Rue Sainte-Catherine - Actualités commerciales

Bien que je ne sois pas contre l’idée que le gouvernement soit propriétaire des SAQ, je dois avouer que préférerais de loin une personnalisation de certaines SAQ afin de ne pas se retrouver avec des enseignes identiques partout sur le territoire. Des enseignes mieux adaptées à leur quartier auraient un plus grand impact visuel, selon moi, et apporteraient de la diversité dans le paysage urbain. Exemple, une SAQ aux couleurs de l’Italie et spécialisée dans les produits italiens dans… la Petite-Italie. Une SAQ résolument française sur le Plateau. Une SAQ avec enseigne plus funky dans Hochelaga, puis une autre plus haut de gamme dans Westount etc…

1 Like

Dans le monde du retail, faire de la personnalisation comme ça peut être bénéfique mais c’est facile de tomber dans le tacky et les cliché. De plus, pour une enseigne comme la SAQ ça donne pas grand avantage où bénéfice du a leur monopole.

Et quand on sortirait de l’île, on aurait pu grand différence entre les succursales. Côté opération et déploiement c’est beaucoup plus simple avoir des finis et des boutiques standardisées. Est-ce qu’on pourrait ajouter une touche de locale ? Oui mais probablement pas à changer le design complet succursale par succursale

1 Like

La discussion a commencé avec l’hypothèse que la SAQ s’impose trop physiquement dans une trame urbaine, réduisant la diversité.

Personnellement, monopole et hégémonie du design mis de côté, je ne crois pas que ce soit vraiment le cas. Il n’y en a pas une quantité suffisante dans un rayon local pour créer ce problème.

Les SAQ doivent constituer quelque chose comme un commerce sur 200 dans un secteur donné, et moins que cela il y aurait un problème d’offre. Personnellement, je ne vais pas m’empêcher du côté pratique d’acheter du vin dans mon quartier pour des raisons idéologiques hypothétiques (aussi valides soient-elles).

En tout cas quand je pense à Sainte-Catherine, la surabondance de SAQ ne me vient absolument pas en tête. Chaînes américaines? C’est différent.

3 Likes

Elle est temporaire… J’ai parlé au gérant l’autre jour et elle est située là le temps qu’ils rénovent l’ancienne succursale juste en face.

1 Like

Vous savez… il suffit juste de regarder les bouteilles dans la succursale pour voir que la SAQ fait déjà ce genre de chose :stuck_out_tongue:

As a business, they’re pretty much the same… They make very similar margins.

Kojax ferme son restaurant rue Sainte-Catherine:

1 Like

J’espère et j’assume que c’est pour redévelopper le coin. C’est sur le même bloc que l’Amusement 2020. J’espère qu’ils devraient pouvoir élever plus haut, surtout s’ils construisent en retrait de la facade.

1 Like

2 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Revitalisation du Village

Montréal

Les locaux commerciaux se remplissent, sauf sur Sainte-Catherine

La rue Sainte-Catherine, au centre-ville de Montréal. Photo: Josie Desmarais, Métro

Éric Martel

21 septembre 2022 à 5h00 - Mis à jour 21 septembre 2022 à 7h26 3 minutes de lecture

L’activité commerciale reprend tranquillement à Montréal, alors que le taux d’inoccupation des locaux commerciaux diminue à travers la métropole… sauf sur certaines artères comme Sainte-Catherine Est. La situation inquiète l’opposition officielle à l’hôtel de ville.

On compte présentement 3194 locaux inoccupés à Montréal, pour un total de 3,8%. L’an dernier, cette proportion atteignait 4,6% pour la métropole. Des artères comme Masson, Beaubien, Jarry et Mont-Royal connaissent une hausse d’occupation importante. La rue Saint-Hubert se démarque particulièrement avec une hausse d’occupation de 5% par rapport à l’an dernier.

«L’économie va bien, les gens ont des sous pour dépenser après avoir été enfermés. Et quand les gens ont des sous, on réalise que les artères de proximité sont favorisées», commente Christian-Pierre Côté, le conseiller en recherche et analyse de données immobilières de la firme Côté Mercier, qui se cache derrière l’étude de ces taux d’occupation.

Le succès de ces rues s’explique par la proximité qu’elles affichent avec leur clientèle. On y retrouve des commerces visités au quotidien, comme des boulangeries, des fleuristes et des fruiteries, explique la firme Côté Mercier.

Fréquentation en baisse

Malgré le portrait positif des locaux commerciaux, la section est de la rue Sainte-Catherine inquiète. L’occupation y a été réduite de 2,3%. «C’est assez significatif, c’est un changement qui paraît», considère M. Côté.

L’achalandage réduit s’explique par les travaux qui y persistent ainsi que la fermeture de plusieurs restaurants dans le quartier. Le retour lent des étudiants dans le secteur et l’utilisation de la rue en transit justifient aussi la situation, selon la firme.

Ensemble Montréal considère que la Ville n’aide plus assez les commerçants au sortir de la pandémie. Au cœur de celle-ci, Projet Montréal avait déployé des programmes pour les soutenir, gelant les taxes des commerçants et offrant des permis de terrasses gratuitement.

Des propriétaires doivent par exemple payer des taxes avoisinant les 90 000 $ par année dans le secteur sans avoir de locataire, critique le parti. «Aujourd’hui, on est de retour à la réalité, et les commerçants n’ont plus de programme pour les aider. Ils sont un peu laissés à eux-mêmes», a déploré le chef du parti, Aref Salem, durant le conseil municipal.

La mairesse Valérie Plante s’est défendue «d’être très proactive sur la question». Elle vante notamment le déploiement du Réseau express vélo sur la rue Saint-Denis, qui a augmenté l’achalandage des consommateurs sur l’artère. Un constat que partage la firme Côté Mercier, même si le taux d’inoccupation s’élève toujours à 7,8% sur cette voie.

Projet Montréal aimerait développer une société de développement commercial (SDC) dans Côte-des-Neiges, mais accuse l’administration locale d’Ensemble Montréal de s’y opposer. «Faites vos devoirs dans vos arrondissements», a lancé Mme Plante à l’opposition.

Le fait que les travaux sur la rue Sainte-Catherine ne sont pas encore terminés et qu’ils se poursuivront vraisemblablement pendant encore 2 ou 3 années freinent surement les ardeurs de certains commerçants qui doivent préférer attendre la fin des travaux avant de se lancer. Il y a aussi ceux qui veulent voir ce qui va se passer cet hiver. Dans le cas d’une autre vague de Covid et que le gouvernement décide de fermer les commerces ou les bureaux et que cela affecte grandement le centre-ville alors ce n’est pas très rassurant. Donc pour certains, je crois qu’ils sont prudent et avec raison.

1 Like

Je crois que nous avons véritablement appris à vivre avec le Covid 19 et ne crains pas un autre épisode de fermeture même si une autre vague sévissait. Tout le monde connait les mesures, les masques ne sont pas loin si nécessaire et chacun est capable de s’ajuster en prenant ses propres responsabilités.

Quant aux commerçants, sachant qu’ils sont concernés par les prochains chantiers et leur conséquences sur la baisse temporaire de la fréquentation. Ils attendront certainement que la tempête soit passée avant d’investir pour améliorer leurs places d’affaires.