La rentrée scolaire pourrait être pénible pour les usagers des transports en commun à Montréal. Après neuf rencontres de négociation en présence du médiateur, le syndicat des 2400 employés d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) accuse la partie patronale d’étirer les discussions, ce qui pourrait, selon son président, Bruno Jeannotte, mener à une autre grève à l’automne.
Il avait été convenu que les parties déposent la liste de leurs priorités afin d’accélérer les discussions, a-t-il expliqué. « De notre côté, on s’est préparés à l’exercice. On a priorisé nos demandes. On s’est fait plusieurs scénarios de priorisation selon le nombre de demandes que l’employeur voudrait garder », explique M. Jeannotte. « Ce qui est un peu décevant, c’est que là, on est à neuf rencontres depuis un mois et l’employeur ne nous a toujours pas déposé de liste de priorités. »
La STM s’est plutôt affairée à soumettre des demandes de clarification concernant des éléments qui ne se trouvent même pas au cœur du litige et qui risquent d’être abandonnés dans un contexte où les parties doivent identifier leurs priorités, soutient Bruno Jeannotte.
«Les négociations cheminent dans la bonne direction», soutient la STM
Elle reproche d’ailleurs au syndicat de ne pas avoir respecté la confidentialité entourant les négociations, tel que convenu avec le médiateur.
« La STM est dans une période de grands changements. On se doit d’évoluer. On doit travailler pour être à moindre coût. Ça veut dire qu’il faut aussi être capable d’adapter nos conditions de travail pour se concentrer sur notre mission »
« Jusqu’ici, on a eu neuf rencontres avec la direction. Et je les qualifierais toutes de non productives », affirme sans détour le président du Syndicat du transport de Montréal, Bruno Jeannotte, en entrevue.
À la STM, la porte-parole Amélie Régis juge quant à elle plutôt que « les négociations cheminent dans la bonne direction depuis l’implication du médiateur ».
Une « pause estivale » est toutefois prévue à la fin du mois de juillet, et ce pour une durée de trois semaines, la STM et le syndicat ayant convenu de ne pas se rencontrer pendant les vacances du médiateur.
Dans le cadre d’une nouvelle entente, la Société de transport de Montréal (STM) offre un minibus accessible aux personnes à mobilité réduite, en plus d’en assurer l’entretien durant toute sa vie utile. Ce minibus permettra à la Mission Old Brewery (OBM) d’effectuer les déplacements de sa clientèle vulnérable.
Comme ce fut le cas pour le Solidaribus, la Ville de Montréal assumera pour sa part le salaire du chauffeur, des intervenants psychosociaux et les frais de carburant.
Les travaux de réfection de la station Berri-UQAM et le réaménagement des infrastructures avoisinantes transformeront une partie du Quartier latin en chantier pendant trois ans.