STM - Discussion générale

Discussions portant sur la STM.

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Pas une journée plaisante pour le personnel des TIC de la STM aujourd’hui.

Source: https://www.newswire.ca/fr/news-releases/la-stm-precise-la-nature-de-la-panne-informatique-majeure-835524012.html

La STM précise la nature de la panne informatique majeure

MONTRÉAL, le 20 oct. 2020 /CNW Telbec/ - La Société de transport de Montréal (STM) souhaite informer sa clientèle que la panne informatique majeure qu’elle subit depuis le 19 octobre en après-midi est la conséquence d’un virus de type rançongiciel, visant l’ensemble des applications, et ce, malgré les différents dispositifs de défense qui sont en place pour parer à ce type d’éventualité.

Rappelons que grâce à des dispositifs de sécurité robustes, le service du réseau des bus et du métro ainsi que les équipements de vente et perception fonctionnent normalement.

Toutefois, le service de transport adapté, dont la plateforme de réservations est informatisée, subit un impact plus important. Ainsi, les déplacements pour des raisons médicales et de travail seront honorés à compter du 21 octobre, et ce, pour les réservations ayant été effectuées avant 21 h 15 le 18 octobre. Par ailleurs, aucune réservation ou modification de déplacement ne sera effectuée. Nos équipes d’exploitation continuent de travailler sans relâche pour assurer la livraison du service planifié.

Par ailleurs, les autorités compétentes ont été informées de la situation et participent à l’enquête en cours. Les équipes de TI de la STM, accompagnées d’experts externes dans le domaine, visent toujours le rétablissement de la situation dans les meilleurs délais. En effet, cette panne informatique affecte toujours différentes plateformes STM, dont le site web et les lignes téléphoniques, à l’exception celles du transport adapté. Nous encourageons donc la clientèle à privilégier l’utilisation des différentes applications mobiles, telles que Transit et Chrono.

SOURCE Société de transport de Montréal

J’imagine que c’est assez difficile de soutenir l’industrie localement quand on a une seule région métropolitaine avec un système de transport sur rail.

Je me demande si le tramway de Québec aurait aurait sauvé la donne s’il n’y avait pas eu autant de tergiversations sur la préparation et le financement du projet.

https://lp.ca/s3V4ZQ

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paulwillyjean said: J’imagine que c’est assez difficile de soutenir l’industrie localement quand on a une seule région métropolitaine avec un système de transport sur rail.

Je me demande si le tramway de Québec aurait aurait sauvé la donne s’il n’y avait pas eu autant de tergiversations sur la préparation et le financement du projet.

https://lp.ca/s3V4ZQ

À priori, il pourrait y avoir éventuellement 3 régions métropolitaines à fournir (Montréal, Gatineau/Ottawa et Québec).
Mais cela implique que Alstom détienne un monopole au Québec… et même là, c’est à se demander si cela est suffisant pour générer constamment des commandes. On pourrait étendre un peu en bâtissant un vrai réseau régional de trains, et encore.

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Imagine 10 years from now, a fleet of short, quick-accelerating X’Trapolis Duplex trains built in La Poc converging on the downtown termini…

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Budget 2021 et PI 2021-2030 de la STM : Relancer le transport collectif montréalaisCommuniqué | 10 novembre 2020

Sur fond de pandémie, la Société de transport de Montréal (STM) rend publics son budget 2021 de 1,5 G$, qui a pour défi de relancer le transport collectif montréalais, et son Plan d’investissements 2021-2030, qui prévoit des sommes de 18 G$.

« La crise de la covid-19, dont la première vague a fait chuter notre achalandage de près de 90 %, nous a durement touchés. La perte de revenus conjuguée aux coûts liés aux importantes mesures sanitaires mises en place nous ont plongé dans une crise financière importante. L’élaboration du budget 2021 a donc constitué un défi de taille, mais nous sommes heureux du résultat, compte tenu des circonstances, puisque nous privilégions le maintien de l’offre de service. Nous remercions d’ailleurs les instances gouvernementales pour leur soutien financier », a indiqué le président du conseil d’administration de la STM, Philippe Schnobb.

Une offre de service maintenue

Pour offrir un niveau de service adéquat pour les besoins de la clientèle, notamment ceux des travailleurs des services essentiels, et pour assurer un environnement sécuritaire permettant une certaine distanciation physique, la STM maintiendra, pour l’automne 2020 et l’année 2021, le niveau de service de 2019, tout en poursuivant le déploiement de ses diverses mesures d’adaptation des équipements et d’entretien sanitaires. D’ailleurs, ces actions portent fruit puisqu’aucune éclosion de cas de covid-19 liée à la fréquentation des transports en commun n’a été répertoriée.

« En cette année charnière, la STM a fait un choix crucial pour notre avenir et celui du transport collectif à Montréal. Au-delà de l’équilibre budgétaire, nous visons la préservation des acquis et le maintien du service pour nos clients. Nous avons choisi d’atteindre les cibles qui nous ont été imposées autrement qu’en réduisant l’offre de service. Pour la première fois depuis plusieurs années, ce n’est pas l’offre qui conditionne la demande, mais notre obligation morale de nous assurer, avec la collaboration de nos 11 000 employés, d’offrir à nos clients le service le plus sécuritaire possible. Et c’est très bien ainsi » soulignait Luc Tremblay, directeur général de la STM.

Autres faits saillants du budget 2021

  • Fin de l’arrivée des 300 bus
  • Poursuite de la construction du Centre de transport Bellechasse et fin des travaux d’agrandissement de trois centres de transport existants pour accueillir les 300 bus
  • Fin de l’arrivée des 17 trains AZUR supplémentaires (7 en 2020 et 10 en 2021)
  • Reprise de l’achalandage au transport adapté avec 3 millions de déplacements, en hausse de 16 % par rapport aux déplacements anticipés de 2020
  • Implantation des nouveaux valideurs à bord des bus, dont le temps de lecture est plus rapide
  • Poursuite des travaux d’accessibilité universelle dans le réseau du métro
  • Poursuite du déploiement du « Service + » dans 53 stations qui permettra à la clientèle d’avoir facilement accès à un service après-vente, en plus des 16 « Espaces client » déjà en place
  • Poursuite des consultations sur la refonte du réseau bus

Le budget 2021 de la STM repose sur une gestion financière rigoureuse et responsable des dépenses. En considérant la totalité des coûts liés aux immobilisations, à l’ajustement du service et aux autres dépenses d’exploitation, la STM présente un budget 2021 démontrant une baisse de 9,5 M$, soit une diminution de 0,6 % par rapport au budget 2020. Le budget 2021 réussit l’équilibre entre rigueur financière et maintien d’un niveau acceptable de l’offre de service.

Plan d’investissements 2021-2030

Malgré les difficultés, la STM poursuivra ses investissements dans ses infrastructures. Ainsi, 18 G$ seront investis dans les 10 prochaines années afin d’améliorer la fiabilité des infrastructures et l’offre de service. Il s’agit d’un niveau d’investissement stable par rapport au Plan d’investissements de l’an dernier. Avec des investissements moyens de 2 G$ par année, la STM investira dans plusieurs projets importants, dont l’électrification du réseau de bus, la réalisation du prolongement de la ligne bleue, la réfection des stations de métro ou, encore, la réalisation de chantiers liés à l’accessibilité universelle dans le réseau du métro.

Documents

Budget 2021

PI 2021-2030


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Je suis très soulagé par rapport à la décision de ne pas réduire l’offre de service. Ça aurait été catastrophique sur le long-terme.

Wow ! Excellente nouvelle pour certains usagers…, mais moins pour les finances de la STM… ou celles de Montréal.

Le transport en commun sera gratuit pour les jeunes et encore réduit pour les aînés

Une partie de la promesse électorale de Valérie Plante va être mise en place dès l’été 2021.

Les jeunes de moins de 12 ans ne paieront plus pour entrer dans le métro de Montréal. | PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERSRadio-Canada | Romain Schué | Publié à 11 h 08

À partir du 1er juillet, les enfants de moins de 12 ans ne paieront plus pour accéder aux autobus et aux métros de la métropole.

Il s’agit d’un investissement de 9,3 millions de dollars, inscrit dans le prochain budget de la Ville de Montréal, pour mettre en place l’an prochain cette mesure.

Actuellement, seuls les jeunes de moins de 6 ans peuvent se déplacer gratuitement dans le réseau de la STM.

Les aînés (65 ans et plus) pourront quant à eux bénéficier d’une réduction supplémentaire de 50 % du tarif qui leur est actuellement proposé.

Cette idée était l’une des importantes promesses de Valérie Plante en 2017, lorsqu’elle tentait de se faire élire à la tête de la métropole. Celle-ci ne sera cependant qu’en partie respectée.

Lors de la dernière campagne électorale, Projet Montréal s’était engagé à offrir gratuitement le transport en commun à toutes les personnes aînées. Or, ces dernières ne pourront compter que sur une baisse de moitié.

Par ailleurs, Valérie Plante avait promis d’imposer une tarification sociale(Nouvelle fenêtre), qui aurait permis aux personnes ayant un faible revenu d’avoir un rabais de 40 % du prix de l’abonnement mensuel.

Dès son élection, la mairesse avait soumis ce dossier à ses collègues de la Communauté métropolitaine de Montréal, mais aucune révision de ce type n’a pour l’instant vu le jour, même si l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), qui gère désormais la tarification des transports en commun, avait fait preuve d’ouverture.

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J’imagine que ce sera une mesure temporaire en attendant que l’ARTM mette en place sa refonte tarifaire? Une fois mise en place, je ne vois pas comment on pourra maintenir une tarification différée par municipalité.

Grâce aux importants investissements de la STM en matière de protection informatique depuis les six dernières années, la Société a pu, en quatre heures, détecter et isoler ses systèmes et remettre en fonction, en deux semaines, les 600 serveurs critiques touchés sur un total de 1600.

À la suite d’une analyse approfondie des infrastructures technologiques corporatives, l’enquête a démontré que l’attaque avait été effectuée par l’entremise d’une variante hautement sophistiquée du virus informatique « RansomExx », incluant un niveau d’automatisation très élevé, en plus de confirmer que les autres environnements de la STM n’avaient pas été touchés. Rappelons d’ailleurs qu’en aucun temps les services bus et métro n’ont été affectés par l’attaque.

La STM estime que le coût pour l’opération de remise en service de ses serveurs s’élève à 2 M$ en bien et services, plus l’improductivité engendrée qui demeure encore à évaluer. Une réclamation auprès de ses assureurs est d’ailleurs en préparation.

Les démarches de l’enquête

Dès la sécurisation de l’environnement informatique de la STM terminée, le comportement du virus a été analysé pour comprendre son mode opératoire et pour agir afin de protéger les systèmes et prévenir une possible récidive.

Par la suite, les équipes se sont assurées qu’aucune fuite massive de données n’avait été observée. Aucune trace n’a été révélée par l’enquête. Par contre, le 16 novembre dernier, lors de la dernière phase de l’enquête technique, celle-ci a révélé une exfiltration automatisée mineure par le virus, qui a permis à ce dernier d’explorer un nombre très limité d’équipements. Grâce à la rapidité de réaction de la STM, seuls cinq ordinateurs, sur les 6 500 que compte le parc informatique, et 38 serveurs sur les 1000 touchés, ont fait l’objet d’une exfiltration de données, et ce, via une collecte sur le bureau ou la corbeille de ces ordinateurs ou serveurs.

Ainsi, le virus a pu accéder à quelques données personnelles peu sensibles de 24 des 11 000 employés et de 72 des 645 000 clients des trois réseaux (bus, métro et transport adapté). Pour la majorité, il s’agit soit des nom et prénom, des adresses courriel ou encore d’un numéro de téléphone. La STM a communiqué avec ces 96 personnes afin de les informer de la situation, de les rassurer sur le risque très faible selon les experts et de leur offrir des conseils de base en termes de sécurité informatique pour leur ordinateur.

Pour deux des 24 employés, le virus a pu accéder à des données plus sensibles. Ceux-ci ont été informés rapidement et un service d’accompagnement d’une firme spécialisée leur a été offert.

Les conclusions de l’enquête portent à croire qu’aucune autre donnée n’a été exfiltrée. De plus, aucune nouvelle demande du cyberattaquant n’a été faite. Suivant les recommandations des experts externes et en se basant sur le fait que l’ensemble des composantes ayant le plus haut risque d’être visées par le pirate ont été analysées, l’enquête prend fin. Le rapport final, une fois terminé, sera partagé aux instances policières impliquées afin qu’elles puissent déterminer la suite de l’enquête criminelle.

« Grâce à une préparation rigoureuse, à des investissements de plusieurs dizaines de millions et à la mise en place de nombreuses améliorations au cours des six dernières années, la STM et ses équipes, que je remercie pour leur travail acharné lors de cette crise, ont pu limiter l’attaque et restaurer nos serveurs, et ce, sans préjudice majeur pour la STM, ses clients et ses employés », a conclu Luc Tremblay, directeur général de la STM.

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Comme quoi, personne n’est à l’abri d’une attaque. C’est pour cela que l’on répète de ne pas utiliser le même mot de passe partout, de ne pas cliquer sur des liens vers des sites que l’on ne connait pas ou que l’on ne fait pas confiance. Et surtout, de ne pas télécharger des logiciels de sources douteuses (p. ex.: à l’extérieur de l’App Store intégré à la plateforme que vous utilisez).

Cela me surprend agréablement que ce ne fut pas plus dommageable que ça, dans le “grand scheme of things”. Tant mieux.

Le piratage d’octobre aura coûté 2 millions de dollars à la STM

Le service de métro n’a jamais été affecté par l’attaque informatique, selon la STM.
PHOTO : RADIO-CANADA / IVANOH DEMERS

Radio-Canada
Publié hier à 15 h 47

Un peu plus du tiers des serveurs informatiques critiques de la Société de transport de Montréal (STM), soit 600 des 1600 appareils, ont été ciblés par une attaque informatique d’envergure qui a touché la Société le mois dernier. Pour l’instant, les pertes financières s’élèvent à 2 millions de dollars.

Dans une annonce transmise par voie de communiqué, la STM dit avoir terminé son enquête interne sur cette attaque informatique effectuée à l’aide d’un rançongiciel, soit un logiciel malveillant qui vise généralement à extorquer un montant d’argent après avoir bloqué l’accès aux fichiers se trouvant sur un ou plusieurs ordinateurs.

De fait, ce serait une version hautement sophistiquée du virus RansomExx qui aurait frappé le réseau de la STM. Les services d’autobus et de métro n’ont jamais été atteints, précise-t-on. Le service de réservation du transport adapté, lui, a été brièvement affecté, avant d’être remis en service.

La STM n’a jamais payé de rançon, affirmait-on déjà à la fin octobre. Le montant réclamé par le ou les pirates s’élevait à 2,8 millions de dollars américains.

La société de transport a toutefois dû débourser un montant d’environ 2 millions de dollars canadiens pour remettre ses serveurs informatiques en service, sans compter la productivité perdue, qui n’a pas été évaluée pour l’instant. Une réclamation auprès des assureurs est en cours de préparation.

Par ailleurs, certaines données liées à 72 clients et à 24 employés ont été dérobées par les pirates. Ces informations ne seraient pas particulièrement délicates [nom, prénom, adresse courriel et numéro de téléphone], sauf pour 2 des 24 employés touchés, pour qui la fuite est plus importante, mentionne la STM, qui dit qu’un service d’accompagnement spécialisé leur sera offert.

La société de transport ajoute que lorsque le rapport d’enquête final sera effectué, une copie en sera transmise aux autorités policières, qui pourront déterminer la suite de l’enquête criminelle.

La majorité des systèmes sont de retour. Je dirait que du côté de l’exploitation c’est plutôt bien. Il y a eu quelques problème au niveau de la paye mais tout rentre dans l’ordre. Mais honnêtement de ce qu’il été vécu de l’intérieur c’est comme s’il était revenu dans les années 50 quand tout était fait à la mains.

Mais il semble que la situation du côté du transport adapté a été plutôt chaotique. Puisque qu’ils ont migré complétement ou sinon presque en temps réel avec leur système EXTRA, ben il ne pouvais plus entrée de demande de nouveau transport dans le système ce qui a causé bien des difficultés aux gens a mobilité réduite qui ne peuvent pas utilisé le système régulier. Mais tout est rentré dans l’ordre et c’était la priorité #1.

Sérieusement de savoir qu’il virus peut tout rendre hors service simplement me renverse.

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Hey salut @berlude! Ça fait plaisir de te voir (ou plutôt de te lire) ici!

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J’ai appris l’existence de ce forum il y a 48h exactement. Bien content de vous retrouver tous ici aussi.

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image ##STM - Mouvement collectif

[Itinérance] Afin de mieux accompagner les personnes en situation d’itinérance nous annonçons en compagnie de la
Mission Old Brewery
, de la Société de Développement Social, du Service de police de la Ville de Montréal - SPVM, de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec, une série de mesures avec l’arrivée des grands froids.

👉 Le Solidaribus, offert gracieusement par la STM à la Mission Old Brewery afin de permettre aux personnes en situation d’itinérance de bénéficier d’un service de navette accru vers les services d’hébergement d’urgence et les différentes ressources d’accueil.

👉 Déploiement depuis le 23 novembre d’une nouvelle équipe mixte spécialisée STM/SPVM/SDS qui a débuté l’accompagnement des personnes en situation d’itinérance afin de les guider vers les bonnes ressources.

👉 Renouvellement des deux ententes de partenariat avec la SDS. La STM continuera d’appuyer financièrement les intervenants sociaux déployés dans le métro dans le cadre du Pôle de services en itinérance et doublera le nombre d’intervenants sociaux qui accompagneront les inspecteurs de la Sureté et contrôle en patrouille de première ligne dans le métro le soir.

Communiqué complet dans le lien ci-dessous:

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Quel avenir pour le transport collectif?

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Photo: Valérian Mazataud Le Devoir La station de métro Berri-UQAM désertée

Clémence Pavic

25 novembre 2020

« Le métro n’est pas vide, mais il y a moitié moins de monde » constate Elisabeth, qui continue de se rendre quelques jours par semaine à son lieu de travail, situé près de la station Atwater. « Le soir, à la station Lionel-Groulx, il arrivait souvent que les quais soient bondés et que les wagons soient déjà pleins. Ce n’est plus le cas maintenant. J’arrive toujours à avoir une place assise. »

Le reste de la semaine, Elisabeth travaille à distance. Comme elle, depuis la fin du mois de mars, de nombreux employés travaillent à partir de leur domicile, en multipliant les rencontres Zoom ou Teams, et cela a des implications profondes sur l’organisation urbaine et les réseaux de transport.

Même si une partie des usagers sont retournés dans les transports en commun, ces derniers continuent de faire face à des baisses d’achalandage majeures à cause du télétravail, de l’enseignement à distance et de la fermeture de plusieurs services, souligne Florence Junca-Adenot, professeure associée au Département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM.

Chute de l’achalandage

La Société de transport de Montréal (STM) a fait face à une chute drastique de 90 % de l’achalandage sur son réseau durant la première vague. La réouverture partielle de l’économie a toutefois permis le retour d’une partie des passagers. En date du 20 novembre, la société avait recouvré 34 % de son achalandage régulier, ce qui représente tout de même une perte de 66 % par rapport à l’an dernier.

La société de transport, qui vient de déposer son budget pour 2021, a été plongée dans une crise financière importante en raison de la perte de revenus liée à la baisse d’achalandage et des nouvelles dépenses engendrées par la mise en place des mesures sanitaires. Pour la période allant de 2020 à 2022, cela représente un manque à gagner de 276 millions de dollars. « C’est majeur », explique Luc Tremblay, directeur général de la STM. « Même au plus fort de la crise, on n’a pas eu le choix de continuer à donner notre plein service alors qu’on n’avait presque pas d’usagers. »

En juin, le gouvernement du Québec a accordé une aide financière d’urgence de 400 millions de dollars aux organismes et aux sociétés de transport collectif pour leur permettre de continuer à fournir leurs services. Toutefois, Mme Junca-Adenot croit que les sociétés de transport en commun vont avoir besoin de nouvelles sources de financement.

« Pour le moment, les pertes sont compensées en partie par des contributions gouvernementales, mais si les baisses d’achalandage se maintiennent, les sociétés de transport vont avoir besoin de revenus supplémentaires pour ne pas avoir à trop couper dans leurs services. »

La pandémie n’a fait qu’accélérer le problème financier du transport collectif, selon Luc Tremblay. « Ça ne tenait plus la route, avant même la COVID-19. Un déficit structurel pointait déjà à l’horizon. »

Dans la région métropolitaine de Montréal, près du tiers des sources de revenus du transport collectif proviennent des recettes tarifaires des usagers, alors que le reste du financement provient principalement des subventions gouvernementales et des contributions municipales.

Dans un contexte de perte d’achalandage, la recherche de nouveaux mécanismes de financement devient d’autant plus essentielle pour permettre le maintien et le développement du transport collectif.

Luc Tremblay reconnaît que les gouvernements sont généreux au chapitre de l’acquisition d’immobilisations, comme l’achat d’autobus ou de trains et les travaux de rénovation, mais qu’ils sont moins présents en ce qui a trait à l’exploitation.

« Ça nous prend de nouvelles sources de revenus », explique celui qui nie toutefois recourir à des hausses de prix au-delà de l’inflation pour les usagers. « Cela découragerait les gens de retourner dans le transport collectif alors qu’on veut les ramener. »

L’autorité régionale de transport métropolitain propose des solutions sur sa plateforme interactive Parlons mobilité.

Par exemple, les réseaux de New York, de Washington et de Londres bénéficient de redevances de développement, un mécanisme qui implique une contribution financière de la part des promoteurs immobiliers dont les projets profitent de la proximité avec un service de transport en commun.

À Paris, une partie des montants des contraventions routières est destinée au transport collectif.

L’après-COVID

Des défis à long terme guettent les sociétés de transports en commun. Après la pandémie, que se passera-t-il si certains passagers ne reviennent jamais ? Au Canada, environ 40 % des emplois peuvent être exercés en télétravail, selon Statistique Canada.

« Il est fort probable que les tendances de fond demeurent, croit Florence Junca-Adenot. Il y aura sûrement une certaine partie d’employés qui continueront de travailler à distance. Cela va avoir un effet sur la congestion dans les heures de pointe. S’il y a moins de congestion, les gens vont-ils prendre le transport collectif ou vont-ils reprendre leur voiture ? » se demande la professeure à l’UQAM. « On n’a pas le choix de faire des efforts quant à l’offre en transport collectif, car le secteur des transports demeure la principale source d’émissions de gaz à effets de serre au Québec. Ce ne sont pas seulement les voitures électriques qui vont régler le problème. »

Il y aura sûrement une certaine partie d’employés qui continueront de travailler à distance. Cela va avoir un effet sur la congestion en heure de pointe.

— Florence Junca-Adenot

À la STM, on ne s’attend pas à un retour à la normale avant 2022. Toutefois, la baisse de l’achalandage liée à la pandémie ne doit pas remettre en cause les projets de développement, croit Luc Tremblay.

« Si on veut ramener de l’achalandage, il faut qu’il y ait de l’offre de service. Quand le maire Drapeau a lancé la construction du réseau de métro à Montréal, il a pensé 60 ans à l’avance. Le REM et le prolongement de la ligne bleue, ce sont des projets qui vont nous permettre d’attirer de la nouvelle clientèle. Les gens vont revenir dans les transports collectifs, j’en suis convaincu. »

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Excellente nouvelle. Dommage qu’il n’y ait pas d’indicateur de charge (comme le REM) afin de savoir vers quelle voiture du métro se diriger. :man_shrugging: Peut-être verra-t-on cela lorsque des portes palières seront installées sur la ligne orange… :roll_eyes:

La STM rend disponible le taux d’occupation dans le réseau du métro

Communiqué | 26 novembre 2020

Ligne orange du réseau du métro maintenant disponible

Montréal, le 26 novembre 2020 – Dans la foulée des mesures prises pour faciliter les déplacements durant la pandémie, la Société de transport de Montréal (STM) rend disponible le taux d’occupation à bord des trains AZUR circulant sur la ligne orange. L’information sera disponible sur les écrans Métrovision situés sur les quais des stations de métro de la ligne la plus achalandée du réseau, et ce, à compter d’aujourd’hui.

« Cette initiative, mise de l’avant avec la collaboration de notre partenaire commercial Astral Média, responsable des écrans Métrovision, vise à améliorer l’expérience des clients du transport collectif. L’accès à cette information est plus pertinent que jamais dans la mesure où la Santé publique rappelle constamment l’importance de conserver une distanciation sociale dans la mesure du possible », a déclaré Philippe Schnobb, président du conseil d’administration de la STM. Rappelons également que tous les bandeaux Métrovision du réseau présenteront dorénavant une interface modernisée et une nouvelle icône de météo.

« Je profite de l’occasion pour souligner le travail remarquable de nos employés. En effet, innover en temps de pandémie n’est pas banal et requiert non seulement une agilité digne de mention mais aussi un sens de la créativité et un souci constant de se renouveler pour le plus grand bénéfice de notre clientèle », a expliqué Luc Tremblay, directeur général de la STM.

Sur les écrans Métrovision

Parce qu’elle est entièrement desservie par des voitures AZUR, la ligne orange pourra offrir le taux d’occupation. En effet, seules les voitures AZUR sont munies des composantes électroniques nécessaires à l’estimation du nombre de passagers. L’information disponible sera :

  • Représentée par quatre niveaux d’achalandage, comme ceux utilisés sur le site mobile;
  • Rafraichie aux minutes, tout en tenant compte de l’historique d’achalandage grâce à un système d’intelligence artificielle mis en place par les équipes STM;
  • Estimée très près du temps réel pour chacune des voitures;
  • Donnée à la clientèle pour l’inviter à se déplacer vers une voiture de tête ou de queue, lorsque pertinent.

Sur le site web de la STM

L’information sur les périodes d’affluence de la ligne orange du métro sera également disponible sur le site web de la STM, incluant sa nouvelle version mobile, qui est déjà complètement déployée et qui affiche en outre plusieurs nouvelles fonctionnalités, dont :

  • Le taux d’occupation des bus en temps réel;
  • L’option de géolocalisation des bus et la carte du réseau à partir de l’écran d’accueil;
  • L’accès aux horaires disponibles dès le premier coup d’œil;
  • L’ajout de favoris (lignes de bus ou lieux);
  • L’outil de recherche maintenant disponible sur toutes les pages;
  • L’accessibilité du site pour des personnes utilisant un lecteur d’écran.

Le taux d’occupation bus est également disponible sur les applications des partenaires Transit et Chrono.

Pour plus d’information sur le nouveau site mobile

Pour plus d’information sur le taux d’occupation

La STM rend disponible le taux d’occupation dans le réseau du métro

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Avis aux intéressé(e)s. Concours Instagram afin de courir la chance de remporter un chandail laid de Noël (ugly Christmas sweater). :christmas_tree:

J’aime bien la refonte (formidable) des noms de station sur la carte du réseau de métro. La mienne est “Henri-Bourrasque”. Et vous? :crazy_face:

LA STM CRÉÉ UN « chandail laid » EXCLUSIF POUR SOULIGNER LE TEMPS DES FÊTES

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Nouvelle | 30 novembre 2020

Afin de reconnecter avec sa clientèle durant son quotidien, la STM lance un concours des fêtes unique en son genre.

S’inspirant de la jovialité et la bonne humeur entourant le temps des fêtes, le transporteur montréalais a créé un chandail festif à son image. Réinterprétant la carte du métro de façon unique, cet item sera produit en quantité limitée; 15 personnes seulement auront la chance de mettre la main dessus en participant à ce concours!

Participation

Le concours débute le 30 novembre 2020 à 12 h. Afin d’y prendre part, les participants doivent recréer de leur domicile un moment de leur trajet quotidien en bus ou en métro et le publier en reels ou en story Instagram en identifiant le compte @stminfo. Les participants devront également suivre le compte pour être éligibles. Les gagnants seront tirés au hasard parmi tous les participants le 18 décembre 2020, pour assurer la réception du chandail à temps pour les périodes de festivités.

Une initiative pensée pour les médias sociaux

Avec une présence bien établie sur Facebook, Instagram, Twitter et Linkedin, la STM mise aujourd’hui sur les reels et la puissance des médias sociaux pour continuer le dialogue avec sa clientèle là où elle se trouve et selon ses intérêts. Amplifié par des créateurs de contenu d’ici, ce concours se veut un hommage à la créativité débordante de nos usagers.

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