Images de l’univers Le plus grand appareil photo numérique jamais construit publie ses premiers clichés
PHOTO OBSERVATOIRE VERA C. RUBIN, FOURNIE PAR ASSOCIATED PRESS
Un groupe de galaxies connu sous le nom d’amas de la Vierge a été photographié, notamment deux spirales bleues brillantes.
(New York) Le plus grand appareil photo numérique jamais construit a publié lundi ses premières photos spectaculaires de l’univers, notamment des nébuleuses colorées, des étoiles et des galaxies.
Publié à 10 h 28
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Adithi Ramakrishnan Associated Press
L’observatoire Vera C. Rubin, situé au sommet d’une montagne au Chili, a été construit pour observer plus en détail le ciel nocturne et en explorer les recoins cachés. Financé par la National Science Foundation et le département américain de l’Énergie, il observera le ciel austral pendant les dix prochaines années.
Les premières images de l’observatoire montrent les nébuleuses Trifide et Lagune, situées à des milliers d’années-lumière de la Terre. Une année-lumière équivaut à près de 6000 milliards de kilomètres. Un groupe de galaxies connu sous le nom d’amas de la Vierge a également été photographié, notamment deux spirales bleues brillantes.
PHOTO OBSERVATOIRE VERA C. RUBIN, FOURNIE PAR ASSOCIATED PRESS
Les premières images de l’observatoire montrent les nébuleuses Trifide et Lagune, situées à des milliers d’années-lumière de la Terre.
L’observatoire espère photographier 20 milliards de galaxies et découvrir de nouveaux astéroïdes et autres objets célestes.
Ce projet porte le nom de l’astronome Vera Rubin, qui a fourni les premières preuves intrigantes de l’existence d’une force mystérieuse appelée matière noire qui pourrait se cacher dans l’univers. Les chercheurs espèrent que la caméra sophistiquée de l’observatoire permettra de trouver des indices sur cette entité insaisissable ainsi que sur une autre appelée énergie noire.
Face à ces chiffres déjà astronomiques, le nombre d’étoiles par galaxie varie considérablement, mais les galaxies comme la Voie lactée, où se trouve notre Soleil, contiennent en moyenne entre 200 et 400 milliards d’étoiles. Certaines galaxies naines peuvent en contenir beaucoup moins, tandis que des galaxies géantes peuvent en avoir des milliers de milliards.
En résumé, il est difficile de donner un nombre exact, mais une galaxie typique abrite un nombre d’étoiles de l’ordre de plusieurs centaines de milliards. Voie lactée — Wikipédia
Et toutes ces étoiles (comme notre soleil) sont susceptibles d’héberger un système planétaire plus ou moins semblable au nôtre.
On peut donc affirmer sans probablement jamais pouvoir le confirmer cependant, que les possibilités d’autres planètes abritant la vie sont énormes compte tenu des milliards de milliards de soleil potentiels dans l’univers.
J’arrive à Hubert Reeves, qui dans son œuvre, ne postule pas un “objectif ultime de la matière” au sens d’un but préétabli. Il explore plutôt l’évolution de l’Univers et de la matière, mettant en lumière la complexification progressive de celle-ci, de l’atome aux êtres vivants. Pour lui, l’univers est en constante évolution, allant de la simplicité vers la complexité, et l’émergence de la conscience humaine est un exemple fascinant de cette évolution.
En d’autres termes, l’approche de Reeves est plus descriptive que normative. Il observe et analyse les phénomènes, cherchant à comprendre comment la matière, à travers des milliards d’années, a conduit à l’émergence de la vie et de la conscience.
Voici quelques points clés de sa vision :
** Complexification:*
Reeves souligne que l’histoire de l’univers est une histoire de complexification croissante de la matière.
** L’émergence de la conscience:*
L’apparition de la conscience humaine est, pour lui, un exemple remarquable de cette complexification, une étape ultime de l’organisation de la matière.
** Non-finalité:*
Il ne semble pas croire en un “plan” préétabli ou en un objectif final de la matière, mais plutôt en une évolution continue.
** Le rôle de l’homme:*
L’homme, avec sa capacité de conscience, devient un acteur dans cette évolution, capable de comprendre et d’agir sur son environnement.
En somme, la vision de Reeves n’est pas celle d’un but ultime, mais plutôt celle d’un processus d’évolution constante et complexe, où l’homme, en tant qu’être conscient, a un rôle à jouer.
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Résumé
Une molécule de bouleau pourrait bloquer le VIH, l’Ebola et la dengue
Par Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne
3 juillet 2025 à 06h26|
Mis à jour le3 juillet 2025 à 06h35
Différentes plantes, dont une extraite du bouleau, pourraient empêcher des virus aussi redoutables que le VIH, l’Ebola et la fièvre dengue d’infecter l’organisme. (David Zalubowski/Associated Press)
Deux molécules qu’on retrouve dans différentes plantes, dont une extraite du bouleau, pourraient empêcher des virus aussi redoutables que le VIH, l’Ebola et la fièvre dengue d’infecter l’organisme, démontrent des travaux réalisés au Québec.
Cela pourrait un jour mener au développement de traitements prophylactiques antiviraux à large spectre qui seraient administrés aux populations à risque d’être infectées.
«Ces molécules-là s’attachent à un récepteur sur les cellules du système immunitaire et vont bloquer la voie d’entrée du VIH, mais c’est une voie d’entrée qui est également utilisée par le virus Ebola, par le SRAS-CoV-2 et par le virus de la dengue, a résumé le professeur Charles Gauthier, de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). C’est vraiment un récepteur principal.»
Le professeur Gauthier et ses collègues se sont intéressés à l’acide bétulinique, qu’on retrouve notamment dans l’écorce du bouleau et dans le champignon Chaga, et à l’acide échinocystique, qui a été trouvé dans le tournesol et d’autres plantes.
Les scientifiques ont utilisé une méthodologie unique pour modifier ces molécules en y ajoutant un sucre, le Lewis X, ce qui a donné naissance à de nouveaux composés chimériques qui n’avaient jamais auparavant été décrits dans la littérature scientifique, les «saponines».
Ces composés présentent plusieurs avantages par rapport aux molécules originales, notamment d’être beaucoup plus solubles dans l’eau; de se dissoudre relativement facilement dans des milieux biologiques; et, ce qui est loin d’être anodin, d’être sans danger pour les cellules humaines.
«Nos résultats suggèrent que ces saponines sont prometteuses pour prévenir les premiers stades de l’infection par le VIH-1 tout en étant relativement non toxiques in vivo», écrivent ainsi les auteurs.
Une autre propriété intéressante des saponines réside dans leur capacité à former spontanément des structures appelées «micelles» ou à s’intégrer à des structures ― les liposomes ― qui transportent des substances à travers l’organisme. Cela pourrait permettre, dans des travaux futurs, d’améliorer encore davantage leur efficacité contre le VIH, notamment en facilitant leur ciblage vers les cellules touchées par le virus.
De plus, ajoutent les chercheurs, comme les saponines interfèrent avec une voie que plusieurs agents infectieux, et non seulement le VIH, utilisent pour infiltrer les cellules humaines, ils étudient «actuellement l’activité inhibitrice des saponines (…) contre d’autres agents pathogènes», comme la fièvre hémorragique Ebola, la fièvre dengue et même le SARS-CoV-2.
Les propriétés antivirales de l’acide bétulinique sont connues depuis longtemps, mais son utilisation était limitée par le fait que la molécule est essentiellement impossible à dissoudre dans l’eau, ce qui rend son administration difficile en médecine.
Les travaux du professeur Gauthier et de ses collègues pourraient permettre de surmonter cet obstacle.
Et puisqu’on retrouve de l’acide bétulinique en grande quantité dans l’écorce de bouleau, on pourrait envisager une nouvelle valorisation de ce résidu courant de l’industrie forestière.
«On ne sait pas quoi faire de ces écorces-là, a dit le professeur Gauthier, qui est également membre de l’Unité mixte de recherche INRS-UQAC en santé durable. On en fait des panneaux, on les fait brûler… Donc, on pourrait utiliser des résidus d’écorces, isoler ces molécules, ajouter le sucre de type Lewis (…) et générer ces molécules qui pourraient prévenir l’apparition du virus du sida.»
Ces travaux pourraient ne représenter que la pointe de l’iceberg, a ajouté le professeur Gauthier, puisqu’il y a des raisons de croire que l’ajout du sucre de type Lewis X à d’autres molécules qu’on retrouve dans la nature pourrait mener au développement d’encore plus de produits aux propriétés intéressantes, comme des adjuvants vaccinaux.
Tout ça met en lumière la richesse inimaginable de la nature qui nous entoure et prouve qu’elle recèle encore des surprises au potentiel révolutionnaire.
«On travaille par exemple sur des fruits (de la forêt québécoise) qui n’ont jamais été étudiés, a confié le professeur Gauthier. On étudie ça et on tombe sur des molécules qui pourraient révolutionner les traitements antibiotiques (…) mais ça, ça sera pour une prochaine publication.»
Les conclusions de ces travaux ont été publiées par la revue scientifique Chemistry – A European Journal et seront présentées sous peu dans le cadre d’un congrès scientifique en Pologne.


