Retour des Expos?

Ce fil est dédié à la possibilité du retour des Expos à Montréal.

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Que sont devenus les Rays de Montréal ?

ALEXANDRE PRATTLA PRESSELes Rays de Tampa Bay sont en Série mondiale. Mais au fait, que se passe-t-il avec les Rays… de Montréal ?Rappel du dernier épisode. C’était en février dernier. Avant le Grand Confinement. L’investisseur Stephen Bronfman affichait la confiance de Babe Ruth montrant du doigt la section où il allait frapper son prochain circuit. « D’ici quelques mois, trois ou quatre sans doute, notre groupe de Montréal va devenir copropriétaire de l’équipe de Tampa », assurait-il au Journal de Montréal. M. Bronfman promettait de conclure des ententes de télédiffusion « dès cet été », pour que les Québécois se familiarisent avec leurs futurs Rays. Début mars, la mairesse Valérie Plante lui a lancé une balle cassante. Le projet de stade au centre-ville devra être « créatif » et « tangible » pour que la Ville l’approuve, a-t-elle affirmé. Trois jours plus tard, la première vague de la pandémie a tout englouti. Le groupe de Stephen Bronfman est passé en mode sous-marin. Depuis ? Rien. On cherche le périscope. J’ai demandé à un porte-parole de M. Bronfman si le projet était encore « vivant ». « Nous ne ferons pas de commentaire pendant la Série mondiale », m’a-t-il répondu. Au cabinet de la mairesse, on me souligne que « la Ville n’a pas reçu de dépôt officiel d’un projet de stade ». À Québec, notre chef de bureau Tommy Chouinard s’est fait confirmer qu’il ne se passe « rien de neuf depuis des mois ». Seuls petits bips sur le sonar : Stephen Bronfman a renouvelé son mandat de lobbyiste en août. Et un informateur proche de son groupe m’a confié que « les fourmis s’attardent discrètement » au projet. Les fourmis ? « Souviens-toi de la fable de la cigale et de la fourmi », m’a-t-il répondu, avec un émoji de bonhomme sourire. ***Déjà avant la pandémie, c’était un projet compliqué. Les Rays allaient disputer leurs matchs locaux dans deux nouveaux stades : un à Tampa, l’autre à Montréal. Le printemps en Floride, l’été à Montréal. L’automne ? À voir. En théorie, ce concept de garde partagée est progressiste. Novateur. Disruptif. En réalité ? C’est épouvantable. On s’en doutait un peu. On en a maintenant la preuve. Car la fermeture de la frontière entre le Canada et les États-Unis a forcé trois clubs de la MLS à disputer leurs matchs locaux dans deux villes. Depuis un mois, l’Impact de Montréal s’est installé au New Jersey. Le Toronto FC, au Connecticut. Les Whitecaps de Vancouver, en Oregon. Comment ça se passe ? Franchement mal. La garde partagée, « c’est la chose la plus difficile que j’ai vécue [comme coach] », m’a confié l’entraîneur-chef des Whitecaps, le Montréalais Marc Dos Santos. « C’est tellement difficile que si ça devenait une chose normale dans le sport, je ne sais pas si c’est ce que je voudrais faire. C’est à ce point-là. J’ai une famille. Trois enfants. Peut-être que si tu es seul, avec un sac à dos, tu t’en fous. Mais je pense que pour n’importe quel coach qui tient à construire une famille, qui veut être un père, ce n’est pas une situation soutenable à long terme. » « Si tu as une équipe composée seulement de célibataires, sans responsabilité, est-ce possible ? Oui. Mais ça change beaucoup le profil des joueurs et de l’entraîneur que tu recherches. J’ai des joueurs qui vivent cela très difficilement. Je pense à Fredy Montero, à Lucas Cavallini, qui ont des enfants. À Andy Rose. Il a un garçon de 3 ans et un bébé de 3 mois. Son épouse est seule à leur maison de Vancouver. C’est difficile. On vit de l’espoir que ça va changer. Mais si ça devenait une norme, il faudrait qu’on pense beaucoup au profil des personnes recherchées. » Le Colombien Cristian Dajome, lui, s’est joint aux Whitecaps peu avant le Grand Confinement. Ses trois filles et sa conjointe n’ont pas obtenu les visas avant la fermeture des frontières. La situation vient tout juste d’être réglée. Ses proches sont arrivés à Vancouver… quatre jours avant son départ pour l’Oregon. Les Whitecaps y resteront jusqu’à la fin de la saison, sauf pour de rares sauts de puce d’une journée ou deux à Vancouver. « C’est vrai qu’on est bien payés. Si on s’attarde juste à l’aspect financier, je suis gêné de parler de nos problèmes. Je sais que des gens n’ont pas de job. Que d’autres ont perdu leurs revenus. On ne souffre pas financièrement, c’est vrai. Mais sur d’autres aspects, ça reste difficile. » Shamit Shome, 23 ans, joue pour l’Impact de Montréal. Il n’a pas d’enfant. Pas de famille au Québec non plus. Malgré tout, lui aussi trouve difficile de disputer ses matchs locaux dans une autre ville. « Quand je l’ai appris, je ne pensais pas que ce serait un enjeu. Sauf que ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air. Une fois sur place, tu passes tes journées dans une petite chambre d’hôtel. Ce n’est pas aussi confortable qu’à la maison. »— Shamit Shome, de l’Impact de MontréalShome souligne que c’est pénible mentalement, mais aussi physiquement. « Quand je suis à Montréal, je fais des activités. Je vois mes amis. Mais [au New Jersey], je suis pris dans ma chambre d’hôtel. Je m’étends sur mon lit. Oui, je suis plus reposé. Sauf que mes muscles sont moins sollicités. Ils sont plus rigides. » Comme Marc Dos Santos, Shamit Shome remarque que c’est plus ardu pour les pères que pour les jeunes célibataires. « C’est difficile pour moi. Je n’ose même pas imaginer ce qu’ils vivent.— Et si tu savais qu’un club partagerait son domicile entre deux villes, de façon permanente, signerais-tu un contrat de quatre ou cinq ans ? — Je ne sais pas. Je ne voudrais pas vivre dans un hôtel à temps plein. Ça me prendrait une maison dans chaque ville. Sauf que ça coûte vraiment cher [Shome gagne 100 000 $ par saison]. Si tu as deux maisons, et que ta famille peut te suivre, ça peut devenir une expérience. Mais je crois que la période d’adaptation serait longue. » Autre enjeu de la garde partagée : soutenir l’intérêt dans le marché délaissé. Pas évident. TVA Sports déploie des efforts colossaux pour faire la promotion des matchs de l’Impact. L’excellent descripteur des parties de l’équipe, Frédéric Lord, remarque quand même une baisse de l’intérêt depuis que les Montréalais sont partis au New Jersey, pour pouvoir y affronter des clubs des États-Unis. « Les diffusions sportives bénéficient des évènements sur place, indique-t-il. Nos meilleures cotes d’écoute, c’est lorsque les matchs sont disputés à Montréal. Parce qu’il y a un buzz en ville. Les gens en parlent un peu plus. Sans vouloir faire de jeu de mots avec la situation actuelle, une certaine fièvre se propage. » La réalité de la garde partagée. La pandémie. La récession. Les priorités du gouvernement. Les réserves de la mairesse. Le silence radio de Stephen Bronfman. Platement, le projet du retour du baseball à Montréal a connu des jours meilleurs. Les fourmis devront travailler très fort pour que le projet soit une réussite.

https://www.lapresse.ca/sports/baseball/2020-10-21/que-sont-devenus-les-rays-de-montreal.php

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Rays owner Stuart Sternberg focused on 2021 uncertainties, Montreal plan

He called the controversial idea to split seasons between Tampa Bay and Montreal “the only option” in his mind.

By Marc Topkin

Oh, Canada …

Sternberg said the plan to split future seasons in new open-air stadiums in Montreal and either St. Petersburg or Tampa remains the Rays’ primary focus — “the only option in my mind” — once their lease at Tropicana Field expires after the 2027 season. Also, contrary to some recent chatter in business circles, Sternberg said the team has not been approached by any local group about building a stadium and/or buying the team.

Sternberg said the Rays have made “tremendous progress” the past few months on the Montreal side in terms of stadium plans and business dealings with the group led by Stephen Bronfman. “I’ve been not just encouraged, but really beyond pleased on how things are progressing up there,” he said.

Not so much, he acknowledged, with either Tampa or St. Petersburg leaders. Sternberg said they’d had good talks with Tampa Mayor Jane Castor before the pandemic diverted her and the city’s focus, and he hopes to get St. Petersburg Mayor Rick Kriseman (or his successor) interested, noting how much good the team does for the community.

“I still hold out optimism that the local business leaders and local politicians will come around a bit and see the value proposition here in having baseball and doing it in a way that makes a bit more financial sense and doing it in a way that makes it a more robust project here because of the complement of being in Montreal as well,” Sternberg said.

Having owned the team for 15 seasons, Sternberg said he has no plans to sell. But he did, at the least, caution that the stadium issue needs to be resolved.

“We are getting towards 2028 and you can’t snap your fingers and just have the stadium show up,” he said. “It’s getting trickier and trickier by the year to get something done. This year certainly set things back, but fortunately we’ve got a strong group of people who work for us and we’ve got a very motivated group of people in Montreal who want us. And I think we have a plan that makes incredible sense. At least it does to me. And we’re going to try to see it through.”

If the Montreal plan doesn’t work?

“I’ll figure out what the next step is at that point,” he said. “But there’s no plan B right now.”

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« L’épineux projet de garde partagée d’une équipe du baseball majeur entre les marchés de Montréal et de St. Petersburg n’est pas mort dans l’œuf avec la pandémie de COVID-19. C’est tout le contraire, selon le propriétaire des Rays de Tampa Bay Stuart Sternberg.

L’homme à la tête de l’organisation floridienne a indiqué mardi au Tampa Bay Times qu’il s’agissait du principal objectif et de la seule option dans mon esprit lorsque le bail des Rays au Tropicana Field expirera après la saison 2027.

Stuart Sternberg a avancé que d’énormes progrès ont été effectués ces derniers mois avec le groupe mené par Stephen Bronfman en ce qui concerne les plans d’un stade de baseball et les relations d’affaires. Il est encouragé et aussi très satisfait de l’avancement du dossier. »

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Tiens… Tiens…

Dossier “mystère” à suivre… :shushing_face:

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Nouveau stade de baseball à Montréal | Des rencontres importantes à venir

Par Jeremy Filosa | 98.5 Sports | 22 MARS 2021 14:13 | MODIFIÉ LE 22 MARS 2021 14:31


PIERRE BOIVIN ET STEPHEN BRONFMAN EN JUIN 2019 (LA PRESSE CANADIENNE)

Ça fait déjà plusieurs mois qu’on n’entend plus trop parler du projet du retour du baseball des Ligues majeures à Montréal. Normalement, au printemps, le groupe Projet Baseball Montréal profite du début de la saison de baseball pour dévoiler quelques informations sur l’avancement du dossier.

Lundi, le 98.5 Sports a appris que d’importantes rencontres sont prévues entre les hommes de Stephen Bronfman et le gouvernement du Québec concernant la construction possible d’un nouveau stade de baseball.

Ces réunions, qui doivent se dérouler dans la prochaine année, serviront à vanter les avantages que pourraient tirer la province et la ville de Montréal de la construction d’un nouveau stade. Mais aussi, de comment le gouvernement pourrait aider la cause.

On parle ici de « l’attribution d’un contrat, autrement que dans le cadre d’un appel d’offres public, d’une subvention ou d’un autre avantage pécuniaire, ou l’attribution d’une forme de prestation déterminée par règlement du gouvernement », peut-on lire sur le registre des lobbyistes.

Plus de précisions sont aussi fournies plus loin dans le document.

« Le lobbyiste d’entreprise inscrit pose les actes de lobbyisme ci-après décrits en son nom ou au nom d’une nouvelle entité à être formée découlant du Groupe baseball Montréal qui vise à ramener une équipe de baseball professionnelle à Montréal. »

« Discussion avec les titulaires de charge publique concernant les impacts économiques d’un complexe sportif et communautaire, ainsi que la contribution financière des titulaires de charge publique au lobbyiste d’entreprise ou à un de ses partenaires par rapport au complexe et à la forme que cette contribution financière pourrait prendre. Les sommes ainsi obtenues serviront à la construction du complexe. Le montant de cette contribution financière reste à déterminer, tout comme les sources de financement. »

Seront invités à participer aux rencontres le Ministère de l’Économie et de l’Innovation, le Ministère des Finances et le Ministère du Conseil exécutif.

Un deuxième mandat plus précis a aussi été ajouté aux discussions.

« Ce mandat consiste en un processus devant mener à la signature d’une entente de développement avec la Ville de Montréal (ainsi que des ententes d’acquisition immobilières avec différentes autorités gouvernementales) pour le développement du secteur du Bassin Wellington à Montréal, incluant un projet de stade de baseball. Le mandat s’étendra jusqu’à la signature d’une entente de développement comprenant éventuellement des cessions d’infrastructure publique ainsi que des ententes sur les acquisitions de terrain propres à la réalisation du projet avec différents organismes publics à déterminer. »

« Des représentations auront aussi lieu auprès de la Ville de Montréal et de l’arrondissement du Sud-Ouest dans le cadre de la réalisation du programme particulier d’urbanisme (PPU) du secteur du Bassin Wellington. Des démarches seront aussi effectuées auprès de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) afin d’assurer la synergie du projet avec le Réseau express métropolitain (REM) qui doit transiter à proximité. Finalement, des négociations propres à l’acquisition de certaines propriétés immobilières comprises dans le futur projet auraient lieu avec les trois paliers de gouvernement (fédéral, provincial et municipal).

On demande ici la présence de la Société de transport de Montréal, de la Ville de Montréal, de l’Autorité régionale de transport métropolitain, de Loto-Québec, du Ministère des Transports et de la Caisse de dépôt et de placement du Québec.

Du côté du groupe de Projet Baseball Montréal, à part le nom de M. Bronfman (Charles Rosner Bronfman Family Trust) on retrouve les noms de Pierre Boivin (Claridge Inc.), Richard Epstein (BCF sencri) et William Jegher (EY).

Les gens de Projet Baseball Montréal n’ont pas immédiatement répondu à notre demande de commentaire à propos de ces derniers développements.

Réaction du PM François Legault, lors d’une conférence de presse en début d’après-midi (vidéo dans le lien de l’article)

Legault ouvert à financer un stade de baseball à Montréal

(Québec) Le premier ministre François Legault se dit ouvert à financer la construction d’un stade de baseball à Montréal si le retour d’une équipe se traduit par des retombées fiscales intéressantes pour le gouvernement du Québec.

Publié le 23 mars 2021 à 13h53 Mis à jour à 14h19 | TOMMY CHOUINARD | LA PRESSE

Il a fait cette sortie lors d’une conférence de presse mardi après-midi. Le dossier d’un retour du baseball majeur dans la métropole refait surface alors que Claridge, la société d’investissements de l’homme d’affaires Stephen Bronfman, vient de s’inscrire lundi au Registre des lobbyistes du Québec afin de pouvoir discuter avec le gouvernement Legault d’une « contribution financière » de Québec pour un stade de baseball.

En réponse à une question sur le sujet, François Legault a rappelé la stratégie de son gouvernement de miser sur l’octroi de « prêts pardonnables » à des entreprises, des prêts qui peuvent se transformer en subventions si les investissements permettent de créer des emplois ou de générer des revenus supplémentaires pour l’État.

« Si demain matin, il y avait une équipe de baseball au Québec, il y aurait des joueurs qui paieraient des impôts au Québec, des impôts qu’on n’aurait pas si on n’avait pas d’équipe de baseball, a-t-il expliqué. Donc si on prend une partie de ces revenus d’impôt-là et qu’on les donne à une entreprise qui nous amène cette entreprise-là, tout le monde est gagnant. Parce que ce (dont) il faut s’assurer, c’est que le Québec va recevoir plus de retombées, donc d’entrées fiscales réelles, que le montant d’aide qui serait donné à une entreprise, incluant une équipe de baseball. »

« Donc c’est dans ce sens-là qu’on a une ouverture auprès du projet, a-t-il poursuivi. Il y a plusieurs gens d’affaires bien connus qui sont derrière ce projet-là, il n’y a pas seulement M. Bronfman. Donc si on est capable d’amener une équipe de baseball à Montréal et que ça amène plus de revenus que l’aide qu’on donne à l’entreprise, bien tout le monde est gagnant, incluant les Québécois. »

Les partis d’opposition réagissent

Je pense que ça va être difficile, dans le contexte de pandémie, de penser que c’est là que l’argent des contribuables devrait aller. On se retrouve avec des demandes qui explosent, avec des enjeux dans nos garderies, on a des enjeux avec nos entrepreneurs, on a des enjeux de violence conjugale, on a des enjeux de santé mentale. Lorsque vous regardez les priorités budgétaires puis ce que l’on demande au gouvernement, où investir son argent, je pense qu’il y a des priorités qui doivent passer avant celle-là. […] ça me paraît difficile de voir comment concilier ça avec le stade, mais je n’ai pas vu les chiffres, O. K. ?

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade

Quand les gens meurent par milliers dans les CHSLD mal foutus, je ne suis pas sûr qu’on devrait investir de l’argent public dans les stades de baseball, mais ça, c’est un éditorial de ma part. On a vu aussi le Centre Vidéotron ici, qui n’est pas très loin, qu’on voit de la colline.

Le député Vincent Marissal. porte-parole de son parti en matière de finances

Est-ce que j’aime le baseball ? Est-ce que j’aimerais voir le retour des Expos ? Définitivement. Mais il y a un ordre de priorité à respecter si on veut garder le respect de la population qui souffre de la crise. […] Il y a des problèmes criants qui font en sorte que je ne me verrais pas défendre un projet à même les fonds publics dans les circonstances que je viens de vous mentionner.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon


Non! Pas question d’investir un seul sou du public là-dedans. Nyet. Mettez l’argent dans la ligne bleue. >:(

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Moi je trouve que c’est une bonne idée tant que les retombées sont plus grandes. Il ne faut pas se limiter juste au fait que ce soient des fonds publics.

Ce sont des situations bien entendues différentes, mais je me demande si l’échec (jusqu’à maintenant) du modèle du Centre Vidéotron à Québec rendrait les gens sceptiques à un modèle de « partage des revenus ».

En tout cas, c’est un bon hasard que ça revienne juste à temps pour la campagne électorale à Montréal, et qu’on retourne avec le thème du financement du baseball entre Coderre et Plante.

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Il me semble que c’est plutôt rare que les fonds publics dans les infrastructures sportives ont assez de retombées pour que ça en vaille la peine, du moins dans les cas où les gouvernements investissement massivement dans un stade comme on le voit aux USA.

Je ne serais pas totalement fermé à ce qu’il y ait une certaine contribution moi non plus, si c’était pour fournir un terrain, un rabais de taxe temporaire, etc., mais il ne faudrait pas exagérer. Les entreprises sportives et leurs joueurs sont excellents pour faire en sorte que leurs profits ne soient pas taxés ici (ou pas du tout) et les bénéfice d’un stade pour un quartier sont souvent exagéré. Soyons vigilants.

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De plus, qu’est-ce qu’on va faire de ce stade qui sera à moitié vide vu qu’il est prévu que Montréal ait seulement une demi-équipe? C’est un stade spécialisé pour le Baseball, alors qu’on a déjà un stade multifonctionnel en manque d’amour, accessible en métro et qui a plus de 60 000 sièges.

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Bien que je souhaite un retour du baseball à Montréal, il faudra analyser le dossier pour qu’en bout de ligne ce soit vraiment avantageux pour la ville. Donc un doute subsiste dans ma tête, doute qu’Yves Boisvert soulève et qui mérite qu’on y réponde adéquatement.

Non et demi aux demi-Expos


Supposons une minute – juste une minute, ne vous énervez pas — supposons, disais-je avant que vous vous énerviez, que ce soit « rentable » de financer un nouveau stade de baseball.

Publié le 24 mars 2021 à 6h00

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Yves Boisvert Yves Boisvert
La Presse

Laissons de côté toutes les bonnes questions comme : à quelle hauteur ? En échange de quoi ? À quelles conditions ?

On ne fait que supposer. Mettons que ce soit une bonne idée.

Et là vous regardez le dossier et vous vous rendez compte que ce n’est pas un nouveau stade pour le « retour des Expos ». C’est un nouveau stade pour une équipe malheureuse de Tampa Bay qui viendrait jouer ici… la moitié de sa saison « locale ».

Une saison de baseball comprenant 162 parties, une équipe en joue 81 chez elle et 81 un peu partout en Amérique du Nord (dans des stades presque tous subventionnés par les contribuables).

Aux dernières nouvelles, jusqu’ici, il s’agit d’un projet de « garde partagée » : 40 (ou 41) matchs en Floride, 40 à Montréal. Peut-être les « Rays » à Tampa et les Achigans à Montréal ?

Ça la fout mal, question retombées économiques. C’est un peu comme une nouvelle église qui n’offre qu’une moitié d’Éternité à ses fidèles à la fin de leurs jours. T’as beau croire à des trucs mystérieux, ça sème le doute.

Or, les retombées économiques du sport professionnel sont plus douteuses que la transsubstantiation.

Mais tu es un fervent, un mystique, même. Tu veux y croire !

Oups, tu vois que le propriétaire Stuart Sternberg ne veut pas vendre son équipe. Le seul plan de survie, a-t-il encore dit en décembre, est une garde partagée Montréal-Tampa à partir de la saison 2028.

Jusqu’ici, donc, le projet de « retour » des Expos consiste à construire un stade à Montréal pour la demi-équipe d’une autre ville, propriété majoritairement d’un Américain. Il coûtera le même prix à construire pour 40, 81 ou 23 matchs. Mais une fois construit, il fera retomber deux fois moins des dollars promis.


Le sport professionnel le plus riche aux États-Unis est, de loin, le football de la NFL. L’année précédant la pandémie, les revenus de la ligue s’élevaient à 16 milliards de dollars américains. Les contrats de télévision sont plantureux, les revenus sont partagés et tout le monde fait beaucoup d’argent.

Pourtant, entre 1997 et 2017, cette même ligue archi-rentable a réussi à obtenir des subventions totalisant 6,7 milliards pour construire des stades — 335 millions par année.

Comment fourre-t-on le contribuable américain d’aussi magistrale manière ?

En plaidant les « retombées économiques », bien entendu. Mais aussi en menaçant de déménager le club. On a par exemple vu une équipe de Los Angeles partir à St. Louis avant de retourner à Los Angeles.

M. Sternberg, pas plus fou qu’un autre, essaie lui aussi le même truc à Tampa. Il n’aime pas le stade de St. Petersburg. Sauf que les autorités locales ne veulent rien savoir.

D’où ce projet sans précédent d’une saison partagée.

PHOTO MARY HOLT, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Le Tropicana Field, domicile actuel des Rays de Tampa Bay

Comment ne pas voir dans ce projet une ultime tentative de chantage ? Ce n’est peut-être pas le cas. Mais on a vu ça ici comme ailleurs. Quelle garantie aura la Ville de Montréal ou le gouvernement du Québec quant à la pérennité du projet ? Qu’est-ce qui empêchera l’équipe de repartir pour une autre ville, de retourner en Floride, ou d’aller n’importe où ailleurs ? Il ne manque pas de gogos sur ce continent pour pomper de l’argent public vers les milliardaires du sport en échange d’un chandail avec le logo de la ville.


J’en entends au fond de la salle qui me crient : on n’a même pas vu le projet et déjà vous êtes en train de le planter !

Ce à quoi je réponds : depuis trois ans qu’ils en parlent ou en font parler, les promoteurs du projet de baseball de Montréal nous en ont exposé plusieurs des grandes lignes, d’où il est ressorti jusqu’ici 1) une garde partagée ; 2) un actionnariat minoritaire, donc pas de contrôle ; 3) un stade dans un des derniers terrains à développer du bas de la ville, au milieu d’un riche complexe immobilier.

On n’a pas vu le projet final ? OK. Mais on en a vu passer d’autres, des vendeurs itinérants d’encyclopédie avec des alphabets à 13 lettres et des flippeurs de terrains marécageux floridiens avec vue sur e-rien. On se souvient de la fin des Expos, quand nos hommes d’affaires locaux avaient eux-mêmes acheté les poches de farine pour se faire rouler dedans.

Vrai, comme disait le ministre Pierre Fitzgibbon mardi (au 98,5 FM) : si le dossier assure un gain pour le Québec, que ce soit une usine de batteries ou une entreprise de sport professionnel, l’État peut le soutenir. Autrement dit : si les bénéfices dépassent les coûts. Ça se calcule. Ça se démontre. Avec ou sans pandémie. Et SVP, pas avec des arguments de « visibilité médiatique » bidon répétés par des gens qui ne savent même pas où est Green Bay, ou qui n’y mettront jamais les pieds, même si les Packers sont une des équipes les plus fameuses du football.

Le hic, c’est que généralement, passé quelques légers abattements et de minimes contributions, ça ne se démontre pas, justement. Les profits sont privatisés par les propriétaires, et les pertes « socialisées », comme on dit. Ça ne tient pas la route fiscalement, économiquement, socialement. C’est pourquoi on a recours à des arguments « intangibles », romantiques même.

Hâte de voir comment ils vont nous vendre ça avec un demi-chandail.

En attendant, c’est un gros non, un non et demi, je dirais.
https://www.lapresse.ca/actualites/2021-03-24/non-et-demi-aux-demi-expos.php

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à l’émission Zone Économie hier

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Des opinions qui font réfléchir quant à l’idée que le Québec participe au financement d’un stade de baseball à Montréal.

Financement d’un stade de baseball

IMAGE CAROLINE DES ROSIERS, LA PRESSE CANADIENNE

Le projet prévoit de construire le stade de baseball montréalais au bassin Peel, dans le sud-ouest de la ville.

Le premier ministre François Legault s’est dit ouvert à financer la construction d’un stade de baseball à Montréal, pourvu que le retour d’une équipe se traduise par des retombées intéressantes. Êtes-vous d’accord avec une contribution financière de Québec ? Plus de 300 commentaires nous sont parvenus à la suite de notre appel à tous, une forte majorité se disant en désaccord avec une aide au financement d’un stade de baseball. Voici un aperçu des courriels reçus.

Publié le 28 mars 2021 à 15h00

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Manque d’enthousiasme de la population

Je suis totalement contre un financement public pour la construction d’un tel stade. D’une part, nous avons déjà un stade qui ne sert à rien, et d’autre part, une équipe à mi-temps ne peut générer suffisamment d’enthousiasme, nécessaire à un réel engouement de la population. Les promoteurs de ce projet sont déjà des millionnaires notoires, alors s’ils veulent un stade, qu’ils le financent eux-mêmes.

Réjean Martineau

Investir dans la santé, l’éducation et le développement durable

Je suis en complet désaccord et pour plusieurs raisons. Premièrement, je crois que présenter des vedettes de baseball comme modèles pour nos jeunes est complètement à l’encontre des principes d’une société comme la nôtre. Deuxièmement, le Québec a besoin d’investir dans plusieurs autres domaines tels que la santé, l’éducation, le développement durable, etc. Ce projet est mis de l’avant par des promoteurs en mal de visibilité. L’ancien maire Denis Coderre est là pour leur assurer un faire-valoir… Je ne voterai absolument pas pour un gouvernement qui les financerait.

Louise Massie, retraitée de l’enseignement

Seulement s’il y a une équipe dans un horizon raisonnable

Oui, à la condition que le propriétaire des Rays de Tampa Bay s’engage à nous vendre l’équipe dans un horizon raisonnable, sinon on risque qu’il décide de retourner aux États-Unis dans un autre marché. On ne veut pas d’un autre Centre Vidéotron…

Gilles Blais

Pas de salaires exorbitants

Une équipe à garde partagée, contrôlée par des Américains et qui paye des salaires exorbitants à leurs joueurs. Non, merci.

Jacques Rhéault

Exploiter l’espace pour l’innovation

Lorsque le gouvernement dit qu’il pourrait appuyer un projet de stade de baseball au centre-ville si ce projet rapporte plus au gouvernement qu’il ne lui en coûte, je trouve le raisonnement incomplet. La question est plutôt : pourrions-nous faire mieux avec la même somme d’argent public pour cet emplacement stratégique sur le plan des retombées pour les décennies à venir ? Un rôle clé du gouvernement est de développer une vision stratégique en vue de renforcer les avantages économiques comparatifs de sa juridiction et ensuite d’attirer et développer du talent humain, qui, ultimement, créera de la prospérité pour tous. L’espace au sud du centre-ville de Montréal doit être vu comme un espace stratégique. Avec notamment l’École de technologie supérieure, le Centech et la Cité du Multimédia, nous devrions développer un pôle humain de talent en ingénierie et en technologies. Nous avons la chance de créer un environnement stimulant au sud de Montréal pour attirer des jeunes de partout qui vont créer le monde de demain. Bien exécuté, un environnement favorable à la recherche et à l’innovation apportera sur le long terme un multiple de fois plus de retombées humaines et financières qu’un stade.

Stéphane Préfontaine

S’occuper des CHSLD d’abord

D’accord avec ce type d’aide financière, mais seulement après avoir consacré un milliard de dollars pour la mise à niveau du système des CHSLD. Entre-temps, il y aura suffisamment de baseball à la télé pour nous faire apprécier ce sport sans mettre en péril le sort des personnes âgées.

André Simard, Gatineau

D’autres dossiers dont on doit s’occuper

Il me semble qu’il y a des choses bien plus importantes à considérer présentement que de penser à financer le retour d’une équipe de baseball formée par des millionnaires qui n’en ont rien à foutre du Québec. Pensons avant tout au logement social, à la santé, à l’éducation et à la sécurité. Tellement de dossiers plus importants que ce maudit baseball.

Guy Brouillard

Éviter de répéter les erreurs du passé

Ainsi donc, après le fiasco du Centre Vidéotron de Québec, on songe à ériger au centre-ville de Montréal un autre éléphant blanc doté d’une moitié d’équipe de baseball qui serait de propriété américaine ? Méchant bon deal en perspective… Décidément, on n’apprend pas vite de nos erreurs… Investissons donc plutôt dans les logements sociaux !

Anne-Louise Desjardins

Ne pas jouer le jeu des milliardaires

Tant qu’il y aura des États pour embarquer dans le manège de ces promoteurs milliardaires (CIO, Coupe du monde, F1, Ligues professionnelles), ils seraient bien fous de changer leurs modèles d’affaires. Soyons plus intelligents qu’eux…

Marc Tremblay, La Malbaie

Ne pas subventionner les milliardaires d’ici

Je n’ai pas besoin de 200 mots : la réponse, c’est non. Il n’est pas question de subventionner avec mes sous l’enrichissement de quelques milliardaires d’ici, mais surtout d’Américains. J’ai déjà écrit à notre premier ministre à ce sujet pour l’informer qu’il perdrait mon vote advenant une telle subvention.

Robert Charette

Un retour impertinent

J’ai déjà exprimé mon refus auprès de Valérie Plante concernant ce projet : pas question de donner l’argent des contribuables à un club de millionnaires. Le baseball a quitté Montréal faute d’intérêt de la part du public, le retour ne me semble pas pertinent. Je ne relèverai même pas la débâcle du Centre Vidéotron… La réponse est non, non et non !

Louise Chenard, Montréal

Privilégier les entreprises d’ici

En désaccord total. On a bien vu au cours de l’année dernière le besoin d’être un peu plus indépendant. Le gouvernement a amplement de choix pour financer des entreprises d’ici qui auront des retombées sociales plus acceptables que d’aider de riches propriétaires américains.

Denise Frigon
https://www.lapresse.ca/debats/courrier-des-lecteurs/2021-03-28/financement-d-un-stade-de-baseball.php

Stade de baseball Les joueurs paieraient 4,25 millions par année en impôts à Québec

IMAGE FOURNIE PAR CAROLINE DES ROSIERS, DEVIMCO VIA LA PRESSE CANADIENNE

Le groupe de Stephen Bronfman propose de construire un nouveau stade de baseball au bassin Peel pour amener une équipe à temps partagé entre Tampa Bay et Montréal, mais il demande à Québec une « contribution financière » pour construire le stade. Sur les derniers plans présentés par le promoteur immobilier Devimco, on ne retrouvait pas le stade. L’entreprise a toutefois expliqué que cela ne voulait pas dire que le projet était abandonné.

Le gouvernement Legault a ouvert la porte à financer un nouveau stade de baseball à la hauteur des impôts québécois payés par les futurs joueurs des Expos-Rays. Or, ce serait environ 4,25 millions de dollars par an, selon les calculs de La Presse.

Publié le 29 mars 2021 à 7h00

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Vincent Brousseau-Pouliot Vincent Brousseau-Pouliot
La Presse

Le groupe de Stephen Bronfman propose de construire un nouveau stade de baseball au bassin Peel pour amener une équipe à temps partagé entre Tampa Bay et Montréal, mais il demande à Québec une « contribution financière » pour construire le stade. Le groupe de M. Bronfman et le gouvernement Legault n’ont pas précisé la somme demandée.

« Si, demain matin, il y avait une équipe de baseball au Québec, des joueurs paieraient des impôts au Québec, des impôts qu’on n’aurait pas [sans équipe]. Donc, si on prend une partie de ces revenus d’impôts-là, puis qu’on les donne à une entreprise qui nous amène cette entreprise-là, tout le monde est gagnant. […] Il faut s’assurer que le Québec va recevoir plus de retombées, donc d’entrées fiscales réelles, que le montant d’aide qui serait donné à [cette] entreprise », a indiqué le premier ministre du Québec, François Legault, en conférence de presse mardi dernier. Il a parlé d’un horizon de cinq ans pour faire ce calcul subvention/impôts.

PHOTO RYAN REMIORZ, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

François Legault, premier ministre du Québec

Sur cinq ans, les joueurs des Expos-Rays paieraient donc des impôts de 21,2 millions au gouvernement du Québec, en tenant compte d’une masse salariale totale de 75 millions en dollars canadiens par saison.

Si le projet fonctionnait, les joueurs des Expos-Rays, qui passeraient les trois quarts de leur saison à l’extérieur du Québec, seraient vraisemblablement considérés comme des non-résidants fiscaux québécois. Ils paieraient uniquement de l’impôt au Québec sur leur salaire au prorata des jours passés au Québec durant la saison, ont confirmé à La Presse deux professeurs en droit fiscal, Annick Provencher (Université de Montréal) et Khashayar Haghgouyan (Université Laval).

« À moins de choisir d’être résidants fiscaux du Québec, les joueurs seraient imposés [au Québec] seulement quand ils sont ici pour exercer leur emploi », dit Annick Provencher, professeure en droit fiscal à l’Université de Montréal.

Un puissant incitatif pour les joueurs d’être résidants fiscaux en Floride : il n’y a pas d’impôt d’État sur le revenu. Les résidants de la Floride ont ainsi le plus bas taux d’imposition aux États-Unis (37 %, soit le taux fédéral), alors que Montréal serait la destination du baseball majeur avec le taux d’imposition le plus élevé (53 %).

Pour la saison 2019, les Expos-Rays auraient passé 22 % de leur saison à Montréal (42 jours sur 187), selon nos calculs. Aux fins du fisc, les joueurs seraient donc réputés avoir gagné 22 % de leur salaire au Québec.

En 2021, les Rays ont une masse salariale de 56,5 millions US, soit 71 millions de dollars canadiens. En comptant une masse salariale de 75 millions canadiens, on arrive à des impôts de 4,25 millions de dollars par an au Québec pour les joueurs des Expos-Rays. Ceux-ci paieraient aussi des impôts fédéraux de 4,55 millions par an au gouvernement du Canada.

Le groupe de M. Bronfman n’a jamais chiffré publiquement son estimation des retombées économiques et fiscales de son projet d’équipe de baseball à temps partagé. Il n’a pas voulu faire de commentaires à ce sujet.

Pas d’impôts au Québec pour les adversaires

Sur le plan fiscal, les adversaires des Expos-Rays ne seraient pas rentables pour le gouvernement du Québec. Québec comme Ottawa n’imposent pas les athlètes professionnels des équipes sportives étrangères sur leur revenu gagné pendant leurs séjours au Québec ou au Canada.

Dans ses discussions avec Québec, le Groupe de Montréal pourrait aussi tenter de faire valoir les impôts payés par l’équipe de baseball sur ses profits au Canada, et la TVQ payée sur les billets des matchs à Montréal.

Pour les impôts d’entreprise, les Rays ont généré en moyenne des profits annuels de 40 millions de dollars canadiens par année entre 2015 et 2019, selon Forbes. En attribuant 50 % de ces profits à une société qui paierait son impôt au Québec, on arrive à un impôt d’entreprise de 2,3 millions par an à Québec. En contrepartie, si l’équipe perdait de l’argent – comme ce fut le cas en 2020 à cause de la pandémie, selon Forbes –, les propriétaires canadiens pourraient vraisemblablement déduire les pertes dans leurs autres entreprises.

Pour la TVQ sur les billets de baseball, en utilisant les données d’une étude de 2013 commandée notamment par M. Bronfman (41 matchs à 37 281 spectateurs à 33,10 $ par billet), les recettes seraient d’environ 3,7 millions par an pour Québec.

De façon quasi unanime, les économistes estiment qu’une équipe de baseball crée très peu de véritables retombées économiques : elle déplace plutôt l’argent des résidants d’une ville, puisqu’elle tire ses revenus du budget de consommation des résidants de la ville d’une activité vers une autre. Par exemple, la TVQ sur un billet de baseball aurait été perçue de toute façon sur un autre bien acheté au Québec.
https://www.lapresse.ca/affaires/2021-03-29/stade-de-baseball/les-joueurs-paieraient-4-25-millions-par-annee-en-impots-a-quebec.php

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Je suggère donc que toute aide du gouvernement ne doit pas dépasser $4 millions, le groupe qui veut amener l’équipe n’a qu’à fournir le reste lol. De toute façon, même si je suis un fan de baseball, je ne suis pas intéressé à une demi-équipe où la plupart des décisions importantes seraient prises à Tampa Bay.

Les montréalais avaient une équipe locale qu’on appelait affectueusement les z’amours et cela n’a pas empêché une certaine désaffection avec le temps, conduisant à des assistances insuffisantes dans les dernières années.

Alors comment une équipe étrangère (américaine) fera-t-elle pour créer un véritable sentiment d’attachement qui perdurera, quand une équipe maison à plein temps a échoué?

Il est là le véritable défi. Une garde partagée, avec une équipe dont la culture n’a rien de commun avec le public montréalais. Ce qui m’apparait comme une greffe qui sera vite rejetée, faute de véritable sentiment d’identification vraiment ressenti de la part de la population. Surtout qu’on ne peut pas s’attendre à ce que face à la fiscalité québécoise, aucun de ces joueurs n’habite parmi nous.

Or, une équipe sportive locale n’est rien, s’il n’y a pas avant tout un lien émotionnel fort entre les joueurs et les partisans. Ce lien doit aussi se développer réciproquement, mais encore faut-il que le public s’y reconnaisse. Ce que je doute fortement.

C’est ce qui fait que je ne crois absolument pas à cette formule de garde partagée et que seule une nouvelle équipe qui s’approcherait de l’esprit des Expos avec en plus une véritable franchise indépendante pourrait réussir.

Donc évitons de mettre de l’argent public dans ce qui semble un risque inutile dans les circonstances.