l’essai récent Des quartiers sans voitures (Somme toute).

La semaine dernière, ils ont fait une démonstration d’unité. Les maires et mairesses des dix plus grandes villes québécoises ont demandé au prochain gouvernement de conclure un « pacte vert » assorti d’une enveloppe de deux milliards de dollars, afin que les municipalités puissent relever les défis des changements climatiques : inondations, glissements de terrain, chaleur extrême, érosion, pénuries d’eau potable, etc.

Le chef caquiste, François Legault, a reçu froidement les demandes des élus. Vendredi, lors d’un sommet électoral organisé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), il a fait preuve d’une plus grande ouverture. Entre la demande initiale des dix élus et le sommet de l’UMQ, il s’est produit un phénomène inattendu. La nature, dans tous ses excès, s’est chargée d’offrir un désolant exemple concret des périls environnementaux décrits par les maires. Des pluies torrentielles ont provoqué des inondations et des refoulements d’égouts dans les chaumières de citoyens désemparés à Montréal et à Joliette.

Les changements climatiques se produisent dans la cour des municipalités. Le thème couvait tel un bruit de fond lors des dernières élections municipales. Chaque fois qu’une nouvelle calamité climatique s’abat sur une municipalité, il gagne en importance dans les préoccupations des élus locaux et des citoyens.

Les préoccupations environnementales seront à l’avant-plan des négociations à venir entre le gouvernement du Québec et les villes pour renouveler le pacte fiscal historique conclu en 2019 par le gouvernement Legault. L’entente, d’une valeur de sept milliards sur cinq ans, arrivera à échéance en 2024. Les villes voudront consolider les acquis et s’affranchir encore plus de la dépendance aux revenus de l’impôt foncier.

M. Legault s’est déjà engagé à répondre à une revendication importante de l’UMQ. Il a promis d’adopter une loi afin de pérenniser le partage de la croissance d’un point de la TVQ avec les municipalités. Dans le pacte fiscal actuel, cette mesure clé représente 660 millions sur cinq ans.

La Coalition avenir Québec (CAQ) a l’avantage de tirer parti de son bilan. Le pacte fiscal de 2019, qui répondait aux revendications de longue date de l’UMQ, a permis la diversification de l’assiette fiscale des municipalités. S’ajoute la somme de 1,3 milliard sur cinq ans, annoncée dans le premier mandat, pour la création d’un Fonds régions et ruralité. La CAQ peut affirmer qu’elle en a fait plus que tout autre gouvernement pour reconnaître l’autonomie politique et fiscale des municipalités.

Le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois, semble animé du même esprit. Il souhaite changer la nature de la relation entre Québec et les municipalités et casser une fois pour toutes la dépendance à l’impôt foncier. Il promet d’augmenter de 300 millions par année les transferts aux municipalités en attendant la conclusion du prochain pacte fiscal. QS se distingue par sa révolution proposée en transport collectif, avec la promesse d’investir 57 milliards d’ici 2030.

De son côté, la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, s’est montrée ouverte à discuter du « pacte vert » avec les villes, sans chiffrer d’engagement. La plateforme libérale est peu bavarde sur sa vision de l’autonomie municipale. Elle énonce plutôt des propositions concrètes : augmenter de six fois les redevances sur l’eau versées aux municipalités, éliminer les droits de mutation immobilière (la « taxe de bienvenue ») avec pleine compensation, revoir le partage des redevances minières, accorder un congé d’impôt foncier de dix ans aux acquéreurs de bâtiments patrimoniaux.

Au Parti québécois (PQ), le chef, Paul St-Pierre Plamondon, a aussi promis de discuter du pacte vert avec les municipalités. La plateforme de la formation souverainiste repose sur des investissements massifs en transport collectif et en infrastructures (30 milliards pour les 30 plus grandes villes).

De l’aveu de son propre chef, Éric Duhaime, le Parti conservateur du Québec (PCQ) a peu de propositions pour les villes. Le credo libertarien l’amène à proposer une simplification de la réglementation gouvernementale, de même qu’un moratoire sur le tramway à Québec, et un projet pilote de gratuité du transport en commun dans la capitale nationale.

Difficile de dire si l’ensemble de ces promesses plaisent aux élus locaux. Pour sortir de la logique des mesures isolées proposées « d’en haut », les municipalités auront tout intérêt à demeurer unies dans les prochaines années. Leur cohésion sera déterminante dans leur quête pour obtenir de Québec des revenus pérennes et l’autonomie nécessaire pour décider par elles-mêmes de leur avenir.

Le plus gros morceau à digérer de la part du gouvernement actuel en matière d’infrastructures publiques dans ce scrutin 2022 est sans contredit le troisième lien à Québec, puisqu’il concerne une dépense pharaonique estimée sommairement à 6.5 milliards de dollars.

Entendu que le porte-feuille de tous les payeurs de taxes québécois est visé dans cette dépense somptuaire, qui n’a cependant pas pas fait l’objet d’études scientifiques sérieuses et qui servira essentiellement les automobilistes de Québec.

Ce n’est pas une couleuvre que Legault essaie de nous faire avaler, mais un python adulte. Cette dépense dépasse largement les capacités de payer des québécois pour une simple traversée du fleuve dont la CAQ rejette toute autre option. Surtout quand on connait l’état déplorable de nos infrastructures: routes, autoroutes, écoles, hôpitaux etc.

Je suis tout simplement furieux que le gouvernement sortant essaie de nous tromper en capitalisant sur sa popularité pour nous imposer une infrastructure extrêmement couteuse et non justifiée, qui dépasse largement nos moyens et nous endettera inutilement pour des décennies.

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Ce qui est inquiétant de l’élection, c’est de voir notre système ne plus fonctionner du moment qu’on a de nombreux partis politiques qui ne se démarquent pas:


Qc125 | Sondages et projections électorales

60% des électeurs vont être représentés par plus ou moins 25 sièges sur 125. C’est une absurdité. Malheureusement, ça a l’air qu’il n’y a que les intellectuels que ça concerne, selon la personne qui profite d’une manière démesurée de la situation.

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In an interview with CBC Montreal’s Matt D’Amours, Gabriel Nadeau-Dubois says a Québec Solidaire government would take bold steps to fight climate change. Experts say plans for Montreal may not be realistic.

Si ils veulent vraiment s’attaquer aux changements climatiques, il va falloir qu’ils s’attaquent à la manière dont on conçoit nos ville. À Sherbrooke, le service d’autobus est assez médiocre. Une bonne partie du problème, ce sont toutes ces rues qui zigzag dans tous les sens le moindrement qu’on s’éloignent du centre. Pour se déplacer d’un kilomètre à vol d’oiseau, il faut en faire 3 ou 4 en voiture. L’arrêt d’autobus le plus proche a bien beau être à quelques centaines de mètres, il faut marcher presque 1km pour l’atteindre. On en a des exemples assez extrêmes à Sherbrooke. C’est ça le problème du transport en commun dans nos ville.

Il faut aussi dire que dans le secteur où j’habite, on a énormément de chemins alternatifs. Le traffic n’est pas un problème puisqu’il peu se répartir sur plusieurs dizaines de rues. Dans les nouveaux développements, c’est une autre histoire. Le boulevard Mi-Valons n’a que deux voies et ressemble plus à une autoroute qu’à d’autre chose pendant les heures d’affluence. Un peu plus d’encadrement et de législation de Québec sur ce sujet serait le bienvenu.

En rouge, les barrières physiques qui ne peuvent pas être traversé. En jaune, les passages piéton et cyclistes. On peu voir sur cette capture d’écran à quel point le secteur entourant le boulevard Bourque est lourdement enclavé. Il y a littéralement une ligne continue entre le boulevard industriel et Bourque qui sépare le secteur en deux entités distinctes. Il n’y a qu’un seul passage piéton qui permet de traverser cette ligne.

Le secteur de l’université est assez accessible en comparaison. La seule cassure importante dans ce secteur, c’est le boulevard Université.

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Je viens tout juste de vivre une situation similaire dans Centre-Sud. La piste cyclable Maisonneuve est à nouveau fermée entre Champlain et Papineau (je n’ai aucune idée pourquoi). On recommande un détour vers la Fontaine pour continuer vers l’est, mais il y a aussi des travaux sur la Fontaine qui exigent de se lancer dans l’énorme masse d’automobilistes qui occupent Ontario pour rejoindre le pont. À toutes fins pratiques, les deux seules autres options à vélo sont Logan dont l’intersection avec Papineau n’est pas protégée et René-Lévesque dont il faut traverser les 8 voies à une intersection non-protégée pour rejoindre la piste cyclable. Cette dernière change d’ailleurs de bord deux rues plus loins sur Dorion.

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I feel the need to be a contrarian with GND when he says that they will cancel highway projects. I’m not willing to call all highway projects “useless”. Take highway 410 in Sherbrooke as an exemple. It was completed in 2020. It wraps around the south of the city and completely bypasses the core. That means that trucks heading east no longer need to travel through the city using route 143. This has created a historic opportunity to correct some of the aberrations that exist right in the heart of the city.

The completion of highway 410 has paved the way for a transformation of the neighborhood near the junction of the Magog and St-François river. It has opened the way for a segment of route 143 to be urbanised. Streets that once dead ended at the railway will now be reconnected. New land will be available for development right in the core of the city. The river banks will become more accessible. There are plans to create a new park where the St-François and Magog river meet.

Right now, we are at the beginning of that transformation process. A new bridge is currently being erected. Steel girders are being assembled. Next year, the cloverleaf interchange at the junction of Terrill and Grande-Fourche will be torn down and replaced with a roundabout. Highways justly get a lot of bad press, but they can also create opportunities. Like everything else, highways aren’t a black and white story.

Le débat de ce soir, c’est ici:

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Marche pour le climat Des milliers de jeunes demandent plus d’audace

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Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, et deux autres ministres du gouvernement Legault se sont retirés de la marche pour le climat, vendredi, devant une foule hostile qui huait les élus.

Publié à 13h00 Mis à jour à 16h29

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Éric-Pierre Champagne

Éric-Pierre Champagne La Presse

Au lendemain du débat des chefs, des milliers de personnes ont envahi les rues de Montréal, vendredi, pour manifester « contre le manque d’audace des propositions des partis politiques » face à l’urgence climatique. Un évènement où les politiciens en campagne électorale n’étaient pas tous les bienvenus.

Les manifestants s’étaient donné rendez-vous devant le monument à Georges-Étienne Cartier, au parc du Mont-Royal. Quelques milliers de personnes ont assisté aux discours des organisateurs, une coalition de syndicats, d’associations étudiantes et de groupes communautaires, avant d’entamer leur marche en direction de la Place du Canada. Selon les organisateurs, 15 000 personnes ont participé à la marche.

Le ministre Benoit Charette a donné un point de presse au parc Jeanne-Mance, quelques minutes avant le début officiel de la manifestation. Il était notamment accompagné de Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie, et de Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation.

PHOTO ALEXIS AUBIN, LA PRESSE

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette

« On a un bilan très intéressant », a soutenu M. Charette. Son allocution a rapidement été perturbée par de nombreux manifestants venus lui dire qu’il n’était pas le bienvenu. Les élus de la CAQ ont ensuite tenté de se joindre à la manifestation, mais ont finalement rebroussé chemin devant l’hostilité de la foule qui huait les élus.

Un agent de la Sûreté du Québec affecté à la sécurité des élus de la CAQ leur a indiqué que « ce n’était pas une bonne idée de rester ». Les trois ministres ont quitté les lieux sous les chants nah nah nah hey hey goodbye.

« Ce n’est pas à moi à dire qui est bienvenu ou pas dans la manifestation, parce que je ne l’ai pas organisé. Mais je comprends les jeunes de ne pas s’être sentis écoutés par François Legault. […] Je mentirais si je disais que je suis surpris de l’accueil que la CAQ a reçu aujourd’hui », a signalé le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, qui a participé à l’évènement en compagnie de Manon Massé.

Sur Twitter, le ministre Charrette a réagi aux propos du chef solidaire. « Vs avez raté une belle occasion de dénoncer la violence et l’intimidation exprimées à la manifestation pour le climat. Le #PCQ a ses extrémistes. Vous devez admettre que vous avez les vôtres. Tous les gestes de violence et d’intimidation doivent être dénoncés. »

« Je veux que les choses soient bien claires et je veux qu’il n’y ait absolument aucune ambiguïté. Je condamne et Québec solidaire condamne toutes formes de violence, d’intimidation ou de menaces à l’intégrité physique des personnes. C’est inadmissible en général et c’est inadmissible envers les élus », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois, au cours d’une mêlée de presse où il répondait aux propos du ministre Charrette.

« Moi, ce que j’ai vu cet après-midi, ce sont des jeunes […] scander des slogans pour exprimer leur désaccord envers un parti politique, la CAQ. Ça s’est fait pacifiquement, ça s’est fait oralement, et je pense que dans une société où on aime notre liberté d’expression, c’est correct. »

« Si j’étais allé dans une manifestation pour le pétrole, je pense que les gens m’auraient hué. C’est très désagréable, mais ça fait partie d’une société où il y a la liberté d’expression. »

De son côté, après un imbroglio sur sa présence, Dominique Anglade a finalement participé à la marche pour le climat. Questionnée à savoir pourquoi les manifestants ne lui demandaient pas de partir, Dominique Anglade a réitéré que « la lutte aux changements climatiques, j’y crois. » « Je suis tellement plus crédible. Ils [les élus de la CAQ] n’ont pas l’air de prendre ça au sérieux. »

Dès le départ, les organisateurs de la marche avaient clairement fait savoir qu’ils s’attendaient à ce que les politiciens participant à l’évènement appuient leurs revendications. Ils demandaient qu’ils marchent derrière les manifestants, et non parmi ceux-ci, « en signe d’humilité ».

« Quand on marche [dans une manifestation], c’est qu’on appuie les revendications », a expliqué Véronique Laflamme, du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), l’un des groupes qui ont organisé l’évènement. Les organisateurs réclament que le gouvernement du Québec prenne les moyens pour atteindre sa cible de réduction des gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030.

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Véronique Laflamme porte-parole du FRAPRU

Si les jeunes étaient très nombreux à y participer, plusieurs parents et grands-parents se sont joints aux manifestants. C’est le cas notamment de Françoise David, ancienne députée de Québec solidaire, qui était présente en compagnie de son conjoint et de sa petite-fille âgée de 6 ans.

« Mon fils vit aux Îles-de-la-Madeleine. Avec ce qui se passe en ce moment [l’ouragan Fiona], je suis inquiète », dit-elle. Si l’environnement et les changements climatiques préoccupent davantage, les jeunes, Mme David rappelle que beaucoup de parents et de grands-parents se sentent concernés. « On sent que le premier ministre [François Legault] est pas mal déconnecté », ajoute-t-elle.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, n’a pas participé à la manifestation, évoquant un horaire déjà bien rempli. « Je ne participe à aucune manifestation ou à peu près pas sauf celles qu’on organise », a-t-il ajouté. Il propose de donner le feu vert au projet de GNL Québec et d’exploiter les gaz de schiste, une position en porte-à-faux avec les revendications des manifestants.

Avec Fanny Lévesque, Mylène Crête et Hugo Pilon-Larose, La Presse

En savoir plus

  • 37,5 %
    Le Québec a pour cible de réduire de 37,5 % ses émissions de GES d’ici 2030, par rapport au niveau de 1990.

Gouvernement du Québec

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Il fallait un certain culot de la part des ministres de la CAQ à se joindre à une manifestation sur les changements climatiques, qui dénonçait justement l’absence d’effort sincère de ce gouvernement. Le dossier environnemental a un des pires bilans des dernières années avec les multiples ratés du ministre attitré dont l’incompétence et la mauvaise foi ont fait les manchettes tout le long de son mandat. Charette et ses collègues ministres ont en conséquence largement mérité d’être exclus de la marche en essayant de récupérer honteusement un événement à leur avantage.

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Du culot? Les ministres ont droit à leur propre opinion. Libre aux manifestant de les ignorer, mais les exclure, c’est d’aller un pas trop loin.

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Ils ont droit à leur opinion en tant que personne comme tout le monde. Mais là c’est en tant que ministres du gouvernement actuel qu’ils se présentaient et non comme simples citoyens. Par ailleurs ils ont eu 4 ans pour intervenir concrètement et ont largement échoué avec des mesures environnementales grandement insuffisantes. Notre déficit carbone continue à s’alourdir et c’est intolérable avec l’urgence climatique qui chamboule la planète.

En plus ils veulent dépenser plus de 6 milliards pour un projet de tunnel (sans étude) en totale opposition avec le développement durable. Tandis que nous avons des besoins énormes et pressants en infrastructures comme des écoles, hôpitaux, logements sociaux etc. etc.

Nous sommes déjà trop endettés et trop taxés, alors ça va faire gaspiller l’argent des contribuables pour construire plus de routes et favoriser l’étalement urbain surtout que nos infrastructures urbaines souterraines tombent en ruine. Parlez-en aux montréalais! :-1:

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Vote par anticipation aujourd’hui et demain!

Je ne sais pas si c’est à cause du marathon et qu’il ne pouvait pas y avoir un bureau de vote dans le quartier (je suis dans une “enclave inaccessible”), mais je n’ai jamais dû aller aussi loin pour voter par anticipation en 10 ans (presque 2 km).

Habituellement, ça se fait à l’école primaire du coin. L’année passé, le fédéral a choisi la salle multifonctionnelle de l’égllise qui est d’ailleurs conçu pour être accessible. Cette année, le provincial a choisi de faire ça au terrain de golf. C’est où? Je ne suis pas amateur de golf. Heureusement qu’on a Google maps.

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Si vous n’êtes pas déjà fan je vous conseille vivement le site de QC125 l’agrégateur de sondages qui est mis à jour quasiment quotidiennement.

Ça chauffe beaucoup à Montréal et c’est super intéressant de suivre les changements qu’on peut qualifier d’historiques qui sont à prévoir!

Je vous conseille de regarder ce qui se passe dans les circonscriptions de Marquette(Lachine), Maurice Richard (Ahuntsic), St-Henri-Ste-Anne (Sud-Ouest) et Verdun. Ce sont des endroits où ça va brasser et où c’est très très serré! Même dans Viau (St-Michel) on voit peut-être une possibilité renversement.

Ailleurs au Québec on voit des luttes serrées à Sherbrooke entre la CAQ et QS et à Québec et Beauce entre CAQ et PCQ.

Plus dans l’Est, c’est serré entre la CAQ et le PQ dans Bonaventure, Gaspé et les Iles-de-la-Madeleine, mais avec une avance pour la CAQ.

Bref, même s’il n’y a pas vraiment de suspense à savoir qui va gagner les élections, ces luttes seront déterminantes pour l’avenir de certains partis et également pour l’intérêt que le gouvernement pourrait accorder à des circonscriptions nouvellement pivot.

https://qc125.com/carte.htm

Voici certains exemples. Si Lachine vient dans le giron de la CAQ, serions-nous soudainement surpris par l’annonce d’un financement de la ligne rose vers ce secteur?





Dans le coin de Sherbrooke, il faut également ajouter la circumscription de Saint-François. Les sondages placent Sherbrooke à égalité statistique et Saint-François à 2% en dessous, donc à l’intérieur de la marge d’erreur du sondage.

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En effet, et c’est très important pour QS puisque ce sont les 2 seules circonscriptions où ils ont des chances à l’extérieur des grands centres urbains de Québec et Montréal.

À Québec, Sol Zanetti pourrait être détrôné dans la circonscription de Jean-Lesage. Il est a égalité statistique avec la CAQ. C’est probablement un des représentant parmi les plus connu de QS.

Sinon, pour le PCQ, les circumscriptions où ils pourrait faire des gains sont:

  • Joliette
  • Beauce-Nord
  • Beauce-Sud

À Québec, ces circonscriptions ont un écart de plus de 5% entre la CAQ et le PCQ:

  • Chauveau
  • Vanier-Les Rivières
  • Charlesbourg

En Gaspésie, ces circonscription sont à égalité statistique entre le PQ et la CAQ dans les sondages.

  • Bonaventure
  • Îles-de-la-Madelaine

La CAQ va probablement prendre ces circonscription au PQ:

  • Rimouski
  • René-Lévesque
  • Gaspé

La CAQ va probablement prendre Rouyn-Noranda-Témiscamingue a QS.

La CAQ va probablement prendre ces circonscription aux Libéraux:

  • Laporte
  • Anjou-Louis-Riel

Le PLQ est menacé par la CAQ dans ces circonscription:

  • La pinière
  • Marguerite-Bougeoys
  • Bourassa-Sauvé
  • Viau

Pour une élection où le gagnant est déjà connu, il y a quand même beaucoup de courses serrées.