Télétravail

9 octobre 2020 3h00 Mis à jour à 4h40 Des espaces de travail exclusifs d’Artopex pour les projets de Devimco | Le fil des régions | Actualités | Le Soleil - Québec

Des espaces de travail exclusifs d’Artopex pour les projets de DevimcoMarie-France LtourneauMarie-France Létourneau La Voix de l’Est Artopex a développé trois espaces de travail exclusifs pour Devimco Immobilier, qui les inclura dans ses milliers d’appartements locatifs et condos actuellement en construction ou à venir ces prochaines années.

Ce type d’entente est une première, tant pour le fabricant de mobilier de bureau de Granby que pour Devimco. «C’est un nouveau marché qui s’ouvre pour nous», a lancé mercredi le président d’Artopex, Daniel Pelletier.

«C’est la première fois qu’on fait ça pour du mobilier, a également confirmé le président de Devimco Immobilier, Serge Goulet. C’est un produit spécial qu’on a développé de concert avec Artopex pour avoir quelque chose qui s’intègre parfaitement bien dans nos unités et qui soit fonctionnel en terme d’espace. On voulait un produit fait sur mesure.»

La pandémie — et le télétravail qu’elle a entraîné — est à l’origine de cette entente. «On pense que le télétravail est une tendance de fond, dit M. Goulet. C’est un phénomène qui va demeurer.»

Dans cette optique, le partenariat conclu avec l’entreprise granbyenne est appelé à s’inscrire dans le temps, croit Serge Goulet.

Il vise aussi à pallier l’absence d’un endroit dédié au travail, autre que la table de cuisine ou le divan du salon, alors que la tendance est aux espaces de vie plus petits, dit-il.

2000 unités

Devimco Immobilier planche actuellement sur une dizaine de projets, dont le Solar Uniquartier, à Brossard, ainsi que le Maestra, qui prévoit la construction de deux tours de près de 60 étages dans le quartier des spectacles à Montréal. Il «livre» en moyenne 2000 unités résidentielles par année, évalue M. Goulet.

L’Edmond propose une surface de travail rétractable et des espaces de rangement. FOURNIE

«On a encore plusieurs milliers d’unités dans nos cartons, dans le cadre de projets majeurs pas encore annoncés. On a donc un assez bon volume en avant de nous», note-t-il.

«Le volume qu’on peut aller chercher est intéressant pour nous, souligne pour sa part Daniel Pelletier. En même temps, ça répond à une nouvelle demande pour les acquéreurs de condos ou les locataires d’appartements locatifs.»

Cela s’inscrit en outre comme une suite logique aux nouvelles collections de bureaux pour la maison lancées par Artopex en juillet dernier, précise le président de l’entreprise.

Dans le sujet du télétravail: Ubisoft vient de repousser 2 jeux triple-A et la raison invoquée: le télétravail. Ubisoft pousse fort pour remplir ce qu’ils peuvent d’employés dans leur studio à Montréal à ce qu’on m’a dit, visiblement avec un certain succès vu l’achalandage dans les restos le midi dans le quartier. Je doute que ce soit un domaine où le télétravail change beaucoup la dynamique vu sa nature.

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Je travaille dans les services professionnels, et honnêtement on peut fonctionner à 100% en télétravail. Il n’y a pas vraiment de problème à ça, d’un point de vue technique (on était déjà habitué à travailler chez des clients, hors du bureau).
C’est la partie sociale qui change tout. Et c’est pour ça que j’attends avant de tirer une conclusion. En ce moment on est en télétravail, mais aussi en confinement, ça a un gros impact.

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Souvent les défis du télétravail vont dans les aspects en dehors de la tâche principale de l’employé aussi (formation des employés et recrutements par exemple) ou des considérations de culture d’entreprise et de cohésion d’équipe. Pour cela que je doute que le 100% télétravail soit ce qu’on voit, vu que c’est de grosses considérations pour les décideurs, et même les PME plus agiles sont un peu tièdes face au télétravail en ce moment (sondage de la Fédération des entreprises indépendantes). Même pour les employés, en ce moment presque 80% veulent une certaine présence au bureau selon le sondage de Radio-Canada de cette semaine.
On va vraiment être dans un modèle hybride je pense.

vincemtl a dit : Souvent les défis du télétravail vont dans les aspects en dehors de la tâche principale de l’employé aussi (formation des employés et recrutements par exemple) ou des considérations de culture d’entreprise et de cohésion d’équipe. Pour cela que je doute que le 100% télétravail soit ce qu’on voit, vu que c’est de grosses considérations pour les décideurs, et même les PME plus agiles sont un peu tièdes face au télétravail en ce moment (sondage de la Fédération des entreprises indépendantes). Même pour les employés, en ce moment presque 80% veulent une certaine présence au bureau selon le sondage de Radio-Canada de cette semaine.
On va vraiment être dans un modèle hybride je pense.

Je pense que dans la plupart des entreprises où c’est possible, ce sera du 2 ou 3 jours obligatoire pour réduire les coûts tout en conservant les autres aspects dont nous avons parlé (formation, cohésion d’équipe, culture d’entreprise). Je sais que la STM va exiger du 3 jours obligatoire par semaine, ce qui est un gros revirement par rapport à l’avant-pandémie ou le télétravail n’était presque jamais abordé.

En parlant de décisions impulsives dans le fil sur l’étalement urbain, j’ai l’impression que la STM a fait sa propre décision impulsive en passant de 5 jours en présentiel à 3 jours de télétravail obligatoire. Je suis sûre qu’elle n’est pas la seule.

Imposer des jours obligatoires en télétravail est une erreur à mon avis, il y a des gens qui ne veulent juste pas travailler de la maison pour X raisons. La plupart des gens vont profiter de la flexibilité de manière naturelle et cela va réduire les coûts, pourquoi cette limite artificielle?

vincemtl a dit : Imposer des jours obligatoires en télétravail est une erreur à mon avis, il y a des gens qui ne veulent juste pas travailler de la maison pour X raisons. La plupart des gens vont profiter de la flexibilité de manière naturelle et cela va réduire les coûts, pourquoi cette limite artificielle?

Faut demander à Luc Tremblay et Cie :smiley:

J’avais le même opinion, que la 3e journée devrait être au choix de l’employé.

Ouais, on voit dans les sondages que la moitié des employés veut une majorité de jours au télétravail, l’autre une minorité. Ça s’équilibre en bout de ligne, et la flexibilité est un avantage pour une main d’œuvre avec différents goûts en la matière. Le télétravail doit donner la flexibilité, pas le contraire. Enfin, par le passé on a vu des entreprises modifiées ces politiques après un virage télétravail, ça va rester en évolution et s’adapter.

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Le truc c’est que si l’employeur exige que l’employé travaille de la maison, alors il est donc de la responsabilité de l’employeur de fournir (ou à rembourser) à son personnel en télétravail les équipements appropriés pour le travail à distance :-Ordinateur-Imprimante-Connexion internet-Bureau-Papetrie, outils, etc…en plus de maintenir le poste de travail chez l’empoyeur puisque l’employé doit s’y rendre 2 jours/semaine. Donc au final, c’est pas moins coûteux du tout.Peut-être qu’on verra des employeurs recourir davantage à des travailleurs autonomes à distance plutôt qu’à des employés dans ces conditions… à voir.
De mon côté, mon employeur a mis en place une politique de télétravail qui permet un maximum de 2 jours par semaine travaillés à partir de la maison. Évidemment, les employés doivent être disponibles pour communication/vidéoconférence au moins entre 9h et 16h. De plus, le poste de travail de l’employé devra être approuvé (avec photos à l’appui - avant COVID, l’employeur exigeait une visite du poste de travail).Et comme ce n’est pas obligatoire, l’employeur ne rembourse aucune dépense faite par l’employé pour pouvoir travailler de la maison.
Personnellement, je n’aime pas travailler de la maison. Je trouve que ce n’est pas un environnement propice à la nature de mon travail : les équipements que j’ai sont loin d’être optimaux et je n’ai pas les moyens de me gréer d’outils professionnels équivalents à ce que j’ai au travail. De plus, j’ai toujours détesté ramener du travail à la maison. Je ne veux pas penser/réfléchir aux tâches de mon emploi quand je suis à la maison et quand je suis au travail, je suis 100% concentré sur mes tâches de travail. J’apprécie cette séparation physique qui me permet d’être plus productif au travail et plus relax à la maison.

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Je suis plutôt sceptique du télétravail en masse.
Faut se dire que ça fonctionne bien en ce moment car on vient de commencer à en faire, et qu’on est en confinement. Imaginez-vous dans 2-3 ans de télétravail demême, les gens vont virer fou. Et en été sans confinement, je pense que la productivité va baisser… avec le beau temps… rester dans sa maison travailler…?
Et faut aussi voir à long terme, la relation entre collègues sera beaucoup moins développé et forte… surtout les nouveaux.
Et je comprend pas, si on peut venir au travail 2-3 fois par semaine, ça change quoi de le faire 5 jours, c’est pas comme si ça va diminuer le risque de répendre le Covid si on vient 2-3 fois au lieu de 5 ?
Entk, perso je pense que l’efficacité du télétravail va baisser à long terme.

Dans Charlevoix, une connexion Internet peut coûter autant qu’une voiture de luxe

Pascal Miche devrait débourser plus de 45 000 $ pour obtenir une connexion internet fiable et haute vitesse, selon la soumission qui lui a été proposée.

PHOTO : RADIO-CANADA / SÉBASTIEN

Sébastien Tanguay

Publié à 4 h 00

Devoir louer un bureau pour faire du télétravail… C’est ce à quoi plusieurs Charlevoisiens doivent s’astreindre depuis le début de la pandémie. Avec une connexion Internet qui peut s’interrompre à la moindre bourrasque, gens d’affaires, enseignants et même députée doivent parfois faire des pieds et des mains pour trouver une connexion convenable.

Chaque vote que Caroline Desbiens fait à la Chambre des communes, depuis le printemps, est le fruit d’un long chemin. Littéralement.

La députée bloquiste doit franchir une heure et demie de route, sur terre et sur mer, pour remplir son devoir parlementaire à distance. Depuis sa résidence à la pointe de L’Isle-aux-Coudres, débattre relève souvent de la mission impossible.

Caroline Desbiens, élue du Bloc québécois dans la circonscription de Beauport-Côte-de-Beaupré-Île d’Orléans-Charlevoix

PHOTO : RADIO-CANADA / NICOLAS BILODEAU

S’il y a un peu d’instabilité, je suis en train de parler et tout à coup, ça devient saccadé, on perd le fil, explique-t-elle. Même chose si je suis en train de voter. Je dis : "Monsieur le président, je vote en faveur de la motion’’. Et là… pouf! Ça stalle, mon vote est retardé, il faut vérifier ma connexion et ça déstabilise un peu tout le monde.

Caroline Desbiens se rend donc, chaque fois, à son bureau de comté situé à Sainte-Anne-de-Beaupré, pour être en mesure de suivre les travaux virtuels.

Souvent, près de 300 députés fédéraux assistent virtuellement aux travaux de la Chambre des communes. Pour les députés des régions, la fiabilité d’Internet devient un enjeu.

PHOTO : RADIO-CANADA / SÉBASTIEN TANGUAY

Mon Internet est tributaire de la température, du taux d’humidité ou du vent, ironise la députée bloquiste. La réalité, c’est que lorsqu’il y a un vote, je dois quitter la maison, m’ajuster à l’horaire des traversiers qui sont réduits l’hiver, pour trouver une connexion efficace.

Je suis une, parmi tant d’autres, pour qui le télétravail est impossible en période covidienne.

Caroline Desbiens, députée bloquiste de Beauport—Côte-de-Beaupré—Île d’Orléans—Charlevoix

Une classe soumise à la pluie

La connexion Internet de Josée Saint-Amand, qui habite aux Éboulements, ne lui permet pas de toujours donner ses cours en ligne. Elle doit souvent faire le trajet jusqu’à La Malbaie, où elle dispose au cégep d’une connexion Internet adéquate pour donner des cours virtuels.

PHOTO : RADIO-CANADA / SÉBASTIEN TANGUAY

La réalité de Josée Saint-Amand aux Éboulements est la même.

Charlevoix étant désormais en zone rouge, cette enseignante en soins infirmiers doit maintenant donner ses cours depuis la maison.

Les classes, bien souvent, dépendent des conditions météorologiques.

Si la météo est mauvaise, ça devient très pénible, je ne suis plus en mesure de donner mon cours, explique-t-elle.

Au point où parfois, Josée Saint-Amand doit interrompre la classe et demander un peu d’indulgence à ses étudiants, le temps qu’elle trouve une connexion Internet résistant au vent.

Ça m’est arrivé de mettre le cours en suspens et de dire : ‘’Ok, on arrête tout, laissez-moi une demi-heure pour me rendre au cégep de La Malbaie, on va recommencer le cours quand je serai arrivée’’.

Josée Saint-Amand, enseignante en soins infirmiers

C’est beaucoup de stress pour un peu tout le monde, dit l’enseignante.

Pourtant, Josée et son conjoint, Sébastien Tremblay, paient plus cher qu’en ville pour cet Internet qui défaille.

Ça nous coûte 143 $ par mois, détaille Sébastien.

Sébastien Tremblay s’accommodait de son Internet avant la pandémie, mais depuis que le télétravail et l’éducation à distance sont devenus nécessaires, les carences de sa connexion deviennent problématiques.

PHOTO : RADIO-CANADA / SÉBASTIEN TANGUAY

Il paie deux abonnements pour assurer une connexion plus ou moins efficace à sa ferme laitière. Même à ce prix, hors de question d’être plusieurs à utiliser Internet au même moment — un empêchement qui devient vite problématique en temps de COVID.

Là, présentement, on a un garçon qui est confiné à la maison 14 jours après avoir été en contact avec un cas positif, ajoute Josée. Donc, lui aussi doit faire ses cours à distance. Deux en même temps, ça ne fonctionne pas très bien. Il ne peut pas être sur son cellulaire ou sur Teams pendant que je donne un cours. Deux sur la ligne, ce n’est pas possible.

Il faut être créatif, sourit l’enseignante.

Sébastien n’a pas le choix de l’être. Lui doit souvent participer à des réunions en raison de ses engagements dans le monde agricole.

Sa routine Zoom ressemble davantage à une chorégraphie de gymnastique qu’à une banale visioconférence.

Je suis obligé de couper ma caméra parce que sinon, le son fait juste couper et ça n’arrête pas de saccader. Quand je veux que les gens me voient, je peux allumer ma caméra, mais je dois fermer mon micro. Il faut aussi veiller à ce que les enfants n’écoutent pas la télé ou qu’ils n’aillent pas sur Internet pendant ce temps-là.

Sébastien Tremblay, propriétaire de la ferme Seva

La famille n’a pourtant pas le choix de se résoudre à un Internet semblable. Dans le rang Saint-Marie où elle habite, entre les deux grandes artères que sont la 138 et 362, c’est l’unique service disponible.

Un branchement à 46 394,71 $

La soumission rendue à Pascal Miche cet été propose d’étendre le réseau Internet haute vitesse jusque chez lui… moyennant près de 46 000 $.

PHOTO : RADIO-CANADA / SÉBASTIEN TANGUAY

Pascal Miche, lui, a voulu savoir combien coûterait l’extension du réseau Internet haute vitesse jusqu’à sa maison, située à quelques kilomètres du centre-ville de Baie-Saint-Paul.

Le branchement s’arrête à quelques résidences de la sienne, aussi a-t-il pensé que le prix serait raisonnable.

Estimation fournie par son fournisseur, DERYtelecom : 46 394,71 $, taxes incluses.

Le câble, pourtant, s’arrête à 50 m de ma maison, souligne Pascal Miche. Ça n’a aucun bon sens.

C’est avec un Internet qui fonctionne au gré du vent, selon les mots de cet entrepreneur, qu’il administre Omerto, une plantation qui produit le seul vin de tomates au monde.

Notre Internet fonctionne par les ondes. Dès qu’il fait froid ou que le poids de la neige alourdit les fils électriques qui passent dans la vallée derrière chez moi, je perds la connexion, déplore-t-il. Deux ou trois fois par semaine, notre Internet coupe.

Pascal Miche se déplace au centre-ville de Baie-Saint-Paul, situé à quelques kilomètres de chez lui, chaque fois qu’il a besoin d’un Internet fiable pour répondre à sa clientèle.

On encourage les gens et les entreprises à venir s’installer en région, mais si on ne nous fournit même pas l’outil principal qui est Internet, à quoi servent toutes ces campagnes de promotion?

Pascal Miche, propriétaire et fondateur d’Omerto

Je pense qu’il manque de compétition dans les régions, poursuit-il. Certaines entreprises en profitent, ça, c’est certain.

Interrogé par Radio-Canada au sujet de cette soumission, DERYtelecom explique que chaque cas est unique.

L’entreprise précise néanmoins que le prolongement des branchements, même sur une courte distance, implique souvent de faire des modifications sur 2 ou 3 kilomètres de réseau et […] l’ajout d’équipements très onéreux.

DERYtelecom souligne aussi que les frais d’accès et de location des poteaux s’ajoutent à la facture.

Effectivement, les frais peuvent être très élevé [sic] selon la situation, conclut le courriel envoyé par l’entreprise.

Querelle de poteaux

Une kyrielle d’autorisations est nécessaire pour déployer le câble ou la fibre optique sur les poteaux qui bordent les routes du Québec.

PHOTO : RADIO-CANADA / ÉDITH DROUIN

C’est aussi l’avis de Claudette Simard, préfète de la MRC de Charlevoix. Elle se bat depuis 2009 pour que sa région dispose d’un Internet comparable à ce à quoi les Québécois en milieu urbain ont droit.

En 11 ans, la technologie a évolué. Le réseau Internet de son coin de pays, par contre : très peu.

C’est épouvantable comme c’est compliqué, dénonce-t-elle.

Le déploiement de la fibre optique ou du câble se fait par les poteaux qui bordent les routes, partout au Québec. Pour pouvoir emprunter ces infrastructures, les locataires de chaque poteau, notamment Hydro-Québec et les entreprises de télécommunications, doivent donner leur feu vert.

Claudette Simard craint que la technologie promise pour 2026 par Ottawa soit déjà dépassée lorsque les Canadiens seront branchés.

PHOTO : RADIO-CANADA / PIERRE-ALEXANDRE BOLDUC

Un processus fastidieux, souvent long de deux ou trois ans, selon la préfète.

Vidéotron accuse d’ailleurs Bell de ralentir, voire, dans plusieurs cas, bloquer l’accès à ses structures de soutènement, dans une poursuite intentée cet automne.

En agissant de la sorte, Bell ralentit le développement et la mise à niveau d’Internet dans toutes les régions du Québec, indique le recours.

Interrogée par Radio-Canada, Bell affirme avoir récemment annoncé certains changements. Désormais, explique l’entreprise par courriel, Bell et Hydro-Québec peuvent permettre à des fournisseurs tiers d’installer de manière sécuritaire certains équipements sur nos structures de soutènement avant que les travaux préparatoires ne soient effectués.

Cette modification, assure Bell, permettra un accès plus rapide sur de nombreux poteaux.

Un espoir nommé Elon Musk

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé l’octroi de près de 2 milliards de dollars pour offrir un meilleur Internet aux Canadiens vivant en région.

PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / ADRIAN WYLD

Ottawa a annoncé l’octroi de 750 M$ supplémentaires, le 9 novembre, pour que 98 % des Canadiens aient accès à une connexion Internet d’au moins 50 Mbps d’ici 2026.

Aujourd’hui, environ 330 000 foyers québécois, soit un ménage sur 10, n’ont pas accès à la haute vitesse. Quelque 10 410 d’entre eux se situent dans la région de la Capitale-Nationale, précise le ministère de l’Économie.

  • Le ministère indique que le programme Québec Branché offrira la haute vitesse à 52 foyers.
  • Régions Branchées, un autre programme, en branchera 923.
  • Le ministère promet que le ou les prochains appels à projets connecteront 9434 foyers d’ici un horizon indéterminé.

Une nouvelle accueillie favorablement par Claudette Simard, qui évite toutefois de se réjouir trop vite.

J’ai eu mon lot de déceptions au fil des années, dit la préfète.En 2026, l’Internet aura évolué et 50 mégabits par seconde, ça risque d’être déjà désuet, s’inquiète-t-elle.

Ça fait 17 ou 18 ans qu’on nous promet des améliorations qui ne viennent jamais, ajoute Jacques Demers, président de la Fédération des municipalités du Québec.

Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

PHOTO : COURTOISIE FÉDÉRATION QUÉBÉCOISE DES MUNICIPALITÉS

Il craint que si la déploiement du réseau Internet en région reste entre les mains des grands gouvernements, des citoyens soient oubliés.

Si ça passe par les municipalités, on ne laissera personne derrière et on n’oubliera aucun rang. On le connaît, notre monde : on ramasse leurs vidanges à toutes les semaines!

Jacques Demers, président de la Fédération des municipalités du Québec

Lui-même doit composer avec un Internet qui, à ses meilleurs jours, atteint à peine quatre mégabits par seconde. Une connexion inadaptée pour lui, sa femme, directrice générale chez Desjardins, et leurs trois enfants — un en secondaire 5, l’autre au cégep, et l’aînée à l’université.

C’est maintenant qu’on a besoin de cet argent-là. On ne peut plus attendre, plaide encore Jacques Demers.

Dans ce contexte, certains Charlevoisiens voient leur salut numérique venir des États-Unis plutôt que de leur gouvernement.

Elon Musk, le grand patron de SpaceX, veut offrir une connexion internet haute vitesse à l’ensemble de la planète grâce à des dizaines de milliers de satellites.

PHOTO : AFP / JIM WATSON

Elon Musk, l’homme d’affaires américain derrière Tesla, a récemment lancé StarLink, un réseau Internet satellitaire voué à brancher les coins les plus reculés du globe.

Le CRTC a récemment approuvé le déploiement de la technologie au Canada. Il n’en fallait pas plus pour que Pierre Bourgault dirige ses espoirs vers ce réseau sans fil.

Le câble arrête à 750 m de chez nous, dit-il. Un fournisseur m’a déjà suggéré d’installer un poteau dans ma cour pour mieux réceptionner les ondes. Ça m’aurait coûté entre 10 000 $ et 15 000 $.

Ce gestionnaire chez Ubisoft Québec ne peut, lui non plus, travailler depuis sa maison de Saint-Agnès en raison d’un branchement Internet trop lent. Il loue donc une chambre au centre-ville de La Malbaie, à 10 minutes de chez lui — et à 330 $ par mois —, pour avoir une connexion adéquate.

Il ignore quand StarLink sera accessible à sa région… mais il croit que cette technologie arrivera sans doute plus vite chez lui que le câble ou que la fibre optique, soumis à la moindre querelle de poteau.

Je confirme que c’est un véritable problème dans Charlevoix. Les entreprises de communications se réservent des territoires, particulièrement Bell, en se comportant comme des monopoles. Je suis à La Malbaie mais en zone agricole à 400 m de la limite urbaine. À partir de cette limite c’est Bell qui mène seule le bal et la compétition disparait comme cela se passe dans d’autres secteurs. Un autre exemple mon cell. La tour de communication installée en 2017 est à moins de 500 m de la maison et pourtant mon signal est intermittent et de très mauvaise qualité, exactement comme c’était avant l’arrivée de cette tour.

Des exemples comme le mien il en pullulent dans Charlevoix et il est grand temps que le marché s’ouvre à la compétition, non seulement pour améliorer la capacité internet, mais aussi pour avoir des prix concurrentiels comme cela se voit généralement dans le sud du Québec.

Faudra voir si StarLink tient ses promesses aussi, le kit de base semble aussi assez cher, les vitesses prévues incertaines, et la compagnie semble tempérer les espoirs au niveau des déconnexions prévues. Mais au moins c’est bon de voir du mouvement et des nouvelles technologiques pour connecter les gens plus « isolés ».

Je ne pense pas que ça va nécessairement « sauver » toutes les régions en déclin non plus, comme certains disent. Changer radicalement sa vie, son cercle social, les services offerts… Ça reste des obstacles encore plus importants et concrets pour déménager en campagne, et de nombreuses régions ont déjà un Internet potable depuis longtemps pour les gens voulant faire ce choix. Faut voir aussi si on attire des résidents permanents ou une maison secondaire, comme on a vu massivement cet été.

Fait intéressant, mon employeur s’est ravisé par rapport au télé-travail obligatoire. Cet été plusieurs personnes ont préférées aller travailler dans des cafés ou des bibliothèques plutôt que rester à la maison, et ça a soulevé des enjeux de confidentialité. L’employeur encourage donc à venir au bureau ou rester à la maison, et il y a fort à parier que ce sera la même chose lorsque la pandémie sera derrière nous.

On a eu les résultats d’un sondage sur le télétravail au bureau (79% des employés sur ~1500 ont répondu au sondage)
97% des répondants préfèrent un mode hybride

et 59% n’ont pas d’enjeu à partager un même poste de travail

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Les résultats penche beaucoup vers la plus faible présence possible au bureau. Je me demande si cette préférence pour un entre-deux se maintiendrais si l’option télétravail total ou 4 jours était disponible. C’est bizarre que la proportion qui souhaite 0 jour de télétravail n’est pas égale à celle du présentiel à temps plein.

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Il y en a peut-être qui veulent retourner au bureau en tout temps, mais aimerait quand même être en télétravail le vendredi, de temps en temps.

On a eu une confirmation ce matin au bureau que des étages seront libérés au centre-ville pour s’en aller vers un mode hybride, et ça correspond pas mal au résultat du sondage de @ScarletCoral . Ce sera probablement 2 ou 3 jours au bureau, au choix, et avec la possibilité d’aller dans des bureaux satellites en banlieue. L’avenir sera donc très différent pour nous.

On a également eu la confirmation que les réaménagements nécessaires prendront du temps, et que le retour en mode hybride se fera à partir de T1-2022 si la situation sanitaire le permet. Donc encore presque 1 an à temps plein en télétravail pour nous.