Sécurité des usagers sur la route - Discussion générale

À la fin du 2e article du dossier de la Presse sur la sous-traitance des livraisons de colis d’Amazon

La montée du modèle de livraison « juste à temps » (just-in-time delivery) a-t-elle des impacts sur la sécurité routière ?

Oui, répond Martin Lavallière, membre du Réseau de recherche en sécurité routière et professeur de kinésiologie à l’Université du Québec à Chicoutimi. Livrer des dizaines de colis par jour dans des quartiers qu’on ne connaît pas bien, les yeux rivés sur le GPS, le tout en étant payé à la livraison (et non à l’heure), « ça génère un stress qui engendre une forme de distraction », souligne-t-il. D’autant que les sous-traitants qui engagent des livreurs ne vérifient pas nécessairement leurs aptitudes de conduite – ni même leur permis, a constaté le journaliste de La Presse.

« On peut en voir stationnés en double au mauvais endroit, [avec] les colis parfois empilés sur le siège passager, tellement que ça empêche le conducteur de voir à l’extérieur », déplore Jonathan Beauvais, porte-parole de l’agence Contrôle routier Québec, affiliée à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ)

Il cite une opération visant spécifiquement des véhicules de transport de colis, menée en décembre 2024. Sur 42 véhicules vérifiés par les contrôleurs routiers, plus de la moitié ont reçu des constats d’infraction. « C’était surtout des problèmes de pneus usés au point que ça devenait dangereux, de feux qui ne fonctionnaient pas, de pare-brise brisés… », détaille-t-il.

« Moins [les livreurs] dépensent sur leur véhicule, plus c’est rentable, observe-t-il. Donc ce sont souvent de vieux véhicules, et ils attendent au maximum avant de faire des réparations. »

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