Stationnements - Discussion générale

Les tarifs de stationnement varieront selon la demande


Le tarif horaire passera de 4 $ à 5 $ entre 12h et 15h dans les secteurs du centre-ville visés. | Photo: Archives Métro

Journal Métro | MONTRÉAL | Nicolas Monet | 24 janvier 2023 à 17h39

L’Agence de mobilité durable (AMD) de la Ville de Montréal lancera en avril prochain un projet pilote de tarification modulaire pour le stationnement sur rue. Les automobilistes devront donc payer un tarif plus élevé aux moments de fort achalandage.

Ainsi, le tarif horaire passera de 4 $ à 5 $ entre 12h et 15h dans les secteurs du centre-ville visés.

Cette nouvelle tarification vise à décourager les automobilistes d’utiliser la voiture dans les secteurs où il y a peu d’espaces disponibles, explique à Métro le directeur général de l’AMD, Laurent Chevrot.

Les gens feront d’autres choix de modes de déplacement. Pour ceux qui choisiront quand même de venir se stationner, on s’attend à ce qu’ils restent moins longtemps.

Laurent Chevrot, directeur général de l’Agence de mobilité durable

Les tarifs ne seront pas modulés à la baisse dans les moments où il y a peu de demande, en raison de la «valeur intrinsèque» de l’espace en bord de rue et des coûts d’entretien, souligne Laurent Chevrot. L’AMD veut aussi éviter «de subventionner le stationnement sur rue» pour ne pas encourager l’usage de l’auto solo, conformément à ses grandes orientations, ajoute-t-il.

À terme, la tarification modulaire pourrait être implantée dans les zones les plus achalandées des arrondissements centraux, précise le directeur général, citant notamment Le Plateau-Mont-Royal et Outremont.

M. Chevrot prévoit «un déploiement très rapide» après le projet pilote, puisque seulement «des ajustements relativement mineurs vont rester à faire». La période d’essai sert principalement à tester la réaction des automobilistes et à évaluer les tarifs, ajoute-t-il.

Changer les comportements de mobilité

Que répond Laurent Chevrot à ceux qui craignent une hausse des tarifs de stationnement, au moment où de nombreux Montréalais vivent de l’insécurité financière en raison de la hausse du coût de la vie?

«Ce n’est pas une taxation pour aller chercher des revenus additionnels, c’est un enjeu de comportement de mobilité», assure-t-il, catégorique.

D’ailleurs, c’est pourquoi l’AMD ne mettra pas en place une tarification dynamique – à la «Uber» – où les prix fluctuent constamment en fonction de la demande. «En termes de revenus, ça serait idéal, mais en termes de mobilité, ça ne marche pas du tout, parce que les gens n’ont pas la bonne information au moment de choisir leur mode de déplacement», précise-t-il.

Les tarifs seront plutôt fixés périodiquement en fonction des moyennes d’occupation. La fréquence de révision des prix sera déterminée après le projet pilote.

La priorité des automobilistes quand ils veulent se stationner, c’est de se trouver une place, ce n’est pas le coût.

Laurent Chevrot

Le stationnement sur rue est souvent de courte durée, note-t-il. L’augmentation ne serait donc «pas très forte». Par ailleurs, le manque de stationnement sur rue, que la tarification modulaire vise à combattre, pousse les gens à se garer dans des stationnements privés hors rue, lesquels sont «beaucoup plus chers», observe-t-il.

5 Likes

Super!!!

Entrevue à l’émission radio Tout un matin avec le directeur général de l’Agence de la mobilité durable de Montréal

Stationnement en bordure de rue : Montréal fera l’inventaire de ses panneaux


La Ville de Montréal ne possède pas un inventaire de ses panneaux indiquant les restrictions de stationnement sur rue.PHOTO : Radio-Canada / Pasquale Harrison-Julien

Tout un matin
Publié le 27 janvier 2023

Les panneaux d’interdiction de stationnement sur rue à Montréal donnent bien des maux de tête aux automobilistes… mais aussi aux agentes et aux agents responsables d’appliquer la réglementation. La métropole souhaite faire l’inventaire de tous les panneaux de stationnement en bordure de rue afin de faciliter leur travail, comme l’explique Laurent Chevrot, directeur général de l’Agence de la mobilité durable.

Laurent Chevrot ajoute que les endroits où les interdictions de stationnement sont implicites, comme devant une entrée charretière ou une intersection en « T », feront partie de la base de données.

Le DG précise que ce recensement permettra également d’évaluer si la réglementation est pertinente là où elle se trouve.

3 Likes

J’ai pas senti beaucoup de vision dans ce projet, en tous cas au cours de l’entrevue.

Ça semblait très… administratif. On veut faire quoi avec cette info? On verra. C’est pour optimiser l’espace? Réduire les incohérences? La confusion? Revoir les tarifs? On verra.

Enfin. Ma blonde et moi n’étions pas impressionnés ni convaincus en écoutant la radio.

I saw this on TikTok, idk if it’s true (I don’t drive), what are people’s thoughts?
https://vm.tiktok.com/ZMYNLWSSP/
GIF version:
image

4 Likes

I drive with friends/family fairly often (but rarely myself) but the main reason we prefer street parking is that if we’re only parking for 1-2 hours (this is usually the case for things like shopping, restaurant, or movie trips) the garages’ rate of 10-30$ for the privilege is not even close to competitive to the street parking rate of 3.50/hr.

Naturally if we’re parking all-day (like for a convention) then we automatically go to the garages because at that point the cost makes perfect sense.

For people to start parking in the garages either the garage price needs to go down or the street parking price needs to go up (or both).

Obviously subsidizing (mostly private i think) garages to bring the cost down isnt the best idea so probably our best bet would be to hike street parking. Plus gives more money to improve transit to convince people to try out the bus over parking, although it’s impossible to completely eliminate parking since about half of the CMM has… laughable transit service offerings, and we naturally can’t afford to make transit good for everyone.

2 Likes