Nouvelles économiques et commerciales

Reportage au Téléjournal 18h (avec une vieille pub télé!)

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C’est quand même logique considérant leur re-branding plus haut de gamme. Ils vont venir chercher le bas de gamme avec Zellers.

Pour en terminer avec mon histoire de Shiller Lavy, deux médias on fait des articles sur la vente de 5 édifices sur la rue Saint-Viateur Ouest dans le Mile-End:

La Montreal Gazette a tenté de contacter Danny Lavy, et a obtenu cette belle réponse:

“You think I’m going to make a comment?” he said. “No. I appreciate it. Goodbye.”

Ce matin, l’agent responsable de la vente de 3 de ces édifices se paye une belle publicité au sujet de ces propriétés dans La Presse Plus!

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J’avais oublié que Jacob avait fermé tous ses magasins… compétition féroce avec le fast fashion de H&M et Zara…
J’ai encore des vêtements de chez Jacob en excellent état contrairement aux vêtements de H&M qui ne se portent qu’une ou deux saisons avant de voir apparaître des trous…!

Avec le décès du fondateur de Jacob, le Québec perd un pionnier de la mode féminine


Photo: Graham Hughes, Archives La Presse canadienne
Le détaillant Boutique Jacob a fermé ses portes, en 2014, face à une concurrence féroce. Seulement une boutique, celle de Sorel-Tracy, est demeurée ouverte jusqu’en 2018.

Olivier Du Ruisseau
22 janvier 2023
Économie

Le milieu de la mode du Québec est en deuil. Le fondateur de la chaîne de magasins et de la marque de vêtements pour femmes Jacob, Joey Basmaji, s’est éteint récemment à l’âge de 70 ans. À son apogée, l’entreprise regroupait près de 200 magasins et employait des milliers de personnes à travers le Canada. Le détaillant Boutique Jacob a toutefois fermé ses portes, en 2014, face à une concurrence féroce.

M. Basmaji était reconnu pour sa grande discrétion. Il ne donnait presque jamais d’entrevues aux médias. C’est donc peut-être pour honorer cette discrétion et pour pouvoir se recueillir dans l’intimité que sa famille a attendu avant d’annoncer de son décès. L’homme d’affaires a rendu l’âme le 21 décembre dernier, mais l’avis de décès n’a été publié que cette semaine.

Une cérémonie sera d’ailleurs organisée en son honneur au complexe funéraire Mont-Royal, au pied de la montagne, le 11 février prochain.

« Donner confiance aux femmes »

L’image de la marque Jacob a certes été ternie par ses nombreuses difficultés financières qui ont généré une véritable saga médiatique, il y a une dizaine d’années, mais aujourd’hui, le milieu de la mode ne tarit pas d’éloges pour M. Basmaji.

« Joey était animé par la volonté de donner confiance aux femmes. [Il] a habillé plusieurs générations de femmes et son legs demeurera à tout jamais ancré dans l’histoire de notre industrie », a déclaré Chantal Durivage, vice-présidente de l’agence M.A.D. Collectif derrière le festival MAD, auparavant nommé Festival Mode et Design, sur Facebook.

Diane Lessard, une blogueuse spécialisée en mode, a commenté : « Un fleuron de la mode québécoise de l’époque nous quitte ». De nombreuses autres Québécoises se souviennent encore de la marque Jacob, qui proposait des vêtements urbains élégants à bas prix.

Une entreprise familiale

C’est à Sorel, en 1977, que Joey Basmaji et sa femme, Odette Bolduc, ont fondé Jacob, dont le nom est emprunté à son père, Jacob Basmaji, un immigrant d’origine syrienne. Ce dernier avait fondé la première mercerie de la ville, en 1960. Refusant d’ouvrir des boutiques au-delà des frontières canadiennes, Jacob a tout de même connu un succès retentissant au pays pendant des décennies.

« C’est vraiment l’arrivée de marques étrangères de fast fashion qui a été un coup dur pour Jacob et tellement d’autres entreprises au début des années 2010 », explique Jean-François Daviau, cofondateur et président de M.A.D. Collectif. Incapable de surmonter la concurrence et de restructurer son administration en conséquence, l’entreprise a fermé boutique en 2014.

Seulement une boutique, celle de Sorel-Tracy, est demeurée ouverte jusqu’en 2018. L’entreprise a également lancé un commerce en ligne, l’an dernier, pour continuer à vendre ses trois parfums, jadis très populaires, ainsi que quelques vêtements.

Un grand capital de sympathie

M. Daviau ajoute que Jacob était « une marque d’avant-garde, dans le sens qu’elle produisait des vêtements de qualité et que les Québécoises les aimaient beaucoup. Elle a aussi toujours bénéficié d’un grand capital de sympathie, entre autres parce que c’était une entreprise familiale. »

Au tournant des années 2010, près du tiers des produits vendus par les boutiques Jacob étaient fabriqués au Canada. Dans les années les plus glorieuses de l’entreprise, « il y avait un grand intérêt pour la mode locale », souligne M. Daviau. Il se dit par ailleurs enthousiaste à l’idée de constater « un certain retour » de cette tendance depuis quelques années.

La marque s’est aussi « beaucoup impliquée dans le paysage de la mode québécoise », raconte-t-il. « C’est parce que des entreprises comme la sienne ont cru au festival Mode et Design qu’on a pu en arriver là aujourd’hui. Jacob a aussi encouragé et collaboré avec de nombreux jeunes créateurs d’ici ».

La mode, un marché difficile

Jean-François Daviau rappelle également que « le secteur de la mode est très compétitif » et que Jacob aurait probablement eu autant de mal à tirer son épingle du jeu aujourd’hui. Il souligne que certaines entreprises multinationales peuvent bénéficier d’avantages fiscaux, de la faiblesse du dollar canadien par rapport à d’autres monnaies ou encore de coûts de production plus bas à l’étranger.

« Il y avait aussi, au moment où Jacob a fermé, un intérêt pour la nouveauté, pour les grandes chaînes américaines et européennes qui ont fait leur apparition », dit-il. Par exemple, Zara est arrivé au Québec en 1999, puis H&M en 2006, et sont demeurés incontournables sur le marché.

C’est pourquoi aujourd’hui, alors que le public est « plus conscientisé quant aux conséquences écologiques du fast fashion », selon M. Daviau, il importe d’autant plus « d’appuyer notre écosystème où des entreprises d’ici fabriquent des produits ici et font travailler des gens ici ».

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Commerce de détail La moitié des quincailleries réduisent leurs heures d’ouverture

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

La moitié des quincailleries au Québec ont réduit leurs heures d’ouverture en 2022.

Si l’épineux dossier de la fermeture des commerces le dimanche ne fait toujours pas consensus, de nombreuses quincailleries québécoises ont néanmoins décidé de revoir leur horaire. Près de la moitié d’entre elles ont réduit leurs heures d’ouverture en 2022, selon une recension effectuée par l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT).

Publié à 5h00

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Nathaëlle Morissette
Nathaëlle Morissette La Presse

Il s’agit d’un véritable gain pour le président de l’association, Richard Darveau, qui milite depuis des mois pour une réduction des heures d’ouverture afin de permettre aux marchands et à leurs employés de souffler un peu, dans un contexte où l’on manque cruellement de personnel. Ainsi, sur quelque 800 magasins, près de 400 ont fait des changements.

M. Darveau souhaite néanmoins qu’une loi soit adoptée pour obliger les commerces à fermer le dimanche et éviter qu’il y ait de la concurrence déloyale. « S’il y avait une loi, ça mettrait tout le monde sur un pied d’égalité », explique-t-il.

Le président de l’AQMAT avait par ailleurs déjà évoqué l’idée que deux marchands décident ensemble d’avoir des heures d’ouverture similaires. Or, cette pratique est illégale. Le Bureau de la concurrence a avisé M. Darveau qu’il était passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 25 millions de dollars ou encore d’une peine de prison s’il encourageait ses membres à s’entendre sur des heures d’ouverture communes.

« S’il y avait un mouvement pour fermer le dimanche, on serait les premiers à embarquer », affirme pour sa part Éric Deslongchamps, propriétaire de trois magasins Rona situés à Mont-Laurier, Rivière-Rouge et Maniwaki.

Bien que son commerce soit ouvert sept jours sur sept, M. Deslongchamps fait partie des quincailliers qui ont réduit leurs heures d’ouverture. La raison : le recrutement d’employés lui donnait des maux de tête. Ses magasins sont fermés le jeudi soir. Le vendredi, les activités cessent à 20 h plutôt qu’à 21 h. L’homme d’affaires a pris cette décision même si deux concurrents de taille, Canadian Tire et Home Hardware, sont situés non loin de son magasin de Mont-Laurier.

Quand je passe le mardi soir devant le Canadian Tire, il y a deux autos dans le stationnement. On a réduit les plages horaires qui faisaient le moins mal à l’entreprise.

Éric Deslongchamps, propriétaire de trois magasins Rona situés à Mont-Laurier, Rivière-Rouge et Maniwaki

Selon lui, aucun client ne s’est plaint de ces changements, et ses ventes n’ont pas diminué. Pour le moment, le quincaillier n’a pas l’intention de revenir en arrière, surtout que ses employés lui ont manifesté une grande reconnaissance. « Ça leur fait plus de temps à passer en famille. »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

L’équipe de la quincaillerie Rona Major & Major, à Montréal

Soulager le personnel

C’est aussi pour permettre à son personnel de « souffler » que le magasin Rona Major & Major, une quincaillerie située dans Ahuntsic, à Montréal, ferme désormais à 19 h les jeudi et vendredi. Les journées se terminent à 18 h du lundi au mercredi. « On a fait ça pour réduire la charge de travail des employés, explique la directrice adjointe, Pascale Prud’homme. Après trois ans de pandémie, on était tous épuisés. »

Responsable des horaires et de la gestion des employés, Mme Prud’homme avait également constaté que l’achalandage dans le magasin entre 19 h et 21 h était de moins en moins important. « Des fois, ça coûte plus cher de rester ouvert. »

Forte de ce constat, elle n’envisage pas de revenir aux heures d’ouverture « d’antan ». « De toute façon, je n’ai plus personne qui veut faire [ces quarts de travail-là] », lance-t-elle spontanément. Et bien que les heures d’ouverture aient été réduites, le détaillant, avec une équipe de 48 employés, compte plus de personnel qu’avant. « On a augmenté notre nombre d’employés pour soulager les piliers du magasin. Ça demande plus de gestion de personnel pour moins d’heures de disponibilité », explique Mme Prud’homme, qui ajoute dans la foulée que les nouveaux venus ne sont pas prêts à combler tous les quarts de travail proposés.

À Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides, Christian Bélair, directeur général de la quincaillerie Lortie et Martin, ne voit pas le jour où il reviendra à ses anciennes heures d’ouverture. Actuellement, le commerce est fermé le dimanche ainsi que les jeudis et les vendredis soir. Plusieurs nouveaux employés à qui on demande de travailler un samedi sur deux réagissent avec peu d’enthousiasme, raconte-t-il. M. Bélair peine donc à s’imaginer ce qui se passerait si ceux-ci devaient se présenter au travail le dimanche.

On a appris à vivre avec ce nouvel horaire là. Plus on évoluait, plus on se disait que si on recommençait à ouvrir le dimanche et le soir, on risquait d’avoir des horaires extrêmement dilués et une qualité de service à la baisse.

Christian Bélair, directeur général de la quincaillerie Lortie et Martin

Une centaine de personnes travaillaient à la quincaillerie avant la pandémie. On en compte 85 aujourd’hui.

« Les gens viennent nous voir parce que leur puits vient de geler ou que leur souffleuse ne fonctionne plus, illustre-t-il. On doit donner beaucoup de conseils. Donc, si tu divises ça sur sept jours en comptant moins d’employés, tu n’y arrives pas. »

Pour les consommateurs, le nouveau concept qu’on qualifie d’épuré et de moderne propose sensiblement le même nombre de produits, soit 20 000. C’est un beau casse-tête, car des Maxi 3.0 – c’est le nom qu’on leur donne à l’interne – sont trois fois ou quatre fois plus petits que le modèle traditionnel de 80 000 pi⁠2. Les prix sont identiques dans tout le réseau.

Ce modèle pourra aussi être vu dans le quartier Centre-Sud, de Montréal, à l’angle des rues Papineau et Sainte-Catherine. Il s’agira d’une nouvelle construction de 18 000 pi⁠2 dont l’inauguration est prévue pour 2024.

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2024…good luck lol

Il y a un supermarché Métro à deux coins de rues de là! Il est là depuis longtemps en plus.
Quand j’étais encore au cégep, j’arrêtais là pour acheter collations et boissons avant d’aller voir les feux d’artifices sur le pont :slight_smile:

Un petit peu de compétition pourrait être sain, une alternative plus abordable, en fait. ce métro est très cher!

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Je viens de réaliser que ce sera au RDC du Champlain Sainte-Catherine

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Je crois que l’épicerie se trouve dans une phase distincte du projet, alors j’imagine qu’il serait possible d’ouvrir en 2024 même si l’immeuble résidentiel est toujours en construction.

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Métro en général c’est TRÈS cher!

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La rumeur veut que le métro va déménager dans l’Esplanade Cartier à moment donné.

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« Oubliez les baisses de taux avant très longtemps », dit Jean Boivin

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Jean Boivin est aujourd’hui directeur général du BlackRock Investment Institute.

Oubliez les baisses de taux avant encore « très longtemps » car les taux continueront d’augmenter, prévient Jean Boivin, ex-sous-gouverneur de la Banque du Canada.

Publié à 16h25

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Richard Dufour
Richard Dufour La Presse

Aujourd’hui directeur général du BlackRock Investment Institute, Jean Boivin a lancé plusieurs avertissements jeudi en prononçant une allocution durant un évènement organisé jeudi par l’organisme CFA Montréal au centre-ville.

Devant plus de 500 gens d’affaires rassemblés pour l’occasion, Jean Boivin a affirmé que « la récession est la cure à cette maladie d’inflation ».

« On voit un tournant dans l’inflation. C’est positif », a-t-il dit. Mais il faut apprendre à composer avec l’inflation, prévient celui qui a déjà représenté le Canada au G7 et au G20. « Passer de 9 % à 6 % et de 6 % à 4 % sera relativement facile. »

Passer de 4 % à 2 % sera toutefois une autre paire de manches, selon lui.

Il n’y aura pas une ligne directe vers 2 %, dit-il. « Il y aura beaucoup plus à faire. Et ce n’est pas en ligne avec ce que l’on voit dans le marché. »

Du point de vue d’un banquier central, ce qu’il était dans un emploi précédent, « entre générer une récession pour ramener le taux d’inflation à 2 % ou risquer de perdre le contrôle de l’inflation et ma crédibilité, c’est un no-brainer. Les banquiers centraux vont choisir la récession ».

Le taux directeur de la Fed n’atteindra pas un sommet prochainement, pense Jean Boivin. Il ne croit donc pas à un début d’assouplissement monétaire cette année. Croire à une telle éventualité lui apparaît « incohérent ».

Il juge que les marchés sous-estiment probablement à nouveau la persistance de l’inflation. « Elle s’atténuera progressivement, mais elle restera supérieure aux attentes des marchés et aux cibles des banques centrales. »

Et ce n’est pas parce qu’il y aura une récession que les banques centrales seront en mesure d’y répondre, ajoute-t-il.

Ce n’est pas parce qu’on augmente les taux que les prix décident de baisser d’eux-mêmes. La raison pour laquelle les taux font baisser l’inflation, c’est à travers un ralentissement de l’activité économique.

Jean Boivin, directeur général du BlackRock Investment Institute

La Fed continuera donc à augmenter les taux, affirme-t-il. « Ce n’est pas terminé », dit Jean Boivin en parlant des hausses.

Il s’attend à une pause éventuellement plus tard cette année. Mais il insiste sur le fait qu’il s’agira d’une pause et non pas le début d’un cycle d’assouplissement. « Les banquiers centraux ne seront pas en mesure de procéder à un assouplissement avant encore très longtemps. Oubliez les baisses de taux avant très longtemps. »

Jean Boivin estime qu’il faut s’attendre à traverser une récession où l’inflation sera au-dessus de la cible des banquiers centraux, « une situation qu’on n’a pas vue depuis les 40 dernières années », souligne-t-il.

Également panéliste à l’évènement organisé jeudi midi, le vice-président, économiste en chef et stratège au Mouvement Desjardins, Jimmy Jean, se montre de son côté un peu plus encourageant. La Banque du Canada sera prête en fin d’année à amorcer « avec modération » un processus de normalisation monétaire, selon son scénario de base.

Il préconise néanmoins toujours une posture défensive même si les marchés boursiers ne sont plus surévalués. « Ils ne sont pas une aubaine pour autant », dit-il en regardant les ratios cours-bénéfices.

Indiquant au passage que les économistes ont tendance à sous-estimer l’ampleur d’une récession, Jimmy Jean souligne que les attentes de profits des entreprises demeurent plutôt optimistes alors que l’économie pourrait déjà être en récession. Les investisseurs font ainsi preuve de complaisance, selon lui. À son avis, le portrait va se détériorer cette année avant de s’améliorer. « Ça ira mieux en 2024 », conclut-il.

Ils viennent de faire des rénovations, je ne miserais pas là-dessus. Et on nous a dit vouloir miser sur un petit marché plutôt. À suivre

Triste nouvelle… et fermeture.

Le magasin Archambault de la rue Berri fermera en juin


PHOTO DOMINICK GRAVEL, LA PRESSE | Le magasin Archambault situé aux coins des rues Berri et Sainte-Catherine fermera ses portes en juin.

Le magasin Archambault situé aux coins des rues Berri et Sainte-Catherine fermera ses portes en juin.

27 janvier 2023 | Publié à 11h05 | RICHARD DUFOUR | LA PRESSE

La nouvelle a été annoncée aux employés vendredi matin.

Le Groupe Archambault soutient ne plus pouvoir ignorer la « détérioration croissante » des perspectives commerciales aux alentours de la Place Émilie-Gamelin et la direction soutient que cela rend « impossible » le renouvellement du bail qui venait à échéance.

« L’évolution du tissu urbain dans le secteur, conjuguée à l’évolution des habitudes des consommateurs, ne permet plus de rentabiliser l’exploitation, en dépit d’investissements réalisés au cours des dernières années », explique la porte-parole, Floriane Claveau, dans une communication électronique.

La « transformation » du secteur de la Place Émilie-Gamelin est mentionnée comme principale source de détérioration du potentiel commercial du magasin de la rue Berri.

La direction précise que les chantiers de construction ont des impacts « majeurs » qui doivent être pris en compte pour évaluer l’avenir d’un commerce de détail ayant pignon sur rue.

Avec les années, est-il précisé, le secteur est devenu un « laboratoire de mixité urbaine », et n’est plus en mesure de générer un achalandage suffisant.

La réaffectation de l’hôtel à la Place Dupuis pendant la pandémie, l’ancien terminus d’autobus qui demeure vacant, le nouveau terminus d’autobus et la station Berri-UQAM qui constitue des pôles de migration urbaine, la désaffectation du Quartier latin, la déconstruction et reconstruction du CHUM, le redéveloppement immobilier du quadrilatère adjacent en gratte-ciels, la rue Sainte-Catherine Est devenue piétonnière l’été, les développements importants sur la Place des spectacles, le télétravail et les télé-études à l’UQAM et dans le centre-ville en général qui réduisent l’achalandage, la réduction des espaces de stationnement, ainsi que les travaux à venir dans le parc Émilie-Gamelin et les alentours sont tous des éléments pouvant être inclus dans la définition de « mixité urbaine ».

Consciente de la valeur patrimoniale de l’enseigne lumineuse géante du magasin, la direction ne demandera pas son retrait après la fermeture en juin. La décision appartiendra vraisemblablement à Québecor, propriétaire de l’édifice.

Le magasin de la rue Berri compte 34 employés. Ils pourront, nous dit-on, postuler dans des postes et lieux qui les intéressent.

Fondé en 1896, Groupe Archambault appartient à Renaud-Bray depuis 2015. Il restera 14 établissements Archambault en opération : Boucherville, Brossard, Gatineau, Laval (2), Anjou, Jean-Talon, Place des Arts, La Capitale, Sainte-Foy, Saint-Romuald, Sherbrooke, Trois-Rivières, Saguenay.

En incluant le rez-de-chaussée, le magasin de la rue Berri se décline sur trois étages. Outre des instruments de musique, des partitions, des haut-parleurs, des CD, DVD et des livres, on y retrouve aussi notamment de la papeterie, des articles de cuisine, et des jeux et des jouets.

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Beaucoup de blâme sur beaucoup de choses, mais je pense que les gens lisent un peu moins qu’auparavant et ceux qu’ils font ne se cassent plus la tête et commandent sur internet. CD et DVD clairement une grande majorité des gens ont abandonnés ces formats. Les instruments de musique ça reste une niche assez limité.

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Pourtant indigo se porte bien il me semble. Archambault doit se miser plus dans les articles de maison. Et pour la musique je comprends pas pourquoi ils n’ajoute plus de vinyl?

Je pense qu’il y a un peu de sous texte dans leur explication qui me laisse un peu confus… La mixité urbaine dont qu’ils parlent, j’assume automatiquement qu’ils parlent de la situation d’itinérance particulier du coin, mais ils ne veulent pas le dire de haute voix. C’est une situation complexe mais c’est indéniable que ça affecte, au moins un peu, les commerçants autour de la place Émilie Gamelin…

Il y a aussi toujours une distorsion quand on regarde ces magasins iconiques. ma première réaction en lisant la nouvelle c’est bien entendu “oh non!”. Plus jeune, ce magasin était une part importante de mon quotidien.

Je n’y ai pas remis les pieds depuis 10 ans pourtant.

Je ne joue pas d’un instrument, la musique a viré 100% en ligne (ou l’occasionnel vinyl que je peux me procurer dans mon quartier). Il y a 20 librairies à distance de marche de chez nous. Je n’ai pas eu un lecteur de disque (CD, DVD, etc) chez nous depuis plus d’une décennie.

Mais il ne faut pas réduire l’importance des problèmes de cohabitation du secteur. Ils sont réels. Et c’est un échec de société de ne pas s’en occuper. La ville a des moyens extrêmement limité de gérer cette problématique. On ne peut peut pas faire disparaître les gens dans le besoin. Et pour régler ces besoins, c’est un projet de société bien plus large. C’est un enjeu de santé publique, économique, de soins et de services publics, ainsi que des choix d’investissement. Il faut s’y attaquer. L’inaction affecte la vitalité et le bien-être du quartier, mais c’est avant tout un drame humain.

il est vrai aussi que le quartier connaît pas mal de travaux, mais c’est souvent du progrès. On refait des rues, des hôpitaux, des projets immobiliers. Il va en avoir beaucoup d’autres. Sauf si on fige le quartier (ce qui ne l’améliorera pas), il va y avoir des travaux pour nuire à l’attrait, on y échappe pas.

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Assez d’accord avec ton commentaire. Mais sans minimiser les problèmes de cohabitation qui sont comme tu dit réel, je pense plus qu’on voit ici le même phénomène qui a tué le HMV (qui selon-moi avait un disquaire supérieur dans le temps :stuck_out_tongue:). L’industrie du livre/musique vie une grosse crise de son modèle d’affaire. En plus le quartier latin n’a jamais été aussi mort que maintenant (offre commercial désuète, baux commerciaux prohibitifs, etc). Les raisons d’aller dans le coin ne sont plus ce qu’elles ont déjà été.

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