Société

OK, et comment je fais pour les envoyer sur ‘‘l’app de Montréal’’ ? C’est quoi l’app ? J’aimerais envoyé les photos directement dans la section propreté du site de la ville (de l’arrondissement) mais c’est assez compliqué surtout qu’on ne peut qu’en envoyer une à la fois. Donc trop long et pénible.

C’est la même chose que le site web 311.

C’est mieux de le faire direct sur place quand on trouve un problème de propreté, parce que l’application prend ta localisation gps et tu peux aussi directement prendre la photo à partir de l’application.

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Ok, merci de l’info. Désormais je vais utiliser cette application pour décrire une situation à être corrigée.

Je tiens aussi à mentionner que j’ai fait le même trajet que la semaine passé et il y a plusieurs cônes et panneaux oranges qui ont ‘‘disparus’’. Ils n’ont pas tous été enlevés mais je dirais que les plus évidents, ceux qui étaient dans la rue et sur le trottoir, ont été enlevés, dans le secteur Griffintown. Donc bonne affaire. Par contre, ceux qui sont par terre, sur le bord des murs d’immeubles ou sur la pelouse, sont toujours là, partiellement cachés par la neige.

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L’arrondissement du Sud-Ouest a fait plusieurs opérations de ramassage de signalisation pour éviter les bris de l’équipement de déneigement. La dernière a été faite du 18 au 20 décembre où les cols bleus ont ramassé des panneaux, cônes et autres dans 68 endroits à travers l’arrondissement :open_mouth:

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Ce qui me surprend, c’est pourquoi la ville ne fait pas un inventaire de sa signalisation avant chaque déploiement de chantier et qu’elle doit repartir avec le même nombre après… Pourtant, n’importe quel chantier requiert un plan de signalisation quand il est sur une voie circulable, donc ça m’étonne toujours que certains éléments de signalisations soit juste abandonnés durant des mois voir des années.

Je suis conscient que certains personnes les volent, mais est-ce que ça serait vraiment complexe si un col bleu faisait une ronde autour et que s’il voit un cône orphelin, qu’il le ramasse ? Des fois j’ai l’impression que si c’est pas sur leur liste de tâche, personne va le faire.

C’est comme avec un feu de signalisation brisé, coin Berri/Cherrier, grosse intersection passante, un jour le feu ne fonctionnait pas le matin, je me dis : je n’appellerai pas le 311, clairement quelqu’un l’a déjà fait (police, chauffeur de bus, pompier, préposé au stationnement, col bleu, éboueurs) qui aurait pu passer par là… arrive 17h, le feu ne fonctionnait toujours pas, j’appelle le 311, le problème n’avait pas été signalé…

Ce n’est pas nécessairement de la signalisation appartenant à la Ville.
Beaucoup de chantiers privés et d’entrepreneurs privés qui font des contrats pour la Ville oublient leurs équipements. Ça finit quand même par leur coûter cher, car les cônes (le TRV-7) sont souvent loués au mois…

La Ville ne demande pas le décompte de l’équipement de signalisation dans ses appels d’offres.

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Elle devrait, elle saurait au moins ce qui est déployé sur son territoire. De plus, si la ville pourrait vérifier autour des chantiers privé si les entrepreneurs respectent leur plan de signalisation et n’ont pas 10 panneaux qui traient sur un coin de rue et qui obstrue le chemin. La ville s’assurerait qu’au moins les chantiers de la ville ne laissent pas trainer de l’équipement.

C’est sûr que c’est des dépenses, mais combien de chantier on souvent des signalisations pas claires ou juste 4 panneaux de détour qui pointent dans 4 directions différentes.

En parlant de déchets…

L’été dernier dans notre rue c’était vraiment un problème, ceux qui ramassaient le recyclage faisaient ça vitesse éclair et il y avait des papiers et des plastiques partout dans la rue… Toutes les semaines j’appelait au 311, où on me disait qu’on était au moins 5-6 à appeler, et toutes les semaines une équipe propreté venait ramasser après.

Finalement après un mois ça a arrêté et ils ont commencé à faire plus attention.

Ouin, ça fait un peu dur que le maire de MHM réponde pas…On s’attend à ce que nos représentants soient à l’écoute.

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En ce moment, je sais qu’il est atteint de la COVID, donc peut-être qu’il a moins l’énergie de tout faire.
Mais bon, c’est pas nécessairement un excuse non plus.

On souhaite que lorsque quelqu’un en autorité soit en congé de maladie que quelqu’un d’autre puisse prendre la relève automatiquement pour assurer le déroulement normal des affaires.

Un message a été fusionné à un sujet existant : Nouvelles économiques et commerciales

Indicateurs de progrès du Québec Une société sur la bonne voie

Photo Martin Chamberland, archives LA PRESSE

Malgré des problèmes, la société québécoise a évolué positivement au cours des dernières décennies.

Malgré des problèmes, la société québécoise a évolué positivement au cours des dernières décennies. Revenus, crimes violents, qualité de l’air : les données pointent dans la bonne direction, selon les indicateurs de progrès dévoilés lundi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Publié à 17h15

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Nicolas Bérubé

Nicolas Bérubé La Presse

46 171 $

C’était le revenu médian après impôt au Québec ajusté en fonction de la taille du ménage en 2019. Cette valeur était de plus de 51 000 $ pour le reste du Canada, mais l’écart entre avec le Québec a diminué ces dernières années.

Moins de crimes violents

Malgré une récente hausse qui retient l’attention, la tendance à long terme pour ce qui est de crimes graves est à la baisse au Québec. L’indice de gravité de la criminalité (IGC), qui mesure le volume et la gravité des crimes déclarés par les services policiers, était de 51,61 en 2020, alors qu’il dépassait 92 en 2003.

Dégradation de la santé mentale

Ombre au tableau : la proportion de personnes percevant sa santé mentale comme excellente ou très bonne est en baisse au Québec. En 2015, 73 % des Québécois étaient de cet avis, contre 72 % en 2019. C’est mieux que dans le reste du Canada, où cette valeur était de 66 % en 2019. « Le Québec affiche de meilleurs résultats que le reste du Canada pour plusieurs aspects du bien-être (pauvreté, emploi, criminalité). Le revenu des particuliers est par contre plus faible au Québec », indique notamment l’ISQ.

Pauvreté en baisse

L’ISQ écrit que « la proportion de la population pour laquelle le revenu disponible à la consommation de l’unité familiale est inférieur au montant du panier de biens et services prévu par la Mesure du panier de consommation (MPC) » est en baisse au Québec. Cette proportion était à 8,7 % en 2019, contre 13,7 % en 2015.

3,1 ℃

Photo Karene-Isabelle Jean-Baptiste, archives collaboration spéciale

Le Québec a connu plusieurs canicules l’été dernier.

Comme ailleurs dans le monde, des anomalies de température à long terme ont été constatées au Québec. Cette anomalie était en hausse de 3,1 ℃ en 2021 par rapport à la température normale au XXe siècle.

83 ans

C’est l’espérance de vie à la naissance au Québec en 2021. C’est trois ans de plus que l’espérance de vie à la naissance en 2003.

96 jours

Photo Martin Chamberland, archives LA PRESSE

Épisode de smog à Montréal en juillet dernier

C’est le nombre de jours où la concentration de particules fines dans l’air a dépassé le seuil quotidien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Québec. En 2009, le seuil était dépassé dans 254 jours.

80 %

C’est la proportion des 25 à 34 ans qui détenaient un diplôme d’études postsecondaires en 2021 au Québec. Cette proportion était de 72 % en 2006.

« Le milieu socio-économique des élèves du secondaire continue, entre autres choses, d’être associé à leur diplomation. Bien que ces inégalités des chances persistent, elles ont diminué au cours de la dernière décennie. Par ailleurs, la proportion de personnes de 24 à 35 ans détenant un diplôme d’études postsecondaires a augmenté et l’espérance de vie de la population s’est accrue, deux signes que le capital humain est en croissance », écrit l’Institut.

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Quel avenir pour le Village ?

Photo David Boily, LA PRESSE

Le Village se cherche une nouvelle vocation au sortir de la pandémie.

Le Village a toujours été un espace où des gens de tous les horizons pouvaient se sentir accueillis. Alors que le quartier s’affaire à la relance postpandémie, comment peut-il composer avec la présence de nombreux sans-abri et les besoins des résidants ? Un forum se prépare pour aborder ces questions.

Publié à 5h00

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Isabelle Ducas

Isabelle Ducas La Presse

Un quartier qui cherche son souffle

Un soir de juin, sur les terrasses aux parasols colorés du Village, des clients des bars et restaurants profitent du temps doux en sirotant leur bière. L’ambiance est à la fête. Pendant ce temps, non loin, un sans-abri installe son sac de couchage pour la nuit dans l’entrée d’un commerce fermé. Dans un petit parc, près du métro, deux individus s’engueulent. Les passants déambulent rue Sainte-Catherine, réservée aux piétons, sans leur prêter attention.

Avec le retour de l’été, la piétonnisation et la levée des mesures sanitaires, la vie revient dans le Village.

Le secteur a été durement touché par la pandémie, c’est le moins qu’on puisse dire. « En raison de la concentration de bars, de karaokés et de restaurants, le quartier a été plus affecté que d’autres par les fermetures », souligne Robert Beaudry, conseiller municipal du secteur.

Le quartier recevait aussi beaucoup de touristes de la communauté LGBTQ+, mais ces visiteurs se sont faits rares en raison des restrictions concernant les voyages.

Photo David Boily, LA PRESSE

Le Village a été durement touché par la pandémie.

Certains commerces n’ont pas tenu le coup, financièrement, et ont dû mettre la clé sous la porte.

Pendant ce temps, la population de sans-abri avait le champ libre pour prendre ses aises dans le secteur. Surtout que, durant des mois, un refuge pour personnes itinérantes a été aménagé à l’hôtel Place Dupuis, juste à l’entrée du quartier. De nombreux organismes communautaires leur fournissent aussi des services dans les environs.

Alors que les commerçants se relèvent de ces longs mois de léthargie, on leur annonce que la rue Sainte-Catherine sera éventrée, en 2024, pour d’importants travaux de réfection des infrastructures souterraines, ce qui signifie que leurs affaires seront de nouveau perturbées.

Bien sûr, la rue sera bien plus belle ensuite, mais certains appréhendent une autre période difficile.

Forum municipal

Et si c’était le moment de se pencher sur l’avenir du Village ? C’est ce qu’a décidé de faire l’arrondissement de Ville-Marie, en organisant un forum sur la question, dont les activités débuteront dans les prochaines semaines.

Photo David Boily, LA PRESSE

Robert Beaudry, conseiller municipal

Au sortir de la pandémie, dans l’optique de la relance du Village, on souhaitait avoir un évènement mobilisateur, parce qu’on connaît les enjeux économiques et sociaux, mais les solutions ne vont pas toutes venir de la Ville de Montréal.

Robert Beaudry, conseiller municipal

Tous ceux qui fréquentent le secteur, résidants, commerçants, visiteurs, personnes marginalisées, pourront donner leur avis sur l’avenir du quartier.

Un sondage réalisé en décembre dernier par la Société de développement commercial (SDC) Village Montréal donne une idée des préoccupations des commerçants : l’enjeu numéro un, pour 76 % des répondants, est l’itinérance, tandis que 61 % s’inquiètent de la criminalité et 43 % de l’image du Village.

La question qui se pose : comment faire évoluer le Village pour répondre à de nouveaux besoins, tout en conservant son identité propre ?

Surtout que des milliers de nouveaux résidants s’installeront bientôt aux abords du quartier, dans des lotissements résidentiels.

« Il va y avoir l’Esplanade Cartier, le projet Auguste et Louis, les terrains de Radio-Canada et ceux de Molson, énumère M. Beaudry. On va avoir une nouvelle clientèle résidante qui va venir vers le Village, mais il faudra préserver l’identité du lieu, l’héritage des communautés LGBTQ+. C’est un lieu de lutte, un lieu de refuge. »

« Les gens qui viennent s’établir ici doivent savoir que dans le Village, il y a toutes sortes de réalités qui se côtoient », ajoute Laurie Pabion, directrice adjointe de la Corporation de développement communautaire (CDC) Centre-Sud, qui regroupe les organismes communautaires du quartier.

Mais ces nouveaux arrivants voudront peut-être d’autres types de commerces, moins de bars, plus de magasins d’alimentation.

« Actuellement, le quartier est très fréquenté l’été, avec les festivals et tout, mais on essaie de sortir de ça », explique Gabrielle Rondy, directrice générale par intérim de la SDC Village Montréal.

Photo David Boily, LA PRESSE

Gabrielle Rondy, de la SDC Village Montréal

Il faut penser le Village autrement, et réussir à attirer des gens le reste de l’année.

Gabrielle Rondy, directrice générale de la SDC Village Montréal

« Ça fait des années qu’on vit du tourisme international l’été, mais il faut aussi penser à la clientèle du quartier », renchérit Jean-Philippe Loignon, propriétaire du café La graine brûlée et président du conseil d’administration de la SDC.

Déjà, le changement s’amorce : des boîtes de nuit fermées ont été remplacées par une biscuiterie, un marché, une boulangerie, un magasin de bières de microbrasserie.

« Le Village est en transition en ce moment », affirme Mathieu Morand, qui a ouvert avec son conjoint, pendant la pandémie, le magasin Tite Frette. Il mise sur une clientèle de résidants plutôt que sur les touristes.

Habitant de longue date du quartier, il était tout naturel pour lui d’y installer son commerce. Le Village, il y croit toujours, peu importe la direction qu’il prendra dans les prochaines années.

La pandémie a été difficile, mais depuis la réouverture des commerces, « les clients sont là », se réjouit Danny Jobin, propriétaire du bar karaoké Le Date, qui existe depuis 40 ans. « On est presque tout le temps complet, et on doit refuser de 100 à 150 personnes le week-end. Les gens continuent de venir parce qu’ils ont du fun dans nos bars. Le Village est là pour de bon ! », conclut-il.

Le dur défi de la cohabitation

Photo David Boily, LA PRESSE

L’inclusion est un défi dans le Village.

« Ici, tu es toi ! » ; « Quartier coloré » ; « Liberté = ici » ; « Diversité ».

Ces slogans, affichés sur des banderoles dans le Village, clament haut et fort que le quartier se veut une terre d’accueil pour les marginalisés et les exclus.

Le Village se proclame « quartier inclusif ».

« C’est un défi grand et noble d’incarner l’inclusion. Mais comment appliquer ça ? C’est quoi, les limites, le contrat social, le code de vie qu’on se donne ? »

Jean-Philippe Loignon, propriétaire du café La graine brûlée et président du conseil d’administration de la SDC Village Montréal, se questionne.

« On a une grande ouverture d’esprit, on ne veut chasser personne », dit-il. Mais les sans-abri et vendeurs de drogue qui fréquentent le quartier créent de l’insécurité pour de nombreux clients qui s’aventurent dans le Village.

Photo Alain Roberge, LA PRESSE

Jean-Philippe Loignon, propriétaire du café La graine brûlée et président du conseil d’administration de la SDC Village Montréal

J’appelle régulièrement la police pour rapporter des transactions de drogue, et dernièrement, j’ai même été témoin d’une overdose.

Jean-Philippe Loignon, président du conseil d’administration de la SDC Village Montréal

« Il y a trop de sans-abri, c’est dérangeant pour la clientèle. Ces gens sont en boisson, sont sur la drogue et sont parfois agressifs », renchérit Danny Jobin, propriétaire du bar karaoké Le Date, qui dit être souvent aux prises avec du vandalisme.

La cohabitation est loin d’être toujours facile entre les différents groupes qui se croisent dans le secteur.

La SDC a mis sur pied une brigade d’agents d’accueil, qui a pour but de veiller à la propreté et à la sécurité du quartier, en faisant le lien entre les sans-abri et les organismes qui peuvent leur offrir des services. « Tous les commerçants savent qu’ils peuvent les appeler, mais ça ne résout pas tous les problèmes », reconnaît Gabrielle Rondy, directrice générale par intérim de la SDC Village Montréal.

Et la police, que fait-elle ? La nouvelle commandante du poste de quartier 22, qui couvre une bonne partie du Village, Krisztina Balogh, entrée en poste en janvier dernier, affirme qu’elle recherche la concertation.

Photo Denis Germain, La Presse

Krisztina Balogh, commandante du poste de quartier 22

Un de mes défis, c’est de créer des liens avec les organismes du quartier. Je veux les rencontrer pour qu’ils soient plus à l’aise de venir nous parler. Si on établit les liens, on va être complémentaires et trouver des solutions durables et adaptées aux besoins.

Krisztina Balogh, commandante du poste de quartier 22

Elle soutient que des agents et cadets sont très présents dans le secteur, en uniforme et en civil, en voiture, à vélo, à pied et même à cheval. La patrouille à vélo est particulièrement efficace pour s’approcher sans faire de bruit lorsqu’il y a une transaction de drogue, note la commandante Balogh.

Elle souhaite que, si les commerçants et les résidants croisent fréquemment les policiers sur le terrain, ils aient le réflexe de les appeler en cas de problème. Et que les agents puissent faire le pont avec les organismes communautaires les mieux placés pour intervenir si nécessaire.

Photo David Boily, LA PRESSE

Des policiers patrouillent dans la rue Sainte-Catherine

« Pas dans ma cour ? »

À la SDC, on se défend d’être atteint du syndrome « Pas dans ma cour ». Mais on aimerait tout de même que les services aux sans-abri soient répartis un peu partout sur le territoire montréalais, plutôt que d’être concentrés dans le secteur.

« Les résidants et les commerçants peuvent bien vivre avec cette clientèle-là, mais il doit y avoir les ressources nécessaires pour intervenir en cas de besoin », dit Gabrielle Rondy.

Est-il à craindre que les sans-abri et les autres personnes marginalisées se sentent « tassés » du secteur ? Surtout avec l’arrivée de nouveaux résidants dans les ensembles immobiliers à venir.

« C’est toujours une question qu’on se pose parce que, quand on parle de revitalisation, le mot “gentrification” n’est jamais très loin », remarque Laurie Pabion, directrice adjointe de la CDC Centre-Sud. « Mais on n’a pas l’impression qu’il y a une volonté d’exclure du monde. »

« C’est un peu la raison d’être du Village, d’être cet espace sécuritaire pour des gens qui parfois ne fittent pas ailleurs. Ç’a toujours été un espace où des personnes vivaient un peu à la marge, un lieu où l’on peut être différent sans être jugé. Et ça va continuer de l’être. »

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Avec l’achalandage qui est à la hausse, on sent déjà une petite différence sur Sainte-Catherine. C’est minime et j’ai vraiment hâte au forum sur l’avenir du Village, mais c’est déjà ça.

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Même s’ils s’en défendent, je trouve que le syndrome ‘Pas dans ma cour’ est très présent dans le Village. Le discours anti-itinérant est à peine voilé, quant il n’est pas carrément direct et agressif. Je comprends la problématique mais pour avoir vécu 2 ans dans le Village et le fréquenter depuis encore plus longtemps, je crois qu’il y a parfois une certaine exagération de la situation. Après c’est peut-être moi qui ne fait pas trop de cas d’une personne itinérante en détresse, mais je ne suis pas nécessairement à l’aise avec le discours selon lequel les droits de la clientèle du Village prévalent sur sa population itinérante.

Aussi, il a été démontré maintes fois que la répression policière est contre-productive en matière de lutte contre l’itinérance - évidemment le milieu du travail social manque cruellement d’investissements, mais il serait bien qu’on ait plus recours à des intervenants plutôt que des policiers. Surtout que pour beaucoup (les personnes racisées par exemple), une présence policière accrue n’est pas plus rassurante, au contraire.

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Ahhh ce débat qui ne cesse de revenir chaque année. Ça fait 10 ans que j’habite le Village et c’est toujours la même chose.

D’une part vous avez raison. L’itinérance dans le Village, c’est laid, mais c’est pas dangereux. N’importe qui qui y vit quotidiennement peut en témoigner… C’est aussi très très localisé entre Berri et Atateken. À l’est de là c’est un peu moins pire.

Toutefois, ça s’est accentué avec la pandémie. Il y a beaucoup plus de personnes dans le besoin, le Village est plus sale, et a été déserté pendant un bon bout. Je peux comprendre ceux qui sont tristes de voir le Village comme ça.

Ceci étant dit: peu importe le nombre de consultations qu’on va faire, les solutions restent les mêmes: Plus de services en travail social et en accompagnement, une décriminalisation des drogues pour que le problème passe sous la responsabilité de la santé publique, et non de la sécurité. Tristement, la gentrification annoncée du Village va surement réussir à faire déplacer une partie du problème ailleurs, sans le régler.

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Place aux lecteurs Des réactions sur les pourboires

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

La mode des pourboires suggérés lorsqu’on paie notre commande s’est étendue à d’autres types de commerces que les restaurants, comme les boulangeries et les bars laitiers.

Les chroniques de Marie-Eve Fournier sur les pourboires ont fait réagir beaucoup de nos lecteurs. Nous avons retenu quelques-uns de leurs commentaires.

Publié hier à 7h00

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« Encore plus aberrant, le pourboire est calculé automatiquement sur les taxes. Donc, lorsqu’on choisit 15 %, en fait, on donne 17,25 %… Ça, c’est du vol déguisé ! Donc, tant que ce sera en vigueur de cette façon, je donnerai 10 % et jamais ailleurs qu’aux endroits où l’on en donne depuis toujours : resto, coiffeur, livreur… »

Francis Vallée

« Je ne serai jamais d’accord avec l’idée d’inclure les pourboires dans un prix à l’avance. L’idée était au départ de remercier de façon plus appuyée un service de restauration qui a rendu mémorable votre soirée, votre repas. Est-ce un trait de culture québécois d’être gêné de dire non à un service de pourboire non mérité ? J’ai moi-même ressenti des malaises dans certains cas et je me suis ressaisi rapidement devant la folie des pourboires. Déjà, au restaurant, il y a des incongruités sur la façon d’appliquer le pourboire. Deux exemples flagrants. 1. La bouteille de vin à 65 $ et 200 $. Pourquoi mon pourboire doit-il être appliqué sur le prix de la bouteille ? N’est-ce pas le service qui prime ? Est-ce que le serveur servira mieux une 400 $ qu’une 65 $ ? Ce n’était pas l’esprit de départ. Sachez que ladite bouteille contient au minimum 35 % de taxes avant la taxe sur votre facture. Donc, revenons vers le service. 2. Pourquoi le gouvernement ne légifère-t-il pas sur la forme des factures pour aider nos touristes et nous-mêmes à ne pas payer de pourboire sur les taxes ? Quand je le fais, on me dit : monsieur, c’est minimum 15 % le pourboire. Je dois me défendre de ce malaise en disant que j’ai retiré les taxes et que j’aimerais bien retirer celles de la bouteille aussi si le montant était connu. »

Jean Lefebvre

« Pour moi, c’est simple : à terme, il faut les abolir complètement. Que les commerces augmentent les prix et redistribuent aux employés, et voilà. Les taxes devraient elles aussi être incluses dans les prix. Il ne peut pas y avoir un décalage de 30-40 % entre le prix affiché et le prix réel. Au Japon, où j’ai habité pendant plus de cinq ans, on paie exactement le prix affiché. Ça me manque beaucoup… »

Etienne Lehoux-Jobin

« J’ai toujours trouvé très injuste l’usage des pourboires. Je suis vendeuse de vêtements sans commission et je passe souvent des heures à conseiller la cliente pour créer une garde-robe efficace pour travailler ou voyager. Je lui fais économiser du temps et de l’argent, mais je n’ai jamais reçu un sou de pourboire, alors que les vendeuses commencent au salaire minimum. Souvent, après une heure à essayer en laissant parfois les vêtements sur le sol, elles partent dix minutes après la fermeture en nous disant qu’elles avaient du temps en attendant une amie… et nous devons tout ranger sans heures supplémentaires. Mais je dois donner un bon pourboire à la coiffeuse, celle qui lave les cheveux, pour me faire faire les ongles, l’esthéticienne, etc. »

M. V.

« Ça n’a plus de sens. Si, comme les restaurateurs, je devais offrir des pourboires à mes employés de bureau chaque fois qu’ils font une tâche pour un client afin qu’ils n’aillent pas travailler ailleurs… Tout ça ne tient pas la route ! Quitte à paraître pingre en rendant mon terminal à 0 chez Mamie Clafoutis ou au comptoir éphémère Ladurée chez Holt Renfrew à Vancouver, je donne 0. Franchement, ça m’insulte qu’on me demande un pourboire (qui commence à 18 %, de plus en plus) pour mettre un macaron ou un croissant dans un sac. Je donne avec plaisir aux itinérants, mais ceux qui font l’aumône à une caisse, non merci. »

Manon D.

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