Minirail entre le pavillon du Québec et de la France.
Pavillon “L’Homme à l’oeuvre” sur l’Ile Notre-Dame, et sa librairie thématique à l’intérieur.
Fonds Germain Beauchamp, Fonds La Presse, BAnQ.
Je suis allé de très nombreuses fois dans ces impressionnants pavillons aux allures futuristes et aux thèmes scientifiques variés. Je regrette vraiment qu’on les ait démoli, surtout qu’ils étaient de solides constructions qui auraient pu servir pour d’autres expositions ou usages sur les Iles. Quand je les regarde aujourd’hui, ils me semblent n’avoir jamais vieilli tellement ils étaient avant-gardiste pour l’époque.
L’Autostade et ses spectacles durant l’expo, près de la Place d’Accueil de la Cité du Havre.
Fonds La Presse, BAnQ.
“L’Arbre de vie” de Joseph Rifesser, devant le pavillon des Nations Unies. Maintenant à la station Lionel-Groulx depuis 1978.
Fonds La Presse, BAnQ.
À noter que pour palier à l’absence d’annuelles, trop tôt en saison, on a mis des fleurs en pots pour ajouter de la couleur au décor. Je me rappelle aussi que dans la semaine suivante, à mon levé (chez mon père sur la rive-sud) il était tombé dans la nuit un pouce de neige, qui avait blanchi le sol quelques heures avant de disparaitre avec le matin.
Je me rappelle aussi que l’été 67 avait été à l’époque un des plus ensoleillés de l’histoire, au point que l’on disait que le maire Drapeau avait certainement des connections secrètes avec des entités très haut placées, pas seulement en politique mais aussi plus haut. ![]()
État de la Biosphère lors des Floralies Internationales en 1980, suite à l’incendie de 1976. La pancarte “Projet de rénovation - Travaux en cours” était simplement là pour faire croire à une prise en charge. Il n’y avait aucun projet de rénovation à cette époque.
Fonds La Presse, BAnQ.
Le livre d’Antoine de Saint-Exupéry qui a inspiré la thématique de l’Expo 67 à Montréal, et celui sur l’exposition “L’Or des Cavaliers Thraces” à l’affiche du Palais de la Civilisation de Montréal (pavillon de la France avant le Casino) en 1987. Dans la bibliothèque de mes parents.
Le message de Terre des Hommes avait plusieurs volets, dont celui d’une terre neuve fabriquée de mains d’hommes. En effet tous les pavillons de l’Expo 67 ont été symboliquement érigés sur des terrain remblayés gagnés sur le St-Laurent.
Donc un espace créé de toute pièce au profit du creusement des tunnels du métro, faisant d’une pierre deux coups. On a ainsi agrandi l’ile Ste-Hélène aux deux extrémités, édifié et aménagé l’ile Notre-Dame ainsi que la Cité-du-Havre.
Un exploit technique pour l’époque avec un échéancier ultra serré où les défis ne manquaient pas sur le plan logistique. Ce qui a donné un grand parc urbain au centre du fleuve directement relié par métro aux deux rives du St-Laurent (Montréal et Longueuil).
La métropole profite encore de ces immenses espaces verts en partie re-naturalisés, où s’organisent chaque année toutes sortes d’événements sportifs, culturels et touristiques à 15 minutes du centre-ville. Un legs d’une grande valeur environnementale, foncière, mais aussi historique et culturelle, unique en son genre sur le continent nord-américain.
On peut donc certainement être fière de cet incroyable succès événementiel qu’a été l’Expo 67 qui a mis Montréal concrètement sur la carte du monde.
Le creusement du métro a en effet contribué au remblayage des îles, mais:
Bien que l’imaginaire collectif ait tendance à donner une grande importance à la terre du métro dans la construction des îles, elle ne représente en fait que 15 à 20 % de tout le remblai utilisé.
On apprend dans cet article que la source principale (~60%) du remblai était le dragage du fleuve. Et c’est seulement quand celui-ci ne suffisait plus, qu’on a été cherché du remblai des tunnels du métro, de l’autoroute Décarie mais aussi des carrières Francon, Miron et autres.
On apprend aussi que les canaux de l’île Notre-Dame et le lac des Dauphins de l’île Ronde ont été pensés quand le remblai est venu à manquer, pour ainsi réduire le besoin.
Je laisse ici un extrait pour vous donner le goût de lire l’article bien étoffé :
Selon les études préliminaires, le fond du fleuve contient assez de sédiments meubles pour répondre aux besoins de la Ville pour la construction du site (il n’est aucunement question d’utiliser les résidus de la construction du métro de Montréal à cette période). Mais, rapidement, la consistance des sédiments entrave le travail des dragues. Ils sont en effet beaucoup plus compactés que prévu, et leur extraction nécessite des dragues une action accrue.
Après quelques mois de travail, les dragues n’ont produit que 55 à 60 % du volume prévu. À ce rythme, on va tout droit à la catastrophe, car le site ne pourra jamais être livré pour le 1er juillet 1964, date butoir du début des travaux d’aménagement du site et de la construction des centaines de bâtiments nécessaires. Cette crise va avoir de lourdes répercussions sur les coûts de construction des îles, mais aussi sur le plan directeur de l’Exposition.
Merci pour ces précisions. Quand on pense au dragage intensif du fleuve, on peut imaginer les lourds dégâts environnementaux qui en ont sûrement découlé. Quelque chose de quasi impensable aujourd’hui, notamment pour la faune aquatique, même si on drague encore pour approfondir le chenal pour les bateaux.
On draguera aussi pour agrandir le port à Contrecoeur, mais au moins on a des mesures et des règles écologiques plus respectueuses de l’environnement. Même si cela aura certainement un impact négatif sur le territoire immédiat dans ce secteur. Espérons qu’on appliquera des mesures compensatoires pour contrebalancer les effets destructeurs de ces aménagements, afin de retrouver au plus tôt un nouvel équilibre pour la faune et la flore de cet environnement fragile.




































