Stade olympique et la Tour de Montréal (rénovations)

La saga complète de la construction du stade et de son toit résumée factuellement par Infoman:

Ça commence à 10:50

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C’était vraiment intéressant et c’est mon seul regret avec le projet actuel. C’est qu’on essaye même pas d’utiliser le réel concept original pour le toit. Ni un concept intermédiaire
Par exemple si le concept retenue, la partie vitré était fait de petites fenêtres qui pourrait s’ouvrir à 90 degré.

Hier j’ai appris que la conception originale du toit rétractable aurait pu fonctionner si seulement les instructions de l’architecte avaient été suivies (notamment le type de matériau pour la toile/câbles).

Edit : @TurboLed l’a déjà mentionné plus haut. Mon lien renvoie à la capsule vidéo en question

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Beaucoup plus de détails ici

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Deux articles dans le Devoir

Pourquoi rénover plutôt que démolir le très coûteux Stade olympique?

Pourquoi rénover plutôt que démolir le très coûteux Stade olympique?


Photo: Adil Boukind, Le Devoir
La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a dévoilé lundi dernier certains détails du projet évalué à 870 millions de dollars visant à munir d’ici 2028 le Stade olympique d’un nouveau toit suspendu fixe et d’un anneau technique allégé.

Stéphane Baillargeon
10 février 2024
Économie

La caricature la mieux faite concentre, sinon la vérité, au moins une opinion largement partagée sur les êtres ou sur les choses. Alors, cette semaine, quand Québec a annoncé son intention de dépenser 870 millions de dollars pour remplacer l’anneau technique et le toit du Stade olympique de Montréal, les caricaturistes québécois se sont encore donnés à fond pour résumer le sentiment partagé d’amour-haine : le « cochon de payeur de taxes » va donc encore casquer, et probablement beaucoup plus que la somme projetée, pour entretenir le mammouth blanc hérité des Jeux olympiques de 1976.

Godin, du Devoir, a carrément renversé le monstre cul par-dessus tête pour lui donner un toit permanent. Dans les quotidiens de Québecor, Ygreck a planté dans le Stade le tristement célèbre cône orange. Aislin, dans The Gazette, y a mis tout le mont Royal comme toit vert. Chapleau, de La Presse, a quant à lui retouché le sujet pour une énième fois en imaginant Taylor Swift en concert inaugurant le Stade enfin fini. Elle est très vieille, se déplace en marchette…

Chapleau a déjà transformé le monument en vaisseau spatial (Stade Trek), en trou noir, et même en cuvette de toilette. Le 30 juin 2010, alors que le paiement de la dette olympique s’achevait, il avait proposé une solution pour l’avenir en enveloppant l’immense structure bétonnée dans un grand sac de poubelle vert…

Cette caricature se retrouve dans la thèse de doctorat déposée l’année suivante à l’UQAM en études urbaines et touristiques par Romain Roult. Le titre du très sérieux travail étalé sur plus de 300 pages : Reconversion des héritages olympiques et rénovation de l’espace urbain : le Stade olympique comme vecteur de développement. Sauf erreur, il s’agit du seul savant à avoir étudié ici à ce haut niveau scolaire le problème de la planification et de la reconversion des héritages olympiques, et en particulier des stades, éléments centraux et emblématiques de tous les Jeux.


Photo: Adil Boukind, Le Devoir

En comparant Montréal, Barcelone et Sydney, la thèse doctorale a permis de comprendre pourquoi certains temples de la performance ont réussi leur conversion alors que d’autres sont devenus des échecs. Dans ce portrait comparatif, le « Big O », comme l’appellent les Anglo-Montréalais, abuse un peu de son droit à la catastrophe. La thèse parle même du modèle par excellence de l’échec post-olympique…

« Ce paradoxe entre d’une part le respect et l’admiration portés sur le bâtiment et d’autre part l’éternel cynisme sur les dépassements de coûts et le fardeau financier de son exploitation, son utilisation et le parachèvement de son toit, représente un défi de taille pour la revalorisation de cet édifice et de ces lieux, écrivait déjà M. Roult dans sa thèse. Ainsi, pour la RIO (Régie des installations olympiques), un des enjeux fondamentaux de ces logiques de développement du Parc olympique et du Stade est celui du renversement de l’image de ce site auprès de la population québécoise, des acteurs locaux et de l’ensemble des médias. »

L’acharnement thérapeutique

Le Québec a-t-il tant changé d’avis ? Les caricatures, les chroniques comme bien des propos sur les réseaux sociaux glanés ces derniers jours pourraient laisser penser que non. Un commentaire entendu à la radio dit en gros que le Stade mériterait l’aide médicale à mourir alors qu’on lui impose plutôt l’acharnement thérapeutique…

Rénover ou démolir, donc. Québec a encore tranché en jurant une nouvelle fois que le monumental équipement allait contribuer à la relance de l’est de Montréal et au rayonnement international de la métropole. Les projections sur papier font doubler les retombées économiques (pour passer à 150 millions par année) en multipliant par cinq (de 30 à 150) les grands événements festifs, comme les concerts ou les foires commerciales.


Photo: Adil Boukind, Le Devoir

« Je trouve que c’est une décision qui est légitime par rapport à ce qui nous est présenté », dit en entrevue Romain Roult, maintenant professeur et directeur du Département d’études en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières. « C’est sûr que moi, je ne suis pas architecte, et je suis encore moins investi dans la gestion quotidienne du Stade olympique et du parc. Mais on nous a exposé la situation en disant qu’à très court terme, une décision cruciale devait être prise. »

Il ajoute que, depuis le début des années 2010, le Parc olympique a pris « une tangente intéressante » en proposant des spectacles, du sport professionnel, mais aussi beaucoup d’activités intérieures et extérieures pour les quartiers environnants. Le site attire un million de spectateurs par année en moyenne depuis une décennie. « La décision de Québec de rénover plutôt que de déconstruire est en adéquation avec la volonté de développer le site », résume le professeur Raout.

Cette volonté remonte au rapport Pour le Parc olympique. L’achèvement. L’avenir déposé en 2012 par le Comité-conseil sur l’avenir du Parc olympique. Le groupe d’experts était dirigé par Lise Bissonnette, ancienne directrice du Devoir. L’idée de relancer et de redynamiser cet héritage a été respectée depuis, par exemple avec l’ajout du Planétarium, la rénovation du Biodôme et l’aménagement de la tour en espaces locatifs et en belvédère.

À la longue, et avec ces mutations, le site a acquis une aura digne de préservation pour une bonne partie des gens, note le professeur Roult. La dette et même les ratés olympiques sont loin derrière nous. Il est maintenant possible de voir dans la structure héritée autre chose que le reliquat d’anciennes magouilles dans l’industrie de la construction. Et on en a vu d’autres, magouilles, ici comme ailleurs, et d’encore plus choquantes. Sotchi, ça vous dit quelque chose ?

« On n’est pas face à un stade générique avec quatre estrades en plein air comme le stade Saputo », dit le professeur Roult, tout en reconnaissant les immenses défauts de la grosse patente de l’architecte Taillibert, finalement très peu faite pour accueillir le sport professionnel, du soccer, du football ou du baseball. « On est face à un stade qu’on pourrait qualifier d’iconique, de monumental. Du seul point de vue structurel, c’est quand même une prouesse. Ce stade est unique au monde et il demande donc une réflexion plus poussée que la plupart des stades très fonctionnels qu’on voit partout. »

COMBIEN POUR DÉMOLIR ?

On jase, là. Comme beaucoup de monde. Supposons qu’au lieu de changer le toit du Stade et son anneau technique pour près d’un milliard de dollars, en projetant en plus les dépassements de coûts, comme toujours, et des centaines d’autres millions pour rénover les équipements internes, les propriétaires auraient décidé de cesser l’hémorragie financière et de tout faire sauter. Cette solution vandale, destructrice du monument architectural, aurait coûté combien ? On jase, là.

Le coût de la démolition était évalué entre 500 et 700 millions en 2009, selon les chiffres de la Régie des installations olympiques (RIO), qui écartait la solution du dynamitage en raison du béton contraint. La structure devrait être démontée pièce par pièce. La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, triple aujourd’hui le montant de la facture, pour le faire passer à 2 milliards. Ces calculs incluent la démolition, le recyclage des matériaux et la revitalisation du site.

Le forum canadien de discussion sur le site Skyscaper, référence mondiale sur les mégaconstructions, a vite surchauffé à l’annonce de cette prévision financière. Les plus sceptiques parlaient d’une exagération faite pour éliminer l’option de la démolition. Des déconstructions de stades de la NFL au cours des 20 dernières années auraient coûté en moyenne cent fois moins. On répète 20 millions en moyenne. Et, soit dit en passant, la durée de vie d’un stade de sport dépasse rarement le demi-siècle.

L’entrepreneur en construction Pomerleau, mêlé à la nouvelle rénovation du Stade, n’a pas voulu se prononcer pour Le Devoir sur ce qu’aurait coûté en lieu et place sa démolition pure et simple. Dommage, parce qu’elle est l’une des seules grandes compagnies québécoises possédant l’expertise nécessaire pour proprement démolir et recycler de grandes structures bâties. Pomerleau a récemment participé à la déconstruction du pont Champlain, chantier évalué à 400 millions de dollars, dont un peu plus de la moitié de la somme était consacré au démantèlement comme tel, le reste ayant servi à réaménager le site et à recycler les matériaux, dont du béton contraint.

Un nouveau toit pour le Stade olympique ne sera pas une fin en soi

Un nouveau toit pour le Stade olympique ne sera pas une fin en soi


Photo: Adil Boukind, Le Devoir
La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a dévoilé lundi dernier certains détails du projet évalué à 870 millions de dollars visant à munir d’ici 2028 le Stade olympique d’un nouveau toit suspendu fixe et d’un anneau technique allégé.

Zacharie Goudreault
10 février 2024
Économie

L’aménagement d’un nouveau toit pour le Stade olympique de Montréal ne sera pas en soi suffisant pour en faire un lieu de performance prisé par des artistes de renommée internationale et des équipes sportives de haut niveau, préviennent des experts. Ils s’attendent ainsi à ce que d’autres investissements colossaux suivent dans les prochaines années afin de redorer le blason de ce bâtiment construit dans les années 1970.

L’annonce, lundi dernier, d’un investissement gouvernemental de 870 millions de dollars afin d’aménager un nouveau toit suspendu fixe pour le stade et de remplacer son anneau technique a été accueillie par une pluie d’éloges au sein de la scène politique, offrant l’occasion d’un rare consensus entre les élus de la Coalition avenir Québec et les partis d’opposition.

Afin de rembourser cette facture colossale — tout de même moins imposante que celle de deux milliards de dollars estimée pour la démolition de l’immense bâtiment —, le gouvernement Legault mise sur les nombreuses occasions d’affaires qui devraient s’ouvrir dans cette installation au terme de ce vaste chantier, qui s’étalera jusqu’en 2028.

Il est ainsi attendu que le nombre d’événements qu’accueillera le Stade olympique par année passe d’une trentaine à une centaine à terme. Les gestionnaires du site espèrent notamment pouvoir attirer de grands rassemblements sportifs, de même que les tournées de vedettes internationales — comme Taylor Swift et Beyoncé — ainsi que des salons et des congrès. Au Stade, le nombre de visiteurs annuels payants devrait alors doubler pour atteindre plus de deux millions.

« On est une société commerciale, donc ce qu’on va faire, c’est développer, durant les années des travaux, nos partenariats pour s’assurer qu’on remplit le stade avec des événements sportifs, événementiels et culturels majeurs », a ainsi fait valoir lundi dernier la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, en conférence de presse.


Photo: Adil Boukind, Le Devoir

Pas la panacée

L’aménagement d’un nouveau toit pour le Stade olympique ne le placera toutefois pas d’emblée sur le même piédestal que certaines installations majeures au pays, qui accueillent déjà de grands événements sportifs et des superstars de la pop. Le Centre Rogers, construit au milieu des années 1980 au centre-ville de Toronto, dispose d’un toit rétractable qui augmente ses occasions d’accueillir divers événements sportifs. Le stade d’une capacité de 55 000 personnes — un nombre similaire à celui qui prévaut au Stade olympique de Montréal — fait l’objet de rénovations majeures, évaluées à plusieurs centaines de millions de dollars, qui visent notamment à remplacer les sièges du bâtiment afin de rendre ceux-ci plus confortables et plus attrayants pour les fans des Blue Jays, l’équipe de baseball de Toronto. De nouvelles sections premium seront également aménagées dans le stade pour accueillir les spectateurs plus fortunés.

Le stade BC Place, à Vancouver, pourra pour sa part accueillir la finale de la Coupe Grey, en 2024, de même que des matchs de la Coupe du monde de soccer, en 2026, de quoi susciter l’envie du Stade olympique de Montréal. Or, là aussi, ce stade a fait l’objet de rénovations majeures ayant notamment mené à l’installation d’un toit rétractable en 2011, à l’aménagement de nouveaux sièges plus larges, de suites privées et de nouvelles portes en verre transparent à l’entrée du bâtiment.

Dans ce contexte, « changer le toit du Stade, c’est certain que ce ne sera pas assez » pour attirer de grands événements sportifs au Stade olympique de Montréal, lance Moshe Lander, qui est professeur en économie du sport à l’Université Concordia. « Les sièges doivent être changés, le plancher doit être changé, l’isolation doit être améliorée ; tout doit être changé », lance le professeur. Et encore là, il doute que le Stade soit capable de convaincre une équipe sportive professionnelle de devenir « locataire », en raison notamment de sa localisation géographique. Les stades modernes, note-t-il, se trouvent au centre-ville des métropoles.

En d’autres mots, « ça aurait pris un tout nouveau stade construit dans le design du XXIe siècle et non pas du XXe siècle », poursuit M. Lander, qui ne cache pas son appui à une démolition pure et simple du Stade.

Une acoustique « exécrable »

Le Stade olympique de Montréal devra par ailleurs réaliser des investissements colossaux destinés à améliorer l’acoustique entre ses murs de béton, qui a été maintes fois critiquée au fil des années. Entre le passage de Madonna en 1993 à celui d’AC / DC en 2015, puis les deux spectacles donnés par Metallica l’été dernier, les critiques des spectateurs quant aux nombreux retours de son pendant ces performances ont fusé à maintes reprises.

« On peut toujours améliorer le son, mais c’est difficile », relève ainsi en entrevue le professeur Thomas Dupont, qui est membre du Groupe de recherche en acoustique à Montréal au sein de l’École de technologie supérieure (ETS). Afin de limiter « l’énorme réverbération » au sein du stade — qui fait en sorte qu’une même note continue de résonner plusieurs secondes après avoir été jouée par un musicien —, « ça prend des matériaux absorbants à l’intérieur du stade », ce qui pourrait impliquer d’importants « investissements », relève l’expert.

Thomas Dupont précise par ailleurs qu’améliorer l’acoustique du stade devrait en parallèle aider à préserver la « santé auditive » de ses spectateurs. Car, souligne-t-il, les salles de spectacle ont généralement tendance à augmenter le volume lorsque l’acoustique est de piètre qualité. « Plus une acoustique d’un lieu est exécrable, plus les ingénieurs du son ont tendance à mettre le son plus fort », lance M. Dupont. Or, cela n’est pas sans risque pour les spectateurs, sans compter les maux de tête que cela peut causer aux voisins de ces installations.

Romain Dumoulin, qui est consultant en acoustique pour la firme Soft dB, note pour sa part que la qualité du son dans un aussi grand espace que le Stade olympique de Montréal « dépend autant de l’acoustique que de la qualité des systèmes de sonorisation » que fournissent généralement les grands noms qui viennent performer au sein du bâtiment. « Dans un espace comme ça, le rôle de l’acoustique, c’est simplement de limiter la casse pour que les systèmes de son soient les plus efficaces possible », poursuit l’expert, selon qui la réfection du toit du Stade devrait être l’occasion « de mettre un traitement acoustique au plafond », de même que d’aménager des « surfaces absorbantes » ailleurs dans le Stade afin d’améliorer l’expérience auditive des spectateurs en limitant la durée de la réverbération. « Ça fait des budgets énormes », prévient l’expert, qui relève également l’importance d’améliorer « l’isolation » du Stade.

Thomas Dupont espère d’ailleurs que la question de l’acoustique sera prise en compte tôt dans le processus de conception et de réalisation du nouveau toit du Stade. « Plus on prend en amont la problématique du son, de l’acoustique, plus ce sera efficace », note l’expert, qui insiste en parallèle sur l’importance d’impliquer les résidents du voisinage dans ce processus afin de trouver des moyens que ceux-ci ne soient pas incommodés, au terme de ce chantier, par les spectacles qui se tiendront au Stade olympique.

« Si on veut mettre des matériaux absorbants au sein du toit, généralement, il faut le penser assez rapidement parce qu’il faudra quand même accrocher des choses supplémentaires, note également Romain Dumoulin. Aussi bien tout faire en même temps. »

Aussi à CTV

Demolishing Montreal Olympic Stadium would be costly, but experts question $2B price

Demolishing Montreal Olympic Stadium would be costly, but experts question $2B price

Jacob Serebrin
The Canadian Press
Updated Feb. 10, 2024 7:45 a.m. EST
Published Feb. 10, 2024 7:23 a.m. EST

Quebec’s tourism minister says demolishing Montreal’s Olympic Stadium(opens in a new tab) would cost $2 billion, but that estimate is raising questions because other North American cities have torn down stadiums for hundreds of millions of dollars less.

Caroline Proulx released the estimate earlier this week as she presented a comparatively cheaper plan to spend $870 million to replace the unstable and hazardous roof of the stadium built for the 1976 Olympic Games. The venue can’t hold games or exhibitions half the year because of the roof’s fragility – events are cancelled if more than three centimetres of snow are forecast.

But throughout the years, Quebec politicians have said that the only reasonable option is to continue maintaining the stadium – even if its roof has never really worked since it was completed in 1987 – than to get rid of the concrete behemoth in the city’s east-end.

“It’s certainly more than I’ve ever heard of for a stadium teardown,” said Victor Matheson, an economics professor with College of the Holy Cross in Worcester, Mass., who specializes in sports economics.

In Atlanta, Ga., for example, a domed football stadium was replaced in 2017 with the cost of demolition and construction estimated at US$1.6 billion.

“The fact that in Atlanta you can build an entirely new stadium and tear down the old one for the same price of just tearing down the one in Montreal seems concerning,” Matheson said.

The cost of bringing down a sports venue can vary widely. In 2017, an Ontario company was awarded $2.1 million to demolish Regina’s 33,350-seat football stadium; other demolitions have been more expensive. In Washington, D.C., the Robert F. Kennedy Memorial Stadium was demolished at a cost of US$20 million in 2023, according to local media.

In New York City, the cost of demolishing the original Yankee Stadium was estimated around US$25 million, The New York Times reported, though the city would spend another US$25 million turning the site into a park.

A 2009 report commissioned by the provincial agency that manages Montreal’s Olympic Stadium put the cost of demolition at up to $700 million – about $965 million when adjusted for inflation.

One of the factors pushing the cost of demolition up, according to the report, is that the Olympic Stadium can’t be imploded with explosives. Because the stadium is composed of pre-stressed concrete, it says, controlled explosions could send blocks of concrete flying hundreds of metres, kick up a cloud of dust and lead to a shock wave that could damage an adjacent indoor zoo and a subway tunnel underneath.

The report, prepared by engineering consultancy Seguin Ingenierie, also rules out demolition with a wrecking ball. The company behind the report, which would later change its name to Genius Conseil, ceased commercial operations in 2014, one year after its president told a public inquiry about a system of collusion and kickbacks in provincial government contracting. In 2020, it agreed to pay $300,000 to settle bid-rigging charges brought by the federal government.

Daniele Malomo, a civil engineering professor at McGill University, said it’s impossible to estimate the cost of the demolition without an extensive evaluation, but he said the use of pre-stressed concrete makes the job more complex.

“The problem in demolishing something like that is that you can’t just cut the concrete,” Malomo said in an interview.

Pre-stressed concrete is less susceptible to cracking and more resistant to bending, but the rebar wire within is under tension and if the concrete is cut, energy will be released, he said. “It will behave like a bomb, essentially.”

Reducing the tension and removing the rebar wires would be a lengthy process, he said.

Bruno Massicotte, a civil engineering professor at Polytechnique Montreal, said that the infrastructure under the stadium – such as the subway – rules out the use of explosives. “The uniqueness of this structure will necessarily push costs up compared to other types of stadium,” he wrote in an email. “But the justification for the $2 billion was not presented.”

Parc olympique said in an email that beyond the cost to dismantle the stadium’s 12,000 concrete components, the $2-billion estimate includes $158 million for inflation, $168 million for “minimal site restoration” and $80 million to restore nearby roads after trucks have passed between 20,000 and 30,000 times during the demolition.

The priciest estimated stadium demolition in North America, after Montreal, might be in Houston, Texas, where the projected cost has been as high as almost US$80 million to demolish the Astrodome. There, community members secured state heritage status for the venue, which was the world’s first domed stadium when it was built in 1965.

James Glassman, the founder of preservation group Houstorian, said many Houston residents have fond memories of sporting events or concerts in the stadium, which has become one of the city’s few historical landmarks.

But with National Football League and Major League Baseball teams that once called the stadium home long gone – the NFL team left the city in 1996 and the MLB team has been playing at a new stadium since 1999 – community organizations are trying to find creative new uses for the structure, he said.

“Once it’s gone, it’s gone forever, so be careful, it’s easy to kind of get caught up in demolition fever, but who pays to knock it down? Who benefits? What’s going up in its place? If that land is needed for something else, there’s a compelling reason, but, if not, allowing it to sort of stand isn’t a terrible solution,” Glassman said.

This report by The Canadian Press was first published Feb. 10, 2024.

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Chapleau:

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:joy: love this so true

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https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2024-02-13/mat-du-stade-olympique/la-reouverture-aux-visiteurs-en-retard-de-deux-ans.php?sharing=true

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Merci je me demandais quand est-ce que j’allais pouvoir me rendre sur le toit pour la première fois… 2026 c’est loin.

Mât du Stade olympique La réouverture aux visiteurs en retard de deux ans

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Le mât du Stade olympique

Fermé depuis le début de la pandémie, le mât du Stade olympique devrait rouvrir aux visiteurs avec deux ans de retard, en 2026, après des travaux totalisant au moins 90 millions, a appris La Presse.

Publié à 1h11 Mis à jour à 8h00

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Philippe Teisceira-Lessard
Philippe Teisceira-Lessard La Presse

Le Parc olympique veut changer son funiculaire, rénover son observatoire et même ouvrir une terrasse sur le toit de la tour inclinée.

Tous ces projets devaient être prêts « entre l’automne 2023 et le printemps 2024 », affirmait l’organisation en lançant le chantier. Finalement, « la réouverture est prévue pour 2026, juste à temps pour le 50e anniversaire des installations olympiques », a indiqué lundi le porte-parole de l’organisation, Cédric Essiminy. Il n’a pas précisé les motifs du retard, affirmant plutôt que le projet allait « bon train ».

Son patron, Michel Labrecque, a refusé la demande d’entrevue de La Presse à ce sujet. Le cabinet de la ministre responsable, Caroline Proulx, n’a pas voulu faire de commentaires.

« On est déçus. C’est sûr qu’on est déçus », a laissé tomber Aurélie de Blois, porte-parole de Tourisme Montréal.

Les visiteurs du monde entier ont une curiosité immense et espèrent visiter le mât. Malgré tout, on comprend la dynamique complexe, avec les nouvelles données de la réfection du toit du Stade olympique.

Aurélie de Blois, porte-parole de Tourisme Montréal

Selon le Parc olympique, de 200 000 à 250 000 touristes visitaient la tour chaque année avant sa fermeture.

Le chantier croisera donc celui du remplacement du toit et de l’anneau technique du Stade olympique, qui doit commencer dès cette année et se terminer fin 2027.

« Rénovation intégrale »

Le projet de réfection des espaces touristiques de la Tour de Montréal était dans les cartons du Parc olympique, mais a été devancé avec la pandémie. Il doit s’agir du point final de « la rénovation intégrale de la Tour de Montréal » : l’essentiel du monument a déjà été transformé en espaces de bureaux, notamment occupés par Desjardins.

Le Parc s’affaire actuellement à rénover complètement les espaces accessibles aux visiteurs, à bâtir une terrasse d’agrément et une passerelle destinée aux amateurs de sensations fortes sur le toit du mât, ainsi qu’à prévoir l’installation d’un nouveau funiculaire le long de l’inclinaison.

« Le projet va bon train, la passerelle est presque complétée », a indiqué Cédric Essiminy, du Parc olympique. « L’installation du système antichute débutera dans les prochaines semaines. Les nouvelles fenêtres extérieures des étages supérieurs ont été installées et les garde-corps vitrés seront installés à partir du printemps 2024. »

Le Parc olympique a été ralenti en 2021, lorsque l’Autorité des marchés publics l’a empêché de confier directement la construction de sa passerelle à l’entreprise qui avait fabriqué celle qui coiffe la tour du CN.

« La construction du nouveau funiculaire tire à sa fin, a ajouté M. Essiminy. Nous sommes à collaborer étroitement avec [le fabricant suisse] Doppelmayr pour déterminer la date de livraison. »

« À terme, en 2026-2027, on va viser un achalandage payant qui va avoisiner les 400 000 visiteurs par année, une hausse de 60 % par rapport aux dernières années », avait dit la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, à Radio-Canada, en 2021.

Sur le site du Conseil du trésor, les trois projets totalisent 90,8 millions en coûts prévus.

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L’ajout de la terrasse et de la passerelle pour marcher au-dessus du vide sont deux excellentes additions qui risquent d’attirer beaucoup de monde. La passerelle en particulier est un truc qui a bien marché à Toronto et ailleurs dans le monde. Bon coup du Parc Olympique!

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Chronique de Josh Freed dans La Gazette.

Texte complet | Josh Freed: Let’s make the Big Owe a ruin of our own

Josh Freed: Let’s make the Big Owe a ruin of our own

We could turn it into a “Museum of Failure,” chronicling one of the century’s great construction screwups.

Josh Freed • Special to Montreal Gazette
Published Feb 17, 2024 • Last updated 10 hours ago • 4 minute read


The Olympic Stadium is a vast, desolate thing that only survives because no one knows what else to do with it. PHOTO BY JOHN MAHONEY /Montreal Gazette files

Welcome to another season of The Olympic Stadium Sinkhole Saga, Season 37, Episode 9999: The longest-playing, most expensive soap opera in Quebec and perhaps the world.

Even ancient Rome’s Colosseum took less than 10 years to complete, but we’re still at it 48 years later.

As longtime Montreal viewers know, it’s been a disaster series like no other, filled with wild dreams, dashed hopes, hubris, heartbreak and freight trucks’ worth of money.

Yet almost every season of our Stadium Saga has the same conclusion: “Let’s fix it again, with Quebecers paying the bill.”

However, I have a plan to change the plotline, maybe even the ending, so stay tuned! But first, here’s where the story’s at now:

Once again, the villain in this season’s storyline is The Roof That Goofed, a brutalist-looking, money-eating parasite that’s leaked, cracked, crumbled and collapsed for decades. Now it’s on another literal “tear,” with an estimated 20,000 holes (who counts them, anyway?) — more Swiss cheese than stadium.

Quebec says it will cost $870 million to replace the roof again, but expect that figure to multiply by 2.2 — our province’s usual price overrun factor.

Supposedly it will be completed in four years, but a truer estimate came in a La Presse cartoon, showing a grey-haired Taylor Swift arriving for the roof’s inauguration using a walker.

Whatever happens, the Big Owe will never make for great viewing. The sound system sucks and the sight lines are practically out of sight because of its immensity. It’s a vast, desolate thing that only survives because no one knows what else to do with it.

The government claims it would cost a staggering $2 billion to demolish. So we have to re-repair it, largely because we can’t afford to tear it down. (FYI: Other North American stadiums have come down for under $80 million.)

We need to find another purpose for our concrete white elephant while leaving it just as it is, so we can afford to build a new stadium. But what can we do with our decaying Olympic ruin?

Fear not: I have a brilliant plan.

Many politicians, like Montreal Mayor Valérie Plante, feel we shouldn’t demolish the tower because it’s a city symbol, even if it symbolizes failure.

But I say let’s seize that symbol and celebrate it for what it is — a monumental mistake.

Let’s turn the Big O into a “Museum of Failure,” chronicling one of the century’s great construction screwups. Imagine the thrilling exhibits:

The construction catastrophe room: Over the decades, the stadium has seen fires, countless roof rips causing mass evacuations, giant slabs of collapsing concrete and a roof cave-in that injured people during an auto show.

It’s a jaw-dropping, concrete-dropping tale, right out of a cursed medieval castle.

The stadium hasn’t killed anyone yet, but it did help kill the Expos and chase the Alouettes off to Molson Stadium. So why not give it a chance to kill again?

The ballooning budget room: It’s been called our billion-dollar baby, but we underestimate the Big Owe’s real value. Six years ago, the Olympic installations board calculated the true overall cost as $1.7 billion, or $5.2 billion in 2018 dollars.

Plante could have the métro’s Pink Line line with that money, or Quebec Premier François Legault could blow it on a tunnel.

Experts say we could build a standard, new 21st century stadium for a mere $1.5 billion, cheaper than tearing ours down.

The corruption chamber: This exhibit could start by displaying the original $134-million estimate. It would end with the Charbonneau corruption commission and the colourful scandals it unearthed.

Alleged kickbacks to the Mafia and the mayor’s party. A character nicknamed “Mr. Three Per Cent” because he took bribes of … three per cent. Also “Monsieur GST,” who charged another 0.5 per cent “tax.”

In fact, the Olympics have been tainted by scandal since Philip of Macedon was rumoured to have paid officials three harlots and five goats to win the 500-metre chariot race in ancient Greece.

So this room would also be a testament to Olympic tradition.

Overall, I think an Olympic Museum of Failure could be a popular global attraction, rivalling other famed ruins, like Pompeii and the Parthenon.

But while those are ancient, outdated ruins, ours would be the first major modern-day ruin.

We could heighten tourist excitement by requiring visitors to wear safety helmets and take out adventure-tour insurance.

In fairness, there is a smaller Museum of Failure in Sweden that displays failed ideas that “bombed boldly,” like Classic Coke and Heinz green ketchup.

Perhaps we could include a similar exhibit here, too, with other famous failures, from limeade-flavoured Oreo cookies to Colgate frozen beef lasagna and spray-on condoms (honest).

But unlike Sweden, these mini-screwups would be housed in our vastly more impressive Olympic-sized failure.

I believe much of the reason Quebec governments keep fixing the stadium is they can’t bear the embarrassment of tearing it down and admitting it failed, even if it failed magnificently.

But I say let’s embrace that failure and turn it into something we can finally take pride in: “The Montreal Museum of Magnificent Failure.”

You know, this perspective is not even uncommon - that the stadium should be demolished. That’s fine, plenty of people agree, there are financial arguments to be made. We even debated it here on this forum. But my god, the gazette is just exhausting to read as a paper. The most exaggerated negative publication I’ve ever come across, I literally havent read it intentionally in like 3 years. With contributors that can only be described as outright miserable. I wonder if you squeeze one of them hard enough maybe they can manage to say something good about the city in their damn name. :sweat_smile:

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Reminds me of an article from last summer during F1 weekend, they went out to ask tourists on the street what they like and didn’t like about the city and couldn’t find a single person to say something negative (they even clarified at the end of the article it was universal praise). They even tried coaxing a few by suggesting “what about the traffic and construction??” and one of the visitors responded “well we park the car and take your amazing public transit when we’re here so that’s not a problem for us!”

It’s a truly historic paper, one of the oldest in North America (1778) but is now hellbent on saying the city it serves is a failure. Dreadful propaganda, such a shame.

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Unfortunately, unfortunately, and yes, I repeat, unfortunately, I agree with you. And as much as I would like an english paper that is pro-Montréal, well, this one ain’t anymore.

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Pierre Karl Peladeau devrait acheter Montreal Gazette de PostMedia surement que ca donnerai un meilleur point de vue de Montreal.

Déja je vois du positif avec son acquisition des Allouettes. Ils ont meme gagner la coupe Grey. :smiley:

Tableau des coûts de démolition

Publiée sur le compte X de Marwah Rizqy

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Zoom sur les travaux de l’observatoire de la tour (désolé il y a des éclaboussures sur mon objectif)

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