Tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine

Tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine – Réfection

Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine a été inauguré en 1967. Il constitue un lien routier d’importance pour la région, pour le Québec ainsi que le Canada, et ce, tant pour le transport des personnes, que des marchandises. Partie intégrante de l’autoroute 25, il relie l’est de l’île de Montréal à Longueuil, en passant par l’île Charron. Il est formé du plus grand tunnel sous-marin au Canada, d’une longueur de 1,5 km, et d’un pont de 457 m de longueur.

Le Ministère a mis en œuvre le projet de réfection majeure du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine pour assurer la pérennité de cette infrastructure et qu’elle puisse continuer de jouer son rôle clé dans la mobilité des personnes et des marchandises dans l’axe des autoroutes 20 et 25.

La réfection majeure du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et des approches comprend les interventions suivantes :

  • la réfection de différentes composantes du tunnel, dont la chape de béton, les murs, la voûte, les joints, et le drainage;
  • la reconstruction de la chaussée de béton de l’autoroute 25 de part et d’autre du tunnel entre l’île Charron et la rue Sherbrooke à Montréal;
  • la modernisation des systèmes électriques, d’éclairage, de ventilation, de surveillance et de communication;
  • l’ajout de protection contre les incendies;
  • le réaménagement des tubes de service;
  • la mise en place de mesures d’atténuation en transport collectif.

Les travaux s’échelonneront de juillet 2020 jusqu’à la fin de 2024.

Tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine | Réduire l’usage de l’auto en solo sera « le nerf de la guerre »

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE | Le début des « entraves majeures » dans le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine est prévu pour 2022, sur deux ans.

Le vaste chantier de réfection du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine pourrait forcer jusqu’à 30 % des automobilistes à se rabattre sur le pont Jacques-Cartier si les mesures de transport collectif et de covoiturage ne sont pas fortement utilisées pendant les travaux, a prévenu mercredi le ministère des Transports du Québec (MTQ).

Publié le 28 octobre 2020 à 13h06 | HENRI OUELLETTE-VÉZINA | LA PRESSE

« À ce moment-là, on s’attendrait à ce qu’une autre portion se détourne vers les ponts Victoria ou Champlain. Mais ce n’est pas du tout souhaitable, d’où la mise en place de mesures d’atténuation qui soient les plus performantes possible », a indiqué Stéphane Audet, responsable des travaux du tunnel La Fontaine, qui s’échelonneront jusqu’en 2024.

Diminuer le nombre de déplacements automobiles individuels pendant les travaux sera en effet « le nerf de la guerre » selon lui. « Ça aurait un impact majeur sur le déroulement du projet. […] C’est ce qui est recherché », soutient-il à ce propos.

Pour y arriver, le MTQ a déjà annoncé son intention d’implanter des voies réservées aux bus et au covoiturage sur l’autoroute 20 vers Montréal, entre l’autoroute 30 et la route 132, ainsi que dans l’échangeur Anjou. On ignore jusqu’ici le nombre minimal de personnes qui devront être dans le véhicule. Le MTQ n’exclut pas, par ailleurs, de revoir sa programmation de voies réservées si la demande évoluait.

On ne prévoit pas que les voies réservées se prolongent dans le tunnel, mais si la demande l’exige – le transport collectif étant en mouvance –, ça pourrait probablement être une option plus tard. - Stéphane Audet, responsable du projet Louis-Hippolyte-La Fontaine

Il est aussi prévu de « surveiller au quotidien » l’achalandage des lignes de bus pour réajuster le tir au besoin. « Le trafic est une chose vivante et organique », a souligné le porte-parole du ministère, Gilles Payer, en ajoutant que l’influence du Réseau express métropolitain (REM), dès la fin 2021, sera « évaluée de très près ». D’ici là, environ 850 places doivent être ajoutées dans trois stationnements incitatifs, soit De Mortagne (+350), Belœil (+150) et De Montarville (+350).

« Pas question » de repousser

Plus tôt, mercredi, Montréal a choisi de reporter à l’an prochain 20 des 64 chantiers majeurs sur lesquels elle a juridiction, afin de « donner un peu de répit » à la population. Leur suspension permettrait de réduire les entraves de 41 %, selon la Ville. « Les gens sont fatigués. Nos vies ont été chamboulées à différents niveaux, et on le comprend. Je pense que c’était nécessaire », a martelé la mairesse Valérie Plante.

Mais Québec n’entend pas imiter Montréal pour ses grands travaux, dont le tunnel La Fontaine. « Le gouvernement a pris le pari inverse, soit d’accélérer les investissements pour favoriser la reprise économique. On ne peut pas se permettre de reporter ces travaux », a rétorqué Stéphane Audet. Il affirme que le dialogue entre les intervenants est toutefois primordial. « On se parle, on se coordonne, on reporte certaines interventions, on en devance d’autres. On est tous conscients des impacts », note-t-il.

Fin juillet, Québec annonçait la signature d’un contrat avec la firme Renouveau La Fontaine pour la conception, la construction et le financement du projet de réfection du tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine. Le coût du contrat est de 1,142 milliard. Le gouvernement du Canada y contribue avec 427,7 millions, alors que Montréal et Boucherville apportent une contribution respective de 3 millions et de 1,1 million.

Le début des « entraves majeures » est prévu pour 2022, sur deux ans. On procédera alors à des fermetures de longue durée d’une voie dans le tunnel ou encore à des « fermetures spéciales » d’un tube complet. Le MTQ prévoit aussi des interruptions « fréquentes » la fin de semaine et la nuit.

Début de la construction des voies réservées sur l’autoroute 20 | Chantier du pont-tunnel L.-H.-La Fontaine


PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE | Une vue de l’autoroute 20 à l’approche du pont-tunnel Louis-Hippolyte La Fontaine.

Plus les semaines passent et plus le chantier de réfection du pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine prend forme.

Publié le 14 mai 2021 à 13h56 | FRANÇOIS LARAMÉE, INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL | LA RELÈVE

À cet effet, les voies de circulation de l’autoroute 20 seront déviées dans le secteur de Boucherville à compter du 15 mai. Cette configuration est requise afin de construire la nouvelle voie réservée prévue le long de l’autoroute en direction ouest, entre l’autoroute 30 et la route 132. Une voie réservée temporaire a également été mise en place le long de la chaussée de l’autoroute 20 en direction est. Celle-ci sera cependant démantelée une fois la période d’entraves majeures terminée.

Les déviations suivantes des voies seront mises en place graduellement lors de fermetures partielles de nuit de l’autoroute :

Déviation des voies de l’autoroute 20 en direction ouest entre le chemin du Fer-à-Cheval à Sainte-Julie et la route 132 à partir du 15 mai jusqu’en novembre 2021

Déviation des voies de l’autoroute 20 en direction est entre la route 132 et l’autoroute 30 à partir du 21 mai. Cette configuration restera en place jusqu’à la fin de la période d’entraves majeures, qui débutera en 2022 pour une durée maximum de deux ans.

Les voies déviées seront de largeur réduite. Pour des raisons de sécurité, la vitesse maximale permise sera réduite dans cette zone des travaux, les usagers de la route devront adapter leur conduite.

Des mesures d’atténuation en transport collectif font partie intégrante du projet pour favoriser la mobilité durant les travaux, qui auront des répercussions importantes. Au total, il s’agira d’un ajout d’environ 25 km de mesures préférentielles.

Les principales interventions prévues cette année consistent à mettre en place les mesures d’atténuation en transport collectif dans l’axe des autoroutes 20 et 25 en vue d’une mise en service à l’automne 2021.