Dans le rapport Signes vitaux du Grand Montréal sur les iniquités territoriales, mentionné dans un article du Devoir, publié par la Fondation du Grand Montréal et de Vivre en Ville, il y a plusieurs analyses très intéressantes sur différents aspects de la ville
Plusieurs graphiques sur la sécurité routière
Le centre de l’île de Montréal plus sécuritaire que sa périphérie
La carte suivante illustre la variation du risque de collision estimé à pied ou à vélo sur le territoire de l’île de Montréal. Elle suggère que le risque est plus élevé en périphérie que dans les secteurs plus centraux, mais ne permet pas de distinguer de distribution globalement inéquitable au détriment des secteurs défavorisés.
Certains secteurs défavorisés particulièrement concernés par l’insécurité routière
Alors qu’au centre de l’île, les secteurs défavorisés semblent bénéficier d’un risque plus faible lors d’un déplacement à pied ou à vélo, à sa périphérie, plusieurs secteurs défavorisés présentent un risque estimé de collision à pied ou à vélo élevé. Dans Pierrefonds-Roxboro, Côte-Saint-Luc, LaSalle, Saint-Léonard et Montréal-Est, on observe un risque estimé particulièrement élevé. Lachine-Est, Saint-Michel et Montréal-Nord sont aussi concernés par le problème.
Un risque élevé de collision routière pour les personnes à pied et à vélo peut être la conséquence d’un trafic routier plus important, de vitesses de circulation plus élevées, du manque d’aménagements sécuritaires, ou une combinaison des trois.
Dans la région de Montréal, la moitié des collisions graves impliquant des jeunes de moins de 15 ans se produit sur une artère principale (Piétons Québec, 2024). Avoir à s’y déplacer compromet la sécurité, la santé et la qualité de vie des enfants
Les écoles défavorisées aux prises avec un environnement routier moins paisible
Le profil routier dans un rayon de 1200 mètres autour des écoles primaires publiques montre une distribution globalement inéquitable sur le territoire du Grand Montréal. Par exemple, seulement 6 % des écoles défavorisées sont situées dans un secteur ayant très peu de voies majeures (moins de 2 % du réseau routier), comparativement à 22 % des autres écoles. La proportion de l’environnement routier constitué de voies majeures égale ou supérieure à 10 % concerne un peu plus du tiers des écoles défavorisées, contre un quart des autres écoles.
Certains secteurs sous forte pression routière
Certains secteurs défavorisés sont particulièrement concernés par la forte présence de voies majeures aux abords des écoles. C’est notamment le cas pour Saint-Henri, la Petite-Bourgogne, LaSalle, Centre-Sud, Hochelaga, Parc-Extension et Montréal-Nord.
Certains secteurs de Saint-Michel, Saint-Léonard et du Nouveau-Rosemont contiennent également des écoles dont l’environnement routier est constitué d’une forte proportion de voies majeures.