Réseau cyclable de Québec - Discussion générale

Résumé

Une piste cyclable sur les cendres d’un projet d’autoroute

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

16 juin 2025 à 13h52

Visuels d’aménagement du corridor lorettain (Ville de L’Ancienne-Lorette)

Le Corridor lorettain aurait jadis pu être transformé en une autoroute. Mais le milieu naturel a gardé sa vocation et se verra bientôt bonifié d’une piste cyclable pour faire le «trait d’union» avec le réseau de la Ville de Québec.


«Le projet d’une autoroute, c’est le projet d’un siècle passé. Maintenant, on est ailleurs. Et une chance que ça a été préservé pour qu’on puisse le développer comme on le fait aujourd’hui», a salué le maire de L’Ancienne-Lorette, lundi, lors de l’annonce du lancement des travaux de son nouveau Corridor lorettain.

À l’époque conseiller municipal indépendant, Gaétan Pageau avait milité contre la «destruction» des milieux naturels destinés à un potentiel prolongement vers l’ouest de l’autoroute Félix-Leclerc.




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Le projet des années 1960-1970, qui visait la construction d’un tronçon sur 11 km pour relier l’autoroute 40 à Saint-Augustin-de-Desmaures, avait été relancé autour de 2017 par le gouvernement libéral.

Le gouvernement Legault avait finalement mis fin à l’étude de besoins commandée par les libéraux sur le prolongement de l’autoroute dans le corridor boisé, peu de temps après son élection, en 2019.

Les terrains boisés détenus par le ministère des Transports qui traversent la ville de L’Ancienne-Lorette ont quelque peu été «laissés à l’abandon dans les 50 dernières années», avant que les sentiers ne soient «revitalisés».

«Est alors venue l’idée d’ajouter une piste cyclable», se souvient le maire Gaétan Pageau.

2,5 km de «trait d’union»

Forte d’une permission d’occupation renouvelable autorisée par le ministère des Transports, la Ville de L’Ancienne-Lorette met finalement le projet en marche, avec le début des travaux prévu d’ici la fin juin.

Le Corridor lorettain comptera dans une première phase quelque 2,5 km de piste cyclable asphaltée et éclairée de même que 3,2 km de sentiers piétonniers boisés en milieu urbain.

«Un projet de mobilité active très important pour l’ensemble de l’agglomération de Québec», s’est félicité le maire Pageau, saluant la contribution à l’idée initiale du député caquiste de La Peltrie, Éric Caire.



«Une piste cyclable, pour moi, ça s’imposait. C’est une plus-value pour les citoyens, ça va contribuer à notre qualité de vie et ça va mettre en valeur un site qui a besoin d’être mis en valeur», a d’ailleurs commenté ce dernier en conférence de presse, insistant pour le maintien de ce milieu naturel.

Visuels d’aménagement du Corridor lorettain (Ville de L’Ancienne-Lorette)

Les travaux de construction de la première phase entre la route de l’Aéroport et l’autoroute Henri-IV, chiffrée à 6,4 millions, s’échelonneront jusqu’à l’automne 2025.

Le maire de L’Ancienne-Lorette projette déjà que le Corridor loterrain reliera l’aéroport international Jean-Lesage, une fois les travaux de réfection de cette artère complétés. Gaétan Pageau rêve même de le prolonger jusqu’à Saint-Augustin-de-Desmaures, pour créer «une boucle» complète avec le réseau cyclable de la Ville de Québec.

La piste cyclable pavée et le sentier piétonnier en gravier seront aménagés côte-à-côte. (Ville de L’Ancienne-Lorette)

«Notre vision, pour les prochaines phases, c’est de mettre encore davantage en valeur le cadre du boisé lorettain dont la rivière Lorette en ajoutant des belvédères et des aires de repos et relier l’aéroport et le corridor du Littoral, à terme», détaille-t-il.



«Une première historique»

L’amélioration des relations entre la Ville de Québec et la Ville de L’Ancienne-Lorette permettra par ailleurs à cette dernière de piloter le projet qui se déploiera sur son territoire.

Il s’agit de la première fois dans l’histoire de l’agglomération que la réalisation d’un projet d’agglomération est confiée à une ville liée, ont souligné les partenaires.

«On est dans l’exécution de quelque chose de grand, quelque chose qui permet enfin de se développer en agglomération», a déclaré le vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec, Pierre-Luc Lachance.

Le Corridor lorettain a été désigné comme équipement d’intérêt collectif de l’agglomération de Québec.

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Les chiffres de la dernière enquête origine-destination (OD) dévoilés il y a deux semaines sont sans équivoque. Seul le vélo a connu une hausse parmi les grands modes de déplacement.

Les déplacements en voiture (-7,1 %) et en transports en commun (-7 %) ont tous deux baissé dans la région Québec-Lévis entre 2017 et 2023, résultat de la popularité du télétravail.

La marche a aussi perdu des plumes (-7,5 %).

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« Évidemment, on verra après les prochaines élections… Mais si ça se poursuit, je m’attends à une progression encore plus rapide. »

Les résultats des prochaines élections seront déterminants, autant à Québec qu’à Montréal pour continuer l’atteinte d’un équilibre juste entre les différents modes de mobilité.

Il faut atteindre :
1- part modale de +35% dans les quartiers centraux (15% pour la Ville administrative)
2- 10% de la voirie dédiée au vélo (on doit être gros max autour de 2%).
3- part modale 50-50 selon le genre dans toutes les tranches d’âge (selon une étude longitudinale mondiale dans plusieurs villes, celle-ci est atteinte quand la part modale du vélo dépasse les 14%, ou encore 7% pour la tranche 18-64).

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C’est fou de voir à quel point les ados sont systématiquement exclus de ce genre de données. Dans l’étude que tu cites, on parle de parité “dans toutes les tranches d’âge” qui exclus une catégorie d’âge jeune en santé, active et qui ne dépend pas de la voiture. Pourtant, les adolescents dépendent beaucoup du vélo pour se déplacer. Et ce n’est pas un cas isolé. il y a quelques jours sur le post de Marianne Giguère dans Facebook répondant au commentaire de Pierre Luc Brillant sur le projet piste Saint Urbain, j’ai vu une autre statistique de l’Agence de la santé publique du Canada disant que l’utilisation du transport actif multiplie par 2,7 les chances d’atteindre les recommandations en activité physique pour les 18-64 ans, et par 2,3 pour les 65 à 79 ans. Donc on prend la peine d’inclure les personnes de 70 ans et plus… mais pas les ados? Ceux qui n’ont pas de voiture, qui pédalent pour aller à l’école, au cégep, au travail, et qui ont en plus des recommandations d’activité physique encore plus élevées? Ignorer les adolescents dans ces données, c’est passer à côté d’une portion importante de la mobilité active.

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C’est comme si on se disait que les ados allaient finir par s’acheter un char, donc à quoi bon faire des infrastructures sécuritaires pour eux et elles.

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si si, ils sont couverts!. voici l’étude en question : :slight_smile:

https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/01441647.2021.1915898#abstract

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Peut-être que j’ai un peu exagéré en disant que les statistiques excluaient complètement les adolescents merci de m’avoir montré ces données. Cela dit, il est vrai que plusieurs études les excluent encore entièrement. D’autres les incluent certes, mais dans de nombreux cas les adolescents restent regroupés avec des enfants beaucoup plus jeunes, qui sont entièrement dépendants des adultes pour leurs déplacements et n’ont aucune autonomie. Un adolescent qui va au secondaire a des comportements de mobilité bien plus proches d’un jeune adulte que d’un enfant de 3 ou 5 ans qu’il faut accompagner partout. Il faudrait s’assurer que cette tranche d’âge soit bien visible dans les données, surtout quand on parle de transport actif. Bref, c’est encourageant de voir que le vélo prend aussi de plus en plus de place à Québec.

Pas tout à fait sur le réseau cyclable, mais Purolator va utiliser des vélos-cargos pour livrer des colis dans certains secteurs de Québec

L’entreprise Purolator livrera bientôt des colis à l’aide de vélos-cargos dans plusieurs quartiers de la basse-ville de Québec, dont Saint-Sauveur, Vanier, Saint-Roch et Limoilou.

Un « mini-hub logistique » sera aménagé dans le quartier Saint-Sauveur sur la rue Lafayette. Les colis à destination du secteur seront acheminés par camion du centre de distribution Armand-Viau à ce petit entrepôt d’environ 90 m2. Les derniers kilomètres seront parcourus par des livreurs en vélos-cargos, été comme hiver.

Christian Couture, spécialiste du développement et de la recherche chez Purolator, explique que les systèmes de livraison en vélos-cargos de l’entreprise à Montréal, Toronto et Vancouver ont déjà largement fait leurs preuves.

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Vu dans mon fil Facebook :wink:

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Le choix du Pirate, Priceless!!

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Je crois que c’est plutôt un colon français de l’époque de la Nouvelle-France

d’où la mention « être colon sur la route, c’est dépassé » :wink:

Exemple :arrow_heading_down:

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Continuer à vélo en hiver : et si c’était plus simple qu’on ne le pense?

À Québec, le vélo d’hiver prend de l’ampleur. Les pistes cyclables déneigées, l’accès à des équipements adaptés et l’expérience des cyclistes d’ici font en sorte que rouler à l’année est plus simple qu’on ne le pense. Avec un peu de préparation (et le bon vélo!), vos trajets peuvent rester agréables, même en plein mois de janvier.

Monsaintsauveur • 14 novembre 2025

Crédit photo: Vélo Basse-Ville

L’équipe de Vélo Basse-Ville, au cœur de Saint-Sauveur, accompagne de nombreux cyclistes qui souhaitent continuer à rouler malgré le froid. Voici leurs conseils et tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

Le bon vélo pour rouler dans la neige

Tout commence par le choix du vélo. Si vous prévoyez rouler principalement sur les pistes urbaines déneigées, par exemple entre Limoilou, Saint-Roch et la Haute-Ville, un vélo hybride ou un vieux vélo de montagne sont de bons choix. La position de conduite et leur capacité à recevoir les accessoires communs en font des options idéales pour les déplacements quotidiens.

Les vélos à pneus surdimensionnés (fatbikes) ne sont généralement pas un bon choix pour le vélo urbain, mais ils ont leurs avantages dans des conditions bien précises (neige damée). Attendez-vous à forcer plus!

Les pneus cloutés : votre meilleur allié en hiver

En hiver, vos pneus déterminent une bonne partie de votre sécurité. En ville, où les plaques de glace noires sont fréquentes, les pneus cloutés demeurent la référence. Ils mordent littéralement dans la glace et offrent une tranquillité d’esprit appréciable lors des matins frisquets.

Certains cyclistes se tournent vers les pneus plus minces bien cramponnés, qui fendent bien la neige légère, ou encore vers les pneus à crampons typiques du vélo de montagne. L’idéal est de choisir en fonction de vos trajets et de vos habitudes. L’équipe de Vélo Basse-Ville pourra vous orienter vers le type de pneu le mieux adapté au réseau cyclable de la ville de Québec.

S’habiller intelligemment pour rester au chaud

L’habillement est souvent la clé du plaisir à vélo, l’hiver. L’idée n’est pas de s’emmitoufler, mais plutôt de superposer des couches légères : une couche respirante pour rester au sec, une couche chaude pour isoler et une coquille imperméable pour couper le vent. Faites entrer de l’air avant d’avoir chaud!

Une tuque mince devra être portée sous le casque de vélo. Une autre option est le casque de ski qui est beaucoup plus chaud. Dépendamment de votre trajet et de votre corps, il pourrait se révéler trop chaud puisqu’il n’est pas aéré. La bonne protection des extrémités (mains et pieds) rendra le trajet plaisant, avec des gants adaptés pour le freinage et des bottes chaudes, idéalement basses pour garder de la mobilité.

Pour protéger les yeux du froid, de la neige ou de la glace, n’importe quelle sorte de lunettes fera toute la différence.

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Petites astuces qui changent tout

On ne le répètera jamais assez : les garde-boues complets sont un accessoire crucial pour votre plaisir et votre vélo. Ils vous protègent autant que le vélo. Les produits de qualité ne rouillent pas et ne cassent pas. Ajoutez une goutte d’huile par année et positionnez judicieusement le cadenas barré pour éviter que l’eau ne pénètre. Du dégivreur à serrure conservé dans votre sac pourra vous venir en aide.

Du côté de la conduite, tout est une question de douceur : freiner plus tôt, éviter les mouvements brusques et rester attentif aux plaques de glace. Une fois qu’on s’y habitue, rouler dans la neige devient étonnamment naturel. Idéalement, le vélo d’hiver est rangé au froid et à l’abri des intempéries.

L’entretien : la clé d’un vélo qui fonctionne normalement en hiver

En hiver à Québec, l’omniprésence de sel, de gadoue, d’eau et de neige mettent beaucoup de pression sur le vélo. Malgré tout, un vélo d’hiver entretenu dans cette optique peut bien fonctionner.

Avec plus de vingt années d’expérience combinées, Michael et Étienne peuvent venir à bout de presque tous les problèmes mécaniques qu’un vélo d’hiver peut rencontrer.

Si vous préférez laisser ça aux pros, Vélo Basse-Ville offre un service d’atelier qui peut s’occuper de tout : mise au point adaptée, préparation pour la saison froide, pose d’accessoires.

Rouler l’hiver, c’est plus simple qu’on ne le pense

Avec un peu de préparation et un vélo bien adapté, le cyclisme hivernal à Québec peut être sécuritaire, efficace et étonnamment agréable. Que ce soit pour aller travailler, faire des courses ou simplement profiter de l’air frais, le vélo d’hiver est une belle façon de garder le rythme et de découvrir la ville autrement.

Pour des conseils personnalisés ou pour vous équiper avant la saison froide, Vélo Basse-Ville est là pour vous accompagner, que vous soyez cycliste expérimenté ou que vous vous lanciez pour la première fois.

Cet article a été réalisé par le service publicitaire de Monquartier et payé par Vélo Basse-Ville. Les revenus d’annonceurs financent le fonctionnement de Monquartier et sa production d’information hyperlocale indépendante.

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Québec = deuxième ville nord-américaine dans le palmarès de l’index Copenhagenize, derrière Montréal

North America

  1. Montréal (15)
  2. Québec (29)
  3. Vancouver (30)
  4. Portland (35)
  5. Minneapolis (44)

le nombre entre parenthèses = rang mondial parmi 100 villes

C’est la 1re fois que Québec est dans le palmarès et commence au 29e rang mondial!

https://copenhagenizeindex.eu/

Driven by strong political determination, the “Old Capital” has made a noteworthy entry into the Copenhagenize Index. With a steadily growing budget and a newly formed multidisciplinary cycling team, Québec City has gained a structure and momentum to set up quick transformative projects across its metropolitan area.

General score: 51.1

Detailed Score

  • Safe and Connected Infrastructure: 45.1
  • Usage and Reach: 43.2
  • Policy and Support: 68.1

The Key Lessons

In 2023, the city announced it planned to create a 150 km network of safe, connected, and comfortable bicycle routes by 2024, a bold move in a city where every transportation project sparked bitter debate. Initially called Corridors Vélo cité, the infrastructure was renamed Corridors VivaCité (CVC) one year later to highlight its inclusiveness and broader social benefits which include public health and urban vitality. The impact was immediate: along the CVC Chemin Sainte-Foy, bicycle and pedestrian traffic rose by 6.9% and 94% respectively between 2023 and 2024, and retail sales climbed by nearly 10%.

In a city once known for having a rather mediocre quality cycling infrastructure, the CVC project has triggered a significant qualitative leap that has surpassed the “Corridors” themselves and includes transitional street design. By applying best practices and studying other cities’ experience and expertise, Québec is moving fast – as evidenced by the 16 km of separated infrastructure delivered between 2022 and 2024.

Another remarkable success is the rollout of the à Vélo bike-sharing system, featuring a fully electric fleet adapted to the city’s challenging topography. With affordable pricing and year-on-year growth, the service has quickly gained popularity, even creating peak hour bicycle traffic jams – despite a mandatory helmet rule. Since its pilot launch in 2021 with just 10 stations and 100 bikes, the system grew to 115 stations and 1300 bikes in 2024, with ridership soaring from 29,000 trips to nearly 1,3 million over the same period. With an additional 50 stations and 500 bikes, plus an extra 15 days of operation, 2025 is shaping up to be a big year for the service.

“ Québec has demonstrated that a “pro-choice,” rather than “anti-car” approach, can unlock untapped potential by integrating cycling into a broader multimodal mobility vision. ”

The Way Forward

As Québec awaits its first streetcar line, it is already making use of the bicycle as a tool to redefine streets. With over half its road network now limited to a speed limit of 30 km/h maximum, priorities have been clear: improving infrastructure quality, winter maintenance, and attracting more users, particularly women. Continuing to expand modal filters into residential districts and introducing bicycle streets in commercial areas could strengthen network continuity. Moreover, building better bicycle-parking facilities and cargo-bike support will enable the city to keep pace with rising demand.

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Quand on y pense c’est un départ canon dans cette liste, car il ne faut pas oublier que Québec est d’abord une ville de chars. L’année passée j’ai entendu tellement de commentaires négatifs des gens à propos des nouvelles pistes cyclables sur Chemin St-Foy et Marie-de-l’Incarnation.

Quoi qu’il en soit cette année il semble que la population se soit vite habituée et les ont adoptées, car il y a un très bon volume de circulation, même en hiver (sans les vélos de la ville) car elles sont déneigées. Il faut dire par ailleurs que c’est nettement plus rapide de circuler sur ces voies durant les heures de pointe.

Autre point positif, le maire Marchand profite de l’expérience et l’expertise de Montréal pour améliorer les circuits et les prolonger. D’ailleurs la majorité des nouvelles infrastructures en prévoient sur leur parcours.

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Consultation publique sur la piste cyclable de la 4e avenue dans Limoilou le 27 janvier. Montréal n’avance plus, mais Québec continue ! Les travaux sur la 8e avenue vont reprendre aussi.

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Piste cyclable surélevée et nouveau trottoir sur Frank-Carrel en 2027 : vers la fin du «pire arrêt de bus en Amérique du Nord»?

Depuis 2021, un arrêt d’autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) sur la rue Frank-Carrel porte le triste titre de «pire arrêt d’autobus en Amérique du Nord». L’aménagement d’un nouveau Corridor VivaCité (CVC) reliant Saint-Sauveur à Sainte-Foy pourrait mettre fin à cette situation peu enviable.

Arrêt 2982 du RTC sur la rue Frank-Carrel.

Crédit photo: Simon Bélanger

Le 19 février dernier, l’équipe VivaCité de la Ville de Québec organisait un atelier d’échanges au centre de loisirs Saint-Thomas-d’Aquin, sur l’avenue Myrand, afin de présenter un premier scénario d’aménagement d’un Corridor VivaCité (CVC).

Depuis le boulevard Charest Ouest, celui-ci relierait la rue Frank-Carrel et le chemin Sainte-Foy, en passant par l’avenue Branly, l’avenue Chapdelaine et la rue de Belmont.

«Les CVC, c’est un réseau qui mise sur des voies sécurisées, où chaque mode de transport actif et durable a son propre espace confortable et sécuritaire. Ces aménagements assurent un meilleur partage de la voie publique afin de limiter les conflits entre les modes de transport», rappelle la Ville de Québec sur la page consacrée au projet.

La section entre la rue Frank-Carrel et l’avenue Chapdelaine sera aménagée de façon permanente, tandis que la portion reliant l’avenue Chapdelaine au chemin Sainte-Foy, en passant par la rue de Belmont, est considérée comme évolutive.

«Il n’y a pas de travaux majeurs prévus sur les infrastructures souterraines, seulement certaines interventions ponctuelles», précise Jean-Pascal Lavoie, porte-parole de la Ville de Québec.

La rue Frank-Carrel en hiver.
Crédit photo: Simon Bélanger

Piste cyclable surélevée

Actuellement, les cyclistes qui traversent le boulevard Charest Ouest depuis la rue Cyrille-Duquet embarquent sur une piste cyclable bidirectionnelle, d’abord séparée de la rue Frank-Carrel sur moins d’une centaine de mètres par une bande de végétation. Par la suite, cette piste longe toute la rue Frank-Carrel, mais elle n’est pas déneigée durant l’hiver.

De plus, les véhicules empiètent régulièrement sur la voie cyclable.

De leur côté, les piétons qui osent s’aventurer de ce côté de la rue doivent cohabiter avec des voitures circulant parfois à bonne vitesse. La présence de neige et de glace réduit d’ailleurs l’espace pouvant être occupé par les marcheurs.

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La Ville prévoit donc surélever cette piste cyclable et la protéger avec une zone tampon en béton, un modèle un peu semblable à la piste cyclable se trouvant sur la 8e Avenue, dans Limoilou. Ce nouvel aménagement cyclable, qui serait déneigé et accessible pendant quatre saisons, serait construit entre le boulevard Charest et l’avenue Branly.

«La mise à niveau aux normes CVC de la bande cyclable déjà présente en période estivale s’est donc avérée idéale, puisqu’elle est actuellement peu confortable pour les usagers et usagères», souligne le porte-parole de la Ville.

Aménagement envisagé pour le Corridor VivaCité, au coin de la rue Frank-Carrel et de l’avenue Branly.
Crédit photo: Simon Bélanger

Nouveau trottoir et quai d’embarquement

Pour les piétons, un trottoir de moins d’une centaine de mètres se trouve aussi du côté nord de la rue Frank-Carrel. Du côté sud, ce trottoir commence seulement à l’entrée ouest du stationnement du Carrefour Frank-Carrel et se poursuit sur à peine quelques mètres, jusqu’à un arrêt d’autobus. Il faut ensuite marcher à proximité des voitures ou des vélos sur environ 700 mètres avant de retrouver quelques mètres de trottoir au coin de l’avenue Branly.

L’arrêt d’autobus 2982, qui dessert le parcours 18, se trouve face au commerce de portes et fenêtres Futura. Il avait été nommé «pire arrêt d’autobus en Amérique du Nord» sur le site Streetblog USA dans un concours satirique, en 2021. Ce statut a été rappelé dans un récent article du Journal de Québec consacré aux pires arrêts d’autobus à Québec.

Résumé
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MunicipalTransports

Piste cyclable surélevée et nouveau trottoir sur Frank-Carrel en 2027 : vers la fin du «pire arrêt de bus en Amérique du Nord»?

Depuis 2021, un arrêt d’autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) sur la rue Frank-Carrel porte le triste titre de «pire arrêt d’autobus en Amérique du Nord». L’aménagement d’un nouveau Corridor VivaCité (CVC) reliant Saint-Sauveur à Sainte-Foy pourrait mettre fin à cette situation peu enviable.

Simon Bélanger • 6 mars 2026

Arrêt 2982 du RTC sur la rue Frank-Carrel.

Crédit photo: Simon Bélanger

Le 19 février dernier, l’équipe VivaCité de la Ville de Québec organisait un atelier d’échanges au centre de loisirs Saint-Thomas-d’Aquin, sur l’avenue Myrand, afin de présenter un premier scénario d’aménagement d’un Corridor VivaCité (CVC).

Depuis le boulevard Charest Ouest, celui-ci relierait la rue Frank-Carrel et le chemin Sainte-Foy, en passant par l’avenue Branly, l’avenue Chapdelaine et la rue de Belmont.

«Les CVC, c’est un réseau qui mise sur des voies sécurisées, où chaque mode de transport actif et durable a son propre espace confortable et sécuritaire. Ces aménagements assurent un meilleur partage de la voie publique afin de limiter les conflits entre les modes de transport», rappelle la Ville de Québec sur la page consacrée au projet.

La section entre la rue Frank-Carrel et l’avenue Chapdelaine sera aménagée de façon permanente, tandis que la portion reliant l’avenue Chapdelaine au chemin Sainte-Foy, en passant par la rue de Belmont, est considérée comme évolutive.

«Il n’y a pas de travaux majeurs prévus sur les infrastructures souterraines, seulement certaines interventions ponctuelles», précise Jean-Pascal Lavoie, porte-parole de la Ville de Québec.

La rue Frank-Carrel en hiver.
Crédit photo: Simon Bélanger

Piste cyclable surélevée

Actuellement, les cyclistes qui traversent le boulevard Charest Ouest depuis la rue Cyrille-Duquet embarquent sur une piste cyclable bidirectionnelle, d’abord séparée de la rue Frank-Carrel sur moins d’une centaine de mètres par une bande de végétation. Par la suite, cette piste longe toute la rue Frank-Carrel, mais elle n’est pas déneigée durant l’hiver.

De plus, les véhicules empiètent régulièrement sur la voie cyclable.

De leur côté, les piétons qui osent s’aventurer de ce côté de la rue doivent cohabiter avec des voitures circulant parfois à bonne vitesse. La présence de neige et de glace réduit d’ailleurs l’espace pouvant être occupé par les marcheurs.

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La Ville prévoit donc surélever cette piste cyclable et la protéger avec une zone tampon en béton, un modèle un peu semblable à la piste cyclable se trouvant sur la 8e Avenue, dans Limoilou. Ce nouvel aménagement cyclable, qui serait déneigé et accessible pendant quatre saisons, serait construit entre le boulevard Charest et l’avenue Branly.

«La mise à niveau aux normes CVC de la bande cyclable déjà présente en période estivale s’est donc avérée idéale, puisqu’elle est actuellement peu confortable pour les usagers et usagères», souligne le porte-parole de la Ville.

Aménagement envisagé pour le Corridor VivaCité, au coin de la rue Frank-Carrel et de l’avenue Branly.
Crédit photo: Simon Bélanger

Nouveau trottoir et quai d’embarquement

Pour les piétons, un trottoir de moins d’une centaine de mètres se trouve aussi du côté nord de la rue Frank-Carrel. Du côté sud, ce trottoir commence seulement à l’entrée ouest du stationnement du Carrefour Frank-Carrel et se poursuit sur à peine quelques mètres, jusqu’à un arrêt d’autobus. Il faut ensuite marcher à proximité des voitures ou des vélos sur environ 700 mètres avant de retrouver quelques mètres de trottoir au coin de l’avenue Branly.

L’arrêt d’autobus 2982, qui dessert le parcours 18, se trouve face au commerce de portes et fenêtres Futura. Il avait été nommé «pire arrêt d’autobus en Amérique du Nord» sur le site Streetblog USA dans un concours satirique, en 2021. Ce statut a été rappelé dans un récent article du Journal de Québec consacré aux pires arrêts d’autobus à Québec.

«Le positionnement des arrêts d’autobus sera revu par le Réseau de transport de la Capitale. Les arrêts donneront maintenant sur un trottoir ou sur un quai d’embarquement, ce qui rendra l’ensemble des arrêts d’autobus dans la rue Frank-Carrel accessibles universellement», précise Jean-Pascal Lavoie.

Selon le scénario présenté, le futur CVC inclurait la construction, du côté sud de la rue Frank-Carrel, d’un trottoir de 760 mètres entre le boulevard Charest Ouest et l’avenue Branly.

Un quai d’embarquement d’autobus est aussi prévu au coin de la rue Frank-Carrel et de l’avenue Branly, semblable à ce qui a été fait sur le chemin Sainte-Foy, au coin de l’avenue Brown. Par ailleurs, alors qu’on trouve actuellement un seul panneau d’arrêt, destiné aux automobilistes descendant l’avenue Branly, on prévoit en ajouter aux trois coins de l’intersection.

Finalement, le stationnement sur rue, présentement seulement interdit entre le mois d’avril et la mi-novembre du côté nord (piste cyclable), serait impossible à l’année sur ce tronçon. Il n’est déjà pas autorisé au sud.

«Amélioration réelle pour la sécurité»

Myriam Nickner-Hudon, présidente du conseil de quartier de Saint-Sauveur, se réjouit de l’arrivée prochaine de ce nouveau Corridor VivaCité. Elle le perçoit comme «une amélioration réelle pour la sécurité routière et la mobilité active pour les piétons, les cyclistes et les gens utilisant un fauteuil roulant électrique.»

«La piste pourra servir comme un “trottoir” ou à créer une distance entre les véhicules et ceux qui attendent de prendre la bus du parcours 18. La piste cyclable a aussi l’avantage d’être un peu surélevée et sera déneigée, ce qui va aider à rendre les piétons plus visibles, surtout en soirée. En ce moment, il y a peu d’installations adéquates pour les clients du RTC utilisant le 18, qui sont souvent employés dans les entreprises et les manufactures situées à proximité», souligne-t-elle.

Mme Nickner-Hudon ajoute que ce nouvel aménagement cyclable pourra attirer une partie des utilisateurs du CVC du chemin Sainte-Foy, où «ça peut devenir un peu plus serré aux heures de pointe». Elle précise également que le CVC de la côte de la Pente-Douce est «un bon défi de grimpe».

De la rue Frank-Carrel à l’avenue Chapdelaine…

La frontière entre le quartier Saint-Sauveur et celui de la Cité—Universitaire, situé dans l’arrondissement Sainte-Foy—Sillery—Cap-Rouge, se trouve tout juste à l’ouest de l’entreprise Futura.

Après la rue Frank-Carrel, le CVC serait aménagé sur l’avenue Branly, l’avenue Myrand, l’avenue Chapdelaine et la rue de Belmont.

Sur les avenues Branly et Myrand, on planifie une mise à niveau permanente des pistes cyclables unidirectionnelles. Elles seraient surélevées à mi-hauteur et protégées par une zone tampon en béton. De plus, le trottoir de la rue Branly, qui relie actuellement l’avenue Myrand et la rue Graham-Bell, serait prolongé jusqu’à la rue Frank-Carrel.

Il n’y a aucun trottoir sur l’avenue Branly entre la rue Frank-Carrel et la rue Graham-Bell.
Crédit photo: Simon Bélanger

Ce nouvel aménagement permettra de marcher sur un trottoir de façon continue entre le boulevard Charest Ouest et le chemin Sainte-Foy.

Le trottoir de l’avenue Branly, qui commence sur l’avenue Myrand, sera prolongé jusqu’à la rue Frank-Carrel.
Crédit photo: Simon Bélanger

Sur l’avenue Myrand, entre l’avenue Chapdelaine et l’avenue Branly, une voie de virage est aménagée pour la descente en direction nord. On conserverait une seule voie de circulation dans le nouvel aménagement.

…et de l’avenue Chapdelaine au chemin Sainte-Foy

Pour la section restante, on privilégie la méthode évolutive, plutôt que permanente. Ainsi, sur l’avenue Chapdelaine, on prévoit l’élargissement des bandes cyclables et l’ajout d’une zone tampon avec des balises réfléchissantes.

Avenue Chapdelaine, dans Sainte-Foy.
Crédit photo: Simon Bélanger

Puis, sur la rue de Belmont, qui mène vers le chemin Sainte-Foy et la piste cyclable en direction de l’université Laval, elle passera de chaussée désignée à Vélorue, avec maintien du partage des voies. On y ajoutera du marquage et de la signalisation.

Rue de Belmont, dans Sainte-Foy.
Crédit photo: Simon Bélanger

Le stationnement sur rue serait maintenu dans son intégralité sur cette rue.

Pour Sylvain Simoneau, membre de l’exécutif de la Table de concertation vélo des conseils de quartier, ces aménagements à venir représentent une «très grosse amélioration» par rapport à la situation actuelle». Il se réjouit notamment d’avoir un nouveau lien déneigé entre la Haute-Ville et la Basse-Ville.

Il exprime cependant quelques réserves face à la situation de la rue de Belmont, aménagée en Vélorue.

«Je dirais que la rue de Belmont est encore problématique. […] Il y a toujours des risques sur les interactions avec les automobilistes», précise M. Simoneau.

Ce dernier espère que ce nouvel aménagement en mènera à un autre, qui permettra de le relier au premier CVC aménagé sur le chemin Sainte-Foy, dans les quartiers Saint-Sacrement et Montcalm.

Retraits de stationnement et échéancier

L’aménagement de ce CVC nécessitera probablement quelques changements entourant le stationnement sur rue. Déjà, celui-ci était interdit sur une bonne partie de l’axe pendant l’été.

Des interdictions pourraient aussi s’ajouter l’hiver sur la rue Frank-Carrel (entre le boulevard Charest Ouest et l’avenue Branly), sur l’avenue Branly (entre la rue Frank-Carrel et la rue Graham-Bell) et sur l’avenue Chapdelaine (entre l’avenue Myrand et la rue de Belmont).

Dans ces trois secteurs, le stationnement sur rue, pendant l’hiver, est permis, mais en alternance.

Le taux d’occupation moyen dans le secteur serait de 5%, avec un pourcentage plus élevé sur la rue de Belmont, qui conserverait ses espaces.

Au cours des prochains mois, l’équipe VivaCité consultera différents organismes et propriétaires riverains, avant de procéder à la conception technique du projet.

Une rencontre d’information pour présenter le projet final s’annonce au printemps 2027, pour une réalisation à l’été et à l’automne de cette même année.

Depuis 2023, les Corridors VivaCité sont implantés sur 29,1 kilomètres à Québec. L’objectif visé est de 150 kilomètres d’ici à l’année 2034.

Le document présenté le 19 février est disponible en cliquant ici.

Cet article bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

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Vers une « Space Race » du vélo entre Montréal et Québec? Je crois que tout le monde en sortirait gagnant!

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Si seulement ça suffirait à Soraya de changer son fusil d’épaule… ne rêvons pas trop, mais c’est une excellente nouvelle pour Québec !

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