Le défi du bruit aux bureaux était bien connu, même avant la pandémie. Aux années 90, les bureaux étaient bien fermés par des panneaux de 66–78 pouces de hauteur sur quatre côtés, avec seulement un ouverture pour accès.
Aux années 2000, les goûts ont changé et les panneaux ont descendu jusqu’à 54 pouces de hauteur. Le panneaux aux côtés couloirs ont été retirées, donc les bureaux étaient fermés sur trois côtés seulement. Dans cette époque, les bureaux étaient toujours en forme L, donc il y avait toujours beaucoup d’espace entre les travailleurs.
Mais aux années 2010, on a changé soudainement la forme des bureaux pour que les entreprises puissent avoir plus de travailleurs dans la même espace. Un demi des bureaux étaient retirés, laissant un bureau en forme rectangle. En plus, les panneaux entre les bureaux étaient retirés, et les panneaux « spinaux » sont descendus à un hauteur de 42 pouces. L’élimination de ces panneaux de division en combinaison avec le changement de forme des bureaux a considérablement détérioré l’ambiance sonore des bureaux.
C’est aux années 2010 que j’ai commencé à entendre les histoires des travailleurs qui avaient de la difficulté à travailler à cause du bruit. Après quelques années, beaucoup d’entreprises ont essayé d’améliorer la situation par l’addition des technologies de masquage sonore. A l’époque, ces technologies ne faisaient rien sauf l’addition d’un bruit blanc, qui masque assez bien les sons de la respiration et de la toux, mais qui n’aide pas avec le bruit des appels téléphoniques de la personne assise à côté de vous. En plus, ce bruit blanc est une irritant pour une certaine pourcentage de la population.
Après l’échec de la technologie sonore, beaucoup d’entreprises ont commencé à modifier leurs bureaux pour réajouter des panneaux de division entre les stations de travail. Mais ces panneaux étaient beaucoup moins larges que ceux de l’époque ancien, n’étant plus large que la profondeur d’un bureau. Certaines entreprises ont ajouté aussi les panneaux d’empilage pour augmenter la hauteur des panneaux, mais ils étaient souvent faits en verre, qui fait très peu pour améliorer la situation sonore.
Vers la fin des années 2010, la cabine téléphonique a été introduite au bureau. Ces cabines coûtent très cher, mais elles améliorent la situation sonore beaucoup parce que les gens qui doivent prendre un appel sont isolés. Mais la problème, bien sûr, est qu’il n’y a pas assez de cabines pour tout le monde qui doit prendre un appel. Je trouve que c’est difficile à travailler dans une cabine à cause de manque d’espace, et parce qu’elles sont moins confortables qu’une chaise de travail, et parce que je dois déplacer toutes mes affaires, et parce qu’elles deviennent chaude à l’intérieur après quinze minutes.
Les technologies de masquage sonore fonctionnent beaucoup mieux maintenant, mais ils coûtent très cher et sont sujets aux problèmes informatiques. Après les échecs des années 2010, beaucoup d’entreprises sont hésitantes à s’y investir. On voit maintenant beaucoup de produits sur le marché qui coûtent moins cher et qui améliorent la situation très peu, par exemple les « nuages » ou les écrans suspendus faits en feutre. Mais on ignore l’enjeu principal: On a aujourd’hui beaucoup plus de travailleurs dans un espace. Ça veut dire qu’il n’y a plus de bruit en général et moins d’espace entre nous, donc le bruit est plus fort. Mais les entreprises ne veulent pas dépenser encore plus pour l’immobilier.
Le télétravail était un cadeau pour ceux·elles qui ont du mal à travailler dans des environnements bruyants, et il nous a resensibilisée, à mon avis. Après six ans de télétravail, j’avais beaucoup de difficultés quand j’ai dû commencer à travailler au présentiel.