Télétravail

Ce qui serait vraiment plus intéressant, c’est un sondage synthèse sur les politiques de télétravail, au-delà des préférences personnelles. C’est ce qui va déterminer du retour des travailleurs au centre-ville. Bref, demander les décisions des décideurs.

Les employés canadiens se sont familiarisés avec des conditions de travail plus flexibles pendant la pandémie de COVID-19 et souhaitent que celles-ci soient maintenues une fois la crise passée, révèle un nouveau sondage de la firme Ernst & Young.

Selon les résultats de l’enquête sur le travail réinventé, 93 % des répondants ont indiqué qu’ils resteraient probablement employés au sein de leur organisation pour au moins 12 mois s’ils disposaient de souplesse quant à l’endroit où ils travaillent et à leur horaire.

Cependant, 54 % seraient prêts à quitter leur entreprise si la flexibilité sur les horaires et les lieux de travail n’était pas maintenue.

Même s’ils se voient offrir la possibilité de profiter de services de premier plan dans un bureau désigné, les deux tiers préféreraient contrôler le lieu où ils travaillent et leur horaire. Les répondants étant 1,4 fois plus nombreux à vouloir davantage de flexibilité quant au choix de l’horaire.

Par ailleurs, quelque 61 % des répondants souhaitent que leur entreprise exige la vaccination contre la COVID-19 avant de retourner physiquement au bureau.

Près de la moitié disent que la culture d’entreprise s’est améliorée depuis le début de la pandémie début 2020.

« Transformation définitive »

« Que vous le sachiez — et l’acceptiez — ou non, vos employés ont subi une transformation définitive, et il sera impossible de renverser la vapeur », a expliqué dans un communiqué Darryl Wright, associé aux services consultatifs des gens chez EY Canada. « Les employés ont adopté les conditions de travail flexibles rendues possibles par les technologies de télétravail. Et ils ne s’attendent pas à ce que cette réalité prenne fin après la pandémie. Voici donc un moment charnière pour tous les hauts dirigeants […] afin de redéfinir un modèle qui assurera à la fois un retour au travail sécuritaire et la transformation physique du milieu de travail. »

Que vous le sachiez – et l’acceptiez – ou non, vos employés ont subi une transformation définitive, et il sera impossible de renverser la vapeur

— Darryl Wright

Alors que les premières données suggèrent que les employés sont tout aussi productifs en travaillant à domicile, les études n’ont pas encore examiné les effets à long terme du travail à distance, notamment en ce qui a trait à la disparition des interactions en personne comme l’encadrement et le mentorat.

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Télétravail Mon bureau dans le 450

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Un locataire de l’espace collaboratif de Hedhofis à Brossard

Travailler à distance pour s’épargner le trajet jusqu’au centre-ville, oui, mais que faire si on est mal installé à la maison ? Au sud comme au nord de l’île de Montréal, de nombreux espaces collaboratifs attendent les télétravailleurs à bras ouverts.

Publié le 19 juillet 2021 à 6h00

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Ariane Krol

Ariane Krol La Presse

(Boisbriand) « Ce serait difficile de me ramener sur l’île. Il faudrait tout un argument ! », lance Isabelle Henripin, directrice de compte pour LMG Audace et Créativité, rencontrée au bureau de Brossard de l’agence.

Son bureau, situé juste au-dessus de la salle de spectacle L’Étoile, a une vue imprenable sur le Quartier DIX30. Mme Henripin, qui habite Chambly, s’y est installée en janvier parce que c’était beaucoup moins loin que son précédent bureau, situé à… Longueuil. « Longueuil, ça me prenait facilement 45 minutes, parfois une heure l’hiver. Là, en ce moment, ça me prend 20 minutes », se réjouit-elle. « Quand Frédéric nous a informés qu’il était en train de travailler sur le DIX30, ça allait de soi. »

Frédéric, c’est Frédéric Deshaies, propriétaire de Hedhofis, qui a ouvert son premier espace collaboratif à Longueuil à l’automne 2017.

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« Avant, je pensais qu’un seul sur la Rive-Sud, c’était assez. Là, je suis rendu à trois et j’ai des discussions pour Chambly, et peut-être Saint-Lambert », raconte M. Deshaies. En plus d’être à Sainte-Julie, où son espace a bénéficié du soutien de la municipalité, Hedhofis est présente à Montréal et à Sherbrooke. L’entreprise est aussi en discussion à Sainte-Thérèse, ainsi qu’au Royalmount, sur le boulevard Décarie.

Le télétravail a changé la donne, constate M. Deshaies.

On dirait qu’avec la pandémie, les gens se sont habitués à travailler à 10 secondes de la maison et là, ils trouvent ça lourd d’embarquer dans leur voiture. Avant, une demi-heure, ce n’était pas beaucoup, et tout d’un coup, ça l’est. Ils veulent quelque chose de proche.

Frédéric Deshaies, propriétaire de Hedhofis

Plusieurs employeurs de Montréal l’ont contacté en se demandant s’ils vont offrir des options sur la Rive-Sud et dans la couronne nord, dit-il. « Souvent, ils doivent attendre que leurs baux se terminent, ou qu’ils réussissent à les casser, alors ça ne bouge pas très rapidement, mais c’est sûr qu’il va y en avoir d’autres à l’automne. »

Le propriétaire de LMG, Louis Martin, dont le siège social et la majorité des employés sont à Québec, est ravi de la formule Hedhofis, où l’accès aux salles de conférence et le café sont compris dans le loyer. Avant d’y louer son emplacement précédent à Longueuil, il avait regardé les bureaux conventionnels. « Pour mettre une personne, une salle de conférence, un petit coin café, on parle de trois à quatre fois plus cher, pas loin. Et avoir un petit bureau fermé sans services, ce n’est pas mieux : le client vient te voir, tu es dans un garde-robe, ça ne sert pas l’image d’entreprise ! »

Mme Henripin, qui était la seule employée montréalaise lorsqu’elle a débuté chez LMG, apprécie le fait de côtoyer d’autres travailleurs dans les espaces communs. « Parfois, on a besoin d’aide pour un projet, il y a vraiment de la collaboration qui peut se faire », dit celle qui a déjà confié un mandat de rédaction à une créatrice de contenu rencontrée à la machine à café.

Elle apprécie aussi la flexibilité.

PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

Isabelle Henripin, directrice de compte pour LMG Audace et Créativité, dans le bureau de l’agence situé dans les locaux d’Hedhofis à Brossard.

Si on réduit l’équipe, si on grandit, le coworking suit mes besoins.

Isabelle Henripin, directrice de compte pour LMG Audace et Créativité

En affichant des postes où elle donnait le choix de travailler à Québec ou à Brossard, LMG a ainsi pu recruter à Montréal et sur la Rive-Sud. Lorsqu’ils viennent travailler sur place, la stratège de réseaux sociaux s’installe dans le bureau, et l’infographiste à un poste de l’aire ouverte. « Si on veut aller sur l’île, c’est facile, si on arrive de Québec, c’est facile, et c’est à côté de l’hôtel Alt », s’enthousiasme M. Martin, qui y réside lorsqu’il vient travailler à Brossard.

Comme des champignons

Les espaces de travail partagés se multiplient autour de l’île de Montréal. « Dans notre étude, avant d’ouvrir, on avait recensé environ de 10 à 12 centres de coworking à Laval. Et il y en a en périphérie », témoigne Cédric Bélanger, copropriétaire de l’espace Squad, sur le boulevard des Laurentides.

Depuis son ouverture, en octobre dernier, il s’attend à ce que des entreprises du centre-ville y logent des travailleurs. Au moment de renégocier leur bail, certaines vont réduire leur nombre de pieds carrés pour offrir des espaces satellites, prévoit M. Bélanger. « J’ai eu des discussions, je suis convaincu que ça va venir. »

Chez 2C2B, à Boisbriand, des employés dont le bureau était inaccessible ont payé des laissez-passer d’un jour de leur poche pour sortir de la maison, raconte la cofondatrice, Cassy Baillargeon. Beaucoup d’autres étaient intéressés, « mais étant donné que les entreprises n’ont pas statué sur les politiques de télétravail, c’était difficile de faire accepter les frais ».

Convaincu que ce n’est qu’une question de temps, 2C2B a annoncé l’ouverture d’un vaste espace à Mascouche pour le début de 2022. « On veut offrir un pied-à-terre aux entreprises qui ont peut-être de la difficulté à recruter en raison d’un bassin de candidatures limité par la région géographique, un environnement adapté à leurs employés qui ne sont pas dans la métropole », fait valoir Mme Baillargeon.

Montoni s’y met aussi

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Lorsque le Groupe Montoni a annoncé la construction de l’Espace Montmorency, un ambitieux projet de quatre tours à côté du métro Montmorency, à Laval, sa tour 2 prévoyait seulement des bureaux traditionnels. La pandémie a changé ses plans. Le développeur a réservé un étage complet, soit 20 000 pieds carrés, à l’aménagement d’un espace de travail partagé. Et pas le moindre : son 8e étage, où des terrasses donnent sur la cour intérieure.

« On essaie de les accommoder et de réduire un peu l’incertitude. S’ils ont besoin de plus d’espace certaines journées, ils auront accès à des bureaux super accueillants et à des salles de conférence. »

« On sentait ce besoin de flexibilité de la part de nos locataires parce qu’eux aussi sont un peu dans l’inconnu », explique la porte-parole du groupe, Frédérick Truchon-Gagnon. Certains se demandent s’ils auront besoin d’une plus grande superficie pour permettre la distanciation physique, d’autres, d’une plus petite parce qu’une bonne partie de leur équipe sera en télétravail.

C’est la première fois que Montoni intègre un espace collaboratif à l’offre d’une de ses tours de bureaux. La gestion sera confiée à une entreprise de cotravail encore à déterminer.

Les postes de travail seront accessibles aux travailleurs de l’extérieur alors que les salles de conférence, qui pourront aussi être utilisées pour des évènements, seront réservées aux locataires d’Espace Montmorency.
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2021-07-19/teletravail/mon-bureau-dans-le-450.php

Bon, on vient de recevoir les instructions pour le retour au bureau
Ça va se faire en plusieurs phases de 2 semaines chacune à partir de septembre :

  1. Retour des gestionnaires et leurs adjoints
  2. Retour de 25% des employés pour 1 ou 2 jours
  3. Retour de 50% des employés pour 1 ou 2 jours
  4. Retour de 75% des employés pour au moins 2 jours
  5. D’ici la fin de l’année, retour de 100% des employés pour au moins 2 jours
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Nous ils ont annoncé qu’ils ne proposeront pas de plan et que ce sera à la discrétion de chaque équipe.

Je travaille à l’INSPQ et c’est à la discrétion de chaque personne, mais en gros, il y a 3 modèles:

  • Sur place temps plein
  • Modèle hybride (de 2 à 4 jours sur place)
  • Télétravail temps plein

Perso, je vais potentiellement choisir hybride avec 3-2. Par contre, ça ne commencera qu’en janvier, car il y a des rénos dans le bâtiment où je travaillerai.

Avec l’incertitude qui plane sur les nouveaux variants qui apparaissent dans certaines régions du monde, on ne peut malheureusement pas garantir que nous sortons définitivement des affres de la pandémie. Or, ce n’est pas une question de pessimisme, mais plutôt de réalisme puisque ce maudit virus est ultra tenace et immensément résilient.

En fait le problème est que le taux faible et fortement inégal de vaccination sur certains continents, créent des conditions de mutations qui pourraient une fois de plus nous faire reculer dans notre lutte à finir avec cette crise qui s’éternise.

Bien sûr on ne peut se croiser les bras et attendre. Alors il faut bien essayer de reprendre le travail en présentiel pour le mieux-être mental des employés et des entreprises. Tout en restant cependant ultra vigilant face à une situation qui est encore loin d’être stabilisée. D’où une politique de petits pas, qui demandera fort probablement encore d’autres ajustements dans un sens ou dans l’autre en cours de route.

Toutefois comme il faut toujours relativiser dans la vie, je n’ose pas imaginer la même crise sans l’apport des vaccins, qui sans eux aurait probablement pris des airs de peste des temps modernes avec des conséquences dramatiques sur nos populations et peut-être même sur notre civilisation actuelle?

Comme quoi en dépit de nos avancements technologiques, nous vivons dans un monde bien fragile, dont le facteur le plus imprévisible dans le passé comme dans l’avenir demeurera toujours le genre humain.

Revenu Québec a retardé au 10 janvier le retour au bureau des fonctionnaires. À voir si le gouvernement va suivre pour fonctionnaires des autres ministères et organismes.

Un reportage radio sur la fatigue causée les réunions en Zoom, Teams, Google Meet et autres

Il y a certaines journées où je suis quasiement juste en visioconférence de 9h à 17h, à l’exception de l’heure du lunch… Mon cerveau est de la bouilli à la fin de la journée :tired_face:

Je ne crois pas que je vais pouvoir retourner au bureau avant novembre selon les phases de retour… sinon pas avant février si mon client décide de faire comme Revenu Québec… :sob: :sob:

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Tu travailles où Scarlet?

je suis consultante pour une firme en techno et je suis en mandat dans un ministère. Donc pas de retour avant le 4 octobre… ou même en janvier si le gouvernement veut imiter Revenu Québec pour l’ensemble de ses fonctionnaires.

Comme je suis dans le département TI, ce sera probablement dans la dernière phase de retour… :sob:

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Texte en lien au reportage radio

Une entreprise prône des journées sans visioconférence

Après plus d’un an de télétravail, des employés ressentent les effets négatifs de longues périodes passées connectés chez soi. Une entreprise de l’Estrie encourage la déconnexion.


Les nombreuses heures en visioconférence finissent par avoir un impact sur des télétravailleurs.
PHOTO : RADIO-CANADA / NAHILA BENDALI

Nahila Bendali
4 h 02 | Mis à jour à 9 h 39

Les employés de la boîte spécialisée en informatique Kezber pratiquaient le télétravail à raison de quelques jours par semaine avant la pandémie. C’est devenu une obligation dès mars 2020. Puis les nombreuses réunions en visioconférence ont commencé à peser sur certains employés.

À mi-parcours, on a commencé à voir les effets plus négatifs du télétravail […] cette fatigue, de finir une journée et de ne pas être capable de cocher une case sur sa liste. On a été pris dans une spirale de rencontres. C’est facile d’être sollicité tout le temps. Ça crée un tourbillon, on nous l’a mentionné, relate la directrice des ressources humaines de l’entreprise, Alexandra Lacroix-Bélanger.

Les dirigeants ont décidé d’encourager les employés à prévoir des périodes ou des journées sans réunion virtuelle. Ils ont prôné la déconnexion pour se concentrer sur les tâches à accomplir. L’effet a été immédiat.

Une augmentation de la productivité, une diminution du stress, de la pression d’être constamment en ligne. Ça nous a permis de se déposer et d’être plus performants, affirme Mme Bélanger.


L’entreprise Kezber, qui œuvre dans les technologies de l’information, encourage ses employés à se prévoir des périodes sans visioconférence pour améliorer la productivité.
PHOTO : RADIO-CANADA / NAHILA BENDALI

Depuis quelques semaines, Kezber met en pratique son plan de retour au travail en présentiel. La quasi totalité des employés a exprimé le désir de revenir au bureau, au moins quelques jours par semaine. Une situation bénéfique, d’après la directrice des ressources humaines. Une journée avec le même nombre de rencontres, lorsque je suis en présentiel, […] je sens que j’ai beaucoup plus d’énergie à la fin de ma journée.

L’effet des visioconférences sur le cerveau

Alex Fortin a changé d’emploi en pleine pandémie. Le Montréalais organise des consultations publiques pour des projets d’urbanisme. Il carburait aux rencontres avec les citoyens. Maintenant, il doit enchaîner les réunions en virtuel et n’a que très peu de temps entre chaque rencontre. L’interface des plateformes de visioconférence finit par l’épuiser.

On devient hyper conscient de ce dont on a l’air. […] Il y avait un certain épuisement d’analyser les réactions faciales et le non-verbal des gens que tu vois tous en même temps dans le même format, en même temps, chacun dans sa petite boîte.

Alex a même cru qu’il faisait un épuisement professionnel. Il a réduit son nombre d’heures travaillées et s’est accordé une longue période de vacances durant l’été. Les contacts sociaux au travail lui manquent.


Alex Fortin est en télétravail depuis le début de la pandémie. Il a hâte de retourner au bureau en présentiel.
PHOTO : RADIO-CANADA / NAHILA BENDALI

Le retour au travail comme avant la pandémie devra attendre, pour bien des employés. Les fonctionnaires du Québec, qui devaient pouvoir retourner graduellement en présentiel dès septembre, devront patienter au moins un mois de plus. Ceux de Revenu Québec devront attendre au moins jusqu’à janvier. La santé publique du Québec a recommandé aux employeurs de repousser le retour progressif au bureau des employés.

Ça me déprime. Je n’imagine pas passer un autre automne chez moi.

Une citation de : Alex Fortin, télétravailleur

Des chercheurs de l’Université de Stanford ont mis un mot sur le sentiment d’épuisement que vivent de nombreux télétravailleurs : la fatigue Zoom.

D’abord, l’interface des plateformes de visioconférence sollicite le cerveau de façon différente que lors d’une conversation en personne, explique Isabelle Rouleau, neuropsychologue et professeure titulaire au Département de psychologie de l’UQAM.

[Dans une visioconférence] vous avez juste le visage, le non-verbal est absent. Les autres indices non verbaux sont difficiles à décoder. Les gens que je regarde ne sont pas dans le même environnement que moi. […] C’est extrêmement exigeant pour le cerveau d’être dans une situation toute la journée, à être en train de décoder des trucs qui se passent alors qu’il me manque trop d’informations pour résoudre le problème.

Se voir constamment lors d’une visioconférence est peu naturel, ajoute Isabelle Rouleau. On a beaucoup d’autocritique. Ça peut miner notre vie par rapport à d’habitude.

La mémoire aussi touchée

Les réunions qui s’enchaînent l’une après l’autre finissent par avoir des conséquences sur la mémoire, constate la neuropsychologue. En temps normal, il y a des moments de pause entre les rencontres. Mais plusieurs télétravailleurs ne s’accordent pas le même temps de repos à la maison, et l’information ne se consolide pas aussi efficacement.

Un Zoom chasse l’autre. Les petits carrés ont beau changer de place, l’environnement se ressemble beaucoup, ajoute Isabelle Rouleau. Les mémoires acquises perdent de leur distinctivité, et au bout de la journée, on a l’impression que ça devient un peu de la bouillie.


Selon la neuropsychologue Isabelle Rouleau, les multiples visioconférences en télétravail ont des conséquences sur la mémoire.
PHOTO : RADIO-CANADA / NAHILA BENDALI

Et les interactions au travail, si chères à de nombreux employés, ont leur utilité, au-delà du télétravail, ajoute Isabelle Rouleau. Les conversations de machine à café sont importantes. Ça oblige à organiser ma pensée, à recevoir des arguments et à contre-argumenter. Ça tient les neurones en forme.

Y aura-t-il des impacts à long terme de cette période prolongée du télétravail? Certains anticipent une prévalence de démence, en raison de l’appauvrissement de la mémoire ou du fonctionnement de certaines structures cérébrales, mentionne la professeure.

Moi, je suis optimiste pour les jeunes. Je pense que ça va rentrer dans l’ordre avec le retour progressif au bureau, conclut-elle.

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Janvier c’est loin… presque 2 ans de téléconférence rendu là…

Le retour en janvier est optimiste à mon avis. Si on tient compte du fait qu’il s’agit normalement de la période la plus forte pour la transmission de l’influenza (et maintenant la Covid-19, puisque l’influenza a semble-t-il disparu), et compte tenu de la direction actuelle que prends la santé publique, je miserais plus sur février/mars pour un retour progressif. Donc oui, 2 ans en télétravail pour bien du monde.

Est ce que le vaccin est obligatoire pour les gens qui retournent au travail?

Pour les entreprises sous juridiction fédérale oui, donc les banques, les entreprises en transports, les agences fédérales, les entreprises en télécommunications, etc.

Air Canada, Air Transat et le CN ont déjà annoncé que la non vaccination peut être une raison de mise à pied.

Je travaille pour un Big 4 des services professionnels et le vaccin va être obligatoire pour les employés qui veulent aller au bureau à partir du 1er octobre

Pour tout les domaines?

Québécor vient d’annoncer la vaccination obligatoire (les deux doses) à partir du 1er novembre pour ses employés, fournisseurs et autres personnes qui visitent les bureaux/installation de l’entreprise.

Bell a annoncé la même chose