REM - Discussion générale

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Intéressant de voir que dans ce reportage de 1977 sur la construction du Palais des Congrès, le site de la gare Windsor était identifié comme un futur “Terminal REM”.

Ils s’étaient juste trompés de quelques centaines de mètres et de près de 50 ans!

Et aussi, regardez cet extrait où on voit d’immenses entrepots à grains juste au pied de la place Jacques-Cartier!

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Totalement hors sujet, mais dans le vidéo, on peut bien voir que le terminus Craig était encore debout après l’ouverture de l’autoroute Ville-Marie, what a shame… aussi un autre fait qu’on voit rarement, la déconstruction de l’hôtel le Laurentien

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Le REM est rendu dans les mots croisés… le pire c’est que je suis tellement habitué au RER dans les mots croisés de La Presse, je n’avais même pas vu mon erreur.

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REM Au moins 40 ententes de confidentialité signées

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

Le REM comptera 67 kilomètres de rails et 26 stations réparties entre la Rive-Sud de Montréal, le centre-ville, l’ouest de l’île, l’aéroport et la banlieue nord. Le REM de l’Est prévoit quant à lui un tracé de 32 kilomètres et 23 stations vers la pointe est et le nord-est de l’île.

CDPQ Infra a conclu au moins 40 ententes de confidentialité avec des villes, des organismes publics et même des ministres fédéraux depuis 2015 dans le dossier du REM, a appris La Presse. Une pratique qui ne vise aucunement à museler les critiques du projet, assure le groupe, ce dont doutent certains experts.

Publié le 23 septembre 2021 à 5h00

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Maxime Bergeron

Maxime Bergeron La Presse

La filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec nous a transmis une liste détaillée des signataires de ces ententes, à la suite d’une demande d’accès à l’information. CDPQ Infra a toutefois refusé de nous fournir le contenu des lettres.

Les ministres fédéraux des Finances et des Transports, une douzaine de villes, dont Montréal, Laval et Longueuil, ainsi que plusieurs sociétés de transport de la région métropolitaine ont signé des ententes de confidentialité dans le dossier du Réseau express métropolitain (REM). Des centres de santé, dont le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), se sont aussi prêtés à l’exercice.

CDPQ Infra fera « zéro compromis » pour protéger « l’information privilégiée » touchant certains aspects de son projet de train automatisé, a indiqué Harout Chitilian, vice-président, affaires corporatives, développement et stratégie.

Le secret exigé par CDPQ Infra vise deux objectifs précis, explique-t-il. D’abord, éviter la spéculation foncière le long du tracé, pendant la phase de planification du projet, et ensuite protéger les informations sur les devis techniques, qui serviront à faire des appels d’offres publics.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Harout Chitilian, vice-président, affaires corporatives, développement et stratégie à CDPQ Infra

Je n’ai aucun inconfort à affirmer publiquement qu’on fera tout en notre pouvoir pour assurer l’intégrité de ces processus.

Harout Chitilian, vice-président, affaires corporatives, développement et stratégie CDPQ Infra

Harout Chitilian souligne que plusieurs signataires des ententes, comme le maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, ont pu exprimer sans aucun problème leurs doléances sur le REM au cours des derniers mois.

« On reçoit avec beaucoup d’aisance les critiques et les opinions qui sont émises », a-t-il dit, ajoutant « qu’en aucun moment, CDPQ Infra n’est intervenue pour mettre fin à ça ».

« Manque de transparence »

Le REM, un projet de plus de 7 milliards de dollars, comptera 67 kilomètres de rails et 26 stations réparties entre la Rive-Sud de Montréal, le centre-ville, l’ouest de l’île, l’aéroport et la banlieue nord. Le REM de l’Est – la phase 2 du réseau – prévoit quant à lui un tracé de 32 kilomètres et 23 stations vers la pointe est et le nord-est de l’île.

Québec a mandaté CDPQ Infra pour concevoir, financer et ensuite exploiter ces deux réseaux, qui devront générer des rendements au profit des épargnants québécois.

Si le groupe estime faire preuve d’une transparence exemplaire, Danielle Pilette, professeure associée à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) spécialisée dans la gouvernance des organisations territoriales et la gestion municipale, analyse les choses différemment.

« Moi, j’ai eu connaissance du début du projet en 2016, et déjà en 2016, la Caisse n’était pas du tout transparente, entre autres avec la Ville de Montréal, avance-t-elle. Les informations coulaient déjà au compte-gouttes. »

Mme Pilette estime que CDPQ Infra a « jeté en quelque sorte un filet » en concluant des dizaines d’ententes de confidentialité avec ses partenaires. « Ça permet de tenir dans une certaine opacité le modèle d’affaires du REM », croit-elle.

Gérard Beaudet, professeur titulaire d’urbanisme à l’Université de Montréal, trouve pour sa part « tout à fait inusité » de voir une telle quantité d’ententes de confidentialité. Il dénonce « l’opacité » de CDPQ Infra.

MAQUETTE FOURNIE PAR CDPQ INFRA

Maquette d’une station du futur REM de l’Est

Les maires comprennent

À la Ville de Montréal, on confirme avoir signé deux ententes, en 2016 et en 2020. « Ces ententes contiennent des clauses de non-divulgation qui concernent tous les aspects des projets, a indiqué le porte-parole Hugo Bourgoin. Tous les employés affectés aux projets mentionnés sont visés par ces ententes. »

La Presse s’est entretenue avec les maires de trois villes de l’ouest de l’île – Kirkland, Pointe-Claire et Sainte-Anne-de-Bellevue – qui ont tous signé les ententes de confidentialité.

Bien qu’ils émettent certaines réserves sur le REM, dont la construction bat son plein ces jours-ci, ces élus sont en général satisfaits de l’arrivée du train léger dans l’ouest. Ils disent tous comprendre et respecter les raisons qui ont poussé CDPQ Infra à exiger le secret sur certains aspects du projet.

Évidemment, le premier réflexe, c’est : pourquoi ? Est-ce éthique de le faire ? Il y a une ligne qu’on ne peut pas traverser, mais un niveau minimum de confidentialité peut être exigé.

Paola Hawa, mairesse de Sainte-Anne-de-Bellevue

À l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), le porte-parole Simon Charbonneau souligne que la signature d’une entente n’a « aucunement » empêché son organisme de se prononcer publiquement sur le REM. « Il s’agit d’une pratique usuelle entre organismes publics. Son recours et sa portée doivent s’inscrire dans un objectif commun d’une gestion saine et équitable tout en priorisant l’intérêt public. »

Philippe Déry, de la Société de transport de Montréal (STM), indique lui aussi que les ententes signées avec CDPQ Infra ne relèvent pas « d’une situation inhabituelle ». Il n’a toutefois pas été en mesure de les commenter, « puisqu’elles appartiennent à un tiers [CDPQ Infra] qui doit préalablement autoriser leur divulgation ».

La filiale de la Caisse a par ailleurs signé une série d’ententes de confidentialité avec des entreprises privées. Elle n’a pas fourni la liste des documents, « puisqu’ils comportent des informations confidentielles et stratégiques », a indiqué une porte-parole, Emmanuelle Rouillard-Moreau.
https://www.lapresse.ca/affaires/2021-09-23/rem/au-moins-40-ententes-de-confidentialite-signees.php

Déniché sur YT

image Rail Fans Canada
23 sept. 2021:

The Réseau Express Métropolitain in Montreal will transform commuting and transit in the city over the next 10 years. With 26 stations and 67 km of track, and even more announced in the near future, this project has really gathered much excitement and generated lots of anticipation.

In this video discussion with transit and rail enthusiast David Bellerive, we talk about the REM and several of the more interesting and exciting points about the project.

Résumé
  • 00:00 - Introduction
  • 00:28 - Overview of the REM
  • 02:56 - Alstom Metropolis Trains
  • 09:52 - The most interesting stations on the network
  • 09:53 - Gare Centrale Station
  • 15:02 - McGill Station
  • 20:13 - Édouard-Montpetit Station
  • 27:51 - Airport Station
  • 36:09 - Expansion to the East
  • 43:17 - The Anticipation and Excitement Building towards the Opening
  • 46:59 - Closing

Le Toronto Star a également publié cette “nouvelle” ce matin.

Je me demande si Metrolinx (anciennement appelé le Greater Toronto Transportation Authority (GTTA)) aurait également employé cette façon de faire afin d’accélérer la construction de leur nombreux projets en cours… :smirk:

Metrolinx is also responsible for the construction of transit expansion projects worth nearly $30 billion in Toronto – including Line 5 Eglinton, the Ontario Line, the Line 1 Yonge subway extension into Richmond Hill, York Region, and the Line 2 Bloor–Danforth extension into Scarborough – following a 2020 agreement with the City of Toronto.

https://en.wikipedia.org/wiki/Metrolinx


Selon l’article de La Presse, les portes-parole, maires et mairesses des villes, ainsi que ceux des organismes en TEC (i.e. STM & ARTM) interviewés, ne semblent voir rien d’anormal à signer des ententes de confidentialité. Au contraire, ils comprennent que la CDPQ Infra ait agi ainsi. :thinking:

Les seuls qui semblent offusquer ici de cette pratique sont des universitaires… :roll_eyes:

Bien que je conçois que la façon de faire de la CDPQ puisse déplaire à certains, je me réjouis de savoir qu’avec ses 67 km, le Réseau express métropolitain (REM ) va quasiment doubler le réseau de métro existant – 71 km actuellement

… et surtout, dans des temps records, selon ce qu’on ait pu observer au cours des 30-35 dernières années (j’exclus ici le prolongement de la ligne Orange de 3 stations vers Laval en 2007…).
→ PVI, je suis né en 1981… donc, je n’ai pas vraiment connu cette époque de mon vivant ! :upside_down_face:.

La construction du REM n’a débuté qu’il y a 3 ans et demi (avril 2018) et elle a été sensiblement ralentie en raison de la pandémie… Et, en passant, l’échéancier de la mise en service entre la Rive-Sud et la Gare Centrale est (toujours…) prévue au printemps/été 2022.

Voilà, c’est dit. :slightly_smiling_face:


Edit: :point_down:

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En écoutant la vidéo de la ville de Brossard, sur le projet de centre-ville, on sent que le REM ne facilite pas le travail et qu’ils sont souvent en attente de voir ce que le REM va faire. Il y a peut-être une frustration dans les planificateurs municipaux. Pour cette exemple la ville avait peine à répondre au craintes des habitants à l’ouest de la station Panama avec sa sortie dont seul le REM semble savoir ce qu’il va faire, et ne l’a pas encore partagé.

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En même temps s’il n’y avait pas de REM, il n’y aurait pas de projet de centre-ville sur lequel être frustré d’attendre après le REM.

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