Réseau cyclable de Québec - Discussion générale

Ça doit sûrement s’expliquer en partie par l’absence d’un service hivernal de vélo-partage. Ce n’est pas tout le monde qui est équipé d’un vélo pour l’hiver.

À Québec, l’engouement pour le vélo hivernal s’avère frileux. Les cinq corridors cyclables les plus achalandés ont accueilli une fréquentation anémique au cours des quatre derniers mois : à peine 500 passages par jour, en moyenne, sur l’ensemble des tronçons les plus passants du réseau blanc.

Les compteurs mis en place par la Ville aux abords de 11 corridors cyclables donnent un portrait plus juste de l’achalandage hivernal. Le Devoir a retenu, aux fins de cet article, les pistes quatre saisons du chemin Sainte-Foy, de la rue Père-Marquette, de la rue Dalhousie, de la rue Einstein, de la route de l’Église et du corridor du Littoral dans le secteur Maizerets.

Les cinq autres compteurs, placés en bordure de sentiers seulement damés en hiver, se trouvaient surtout dans des parcs. Leurs résultats n’ont pas été pris en compte dans le cadre de ce reportage.

Les chiffres montrent qu’à Québec, la popularité grandissante du vélo pendant l’été ne résiste pas à l’arrivée des grands froids et à la mise au rancart des bicyclettes d’àVélo. Sitôt l’hiver venu, l’achalandage des pistes cyclables fond comme neige au soleil, avec des chutes de fréquentation pouvant atteindre 97 %.
[…]

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Les pistes cyclables sont-elles utilisé autrement? Si elle est utile pour des marcheurs, des coureurs ou des personnes à mobilité réduite, je ne crois pas qu’on devrait remettre en question l’utilité de les déneiger.

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Avec À Vélo à l’année et un réseau 4 saisons plus large, ça viendra.

Les choses prennent leur temps, c’est normal !

Québec est sur la bonne voie et ne doit pas lâcher.

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J’habite juste à côté de la piste cyclable sur Chemin Ste-Foy. Cette piste est vraiment peu fréquentée l’hiver pour toutes sortes de raisons. Dont le déneigement qui m’apparait déficient et plutôt irrégulier. Il faut dire que cette piste n’est pas continue et bifurque parfois sur des rues secondaires. Elle est aussi glacée et entravée par des bancs de neige le long de son parcours, il n’y a pas de bande de béton qui la sépare de la circulation automobile et les bolards disparaissent souvent, victimes de la machinerie.

Parfois c’est plus facile d’y marcher que sur le trottoir, mais encore là il faut enjamber le banc de neige qui persiste parfois jusqu’à la prochaine bordée. En même temps je serai indulgent car c’est sa deuxième année hivernale, donc encore des mises au point à faire. J’ajouterais en terminant que les nombreuses côtes à Québec (souvent glissantes) n’aident pas beaucoup et peu de cyclistes ont des vélos à assistance électrique.

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Deux photos prises hier de la piste cyclable du chemin Ste-Foy avant d’arriver au Parc des Braves, tout près de chez moi.

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Première étape vers la passerelle entre la baie de Beauport et le boulevard D’Estimauville

Version modélisée de la passerelle cyclopiétonne entre la baie de Beauport et le boulevard D’Estimauville. (Capture d’écran (YouTube Commission de la capitale nationale du Québec))

La planification de la phase 4 de la promenade Samuel-De Champlain progresse tranquillement. La Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) lançait lundi matin un appel de qualification, en vue de la réalisation d’une passerelle cyclopiétonne entre la baie de Beauport et le boulevard D’Estimauville.

Il s’agit de la première étape en vue du réaménagement du littoral est du fleuve Saint-Laurent. Cette nouvelle passerelle sera le premier élément de la phase 4 de la promenade Samuel-De Champlain.

Ce nouveau secteur doit relier le secteur D’Estimauville au parc de la Chute-Montmorency, sur une distance de 8,1 kilomètres. Il comprendra notamment la transformation de l’autoroute Dufferin—Montmorency en boulevard urbain et la réalisation d’un sentier cyclopiéton, permettant plusieurs accès vers le fleuve.

«Le plus rapidement possible»

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, a lui-même octroyé le mandat à la Commission de la capitale nationale du Québec de débuter la réalisation de la passerelle cyclopiétonne.

«Cette passerelle, c’est bien plus qu’une infrastructure: c’est un lien direct entre les citoyens, le fleuve et l’une des plus belles plages urbaines d’Amérique du Nord: la baie de Beauport. Elle s’inscrit dans notre volonté de faire du littoral un espace plus accessible, vivant et rassembleur», mentionne le ministre Simard, également député de Montmorency.

La suite

Lors de la présentation de l’énoncé de vision, en juin 2025, son prédécesseur Jonatan Julien suggérait que cette passerelle puisse être construite et complétée en 2026.

«Le mandat qui a été donné est le plus rapidement possible suivant le budget», avance Naomy Martin, attachée de presse du ministre Simard, sans s’avancer sur un échéancier.

Première étape complétée au printemps 2026

Du côté de la CCNQ, on indique que l’échéancier a pu être un peu retardé, en raison du choix du mode d’attribution.

«Le mode “Conception-construction progressif”, c’est un mode qui permet de travailler en même temps avec les concepteurs et l’entreprise responsable de réaliser les travaux», explique François Grenon, secrétaire général à la CCNQ.

Dans le communiqué, on indique également que cette façon de faire permet une meilleure gestion des risques et imprévus.



Comme il s’agissait d’une première expérience pour la CCNQ, elle a eu besoin de quelques mois pour définir ce mode. Pour ce faire, elle a bénéficié de l’accompagnement de la Société québécoise des infrastructures (SQI).

Dans les prochains jours, la CCNQ lancera un appel de qualification. Il mènera à la sélection de trois entreprises candidates qui pourront participer à la suite du processus. Cette première étape doit être complétée au printemps 2026.

Par la suite, un appel de proposition sera lancé auprès de ces entreprises. La CCNQ choisira celle qui pourra développer «une proposition technique détaillée à prix forfaitaire».

Ces appels donneront une meilleure idée quant à l’échéancier de réalisation des travaux, de même que pour le budget envisagé. La CCNQ ne souhaite pas s’avancer pour l’instant, afin de «laisser aller la concurrence».

«La bonne nouvelle, c’est que c’est parti!», se réjouit François Grenon.

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Si on retire la piste cyclable du chemin Ste-Foy on encouragera automatiquement l’usage de la voiture en ville. Ce serait alors un recul important de la mobilité active qui croit justement à chaque année grâce au réseau de piste cyclables urbaines. Tandis que la Ville de Québec fait tout pour favoriser les déplacements en TEC en réaménageant efficacement les circuits d’autobus afin de limiter le plus possible l’auto en ville.

Respect citoyens insiste pour le retrait du Corridor VivaCité du chemin Sainte-Foy

Stéphane Lachance, chef de Respect citoyens, proposait déjà le retrait des bollards et du marquage pour les vélos sur le Corridor VivaCité du chemin Sainte-Foy, situé entre l’avenue de Vimy et l’avenue des Érables. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Pour «prévenir le chaos» prévu dans les prochains mois, alors que les travaux préparatoires au tramway vont notamment se déployer sur le boulevard René-Lévesque, le chef de Respect citoyens, Stéphane Lachance, propose notamment le retrait des bollards du Corridor VivaCité (CVC) du chemin Sainte-Foy, afin de retrouver quatre voies pour les automobilistes. Une proposition qu’écarte l’administration Marchand.

En janvier dernier, dès que la Ville de Québec a commencé à parler de l’intensification des travaux préparatoires au tramway en 2026, l’opposition officielle y est allée de quelques suggestions, pour passer à travers cette période.

Stéphane Lachance, chef de Respect citoyens, proposait déjà le retrait des bollards et du marquage pour les vélos sur le Corridor VivaCité du chemin Sainte-Foy, situé entre l’avenue de Vimy et l’avenue des Érables. La proposition avait été rejetée par le maire Bruno Marchand.



M. Lachance est revenu à la charge dans une capsule publiée mardi matin sur les réseaux sociaux de son parti.

«On veut vous démontrer que l’opposition officielle n’est pas seulement là pour critiquer, mais offre des solutions à l’administration», affirme-t-il d’entrée de jeu.

Plaidant le «gros bon sens» et une bonne «gestion des priorités», Stéphane Lachance veut «permettre aux citoyens de Québec d’avoir une bonne fluidité, au niveau du trafic, à partir du moment où René-Lévesque va devenir uniquement une zone pour la circulation locale».

«Il faut que le chemin Sainte-Foy redevienne un “4 voies” pour permettre une bonne fluidité et demander aux cyclistes d’utiliser la piste qu’ils utilisaient dans le passé, c’est-à-dire “Père-Marquette”, qui est là, qui est disponible, et qui va faire en sorte de leur permettre de faire leur vélo en toute quiétude et en toute sécurité», ajoute le chef de Respect Citoyens.

«Tout le monde doit faire des efforts»…

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Joint au téléphone, Stéphane Lachance précise sa pensée.

«On a proposé de remettre le chemin Sainte-Foy en quatre voies, tout en laissant de la place aux cyclistes, ce que l’administration n’a pas voulu comprendre. Les voies de droite pourraient servir à la fois à l’utilisation automobile et cycliste», soutient-il.



Il ajoute que «rien n’empêche de peinturer un corridor et de donner une indication visuelle aux automobilistes pour qu’ils fassent attention». Le chef de Respect citoyens s’en remet aussi aux connaissances du Service de transport et de la mobilité intelligente, afin de savoir s’il ne serait pas possible de conserver une bande protégée pour vélos.

M. Lachance invite tout de même les cyclistes qui le souhaitent à utiliser la piste cyclable sur la rue Père-Marquette.

Précisons quand même que cette piste cyclable ne couvre pas l’entièreté du territoire couvert par le CVC du chemin Sainte-Foy et oblige plusieurs détours dans les rues résidentielles de Montcalm et Saint-Sacrement, comme les rues Raymond-Casgrain et de Callières.

«Tout le monde doit faire des efforts. Les automobilistes vont faire des efforts, en fonction des différents travaux. Les piétons vont faire des efforts, mais les cyclistes doivent eux aussi faire des efforts. Je pense que d’utiliser “Père-Marquette” est une solution tout à fait valable», plaide le conseiller municipal de Val-Bélair dans la capsule vidéo.



Sécurité et solution à la congestion, rétorque l’administration

Lors du point de presse tenu avant la séance du conseil municipal, la mairesse suppléante Catherine Vallières-Roland, aussi conseillère municipale du district de Montcalm—Saint-Sacrement, où se trouve en grande partie le CVC du chemin Sainte-Foy, a écarté la solution proposée par l’opposition officielle.

«Pour nous, ça fait partie de la solution pour réduire la congestion routière», répond-elle.

Mme Vallières-Roland soutient que la Ville «veut offrir le plus d’options aux gens» pour se déplacer. Elle rappelle que près de 350 000 déplacements à vélo ont été enregistrés sur le CVC du chemin Sainte-Foy entre avril et décembre 2025.

Par ailleurs, elle ajoute que les déplacements doivent aussi être sécuritaires sur le chemin Sainte-Foy.

«Si on enlève les bollards avec cette quantité de gens, de vélos, sur la route, c’est de remettre en question à la fois leur confort, mais surtout leur sécurité. Donc, pour nous, c’est absolument important», conclut Catherine Vallières-Roland.

Questionné à savoir si sa proposition ne pourrait pas alimenter des comportements délinquants, autant de la part d’automobilistes que de cyclistes, le chef de Respect citoyens est tranchant.

«Ça ne m’inquiète pas. Les comportements délinquants, je les constate beaucoup plus de la part des cyclistes que des automobilistes. Je ne dis pas que c’est tout le monde, mais pour une grande majorité des cyclistes, les feux rouges, ça n’existe pas, les arrêts, ça n’existe pas», affirme Stéphane Lachance.

Pour ce dernier, ce serait une erreur de continuer à donner une priorité aux vélos sur le chemin Sainte-Foy «lorsqu’on a des problèmes de fluidité sur les axes principaux».



Finalement, dans sa capsule vidéo, Stéphane Lachance demande «de ne pas tomber dans l’idéologisme».

«Lors des événements spéciaux, [comme] le Festival d’été, on va avoir besoin du maximum pour permettre aux gens de circuler à travers les différentes artères. Et ça va permettre aux gens d’avoir une facilité de retourner à la maison en toute sécurité», avance M. Lachance.

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La Ville évalue la démolition de la passerelle piétonne mystérieusement fermée

La passerelle qui enjambe l’autoroute Laurentienne a été fermée sans explication le 7 novembre.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

La Ville de Québec évalue la possibilité de démolir la passerelle cyclopédestre de la Pointe-aux-Lièvres, près de six mois après qu’elle a été fermée sans explication. Elle souhaite profiter des travaux du tramway dans le secteur pour offrir une autre option à l’infrastructure existante en aménageant une traverse piétonnière à l’intersection de la rue de la Croix-Rouge et de l’autoroute Laurentienne.

La démolition a été évoquée publiquement pour la première fois par le directeur du service du transport et de la mobilité intelligente, Marc des Rivières, lors d’une conférence de presse sur les travaux du tramway, le 24 mars.

Si elle est démolie, nous devons nous assurer qu’un lien ou trajet piéton alternatif soit disponible, sécuritaire et pratique. […] Quand une décision aura été prise, nous en ferons l’annonce, assure un porte-parole de la Ville par courriel.

La passerelle qui enjambe l’autoroute Laurentienne entre les rues Lee et Robert-Rumilly, dont personne ne veut assumer la propriété et l’entretien, est au centre d’un litige opposant l’administration municipale au ministère des Transports et de la Mobilité durable. Le porte-parole de la Ville assure que les discussions se poursuivent.

AILLEURS SUR INFO : Chefferie de la CAQ : le vote des militants commence

Entre-temps, l’information sur l’état de la structure n’est toujours pas disponible. La Ville a refusé de rendre public le rapport des travaux d’inspection qu’elle a menés en novembre après la transmission d’un avis du Ministère.

Le destin de la passerelle Adrien-Pouliot, qui est un peu plus au sud, est quant à lui déjà scellé. Elle sera détruite autour du mois de juin, lors des travaux préparatoires du tramway pour rendre la rue Dorchester à double sens.

Un accès au Stade Canac en jeu…

Plus de détails

L’organisme Piétons Québec se désole de voir que la passerelle existante pourrait être vouée à la démolition. Ça coûte moins cher d’entretenir les infrastructures que d’en construire des nouvelles. Puis, en ce moment, on devrait justement être en train d’augmenter le nombre de liens pour assurer une meilleure efficacité des déplacements actifs, souligne sa directrice générale, Sandrine Cabana-Degani.

Le président des Capitales, dont le Stade Canac borde la passerelle, préférerait également que l’infrastructure soit conservée, même s’il considère que l’aménagement d’une traverse plus au sud pourrait être une alternative acceptable. La meilleure option demeure cependant la passerelle actuelle, étant donné que la majorité des partisans se stationnent dans le secteur de la rue Lee, Pointe-aux-Lièvres et Cardinal-Maurice-Roy, explique Charles Demers par courriel.

Le Stade Canac est directement desservi par la passerelle de la Pointe-aux-Lièvres.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

En janvier, il soutenait que son organisation surveillait la situation. Cette passerelle est un accès très important pour une grande partie de nos partisans. […] Nous demeurons donc attentifs à l’évolution du dossier afin de nous assurer de maintenir une expérience accessible et fluide lors de nos événements, écrivait le président des Capitales.

Piétons Québec croit que l’aménagement d’une traverse piétonne à l’intersection de la rue de la Croix-Rouge pourrait être un bon ajout à la passerelle de la Pointe-aux-Lièvres, mais elle devrait répondre à certains critères. Ça va dépendre de la conception de l’intersection parce que, si je regarde en ce moment la rue de la Croix-Rouge à l’intersection de l’autoroute Laurentienne, je n’aimerais pas traverser à cette intersection-là, remarque la directrice générale.

Ce n’est pas juste d’ajouter un feu de circulation, il faut s’assurer qu’il y a des trottoirs pour se rendre. […] C’est vraiment la conception au complet du secteur qu’il faut revoir si on veut assurer aux piétons une traversée sécuritaire et confortable, pour donner envie aux personnes de se déplacer à pied, surtout justement dans le contexte du tramway, illustre Sandrine Cabana-Degani.

Incohérence du Ministère

Piétons Québec voit dans le litige sur la propriété de la passerelle et sa possible démolition le symptôme d’un sous-investissement pour le maintien des infrastructures dans la province. Ça reflète un enjeu plus grand qu’on a sur notre réseau […], on a un déficit d’entretien de notre réseau routier qui est important […] puis on sacrifie certains éléments comme ça semble être le cas avec la passerelle, se désole la directrice de l’organisme.

Elle le compare à la démolition de la passerelle qui enjambait l’autoroute Henri-IV au niveau de l’école secondaire De Rochebelle en 2021.

Sandrine Cabana-Degani est directrice générale de Piétons Québec. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Selon Sandrine Cabana-Degani, le fait que sa démolition soit considérée est aussi une incohérence par rapport aux objectifs de la Politique de mobilité durable – 2030, adoptée en 2018 sous le précédent gouvernement.

Pour elle, il est clair que la responsabilité de la passerelle de la Pointe-aux-Lièvres devrait revenir au Ministère plutôt qu’à la Ville. Si le ministère des Transports a une infrastructure routière qui traverse que ça soit un cœur de village ou une ville, c’est sa responsabilité d’assurer la pérennité de la mobilité et la sécurité de tous les usagers face à cette infrastructure-là, y compris les piétons, indique-t-elle, en faisant référence à la Politique de mobilité durable.

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L’utilisation du vélo en hausse de 50 % en six ans à Québec

La fréquentation du corridor VivaCité du chemin Sainte-Foy pourrait encore augmenté en 2026.Photo : Radio-Canada / Nicolas Perron-Drolet

Le dernier rapport sur L’état du vélo en 2025 est sans équivoque : la part modale du vélo a augmenté de 50 % en six ans à Québec, se réjouit la Ville de Québec.

Ces résultats démontrent que la mise en place d’un réseau sécuritaire, continu et adapté, à l’image des corridors VivaCité (CVC), répond à une demande en croissance au sein de la population, estime la Ville de Québec la journée du dévoilement du rapport de Vélo Québec.

L’arrivée d’un service de vélopartage àVélo n’y est pas étrangère. En cinq ans, le nombre de déplacements à l’aide du service àVélo s’est ainsi multiplié par plus de 70 et le nombre d’usagers, par plus de 8, estime la Ville de Québec.

En 2025, rappelons qu’àVélo a atteint 1,98 million de déplacements entre le 1er mai et le 15 novembre 2025, faisant de sa cinquième saison une autre année record.

Des corridors VivaCité utilisés

L’an dernier, la fréquentation des corridors VivaCité (VCV) s’est avérée être en augmentation constante depuis leur mise en place, en 2023. Sur le chemin Sainte-Foy, par exemple, la mise en place du CVC s’est accompagnée d’une hausse de la fréquentation piétonne de 175 % entre 2023 et 2024, estime la Ville de Québec.

En 2025, 453 446 cyclistes ont été répertoriés par le compteur du corridor VivaCité situé à l’angle de la rue Dalhousie et de la Barricade. Il s’agit de corridor le plus achalandé de 2025.

348 835 cyclistes ont été enregistrés pour le compteur situé à l’angle du chemin Sainte-Foy et Marguerite-Bourgeoys tandis que 342 000 passages ont été calculés sur le corridor du littoral, dans le secteur Maizeret.

La fréquentation du corridor VivaCité du chemin Sainte-Foy pourrait encore augmenter en 2026. Près de 19 000 passages ont été répertoriés sur le corridor depuis le début de mois d’avril. Il s’agit d’une hausse de près de 60 % par rapport à avril 2025.

Plus de détails à venir

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Un corridor cyclable bien achalandé… et des avis partagés sur le chemin Sainte-Foy

Le corridor VivaCité (CVC) du chemin Ste-Foy, qui connaît une hausse constante de son achalandage, semble profiter à des commerçants. Leurs ventes auraient augmenté d’environ 10 % entre 2023 et 2024, selon Vélo Québec. Mais sur le terrain, le constat est plus nuancé.

Pour Chantal Savoie, propriétaire de la librairie-café Le Mot de Tasse, l’implantation du CVC a augmenté la visibilité de son commerce “parce qu’il n’y a pas de voitures qui sont stationnées devant!” lance-t-elle.

Moi, mon commerce n’est pas large, souffle-t-elle. Donc il y a plusieurs personnes qui me disent l’avoir remarqué, par exemple, quand ils attendaient à la lumière ou en passant à vélo pour se rendre au travail.

Si son chiffre d’affaires a certes augmenté dans les dernières années, elle est toutefois incapable de dire si c’est attribuable au CVC. Ouverte il n’y a pas si longtemps, la librairie-café est en phase de croissance, explique Mme Savoie. Ce que je peux dire de façon certaine, c’est que [le CVC] ne nuit pas.

Pour Chantal Savoie, propriétaire de la librairie-café Le Mot de Tasse, l’implantation du CVC a augmenté la visibilité de son commerce.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Paré-Asatoory

Appelé par Radio-Canada à commenter les données de l’organisme relativement à l’augmentation des ventes, Jean-François Rheault, président-directeur général de Vélo Québec, ajoute lui aussi un bémol et invite à ne pas oublier l’impact des cycles économiques.

Il fait néanmoins valoir que plus le portefeuille se déplace lentement, plus il a de chances d’entrer dans le commerce. Ce qu’on voit, c’est que les chiffres sont positifs et que les commerces se portent plutôt bien, tranche-t-il.

Le corridor VivaCité (CVC) du chemin Ste-Foy a été implanté en 2023.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Paré-Asatoory

En 2025, selon les données de la Ville de Québec, 348 835 cyclistes ont été enregistrés au compteur situé à l’angle du chemin Sainte-Foy et Marguerite-Bourgeoys – tout près du commerce de Chantal Savoie.

Depuis le début du mois d’avril 2026, près de 19 000 passages ont été répertoriés sur le CVC du chemin Sainte-Foy; une hausse de près de 60 % par rapport à avril 2025, estime-t-on.

Par ailleurs, la Ville de Québec note que la fréquentation piétonne a augmenté de 175 % entre 2023 et 2024 sur le chemin Sainte-Foy à la suite de la mise en place du CVC.

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Misère… :woman_facepalming:t2:

Au moins, le parti anti-vélo et anti-tramway est dans l’opposition et est très minoritaire

Version archivée : http://archive.today/PcXWk

Le maire de Québec rejette les observations de Respect citoyens sur la validité des données des compteurs cyclables. «Chaque fois que les chiffres ne font pas leur affaire, les chiffres ne sont pas bons», dénonce-t-il.

Lundi, le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville de Québec a convié les médias pour dévoiler un «rapport d’observations terrains» sur la fréquentation des pistes cyclables de la capitale.

Selon Respect citoyens, les compteurs installés au bord des pistes de la capitale fournissent des «données biaisées», offrant une base d’analyse erronée aux élus de l’administration Marchand lorsqu’il est question de vélo.

Le parti s’est appuyé sur les observations de deux anciens candidats qui ont mené 20 périodes d’observation sur des tronçons cyclables pendant l’hiver pour tirer ces conclusions.
[…]

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Leurs observations ont permis de prouver que les compteurs peuvent être erroné mais pas de combien, ni en pourcentage, ni en nombre absolu.

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Les compteurs par caméra de Montréal ne sont pas 100 % fiables non plus

Hier, il n’y a pas eu de données pendant 6 heures ou 35 quarts d’heure

Pas de données entre 7h30 et 10h30 et entre 11h30 et 16h15

Les anciens compteurs d’Eco-Compteurs avec le detecteur sous l’asphalte/béton ne captaient pas tous les passages, surtout si les fils de détections étaient mal installés

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Lol
Ça se saurait si le fait d’ajouter des voies à la circulation automobile améliorait réellement le flux de circulation. yer tellement perdu ce gars.

Le vélo en pleine croissance à Québec

À Québec, la part modale du vélo a augmenté de 50 % en six ans. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de Vélo Québec. Le document met en lumière le développement des corridors VivaCité (CVC) et du service de vélopartage à assistance électrique àVélo.

Des cyclistes sur le corridor VivaCité (CVC) de la rue du Pont, dans le quartier Saint-Roch.

Crédit photo: Thomas Verret

Pour le conseiller responsable de la mobilité des biens et des personnes à la Ville de Québec, Yannick Fauteux, ces résultats confirment que « les aménagements influencent les comportements en mobilité ».

« Ce que les données nous disent, c’est qu’on est déjà dans une augmentation de la demande, qui va même un peu plus vite qu’on ne l’avait espéré », souligne-t-il.

Impacts sur les déplacements et la vitalité commerciale

À titre d’exemple, la mise en place du premier corridor VivaCité (CVC) sur le chemin Sainte-Foy, il y a trois ans, s’est traduite par une hausse de 175 % de la fréquentation piétonne entre 2023 et 2024.

La Ville vante aussi les effets positifs sur la sécurité routière et la vitalité commerciale.

« À Québec, le réaménagement du chemin Sainte-Foy a entraîné une hausse des ventes de 9,93 % entre les trois premiers trimestres de 2023 et de 2024 », indique Vélo Québec dans son rapport publié jeudi dernier.

àVélo enchaîne les records

Le document évoque également la forte croissance du service de vélopartage à assistance électrique àVélo depuis son lancement en 2021.

Le service a connu une saison record en 2025, avec près de deux millions de déplacements réalisés par 43 000 usagers, principalement à des fins utilitaires.

D’après la Ville, le nombre de trajets a été multiplié par 70 depuis la première année, tandis que le nombre d’usagers a été multiplié par plus de huit.

Offert pour la première fois dès la mi-avril, le service àVélo a enregistré près de 100 000 déplacements en seulement deux semaines cette année. Cela représente environ 6 000 déplacements quotidiens, selon Capitale Mobilité, qui assure la gestion du réseau.

Pour Yannick Fauteux, le plein potentiel des déplacements à vélo n’est pas encore atteint, compte tenu notamment de l’essor des vélos électriques. Actuellement, un vélo sur trois vendu au Québec est électrique.

« Quand on regarde les obstacles à l’utilisation du vélo à des fins utilitaires, la distance trop longue revient souvent. Avec l’émergence des vélos électriques, on élargit maintenant les possibilités à des gens situés à 15-20 kilomètres », affirme celui qui préside aussi le Réseau de transport de la Capitale (RTC).

La première saison d’àVélo avait commencé avec dix stations en 2021. Le réseau compte aujourd’hui 225 stations, pour un total de 2 300 vélos à assistance électrique en libre-service.

Des solutions qui fonctionnent ailleurs

Toujours selon Yannick Fauteux, le développement des infrastructures cyclables « n’est pas une idéologie », mais s’inscrit plutôt dans les meilleures pratiques en mobilité urbaine, observées ailleurs, tant à l’international qu’au Québec, notamment en Europe, à Montréal et à Gatineau.

« En milieu urbain, avec nos enjeux de mobilité, c’est important d’offrir des options. Le vélo et la marche, c’est ça qui va nous amener des gains en fluidité », avance l’élu de Cap-Rouge–Laurentien.

Ce dernier fait valoir que la mobilité active représente « une utilisation efficiente des fonds publics ».

« C’est rentable de faire des aménagements de corridors sécuritaires pour les cyclistes et les piétons, parce que la mobilité active, c’est ce qui coûte le moins cher aux contribuables. »

Il ajoute que « cette façon d’aménager la ville » a aussi des effets positifs sur la santé de la population et les saines habitudes de vie des citoyens.

Prévoyance

Lui-même cycliste à ses heures, il salue le travail de son prédécesseur, Pierre-Luc Lachance, et de ses collègues qui ont su anticiper les enjeux de densification, en particulier dans le secteur de Montcalm et Saint-Sacrement.

À ses yeux, cette évolution de la trame urbaine allait inévitablement entraîner de nouveaux besoins. Il estime que l’administration municipale a fait preuve de prévoyance en vue de l’intensification des travaux du tramway cette année.

« On savait qu’on allait avoir une zone impactée par les travaux. Dès 2021, le fait d’avoir anticipé nos défis pour 2026 fait en sorte qu’on se retrouve aujourd’hui avec des corridors VivaCité (CVC) pour assurer une fluidité dans la zone des travaux. Si on avait commencé l’an passé, on n’aurait pas pu avoir ces résultats-là », soutient Yannick Fauteux qui mentionne également la présence de 131 stations àVélo dans la zone des travaux.

Cohabitation et sensibilisation

M. Fauteux reconnaît toutefois qu’une adaptation et des ajustements en continu sont nécessaires sur le plan de la cohabitation entre les différents usagers de la route.

« Il y a du travail à faire sur le plan de la communication », admet l’élu de Québec Forte et Fière, précisant que la Ville prévoit déployer des efforts supplémentaires en matière de prévention et de sensibilisation.

Alors qu’aucune somme n’est budgétée présentement pour un lien mécanique entre la Haute-Ville et la Basse-Ville, le conseiller Fauteux rappelle que la priorité actuelle de l’administration Marchand est la remise en état des escaliers du Faubourg, des Franciscains, Frontenac, Lépine et de la Chapelle, telle qu’annoncée récemment.

Les Vélos Roy-O : 15 ans de passion pour le vélo

La boutique Vélos Roy-O célèbre cette année ses 15 ans d’activité. Fondée en 2011 par Julien Roy, elle s’impose comme un repère du vélo dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, en misant sur l’entretien, le sur-mesure et la vente de vélos.

Julien Roy est le propriétaire de la boutique Vélos Roy-O située au 463, rue Saint-Jean.

Crédit photo: Maude Bond Lussier

Résumé

L’entreprise souligne ce jalon après avoir vu son 10e anniversaire passer sous silence en pleine pandémie.

Le commerce de la rue Saint-Jean a fêté ses 15 ans lors d’un événement informel en boutique, tenu en février, qui a réuni des clients réguliers et des partenaires à l’approche de la saison cycliste, qui est la période la plus occupée de l’année.

« Il y a eu plusieurs commerces ici, mais on est celui qui est resté le plus longtemps », mentionne Julien Roy, propriétaire de Vélos Roy-O ainsi que de la boutique Vélodidacte à Montréal.

Fait intéressant, Vélos Roy-O s’inscrit dans une continuité de la vocation du vélo. Le local accueille des boutiques de vélo depuis plus de 30 ans. Depuis 1992, des entreprises en lien avec le vélo s’y sont succédées.

Arrivé dans le milieu presque par hasard, Julien Roy développe rapidement un intérêt pour le vélo et l’entrepreneuriat. Après des études en administration et un passage dans une boutique de location à Montréal, il lance son commerce à Québec. D’abord associé, il reprend seul l’entreprise après la première année.

Entretien de vélos

Au fil des années, Vélos Roy-O s’est adapté à la demande croissante. L’entretien est rapidement devenu le cœur des activités.

« À un moment donné, j’ai ouvert la porte et je ne pouvais même plus rentrer dans le magasin tellement il y avait de vélos », raconte le propriétaire.

Un employé de Vélos Roy-O qui effectue l’entretien d’une roue.
Crédit photo: Maude Bond Lussier

La boutique effectue des réparations et des ajustements sur la majorité des types de vélos, avec un système de prise de rendez-vous pour mieux gérer l’achalandage.

« C’est important de faire un entretien de base au moins une fois par année », souligne celui à qui les résidents du quartier confient leurs vélos.

Avec l’essor des vélos à assistance électrique, la mécanique se complexifie. Plus lourds et dotés de composantes spécifiques, ces modèles demandent davantage de temps en atelier. Une réalité qui n’existait pas il y a 15 ans.

« C’est plus complexe, ça prend parfois deux personnes pour manipuler le vélo ».

Vélos sur mesure

Parallèlement, la boutique développe une offre sur mesure. Les clients choisissent un cadre et sélectionnent chaque composante selon leurs besoins, ce qui permet d’obtenir un vélo adapté dès le départ, sans devoir modifier un modèle standard.

« L’idée avec le service sur mesure est que le client ait les bonnes pièces en partant », explique Julien Roy.

Avec les conseils des employés, il est possible de monter un vélo avec des pièces neuves ou usagées entièrement adapté à ses besoins.
Crédit photo: Maude Bond Lussier

Cette approche s’applique à différents types de vélos, bien que les cadres neufs offerts se situent souvent dans des gammes intermédiaires ou haut de gamme.

Vélos Roy-O propose aussi du sur-mesure à partir de cadres usagés, permettant de transformer ou remettre à neuf un vélo existant.

La boutique offre également le montage de roues sur mesure, un service plus spécialisé. L’équipe assemble environ une centaine de roues par année, afin d’obtenir des modèles mieux adaptés et souvent plus robustes, notamment pour le cyclotourisme.

La devanture du local de Vélos Roy-O.
Crédit photo: Vélos Roy-O

Évolution du milieu du vélo

En 15 ans, le milieu du vélo se transforme. On peut penser à l’arrivée de l’assistance électrique et des vélos cargo, qui élargissent la pratique et attirent de nouvelles clientèles.

« Ce ne sont pas juste les mêmes cyclistes qui passent à l’électrique, ce sont de nouveaux utilisateurs qui n’auraient pas fait de vélo autrement », note le propriétaire.

Dans Saint-Jean-Baptiste, un quartier où une forte proportion des ménages ne possède pas de voiture, le vélo s’impose de plus en plus comme un mode de transport du quotidien. La boutique répond à ces besoins, tout en attirant une clientèle plus large.

Une vue d’ensemble sur le local de Vélos Roy-O.
Crédit photo: Maude Bond Lussier

Vélos Roy-O a toutefois tourné la page sur la location en 2022. L’essor du service de vélo-partage àVélo a rapidement rendu l’offre moins pertinente, puisqu’elle répondait au même besoin, soit des trajets de courte durée, principalement au cœur de la ville.

Dans un local de taille restreinte, la flotte occupait un espace important pour un usage limité, ce qui a poussé l’équipe à recentrer ses activités sur l’entretien et le service spécialisé.

Vélos Roy-O n’a pas fini de célébrer. À la fin de mai, l’équipe sera aussi présente à la Convergence vélo, organisée par Accès transports viables au centre-ville dans le cadre du Mois du vélo de Québec pour fêter le début de la saison cycliste.

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Musée du vélo et galerie d’art dans Portneuf/ Un chemin de Compostelle du vélo au Québec

PHOTO MARIKA VACHON, COLLABORATION SPÉCIALE

L’église de Sainte-Christine-d’Auvergne est désormais un musée du vélo, grâce à Louis Garneau.

Monter sur son vélo pour venir méditer en pleine campagne ? C’est ce que propose l’homme d’affaires Louis Garneau, qui s’est porté acquéreur en décembre dernier de l’église de Sainte-Christine-d’Auvergne, dans Portneuf, pour y loger une galerie d’art et un musée consacré au vélo.

« Je veux que ça devienne un chemin de Compostelle à vélo. Si quelqu’un vit une frustration ou une grande peine, qu’il prenne son vélo pour pédaler jusqu’à Sainte-Christine. Cela lui fera le plus grand bien », recommande l’ancien olympien, qui parle en toute connaissance de cause.

Louis Garneau a en effet traversé une période personnelle difficile après avoir vendu à Lolë, en 2024, sa marque homonyme de vêtements de vélo qu’il avait fondée dans les années 1980. Dans l’espoir de retrouver une paix d’esprit, il a pris l’habitude de pédaler jusqu’au petit village de 600 habitants.

L’itinéraire, qui traverse les champs agricoles de Portneuf et passe notamment par Neuville et Saint-Basile, est un secret de Polichinelle pour les cyclistes de Québec.

« C’est une route bucolique qui traverse les champs de patates. On rencontre un seul feu de circulation, à Pont-Rouge. Rendu à destination, tu retournes ton vélo de bord et tu repars. De ma maison à Saint-Augustin-de-Desmaures, cela fait 100 kilomètres aller-retour. Tu reviens la tête plus légère », raconte l’homme de 67 ans.

Louis Garneau ne se considère pas particulièrement comme religieux, en dépit de son éducation jésuite reçue au Séminaire de Québec. Il admet cultiver néanmoins une spiritualité personnelle, allant jusqu’à avoir fait bâtir deux chapelles sur ses propriétés. L’une pour l’ami décédé de son fils William, et l’autre comme lieu personnel de réflexion.

Venir parler à Robin Williams

PHOTO MARIKA VACHON, COLLABORATION SPÉCIALE

L’église a été convertie en musée du vélo.

Des chemins de Compostelle à vélo existent en Europe. « Mais en Amérique du Nord, ce serait une première », croit Louis Garneau.

Il poursuit : « La route à partir de Québec est déjà réputée parmi les cyclistes. Mais on peut aussi partir de la Mauricie ou d’ailleurs. Sainte-Christine est au milieu de tout. N’importe qui peut enfourcher son vélo et venir parler à Robin Williams. »

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Consultez le site de l’Espace Louis Garneau

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Rue Caron, dans St-Roch.

Petit projet récent (2024 ou 25 me semble-t-il). Il manque quelques bollards mais le trafic automobile est très faible donc ça doit être correct j’imagine.

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Je suis passé là en vélo la semaine passée en route vers la rue St-Jean et il n’y avait pas encore de lien. Ce sera une amélioration très appréciée et plus sécuritaire pour aller vers le Vieux-Québec.

Un nouveau lien cyclable sur le chemin Sainte-Foy et la rue Lockwell

L’aménagement d’un lien cyclable reliant les avenues de Érables et Turnbull, en passant par le chemin Sainte-Foy, l’avenue De Salaberry et la rue Lockwell, devrait débuter dans les prochaines semaines. Le projet transitoire a pour objectif d’offrir plus d’options de déplacement pendant les travaux du tramway réalisés dans le secteur.

Aménagements projetés sur la rue Lockwell.

Crédit photo: Ville de Québec (Capture d’écran)

Le lien cyclable présenté aux citoyens et citoyennes lors d’une séance d’information en ligne qui se tenait jeudi soir n’est pas une continuité du corridor VivaCité (CVC) du chemin Sainte-Foy, mais plutôt un projet transitoire, ont rappelé à plusieurs reprises les intervenants de la Ville.

L’aménagement de ce nouveau lien cyclable vise à bonifier rapidement le réseau en vue des travaux du tramway qui seront réalisés en Haute-Ville dans les prochains mois, notamment dans le secteur autour de la rue Père-Marquette.

La prolongation du CVC est toujours prévue et en phase de planification. Les travaux devront toutefois attendre pour ne pas entrer en conflit avec ceux du tramway.

Tronçon du chemin Sainte-Foy

Entre les avenues des Érables et De Salaberry, deux pistes cyclables unidirectionnelles seront aménagées sur le chemin Sainte-Foy, de part et d’autre de la chaussée, avec des zones tampon. Des balises seront également installées, mais la Ville prévoit les retirer en hiver pour faciliter le déneigement.

Vue du chemin Sainte-Foy à la hauteur de l’avenue Cartier, en regardant vers l’ouest (en direction de l’Université Laval).
Crédit photo: Ville de Québec (Capture d’écran)

Quelques modifications seront apportées aux baies de virage à certaines intersections. C’est le cas pour celle de l’avenue Cartier. La baie de virage à droite à l’approche ouest sera retirée. On prévoit également le retrait de la baie de virage à droite sur la rue Sherbrooke. Dans les deux cas, le virage à droite sera toujours permis.

Le virage à gauche sur l’avenue de l’Alverne, depuis le chemin Sainte-Foy, sera interdit.

La géométrie particulière de cette intersection rendait difficile le maintien du virage à gauche, a expliqué Jérôme Nadeau, chef d’équipe et ingénieur au Service du transport et de la mobilité intelligente.

Ce dernier soutient que l’interdiction de tourner à gauche permettra de fluidifier la circulation sur le chemin Sainte-Foy.

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Un nouveau Corridor VivaCité sur la 4e Avenue dès cet été

Le Vieux-Limoilou comptera sur une nouvelle portion de Corridor VivaCité (CVC) sur la 4e Avenue au cours des prochaines semaines. Pistes cyclables unidirectionnelles, nouvelles traverses piétonnes, meilleure synchronisation des feux, retrait de certains espaces de stationnement : les changements seront nombreux.

Aménagement projeté du Corridor VivaCité (CVC) de la 4e Avenue, dans le Vieux-Limoilou.

Crédit photo: Ville de Québec (capture d’écran - photo recadrée)

Jeudi dernier, l’équipe VivaCité de la Ville de Québec présentait le scénario final d’aménagement pour le Corridor VivaCité de la 4e Avenue. La portion aménagée à l’été 2026 se trouve entre la 22e Rue et le chemin de la Canardière. Certaines améliorations sont aussi prévues sur le chemin de la Canardière, jusqu’à la 3e Avenue.

Un sondage avait été mené en 2023-2024 et deux ateliers de rencontre avec les citoyens avaient déjà eu lieu, avant la présentation du scénario retenu. Le dernier atelier avait lieu en janvier dernier.

«L’aspect de la sécurité était sorti de façon importante. Il y en a qui disaient qu’ils en voulaient plus, qui pensaient qu’on serait arrivé avec un scénario plus ambitieux. Vous allez voir, on a essayé de faire les arbitrages et de trouver un point d’équilibre», affirme Yannick Fauteux, président du RTC et conseiller municipal chargé de la mobilité des biens et des personnes.

Le nouveau tronçon de CVC s’étendra sur 850 mètres. Il reliera plusieurs autres liens cyclables, dont celui plus au nord sur la 4e Avenue. Pour l’instant, contrairement à la portion aménagée dans Lairet, le CVC sera évolutif. À court ou moyen terme, lorsque des travaux seront nécessaires sur les infrastructures souterraines, la Ville de Québec souhaite créer des aménagements plus permanents.

Sentiment d’insécurité et mesures d’atténuation

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