Je ne répondrai pas point par point parce qu’il y a beaucoup de confusion et de décalages avec la réalité.
Je veux simplement réitérer la chose suivante:
Une ville, c’est une multitude de variables.
Le danger, c’est de n’en considérer qu’une seule.
Par exemple: la mobilité comme un élément seul et isolé, regardé avec des œillères purement centrées sur la vitesse et l’efficacité.
Je fais le parallèle avec les autoroutes des années 60 parce que c’est exactement et précisément le même dogme. « Rien n’est important sauf d’aller du point A au point B, vite ». Comme si on n’avait rien appris en 60 ans.
C’est une erreur.
Ce que l’OUQ dit est fort simple: «écoutez, vitesse oui, efficacité oui, mais il y a 374+ autres variables qu’il ne faut pas simplement éliminer inconsciemment».
À aucun moment l’OUQ ne s’est positionné contre les structure aérienne de manière absolue. Ça, c’est du domaine de l’imaginaire, ce n’est qu’un discours qui sert les cheerleaders du métro aérien comme unique mode de développement.
Mais il existe d’autres modèles, d’autres modes, d’autres moyens.
Et des métro aériens il y en aura, mais pas partout tout le temps comme une seule réponse possible et imaginable.
Et surtout, il faut se sortir de la tête que métro aérien = pas cher et rapide.
C’est faux. Le REM aura prix 10 ans entre l’annonce initiale et la fin du projet. 10 ans! À titre de rappel, le réseau initial du métro a été fait en 4 ans. Le principal enjeu ce sont les normes, les structures bureaucratiques, la lourdeur administrative, la politique, la financiarisation du transport collectif.
Le reste n’est que faux débat qui verse vite dans la gérance d’estrade.
On devrait se concentrer sur une seule chose: le bon mode au bon endroit.
Il y a quelque chose qu’on oublie souvent, une ville ce n’est pas un entrepôt Amazon dans lequel on déplace des choses. Il y a, dans une ville, qu’on le veuille ou non, des humains.