Santé - Discussion générale

Message d’intérêt général : Je ne sais pas c’est quoi le virus qui court, mais il frappe très très fort : toux, maux de têtes, douleurs musculaires, congestion nasale importante avec sinus très tôt, et même des problèmes intestinaux par-dessus le tout. Et il monte en puissance très rapidement.

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La grippe frappe tôt et fort, c’est peut-être ça.

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Chez nous aussi et c’est brutal en effet. Du côté de l’école, on nous dit que “ça tombe comme des mouches” en ce moment. Nous avons compté 23% d’absences dans une classe la semaine dernière, et cette semaine nous faisons plutôt partie de la statistique!

Un extrait frappant de l’article:

Actuellement, 26 % des tests effectués pour la grippe A (souche H3N2) dans la population générale ressortent positifs. Chez les jeunes, c’est 50 %, indique la directrice nationale de la santé publique du Québec, la Dre Caroline Quach.

Est-ce la souche dont le vaccin nous protège ? Si oui je me book un rendez-vous subito presto.

L’anomalie était plutôt l’an passé, où le pic de la grippe avait été atteint très tard, en fin février/début mars.

Cette année, la souche en circulation est reconnue pour être «assez difficile» et peut avoir des impacts sérieux, surtout chez les personnes âgées.

L’efficacité du vaccin cette année est remise en question. Les données préliminaires du Québec suggèrent une efficacité qui pourrait se situer entre 30 et 40%. Cependant, M. Masse insiste sur un point crucial: si les gens ne se vaccinent pas, l’efficacité est assurément de 0 %.

L’épidémiologiste dit aussi “assurez-vous de vacciner vos enfants” après avoir dit que l’efficacité est bonne pour les enfants et modérée pour les adultes. Il a aussi dit que ces données là sont très préliminaires. L’entretien date du 10 décembre.

Il dit aussi que les symptômes de cette souche “H3N2 K” sont brutaux, comme “une grippe d’homme” selon lui (un choix maladroit de mot selon moi car il ne faut jamais prendre l’influenza à la légère).

Par rapport à la Covid et selon lui on aurait atteint le pic en septembre et le déclin est plutôt lent et s’étend jusqu’au creux du mois de mars.


Cette vague de grippe cette année me redonne le goût amer des premières vagues de Covid: c’est inquiétant pour les personnes âgées et ça serait moins inquiétant pour tout le monde si les urgences ne débordaient pas aussi.

J’ai pris une capture d’écran du taux de positivité actuel:

Il y a davantage de données en temps réel ici:

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Une infirmière du 811 nous indique ce matin qu’on devrait s’attendre à 5 jours de fièvre et 3 semaines de toux, sans s’inquiéter davantage pour autant… Décidément ce variant de grippe est costaud.

Oui et amenez son enfant à l’urgence dans cette période quelle horreur… C’est tellement pénible attendre dans un hôpital avec un enfant malade.

En tout cas içi tout le monde se fait vacciner cette semaine sans fautes.

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Pour ce que ça vaut pour le vaccin: j’ai eu la grippe avant ma vaccination, et ça a été peu agréable. Ma conjointe, vaccinée, l’a attrapé quelques jours plus tard et ça a été immensément moins pire.

C’est juste une anecdote, mais avec de la chance ça va s’appliquer à d’autres.

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10 jours dans la grippe déjà.
Toux qui fini pas, sinusite, maux de ventre également, frissons. Ça a pris 7 jours depuis vendredi passé. Je vais mieux depuis hier et aujourd’hui.

On l’a eu les 5 à la maison à différents degrés.

Québec est sur le point de choisir une entreprise de la Colombie-Britannique pour son nouveau service de transport médical par hélicoptère

Québec s’apprête à octroyer un lucratif contrat à un géant de l’Ouest canadien pour opérer son nouveau service de transport médical par hélicoptère au détriment de deux autres entreprises québécoises.

Summit Helicopters, une entreprise de Kamloops en Colombie-Britannique, a soumis une offre de 46 millions de dollars pour être l’opérateur de ce service à la suite d’un appel d’offres lancé par le gouvernement.

Une offre nettement inférieure aux trois autres soumissionnaires. Son plus proche compétiteur, Airmédic, basé à Lévis, a fait une proposition qui s’élève à plus de 63 millions de dollars.

Une autre entreprise québécoise, Hélicoptères canadiens, est aussi dans la course pour ce lucratif contrat avec une soumission à 72,7 millions de dollars. La dernière en lice est une entreprise du Manitoba.

Signe qu’une entente semble sur le point d’être conclue avec Summit Helicopters, l’entreprise a déjà des offres d’emploi de pilotes et de mécaniciens en ligne «en soutien au service d’ambulance aérienne» à Québec.

Le ministère des Transports assure toutefois qu’en ce moment aucun contrat n’a encore été conclu.

Un ex des Transports comme lobbyiste

Summit Helicopters est une filiale du groupe Ledcor, un géant des secteurs de la construction, des mines et des télécommunications dont le siège social est à Vancouver. Contactée par Le Journal, la direction des communications de l’entreprise a refusé de commenter en précisant qu’il le serait plutôt lorsque l’entente sera finalisée avec Québec.

(https://www.journaldequebec.com/2026/01/29/quebec-sur-le-point-de-choisir-une-entreprise-de-la-colombie-britannique-pour-son-nouveau-service-de-transport-medical-par-helicoptere)

Prothèses auditives

L’urgence de s’entendre pour faire baisser les prix

On y apprend notamment qu’Apple a conçu des AirPods Pro destinés à ceux dont la perte auditive est légère ou modérée, ce qui constitue le problème le plus fréquent. Leur coût : autour de 300 $. Mais des décisions politiques font en sorte que des Québécois doivent continuer de payer jusqu’à 8000 $ pour bien entendre.

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2026-02-15/protheses-auditives/l-urgence-de-s-entendre-pour-faire-baisser-les-prix.php

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Plus de 110 chirurgies reportées à l’hôpital Pierre-Boucher

Plus de 110 patients de l’hôpital Pierre-Boucher, à Longueuil, ne pourront subir leur chirurgie non urgente cette semaine, en raison d’un bris d’équipement. L’établissement de santé assure que les malades qui se présentent à l’hôpital avec un problème urgent seront opérés.

Le bris concerne des stérilisateurs d’instruments médicaux servant aux chirurgies, confirme le CISSS de la Montérégie-Est.

« Les emballages stérilisés étaient non conformes à l’inspection visuelle », précise sa porte-parole, Catherine Bourgault-Poulin.

L’hôpital Pierre-Boucher a dès lors cessé de recourir aux stérilisateurs défaillants et a mis en place un « plan de contingence », indique-t-elle.

Selon le CISSS, 111 interventions non urgentes, prévues du 20 au 27 février, ont dû être reportées, ce qui représente environ 15 % des chirurgies du centre hospitalier.

« Nous tenons à rassurer la clientèle : aucun patient n’a été mis à risque, dit Catherine Bourgault-Poulin. Toutes les chirurgies urgentes ont été maintenues et réalisées. »

(https://www.lapresse.ca/actualites/sante/2026-02-25/bris-d-equipement/plus-de-110-chirurgies-reportees-a-l-hopital-pierre-boucher.php)

Un employé fédéral serait gravement malade à cause de l’amiante

Un employé du ministère fédéral de la Justice serait gravement malade en raison de la présence d’amiante au Complexe Guy-Favreau, son lieu de travail.

Le 24 mars, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) aurait confirmé que l’exposition à l’amiante était la cause d’un grave problème de santé dont souffre cet employé du gouvernement.

L’Association des juristes de justice (AJJ), syndicat qui défend les avocats employés par le fédéral, a immédiatement décrié la situation.

« L’AJJ avait initialement été informée que la présence d’amiante se limitait au sous-sol du bâtiment. Or, depuis, nous avons appris qu’il pourrait y avoir de l’amiante à plusieurs étages où travaillent nos membres », explique l’AJJ à La Presse.

Cette situation soulève de graves inquiétudes quant à la sécurité au travail au Complexe Guy-Favreau.

Association des juristes de justice

Haut de 12 étages, le Complexe Guy-Favreau est un important établissement du gouvernement canadien, où bon nombre de services aux citoyens sont offerts. Il est situé sur le boulevard René-Lévesque au centre-ville de Montréal et administré par Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC).

L’amiante, substance cancérigène

Les détails concernant l’état de santé ou le diagnostic précis de l’employé en question ne sont pas connus. L’AJJ ne souhaite divulguer aucune information, « par respect pour la vie de cette personne ».

Le CNESST répond également qu’elle n’apportera pas de précisions, puisqu’on « fait référence au cas précis d’un travailleur, même s’il n’est pas identifié ».

On sait cependant que l’amiante est une substance cancérigène, selon le Centre international de recherche sur le cancer. En lieu de travail, l’inhalation de fibres d’amiante constitue la voie principale d’exposition toxique.

Les produits contenant de l’amiante étaient utilisés avant 1990 pour la protection contre les incendies ainsi que pour l’isolation thermique et acoustique dans les bâtiments commerciaux et les habitations. Le Complexe Guy-Favreau a été inauguré en 1984.

(https://www.lapresse.ca/actualites/2026-04-01/exposition-toxique-au-complexe-guy-favreau/un-employe-federal-serait-gravement-malade-a-cause-de-l-amiante.php)

Axée sur la thérapie manuelle, l’ostéopathie vise à rétablir la mobilité des différentes structures du corps, à diminuer la douleur et à optimiser la fonction physique, notamment chez les personnes présentant des troubles neuromusculosquelettiques.

C’est à l’Office des professions du Québec (OPQ) que le ministre Boulet confie la mission de mener ces travaux. À terme, l’ostéopathie serait la 57e profession encadrée dans la province.

Parmi les dizaines d’Ordres professionnels, notons celles de l’Ordre des acupuncteurs du Québec, le Barreau du Québec, l’Ordre des chiropraticiens du Québec, l’Ordre des ingénieurs du Québec, et le Collège des médecins du Québec.

Les physiothérapeutes, les podiatres, les psychoéducateurs, les psychologues du Québec et les sage-femmes ont tous leur Ordre professionnel.

Les ostéopathes seront intégrés au système professionnel

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Dossier santé numérique : les feux presque tous au vert; le C. A. donne son aval

Il ne reste que trois voyants jaunes sur un total de 23 indicateurs sur le tableau de bord de Santé Québec.

Le conseil d’administration de Santé Québec a donné son feu vert au déploiement, le 9 mai prochain, du Dossier santé numérique (DSN) dans les établissements de santé de la Mauricie, du Centre-du-Québec et du Nord-de-l’Île-de-Montréal, a appris Radio-Canada de deux sources. Un bilan réalisé jeudi montre que seuls trois indicateurs restent à valider.

Il s’agit d’une amélioration notable puisqu’un état de la situation en date du 9 avril indiquait huit feux jaunes, alors que précédemment, celui du 12 mars en avait 2 rouges et 12 jaunes.

Les indicateurs qui restent à valider, en date de jeudi, pour passer au déploiement sont les suivants :

  • la gestion des accès (le processus de connexion des utilisateurs);
  • le centre de services qui assurera le soutien des équipes;
  • la formation des médecins.

En date du 21 avril, 41 % des médecins du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal n’avaient pas encore complété leurs formations. Cette proportion atteignait 27 % pour la Mauricie et le Centre-du-Québec.

Le DSN doit être déployé en projet pilote dans deux CIUSSS.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Jeudi, la première ministre Christine Fréchette a déclaré qu’il nous reste quelques petites exigences à rencontrer avant d’autoriser le déploiement du DSN. Elle a ajouté que si les garanties ne sont pas rencontrées, on ne va pas lancer le projet.

À ses côtés, la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a ajouté qu’elle ne donnerait pas son aval tant qu’elle n’aurait pas les recommandations formelles de la présidente de Santé Québec, de son conseil d’administration et du comité de vigie établi avec le ministère de la Cybersécurité et du Numérique.

La ministre Bélanger a annoncé qu’elle se rendrait sur le terrain jeudi soir pour constater par elle-même l’avancée des préparatifs.

Le DSN vise à centraliser les données médicales des Québécois sur une plateforme en ligne pour rendre plus efficace le travail du personnel de soins et pour cesser d’utiliser du papier et des télécopieurs.

Ce projet a généré beaucoup d’inquiétudes de la part de travailleurs de la santé qui se sont exprimés publiquement. Ils craignent de ne pas être prêts le 9 mai.

L’ancien ministre de la Cybersécurité et du Numérique Gilles Bélanger avait aussi fait part de ses inquiétudes pour la protection des données des Québécois plus tôt ce mois-ci.

À la suite des recommandations du fournisseur américain Epic Systems, Santé Québec prévoit une baisse plus significative des activités cliniques pendant quatre semaines; soit deux avant la date du lancement et deux semaines après.

Les baisses seront graduelles, allant de 25 à 50 % de réduction de services, pour les soins non urgents de la semaine du 27 avril à la semaine du 18 mai.

Un total de 862 chirurgies non urgentes seront annulées.

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Les jeunes paient déjà le prix de leur mauvaise santé

Ils sont dans la vingtaine, ils ont toute la vie devant eux et des possibilités infinies. Mais contre toute attente, les Z ont aussi des problèmes de santé plus fréquents que leurs parents au même âge. C’est une bien mauvaise nouvelle pour leur avenir financier.

Cette cohorte est beaucoup plus fragile que ses prédécesseures.

D’abord, la génération Z (de 14 à 29 ans) affiche un taux plus élevé de problèmes de santé mentale que la population en général. Elle consulte davantage en psychologie et se tourne vers les médicaments.

Manchette La Presse

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Santé Le mammouth s’est remis à avancer

Les médias sont remplis d’anecdotes dramatiques à propos du réseau de la santé du Québec. De l’attente interminable aux urgences aux délais inadmissibles de traitements de certains cas de cancer, tout y passe.

Or, pris dans son ensemble, le réseau de la santé affiche plusieurs éléments d’amélioration notable des services. Avec, en prime, une situation budgétaire stabilisée, tant et si bien que le réseau est redevenu aussi performant qu’avant la pandémie.

Vous me direz que ce portrait positif est forcément biaisé puisqu’il m’a été dressé par la vice-présidente aux finances de Santé Québec, Sonia Dugas. Vous n’avez pas complètement tort, mais force est de constater que plusieurs voyants sont au vert, selon les renseignements qui m’ont été transmis, en toute transparence.

D’abord, Santé Québec commence l’année financière sans déficit à résorber, ce qui ne s’était pas vu depuis quelques années. À pareille date l’an dernier, Santé Québec devait réduire ses dépenses de 925 millions de dollars par rapport à la tendance qui se dessinait.

Or, les économies se chiffreront plutôt aux environs de 1,1 milliard et même un peu plus (les derniers chiffres de l’exercice terminé le 31 mars 2026 ne sont pas encore disponibles). Au pire, le déficit final avoisinerait 250 millions, soit environ 0,5 % du budget de quelque 45 milliards de Santé Québec.

L’exercice d’optimisation de l’an dernier avait frappé en particulier 9 des 30 centres hospitaliers du réseau. La situation est moins difficile cette année, avance Mme Dugas, puisqu’aucun des 30 centres n’aura un budget moindre que celui de l’année qui se termine, selon les enveloppes qui leur ont été transmises à la fin de la semaine dernière.

Certains voient leur budget augmenter de seulement 0,5 %, cependant, mais ce sont des établissements dont les coûts sont généralement plus élevés que la moyenne. Parmi eux figurent le CHU Sainte-Justine, le CISSS de la Côte-Nord et le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

En revanche, d’autres voient leur budget augmenter de plus de 7 %, comme c’est le cas du CISSS de Lanaudière (voir tableaux à la fin du texte). Au total, le budget de l’ensemble de Santé Québec atteindra 46,4 milliards en 2026-2027, en hausse de 3,5 % par rapport à l’année qui se termine.

A-t-on charcuté les services pour y arriver ? Pas selon ce qu’affirme la VP aux finances de Santé Québec, au contraire. Et elle a plusieurs indicateurs pour le démontrer.

Par exemple, à la fin de l’année budgétaire, 12 633 personnes âgées étaient en attente d’un premier service de soutien à domicile. C’est encore beaucoup, mais c’est en baisse de 27,5 % par rapport aux 17 432 personnes de l’an dernier.

Même genre d’amélioration pour l’accès aux services de santé mentale. Quelque 74 % des demandeurs ont eu un premier service dans les délais prescrits, contre 66 % l’an dernier.

Les services jeunesse ? Environ 69 % avaient eu accès à un service dans les délais prescrits à la fin de mars 2026 contre 64 % un an plus tôt.

Quant à la chirurgie, les patients en attente d’une opération depuis plus d’un an sont maintenant au nombre de 3969, près de deux fois moins qu’il y a un an (7121), et surtout, il s’agit d’un retour au niveau d’avant la pandémie.

« On a consolidé le réseau. Ce n’est pas parfait, mais on a fait de grands pas. Et pour moi, c’est phénoménal. C’est un travail collectif sans précédent. On a une dynamique de collaboration étroite avec nos équipes, ce n’est pas que financier, bien que le modèle financier soit un levier incroyable pour miser sur les bons comportements », me dit Sonia Dugas en entrevue.

Mais comment a-t-on fait plus avec moins ?

L’an dernier, la direction de Santé Québec avait constaté que sur les 10 milliards ajoutés dans le réseau depuis la pandémie, seulement 18 % s’étaient traduits par une hausse des volumes de services offerts. Le reste s’expliquait par les coûts du système (32 %), mais surtout par une baisse de productivité (35 %), c’est-à-dire des coûts moyens par service offert plus élevés.

Santé Québec a donc passé au peigne fin les dizaines d’activités des centres hospitaliers (administration, imagerie, urgences, prélèvements, aide à domicile, etc.) et constaté des écarts dans le coût de prestation des services. On a donc demandé aux centres plus coûteux de ramener à la moyenne les coûts de leurs activités.

Un an plus tard, l’exercice semble avoir donné des résultats, puisque plusieurs des centres n’ont pas à refaire la même chose cette année.

Parmi les gestes posés, des centres hospitaliers ont réduit les délais entre les interventions chirurgicales dans les blocs opératoires (le montage et le démontage des salles). De plus, certains centres en manque de capacité ont transféré des volumes en chirurgie à d’autres qui pouvaient les prendre, pour diverses raisons. « C’est ça, la force du réseau », dit Mme Dugas.

(…)

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Finalement quelques bonnes nouvelles :slight_smile:

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Les facultés de médecine de l’UdeM, McGill, Sherbrooke et Laval disent que le programme dédié de l’Université du Québec est inutile et qu’il n’y aurait pas de pénurie du côté des médecins de famille. Peut-être que la vision de l’UQ de contraindre les étudiants à la médecine familiale dès la première année du MD est pertinente; ce type de cursus existe ailleurs au Canada.

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Santé /Le coûteux problème de l’Occident

Aucun pays au monde n’est satisfait de son système de santé. Dans toutes les démocraties, les gens râlent.

Les Québécois se désespèrent du nombre d’heures à attendre aux urgences. Au Québec, la durée moyenne de séjour est de près de 17 heures, et elle monte à 19 heures à Montréal.

Aux États-Unis, c’est le coût des assurances maladie qui fait débat. Des familles avec des enfants doivent consacrer plus de 25 000 $ par an à ces assurances. Et si par malchance elles doivent recevoir un traitement contre un cancer, il existe encore parfois des plafonds de remboursement qui peuvent amener les hôpitaux à interrompre les soins !

La France fait quant à elle face à un problème de désertification médicale avec des délais d’attente pour certains spécialistes, en gastroentérologie ou en dermatologie par exemple, qui se comptent en mois.

Ces mécontentements légitimes signifient qu’aucun pays n’a trouvé le système de santé parfait. À peu près partout, l’accès au système de santé est long et compliqué. À peu près partout aussi, il est de plus en plus coûteux.

Dans certains endroits, les assurances privées et publiques couvrent une grande partie des dépenses. Le pays le plus avancé en la matière est la France. Dans mon pays, moins de 10 % des dépenses de santé sont directement payées de la poche des patients. C’est le double, voire plus, dans les pays baltes et les pays d’Europe de l’Est. Mais même quand la solidarité est forte, cela pèse sur le pouvoir d’achat des ménages, car les cotisations d’assurance augmentent plus vite que les salaires et l’inflation.

En France, les parlementaires débattent souvent de la façon de freiner les cotisations d’assurance maladie. Au Québec, la hausse du coût de la santé est moins visible. La santé est payée en partie par des cotisations sur les salaires, mais l’argent vient surtout du budget provincial et, dans une moindre mesure, de transferts fédéraux.

Il est logique que l’organisation de la santé soit particulièrement compliquée. En effet, la santé n’est pas un domaine comme les autres. Il se doit d’être équitable (tout le monde doit avoir accès au système, quelles que soient les situations personnelles, financières ou géographiques) et efficace (il faut réduire les délais d’attente, faire bénéficier les patients des nouvelles technologies, tenir des équilibres financiers). Il faut donc en théorie l’efficacité de marché et la pertinence d’une juste régulation. Mais dans la pratique, équité et efficacité sont difficilement conciliables.

Mais il y a un autre défi, en surplomb de ces arbitrages entre équité et efficacité, auquel il faut réfléchir en profondeur et qui doit guider les politiques publiques. Partout dans le monde, les dépenses de santé augmentent vite. Au Québec, le rythme de croissance annuelle est d’environ 7 %, c’est énorme⁠1.

Le gouvernement québécois cherche à ramener ce chiffre à 3 %, un ralentissement colossal. En France, les dépenses augmentent de 2 à 3 % par an, mais au prix de rationnements douloureux et de baisses de prix des médicaments qui diminuent de façon excessive les marges de l’industrie. Et ce contrôle n’est pas suffisant puisque l’assurance maladie publique française souffre toujours de déficits financiers chroniques.

La hausse des dépenses de santé est liée au vieillissement de la population, au coût de l’innovation et à l’envol des maladies chroniques. C’est sur ce dernier point que les pays peuvent agir. Près de 70 000 personnes reçoivent chaque année un diagnostic de cancer au Québec (d’après des chiffres de 2025 du Registre national du cancer)⁠2. La prévalence de l’obésité a doublé en 25 ans, entre 1990 et 2013 (d’après l’Institut national de santé publique)⁠3. Et 12 % des Québécois âgés de 20 ans et plus ont reçu un diagnostic de diabète, 24 % des plus de 65 ans (chiffres du ministère de la Santé)⁠4.

Si rien ne change, au Québec comme ailleurs, le coût de la prise en charge des maladies chroniques va augmenter de façon exponentielle.

Disons-le clairement, l’essor des maladies chroniques en Amérique et en Europe n’est financièrement pas tenable. C’est évidemment un problème de santé publique, mais aussi un problème économique majeur.

Autrement dit, la prévention doit devenir une politique prioritaire dans les pays développés. On parle de prévention primaire (faire du sport, arrêter de fumer, diminuer l’alcool et les produits sucrés) et secondaire (bien faire ses dépistages et ses vaccins). Ces actes de prévention ne sont pas simplement des actes de santé, mais des actes économiques, pour rendre notre système de santé soutenable.

À l’ère des maladies chroniques, protéger sa santé, c’est aussi protéger l’économie.

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