Réseau cyclable de Québec - Discussion générale

Ça doit sûrement s’expliquer en partie par l’absence d’un service hivernal de vélo-partage. Ce n’est pas tout le monde qui est équipé d’un vélo pour l’hiver.

À Québec, l’engouement pour le vélo hivernal s’avère frileux. Les cinq corridors cyclables les plus achalandés ont accueilli une fréquentation anémique au cours des quatre derniers mois : à peine 500 passages par jour, en moyenne, sur l’ensemble des tronçons les plus passants du réseau blanc.

Les compteurs mis en place par la Ville aux abords de 11 corridors cyclables donnent un portrait plus juste de l’achalandage hivernal. Le Devoir a retenu, aux fins de cet article, les pistes quatre saisons du chemin Sainte-Foy, de la rue Père-Marquette, de la rue Dalhousie, de la rue Einstein, de la route de l’Église et du corridor du Littoral dans le secteur Maizerets.

Les cinq autres compteurs, placés en bordure de sentiers seulement damés en hiver, se trouvaient surtout dans des parcs. Leurs résultats n’ont pas été pris en compte dans le cadre de ce reportage.

Les chiffres montrent qu’à Québec, la popularité grandissante du vélo pendant l’été ne résiste pas à l’arrivée des grands froids et à la mise au rancart des bicyclettes d’àVélo. Sitôt l’hiver venu, l’achalandage des pistes cyclables fond comme neige au soleil, avec des chutes de fréquentation pouvant atteindre 97 %.
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Les pistes cyclables sont-elles utilisé autrement? Si elle est utile pour des marcheurs, des coureurs ou des personnes à mobilité réduite, je ne crois pas qu’on devrait remettre en question l’utilité de les déneiger.

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Avec À Vélo à l’année et un réseau 4 saisons plus large, ça viendra.

Les choses prennent leur temps, c’est normal !

Québec est sur la bonne voie et ne doit pas lâcher.

J’habite juste à côté de la piste cyclable sur Chemin Ste-Foy. Cette piste est vraiment peu fréquentée l’hiver pour toutes sortes de raisons. Dont le déneigement qui m’apparait déficient et plutôt irrégulier. Il faut dire que cette piste n’est pas continue et bifurque parfois sur des rues secondaires. Elle est aussi glacée et entravée par des bancs de neige le long de son parcours, il n’y a pas de bande de béton qui la sépare de la circulation automobile et les bolards disparaissent souvent, victimes de la machinerie.

Parfois c’est plus facile d’y marcher que sur le trottoir, mais encore là il faut enjamber le banc de neige qui persiste parfois jusqu’à la prochaine bordée. En même temps je serai indulgent car c’est sa deuxième année hivernale, donc encore des mises au point à faire. J’ajouterais en terminant que les nombreuses côtes à Québec (souvent glissantes) n’aident pas beaucoup et peu de cyclistes ont des vélos à assistance électrique.

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Deux photos prises hier de la piste cyclable du chemin Ste-Foy avant d’arriver au Parc des Braves, tout près de chez moi.

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Première étape vers la passerelle entre la baie de Beauport et le boulevard D’Estimauville

Version modélisée de la passerelle cyclopiétonne entre la baie de Beauport et le boulevard D’Estimauville. (Capture d’écran (YouTube Commission de la capitale nationale du Québec))

La planification de la phase 4 de la promenade Samuel-De Champlain progresse tranquillement. La Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) lançait lundi matin un appel de qualification, en vue de la réalisation d’une passerelle cyclopiétonne entre la baie de Beauport et le boulevard D’Estimauville.

Il s’agit de la première étape en vue du réaménagement du littoral est du fleuve Saint-Laurent. Cette nouvelle passerelle sera le premier élément de la phase 4 de la promenade Samuel-De Champlain.

Ce nouveau secteur doit relier le secteur D’Estimauville au parc de la Chute-Montmorency, sur une distance de 8,1 kilomètres. Il comprendra notamment la transformation de l’autoroute Dufferin—Montmorency en boulevard urbain et la réalisation d’un sentier cyclopiéton, permettant plusieurs accès vers le fleuve.

«Le plus rapidement possible»

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Jean-François Simard, a lui-même octroyé le mandat à la Commission de la capitale nationale du Québec de débuter la réalisation de la passerelle cyclopiétonne.

«Cette passerelle, c’est bien plus qu’une infrastructure: c’est un lien direct entre les citoyens, le fleuve et l’une des plus belles plages urbaines d’Amérique du Nord: la baie de Beauport. Elle s’inscrit dans notre volonté de faire du littoral un espace plus accessible, vivant et rassembleur», mentionne le ministre Simard, également député de Montmorency.

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Lors de la présentation de l’énoncé de vision, en juin 2025, son prédécesseur Jonatan Julien suggérait que cette passerelle puisse être construite et complétée en 2026.

«Le mandat qui a été donné est le plus rapidement possible suivant le budget», avance Naomy Martin, attachée de presse du ministre Simard, sans s’avancer sur un échéancier.

Première étape complétée au printemps 2026

Du côté de la CCNQ, on indique que l’échéancier a pu être un peu retardé, en raison du choix du mode d’attribution.

«Le mode “Conception-construction progressif”, c’est un mode qui permet de travailler en même temps avec les concepteurs et l’entreprise responsable de réaliser les travaux», explique François Grenon, secrétaire général à la CCNQ.

Dans le communiqué, on indique également que cette façon de faire permet une meilleure gestion des risques et imprévus.



Comme il s’agissait d’une première expérience pour la CCNQ, elle a eu besoin de quelques mois pour définir ce mode. Pour ce faire, elle a bénéficié de l’accompagnement de la Société québécoise des infrastructures (SQI).

Dans les prochains jours, la CCNQ lancera un appel de qualification. Il mènera à la sélection de trois entreprises candidates qui pourront participer à la suite du processus. Cette première étape doit être complétée au printemps 2026.

Par la suite, un appel de proposition sera lancé auprès de ces entreprises. La CCNQ choisira celle qui pourra développer «une proposition technique détaillée à prix forfaitaire».

Ces appels donneront une meilleure idée quant à l’échéancier de réalisation des travaux, de même que pour le budget envisagé. La CCNQ ne souhaite pas s’avancer pour l’instant, afin de «laisser aller la concurrence».

«La bonne nouvelle, c’est que c’est parti!», se réjouit François Grenon.

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Si on retire la piste cyclable du chemin Ste-Foy on encouragera automatiquement l’usage de la voiture en ville. Ce serait alors un recul important de la mobilité active qui croit justement à chaque année grâce au réseau de piste cyclables urbaines. Tandis que la Ville de Québec fait tout pour favoriser les déplacements en TEC en réaménageant efficacement les circuits d’autobus afin de limiter le plus possible l’auto en ville.

Respect citoyens insiste pour le retrait du Corridor VivaCité du chemin Sainte-Foy

Stéphane Lachance, chef de Respect citoyens, proposait déjà le retrait des bollards et du marquage pour les vélos sur le Corridor VivaCité du chemin Sainte-Foy, situé entre l’avenue de Vimy et l’avenue des Érables. (Caroline Grégoire/Archives Le Soleil)

Pour «prévenir le chaos» prévu dans les prochains mois, alors que les travaux préparatoires au tramway vont notamment se déployer sur le boulevard René-Lévesque, le chef de Respect citoyens, Stéphane Lachance, propose notamment le retrait des bollards du Corridor VivaCité (CVC) du chemin Sainte-Foy, afin de retrouver quatre voies pour les automobilistes. Une proposition qu’écarte l’administration Marchand.

En janvier dernier, dès que la Ville de Québec a commencé à parler de l’intensification des travaux préparatoires au tramway en 2026, l’opposition officielle y est allée de quelques suggestions, pour passer à travers cette période.

Stéphane Lachance, chef de Respect citoyens, proposait déjà le retrait des bollards et du marquage pour les vélos sur le Corridor VivaCité du chemin Sainte-Foy, situé entre l’avenue de Vimy et l’avenue des Érables. La proposition avait été rejetée par le maire Bruno Marchand.



M. Lachance est revenu à la charge dans une capsule publiée mardi matin sur les réseaux sociaux de son parti.

«On veut vous démontrer que l’opposition officielle n’est pas seulement là pour critiquer, mais offre des solutions à l’administration», affirme-t-il d’entrée de jeu.

Plaidant le «gros bon sens» et une bonne «gestion des priorités», Stéphane Lachance veut «permettre aux citoyens de Québec d’avoir une bonne fluidité, au niveau du trafic, à partir du moment où René-Lévesque va devenir uniquement une zone pour la circulation locale».

«Il faut que le chemin Sainte-Foy redevienne un “4 voies” pour permettre une bonne fluidité et demander aux cyclistes d’utiliser la piste qu’ils utilisaient dans le passé, c’est-à-dire “Père-Marquette”, qui est là, qui est disponible, et qui va faire en sorte de leur permettre de faire leur vélo en toute quiétude et en toute sécurité», ajoute le chef de Respect Citoyens.

«Tout le monde doit faire des efforts»…

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Joint au téléphone, Stéphane Lachance précise sa pensée.

«On a proposé de remettre le chemin Sainte-Foy en quatre voies, tout en laissant de la place aux cyclistes, ce que l’administration n’a pas voulu comprendre. Les voies de droite pourraient servir à la fois à l’utilisation automobile et cycliste», soutient-il.



Il ajoute que «rien n’empêche de peinturer un corridor et de donner une indication visuelle aux automobilistes pour qu’ils fassent attention». Le chef de Respect citoyens s’en remet aussi aux connaissances du Service de transport et de la mobilité intelligente, afin de savoir s’il ne serait pas possible de conserver une bande protégée pour vélos.

M. Lachance invite tout de même les cyclistes qui le souhaitent à utiliser la piste cyclable sur la rue Père-Marquette.

Précisons quand même que cette piste cyclable ne couvre pas l’entièreté du territoire couvert par le CVC du chemin Sainte-Foy et oblige plusieurs détours dans les rues résidentielles de Montcalm et Saint-Sacrement, comme les rues Raymond-Casgrain et de Callières.

«Tout le monde doit faire des efforts. Les automobilistes vont faire des efforts, en fonction des différents travaux. Les piétons vont faire des efforts, mais les cyclistes doivent eux aussi faire des efforts. Je pense que d’utiliser “Père-Marquette” est une solution tout à fait valable», plaide le conseiller municipal de Val-Bélair dans la capsule vidéo.



Sécurité et solution à la congestion, rétorque l’administration

Lors du point de presse tenu avant la séance du conseil municipal, la mairesse suppléante Catherine Vallières-Roland, aussi conseillère municipale du district de Montcalm—Saint-Sacrement, où se trouve en grande partie le CVC du chemin Sainte-Foy, a écarté la solution proposée par l’opposition officielle.

«Pour nous, ça fait partie de la solution pour réduire la congestion routière», répond-elle.

Mme Vallières-Roland soutient que la Ville «veut offrir le plus d’options aux gens» pour se déplacer. Elle rappelle que près de 350 000 déplacements à vélo ont été enregistrés sur le CVC du chemin Sainte-Foy entre avril et décembre 2025.

Par ailleurs, elle ajoute que les déplacements doivent aussi être sécuritaires sur le chemin Sainte-Foy.

«Si on enlève les bollards avec cette quantité de gens, de vélos, sur la route, c’est de remettre en question à la fois leur confort, mais surtout leur sécurité. Donc, pour nous, c’est absolument important», conclut Catherine Vallières-Roland.

Questionné à savoir si sa proposition ne pourrait pas alimenter des comportements délinquants, autant de la part d’automobilistes que de cyclistes, le chef de Respect citoyens est tranchant.

«Ça ne m’inquiète pas. Les comportements délinquants, je les constate beaucoup plus de la part des cyclistes que des automobilistes. Je ne dis pas que c’est tout le monde, mais pour une grande majorité des cyclistes, les feux rouges, ça n’existe pas, les arrêts, ça n’existe pas», affirme Stéphane Lachance.

Pour ce dernier, ce serait une erreur de continuer à donner une priorité aux vélos sur le chemin Sainte-Foy «lorsqu’on a des problèmes de fluidité sur les axes principaux».



Finalement, dans sa capsule vidéo, Stéphane Lachance demande «de ne pas tomber dans l’idéologisme».

«Lors des événements spéciaux, [comme] le Festival d’été, on va avoir besoin du maximum pour permettre aux gens de circuler à travers les différentes artères. Et ça va permettre aux gens d’avoir une facilité de retourner à la maison en toute sécurité», avance M. Lachance.

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La Ville évalue la démolition de la passerelle piétonne mystérieusement fermée

La passerelle qui enjambe l’autoroute Laurentienne a été fermée sans explication le 7 novembre.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

La Ville de Québec évalue la possibilité de démolir la passerelle cyclopédestre de la Pointe-aux-Lièvres, près de six mois après qu’elle a été fermée sans explication. Elle souhaite profiter des travaux du tramway dans le secteur pour offrir une autre option à l’infrastructure existante en aménageant une traverse piétonnière à l’intersection de la rue de la Croix-Rouge et de l’autoroute Laurentienne.

La démolition a été évoquée publiquement pour la première fois par le directeur du service du transport et de la mobilité intelligente, Marc des Rivières, lors d’une conférence de presse sur les travaux du tramway, le 24 mars.

Si elle est démolie, nous devons nous assurer qu’un lien ou trajet piéton alternatif soit disponible, sécuritaire et pratique. […] Quand une décision aura été prise, nous en ferons l’annonce, assure un porte-parole de la Ville par courriel.

La passerelle qui enjambe l’autoroute Laurentienne entre les rues Lee et Robert-Rumilly, dont personne ne veut assumer la propriété et l’entretien, est au centre d’un litige opposant l’administration municipale au ministère des Transports et de la Mobilité durable. Le porte-parole de la Ville assure que les discussions se poursuivent.

AILLEURS SUR INFO : Chefferie de la CAQ : le vote des militants commence

Entre-temps, l’information sur l’état de la structure n’est toujours pas disponible. La Ville a refusé de rendre public le rapport des travaux d’inspection qu’elle a menés en novembre après la transmission d’un avis du Ministère.

Le destin de la passerelle Adrien-Pouliot, qui est un peu plus au sud, est quant à lui déjà scellé. Elle sera détruite autour du mois de juin, lors des travaux préparatoires du tramway pour rendre la rue Dorchester à double sens.

Un accès au Stade Canac en jeu…

Plus de détails

L’organisme Piétons Québec se désole de voir que la passerelle existante pourrait être vouée à la démolition. Ça coûte moins cher d’entretenir les infrastructures que d’en construire des nouvelles. Puis, en ce moment, on devrait justement être en train d’augmenter le nombre de liens pour assurer une meilleure efficacité des déplacements actifs, souligne sa directrice générale, Sandrine Cabana-Degani.

Le président des Capitales, dont le Stade Canac borde la passerelle, préférerait également que l’infrastructure soit conservée, même s’il considère que l’aménagement d’une traverse plus au sud pourrait être une alternative acceptable. La meilleure option demeure cependant la passerelle actuelle, étant donné que la majorité des partisans se stationnent dans le secteur de la rue Lee, Pointe-aux-Lièvres et Cardinal-Maurice-Roy, explique Charles Demers par courriel.

Le Stade Canac est directement desservi par la passerelle de la Pointe-aux-Lièvres.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

En janvier, il soutenait que son organisation surveillait la situation. Cette passerelle est un accès très important pour une grande partie de nos partisans. […] Nous demeurons donc attentifs à l’évolution du dossier afin de nous assurer de maintenir une expérience accessible et fluide lors de nos événements, écrivait le président des Capitales.

Piétons Québec croit que l’aménagement d’une traverse piétonne à l’intersection de la rue de la Croix-Rouge pourrait être un bon ajout à la passerelle de la Pointe-aux-Lièvres, mais elle devrait répondre à certains critères. Ça va dépendre de la conception de l’intersection parce que, si je regarde en ce moment la rue de la Croix-Rouge à l’intersection de l’autoroute Laurentienne, je n’aimerais pas traverser à cette intersection-là, remarque la directrice générale.

Ce n’est pas juste d’ajouter un feu de circulation, il faut s’assurer qu’il y a des trottoirs pour se rendre. […] C’est vraiment la conception au complet du secteur qu’il faut revoir si on veut assurer aux piétons une traversée sécuritaire et confortable, pour donner envie aux personnes de se déplacer à pied, surtout justement dans le contexte du tramway, illustre Sandrine Cabana-Degani.

Incohérence du Ministère

Piétons Québec voit dans le litige sur la propriété de la passerelle et sa possible démolition le symptôme d’un sous-investissement pour le maintien des infrastructures dans la province. Ça reflète un enjeu plus grand qu’on a sur notre réseau […], on a un déficit d’entretien de notre réseau routier qui est important […] puis on sacrifie certains éléments comme ça semble être le cas avec la passerelle, se désole la directrice de l’organisme.

Elle le compare à la démolition de la passerelle qui enjambait l’autoroute Henri-IV au niveau de l’école secondaire De Rochebelle en 2021.

Sandrine Cabana-Degani est directrice générale de Piétons Québec. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada

Selon Sandrine Cabana-Degani, le fait que sa démolition soit considérée est aussi une incohérence par rapport aux objectifs de la Politique de mobilité durable – 2030, adoptée en 2018 sous le précédent gouvernement.

Pour elle, il est clair que la responsabilité de la passerelle de la Pointe-aux-Lièvres devrait revenir au Ministère plutôt qu’à la Ville. Si le ministère des Transports a une infrastructure routière qui traverse que ça soit un cœur de village ou une ville, c’est sa responsabilité d’assurer la pérennité de la mobilité et la sécurité de tous les usagers face à cette infrastructure-là, y compris les piétons, indique-t-elle, en faisant référence à la Politique de mobilité durable.

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