Loggia Angus - 6 étages

Projet comptant 79 Logements communautaires réalisé entre l’Avenue du Mont-Royal et le futur parc central de l’Écoquartier Angus.

Informations

Nom : Loggia Angus
Emplacement : Bloc 8
Architecte(s) : Rayside Labossière
Promoteur(s) :

  • Société de Développement Angus
  • Habitations communautaires Loggia
  • Bâtir son quartier

Début et fin de la construction : 2022 / 2024
Dates importantes:

  • 2021-04: Acquisition du terrain par la Ville de Montréal

Autres informations :

  • 79 logements sociaux destinés au familles ou aux petits ménages qui ont ont des revenus faible ou moyens

Source(s) :


Autres images

Un pas de plus vers la réalisation des habitations communautaires à cet emplacement:

http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=5798,42657625&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=33520#:~:text=Montréal%2C%20le%2015%20avril%202021,Frigon%20et%20Molson%2C%20dans%20l

Stratégie de 12 000 logements sociaux et abordables: La Ville de Montréal acquiert un terrain vacant dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie pour y permettre la construction de 79 logements sociaux et communautaires

15 avril 2021

Montréal, le 15 avril 2021 - Dans le cadre de sa Stratégie de développement de 12 000 logements sociaux et abordables 2018-2021, la Ville de Montréal annonce l’achat pour la somme de 1 008 000 $ d’un terrain vacant situé du côté sud de l’avenue du Mont-Royal Est, entre les rues Augustin-Frigon et Molson, dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.

D’une superficie de 2 468,8 m², ce terrain est acheté à la Société du patrimoine Angus dans le cadre d’une entente issue de la Stratégie d’inclusion et sera cédé à l’organisme à but non lucratif Les Habitations communautaires Loggia, pour la réalisation d’un projet de 79 logements sociaux et communautaires. Le projet vise à offrir un toit à des familles, des personnes seules et des personnes avec déficience intellectuelle. Il a été déposé à la Société d’habitation du Québec dans le cadre du programme de subvention AccèsLogis Québec.

« Avec cette acquisition, nous venons garantir la réalisation du projet Loggia sur ce terrain, comme prévu par l’entente, en réitérant par le fait même notre engagement ferme de travailler avec tous les partenaires pour permettre le développement de logements sociaux et abordables à Montréal, afin de répondre aux besoins criants en matière de logements », a déclaré Robert Beaudry, responsable de l’habitation, de la stratégie immobilière, des grands parcs et du parc Jean-Drapeau au sein du comité exécutif.

« Le projet des Habitations communautaires Loggia s’inscrit dans le redéveloppement important du Technopôle Angus et permettra de maintenir le caractère mixte et inclusif de ce quartier, comme nous le voulons pour l’ensemble de la métropole », a déclaré le maire de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie et responsable de la ville intelligente, les technologies de l’information, l’innovation, la performance organisationnelle et l’enseignement supérieur au comité exécutif, François William Croteau.

À propos d’AccèsLogis

Les projets AccèsLogis Québec sont réalisés grâce à des contributions conjointes de la Société d’habitation du Québec et de la Ville de Montréal. De plus, l’entente-cadre Réflexe Montréal, signée par le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal en décembre 2016, reconnaît le statut particulier de la métropole et prévoit le transfert à la Ville des budgets et de la responsabilité relatifs au développement de l’habitation.

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Le terrain qui accueillera ce projet est dégagé, contrairement au reste du quadrilatère en construction.

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Un projet de logement social en attente de financement depuis plus de 3 ans


Au lutrin, Chantal Desjardins, directrice générale de la FOHM.
Photo: Isabelle Chénier / Métro

Isabelle Chénier
*21 septembre 2022 à 19h26 *
6 minutes de lecture

Le matin du 21 septembre, une quinzaine de représentants d’OSBL d’habitations et autres acteurs du milieu ont convergé vers un terrain vague situé au 2670, avenue du Mont-Royal Est, dans le quartier du Technopôle Angus. C’est à cette adresse qu’un important projet de développement de logements sociaux et communautaires, signé Les Habitations communautaires Loggia, devait s’ériger. Or, voilà plus de trois ans que l’OSBL d’habitation est toujours en attente d’un financement promis par le gouvernement provincial.

«Habituellement, quand on rassemble les citoyens, les collaborateurs, les partenaires, les médias et les partis politiques sur un terrain vague, c’est pour souligner la première pelletée de terre d’un projet à construire. Malheureusement, ce n’est pas le cas aujourd’hui», a déclaré en conférence de presse la directrice des Habitations communautaires Loggia, Catherine Boucher.

C’est avec les deux pieds enfoncés dans la terre que Mme Boucher a expliqué que le choix du lieu pour tenir cette allocution n’était pas anodin. Cet espace béant illustre bien, selon elle, «le manque de soutien et d’engagement financier de la part du gouvernement provincial envers le développement de logements sociaux et communautaires».

Le projet utilisé à titre d’exemple prévoit la construction de 78 logements à l’abri de la spéculation, dont 68 appartements réservés à des familles qui résident dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Les 10 unités restantes seront dédiées à des adultes autonomes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme et qui aspirent à vivre en appartement dans un milieu sécuritaire.

«Le projet n’attend plus qu’à sortir de terre»

«Présentement, tout le processus réglementaire est complété, les plans sont complétés, on a le terrain, avait expliqué Mme Boucher la veille, lors d’une entrevue téléphonique avec Métro. Tout est prêt pour qu’on remplisse ces logements. En théorie, on serait dans les étapes de développement. On serait censé être en appel d’offres, mais l’argent de Québec ne descend pas. L’argent qui est investi par le gouvernement ne suffit pas à répondre aux besoins des citoyens qui vont y demeurer et aux projets qui sont en cours de réalisation.»

La directrice générale a précisé aussi que l’écoulement du temps entraînerait son lot conséquences importantes, particulièrement au niveau de la viabilité financière d’un tel projet immobilier.

«Dans les deux dernières années, les coûts de construction ont explosé et les coûts d’intérêts également. Plus le temps passe, plus ça empire. Il y a un an environ, selon les budgets prévisionnels, on avait un manque à gagner d’environ un million [de dollars] par rapport aux subventions qu’on recevait et aux coûts de construction. Aujourd’hui, pour le même projet, avec l’explosion des coûts de construction et des intérêts, on a un manque à gagner de cinq millions.»

Des «mesurettes» contre la crise du logement

«On est en pleine crise du logement et le gouvernement n’arrête pas de dire qu’il investit tout le temps. Comment ça se fait alors que des projets qui sont prêts ne se réalisent pas?», s’est quant à elle interrogé la directrice générale de la Fédération des OSBL d’habitation de Montréal (FOHM), Chantal Desjardins.

Tout comme Catherine Boucher, Chantal Desjardins croit que la réponse réside dans le manque de volonté politique générale de régler la crise du logement.

«Il y a en qui pense que [la crise du logement] peut se régler en donnant des allocations aux logements, d’autres en finançant le logement social et communautaire. C’est une panoplie de mesures qui vont permettre de régler la crise du logement. Oui, il y a une écoute, surtout en campagne [électorale], mais dans l’ensemble, on ne voit pas une vision large, une volonté. Ce sont des mesurettes tout le temps. À chaque élection, on nous lance des chiffres et des promesses. Quand les partis politiques arrivent au pouvoir, leurs promesses ne se traduisent pas par du concret», a-t-elle soutenu.

Cette dernière est d’avis que ce manque de volonté politique contrasterait d’ailleurs avec l’appui favorable constatée à l’égard de projets d’habitations sociales et communautaires.

«Il y a vraiment un momentum. Vous avez vu le Sommet de l’habitation organisé par Longueuil et Laval. Les villes sont prêtes. Le gouvernement leur a donné un droit de préemption, mais si l’argent ne descend pas, les terrains resteront vides.»

Les candidats se prononcent

Les candidats politiques du Parti libéral du Québec, du Parti québécois et de Québec solidaire étaient présents lors de la conférence de presse.

Tout un chacun a déploré un certain manque de soutien financier du gouvernement caquiste envers les OSBL d’habitations au profit de projets privés visant à encourager la construction de logements abordables.

Le député solidaire sortant, Vincent Marissal, estime que «la CAQ ne paraît pas bien ici. Elle ne reconnaît pas la crise du logement. Elle ne décaisse pas. On attend juste le chèque. Ce n’est pas leur priorité. Pour ajouter l’insulte à l’injure, la CAQ est en train de pervertir AccèsLogis vers le privé parce que c’est le bon vieux dogme des néolibéraux et de la CAQ que ça va bien mieux avec le privé. Ben non. Ici, c’est du communautaire et ils ont tous fait leur devoir. J’ai vu le projet naître sur papier. Aujourd’hui, on devrait être en train de creuser, pas en train de parler.»

Quant au candidat péquiste, Pierre-Luc Brillant, il croit qu’il faut «mettre le nez du gouvernement dans ces problématiques». «C’est un gouvernement qui ne semble pas accorder beaucoup d’importance au communautaire, aux gens moins bien nantis. C’est un gouvernement qui est à l’argent», a-t-il affirmé.

La candidate libérale, Sherlyne Duverneau, est de son côté d’avis que le manque de soutien et d’engagement financier envers ce type de projet d’habitations découlerait d’un désintérêt politique marqué envers la population de l’est de Montréal. «Pour des projets comme celui-ci, il faut du leadership et de la volonté politique. Depuis quatre ans, Rosemont est en mode décroissance. Il faut être en mode développement. Il faut bonifier l’AccèsLogis pour construire des logements sociaux et communautaires. L’est de Montréal est l’enfant orphelin de la politique. On est une grande communauté francophone, on est des immigrants et on est aussi des oubliés de la politique.»

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Tandis que le parti au pouvoir à Montréal est plutôt de gauche avec ses préoccupations sociales. À Québec il est certainement à droite avec ses préférences pour le développement privé tout azimut. Sans vouloir faire de la politique sur ce fil, il est de notre devoir d’élire des députés qui ont une meilleure vision sociale, notamment pour Montréal où le besoin en logements à caractère social est immense et totalement négligé par Legault et son équipe. En l’occurrence, je trouve honteux que Québec ne fasse pas sa part face à des projets bien ficelés, prêts à construire et qui encouragent la nécessaire mixité sociale dans tous les quartiers.