Région de Québec - Voirie, Projets d'infrastructure

Les finances du Québec sont dans le rouge avec un énorme déficit pour les deux dernières années. En plus Legault coupe partout où ça ne parait pas trop parce qu’il n’a plus de marge de manoeuvre avant les élections de 2026. Or avec ce troisième lien chimérique, il croit stupidement faire oublier sa mauvaise gestion, en mettant l’accent sur une promesse électorale dont les maires de la région s’opposent dorénavant et qui est devenue carrément à l’interne une blague au sein même des ministères concernés.

Nouveau report dans le dossier du troisième lien. Le dévoilement du tracé et du budget cible du pont-tunnel promis par le gouvernement caquiste pour cet automne aura finalement lieu en 2026, a appris notre Bureau parlementaire.

Selon les informations obtenues par notre Bureau parlementaire, les députés du caucus caquiste de la grande région de Québec devaient être informés de cette décision jeudi, en début de soirée.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, ce retard serait notamment imputable au long moment qu’aurait pris le gouvernement fédéral avant d’autoriser l’exécution d’analyses de sol sur les terres de l’ancienne ferme expérimentale Chapais, situées dans l’axe du chemin des Îles, du côté de Lévis, où doit déboucher le pont-tunnel.

Le péquiste Pascal Paradis n’a pas tardé à réagir. «Non seulement la CAQ gaspille des centaines de millions de votre argent pour un projet dont tout le monde sait qu’elle ne le fera pas, elle n’arrive même pas à gérer les délais de sa propre fumisterie électoraliste», a commenté le député de Jean-Talon.

De son côté, le porte-parole de Québec solidaire en matière de transports, Etienne Grandmont, dit comprendre le ministre Julien «de vouloir prendre son temps avant de dévoiler les coûts et le tracé de son projet», puisque dans sa forme actuelle, l’ensemble des partis municipaux, à Québec comme à Lévis, l’ont rejeté.

«C’est un signe qui ne trompe pas: il est nécessaire de se questionner sérieusement sur sa pertinence», a déclaré sur Facebook le député de Taschereau, qui réclame l’abandon du projet, «une fois pour toutes».

https://www.journaldequebec.com/2025/11/20/le-devoilement-des-couts-et-du-trace-du-troisieme-lien-reporte-a-2026

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2026, une autre année record pour l’industrie de la construction à Québec?

Les travaux de construction du nouveau pont de l’Île-d’Orléans sont en cours.

Photo : Radio-Canada

Félix Morrissette-Beaulieu](Félix Morrissette-Beaulieu | Profil | Radio-Canada)

Publié à 12 h 09 HNE

La Commission de la construction du Québec (CCQ) prévoit une hausse de 3 % des heures travaillées dans le secteur de la construction pour 2026 dans la grande région de Québec. Une année qui devrait surpasser 2025, déjà une année record pour ce qui est des heures travaillées.

C’est le secteur du génie civil et de la voirie qui devrait être le plus actif l’an prochain.

La construction du nouveau pont de l’Île-d’Orléans se poursuivra (2,75 G$), le projet éolien Des Neiges 1, secteur sud (1 G$) s’accéléra et plusieurs autres chantiers de parcs éoliens devraient se mettre en branle, tel que Des Neiges 2, secteur Charlevoix, et Des Neiges 3, secteur ouest, prévoit la CCQ.

Une simulation du projet Des Neiges, dans Charlevoix

Photo : Crédit : Bureau des audiences publique pour l’environnement

Des travaux d’envergure pour la réalisation du tramway sont aussi prévus, ajoute la CCQ. Ce projet est évalué à 7,6 G$.

Le secteur institutionnel et commercial sera aussi sollicité, alors que la CCQ prévoit une bonne performance.

La phase 2 du projet de construction et de réaménagement de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à un coût de 2 G$, compte parmi les projets à surveiller. La construction doit s’échelonner jusqu’en 2031.

D’abord prévus jusqu’en 2029, les travaux du mégahôpital de l’Enfant-Jésus s’étaleront jusqu’en 2031.

Photo : Radio-Canada / Éric Careau

Des projets immobiliers à venir

Le projet du quartier Fleur de Lys, chiffré à 1,5 G$ et mené par le promoteur Trudel, doit aussi se poursuivre jusqu’en 2033.

Le projet de requalification des Galeries Charlesbourg, aussi de Trudel, est quant à lui évalué à 1 G$ et devrait se faire davantage sentir, assure la CCQ.

Le projet immobilier des Galeries Charlebourg, vu de l’intersection de la 1re Avenue et de la 41e Rue.

Photo : Trudel

Un autre projet majeur devrait lever de terre sur le boulevard Laurier, sur l’ancien site du restaurant Bâton Rouge. Un bâtiment de 28 étages composé de 896 unités résidentielles est prévu à l’entrée des ponts, au 3000, boulevard Laurier.

Le projet représente un investissement de 400 M$, selon Medway.

Photo : Crédit : Medway

Les travaux préparatoires doivent débuter cette année, pour une livraison en 2032. Le groupe Medway investit 400 M$ de dollars dans ce projet.

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:roll_eyes:

Troisième lien | Le gouvernement en train « de revoir le tracé » du troisième lien

François Legault a indiqué que le gouvernement est encore et toujours à « revoir le tracé » de son projet de troisième lien, conscient que l’idée d’une sortie d’autoroute en plein quartier résidentiel puisse déplaire au maire de Québec.

« Le troisième lien, on a actuellement (le ministre des Transports) Jonatan Julien qui est en train de revoir le tracé. Mais bon, évidemment, il faut tenir compte aussi du coût du troisième lien qu’on souhaite minimiser », a lancé M. Legault au sortir d’une rencontre avec le maire de Québec, mardi.

Le premier ministre rencontrait Bruno Marchand à l’hôtel de ville de Québec. Si les deux « s’entendent parfaitement sur le tramway », M. Legault admet que du travail reste à faire pour convaincre M. Marchand d’appuyer le projet de troisième lien.

Dans sa dernière version, le troisième lien doit traverser le fleuve grâce à un pont entre Lévis et Québec, puis pénétrer dans un tunnel dans la falaise du quartier Sillery, avant de ressortir plus au nord vers les quartiers Vanier ou Saint-Sauveur.

Bruno Marchand a souvent réitéré ses craintes de voir une autoroute à tranchée sortir dans ces quartiers.

Le gouvernement pourrait-il revoir le corridor retenu à l’issue d’un long processus d’analyse réalisé par des fonctionnaires du ministère des Transports ?

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Pendant combien de temps peut-il surfer sur le 3e lien dessiné sur une serviette de table !? C’est ahurissant !!

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Tiens ma bière (Hold my beer) - Legault, probablement

La CAQ par son action unilatérale et sans aucune étude, ni consultation sérieuse, ni planification etc. n’a absolument pas moralement le droit d’engager d’autres futurs gouvernements provinciaux dans le financement d’un projet ruineux, facultatif et sans nécessité, que ces derniers n’auraient pas préalablement approuvé de plein droit.

D’ailleurs vouloir piéger un futur gouvernement face à un fait accompli (importants contrats signés) pour un projet multimilliardaire qui n’aurait pas passer le test des prochaines élections, ni même fait consensus auprès de toute la députation provinciale, serait tout simplement abusif, odieux et irrecevable" Et cela tout autant que l’ensemble des contribuables qui auront à en payer la lourde note pour seulement quelques milliers d’usagers quotidiens de la région de Québec.

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Nouvelle reprise par le Devoir

Le troisième lien retourne sur la planche à dessin. Le premier ministre François Legault a annoncé mardi que son ministre des Transports étudiait « différentes alternatives » pour répondre aux préoccupations du maire de Québec, qui refuse de voir un corridor autoroutier « charcuter » des quartiers de la Basse-Ville.

« On a Jonatan Julien qui est en train de revoir le tracé, a lancé le premier ministre à l’issue d’une première rencontre avec Bruno Marchand depuis l’élection du 2 novembre dernier. Ce qu’on est en train de voir, c’est quelles sont les différentes alternatives. Est-ce qu’on est capables de faire certains ajustements, entre autres des ajustements qui ont été demandés par le maire de Québec ? On espère s’entendre avec Bruno [Marchand] sur le tracé. »

François Legault insiste : son gouvernement « va de l’avant » avec ce chantier maintes fois promis, plusieurs fois remanié et de plus en plus désavoué par ses partisans de la première heure, à commencer par l’ancien et l’actuel maires de Lévis, qui préféraient tous les deux un troisième lien à l’est.

Et Radio-Canada

François Legault s’est dit ouvert à faire « des ajustements » pour le tracé d’un troisième lien entre Québec et Lévis dans le but de satisfaire le maire de Québec.

Le premier ministre s’est entretenu avec Bruno Marchand mardi lors d’une première rencontre officielle à l’hôtel de ville de Québec depuis l’élection municipale. Il a été question du tramway, d’immigration et du troisième lien, entre autres.

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Le seul troisième lien acceptable et véritablement économique et abordable pour le Québec actuellement , en tenant compte de l’état désastreux de nos finances, est une voie supplémentaire dans un sens ou dans l’autre selon l’heure de pointe sur le pont Pierre-Laporte.

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En fait le seul troisième lien acceptable en serait un pour le transport en commun.

Je ne suis pas contre l’idée d’un troisième lien, mais il faut qu’il soit catalyseur de changement des parts modales.

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Oui exactement. Un tunnel entre Québec et Lévis comme l’a présenté CDPQi dans leur plan Tramcité devrait le projet envisagé. C’est vraiment ce projet-là qui va prévenir la congestion à long terme sur les ponts actuels. Malheureusement, Lévis reste encore aujourd’hui une ville de char d’abord et avant tout, au détriment des finances municipales.

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La CAQ priorise-t-elle le 3e lien aux dépens du pont de Québec?

Le pont de Québec nécessite d’importants travaux pour assurer sa pérennité. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère

Publié à 4 h 00 HNE

Le projet de remplacement du tablier routier du pont de Québec s’enlise. Si le gouvernement Legault assure poursuivre les discussions avec Ottawa, l’attention des caquistes semble résolument tournée vers la réalisation d’un troisième lien.

Ça n’a aucun sens, déplore Mario Fafard, professeur retraité du Département de génie civil de l’Université Laval.

On l’a mentionné à plusieurs reprises : le tablier routier est fini. On n’a pas le choix de le remplacer , tranche le spécialiste des structures*.*

Environ 30 000 véhicules empruntent quotidiennement le pont de Québec pour franchir le fleuve Saint-Laurent. Le gouvernement fédéral s’est engagé à investir 1 milliard de dollars sur 25 ans afin de restaurer la structure centenaire, mais le remplacement du tablier routier est la responsabilité de Québec*.*

Un chantier à l’entrée du pont de Québec au printemps 2024. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Philippe L’Heureux

On a besoin du pont de Québec pour le trafic. On ne peut pas laisser le tablier routier continuer de se dégrader.

Une citation de Mario Fafard, professeur retraité du Département de génie civil de l’Université Laval

Or, aucun échéancier n’est encore prévu pour cet important chantier, bloqué à l’étape de la planification par le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) depuis 2019. Rappelons que le tablier routier actuel a été installé entre 1949 et 1952.

Le 3e lien, une priorité caquiste

Le gouvernement Legault a dévoilé un plan de match détaillé afin de construire un troisième lien entre Québec et Lévis, dès 2028.

En juin dernier, une somme de 275 millions de dollars a été approuvée par le Conseil des ministres pour avancer le projet. Un tracé final de même qu’une fourchette de coûts sont attendus au début de 2026.

Le premier ministre François Legault était de passage à l’hôtel de ville de Québec pour rencontrer le maire Bruno Marchand au début du mois de décembre. (Photo d’archives)

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

C’est inadmissible! La population des deux rives et les maires doivent intervenir massivement, tonne Mario Fafard. C’est le pont de Québec, la priorité, pas le troisième lien!

L’an dernier, la proposition de remplacement du tablier routier du MTMD a été refusée par Ottawa, car elle était trop lourde et ne respectait pas la capacité portante de la structure patrimoniale.

Selon nos informations, le gouvernement Legault misait à ce moment sur une formule traditionnelle composée de béton et d’acier, alors qu’Ottawa aurait préféré des matériaux plus légers, comme l’aluminium.

Impossible d’en savoir plus sur l’avancement des discussions entre les parties.

Il est trop tôt pour s’avancer sur l’échéancier et les solutions retenues pour la suite du projet, précise un porte-parole du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD).

En fin de vie… depuis 10 ans

La nécessité de remplacer le tablier routier du pont de Québec a été confirmée dès 2014, au terme d’une inspection commandée par le gouvernement du Parti québécois de Pauline Marois.

Durant les quatre années suivantes, sous les libéraux de Philippe Couillard, des chantiers totalisant plus de 28 millions de dollars ont été lancés afin de sécuriser la structure dans l’attente d’une solution finale.

Depuis 2018, un peu moins de 6 millions de dollars en nouveaux travaux ont été autorisés par le gouvernement de François Legault.

Leur attention est entièrement dédiée au troisième lien, peste le député de Québec solidaire, Étienne Grandmont.

Occupons-nous des infrastructures qu’on a déjà avant de pelleter de l’argent dans un projet qui n’existe même pas!

Une citation de Etienne Grandmont, porte-parole de Québec solidaire en matière de transports et de mobilité durable

L’élu de Taschereau rappelle la nécessité de pouvoir compter sur deux liens interrives dans l’ouest de Québec, peu importe si le projet de troisième lien voit le jour ou non.

Des réparations mineures prévues

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) a procédé à une nouvelle inspection du tablier routier du pont de Québec en 2025.

Aucun défaut majeur n’a été décelé, précise un porte-parole. Le MTMD prévoit des réparations mineures au cours de la prochaine année pour maintenir l’intégrité de cette infrastructure.

Le cabinet du ministre des Transports, Jonatan Julien, n’a pas souhaité commenter ce reportage.

La société d’État fédérale responsable des ponts de Québec, Champlain et Jacques Cartier a dirigé nos questions concernant le tablier routier vers le gouvernement du Québec.

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Ce n’est pas au sujet du 3e lien :wink:

Le gouvernement Legault refuse de dévoiler une analyse évaluant la faisabilité de l’abaissement du tablier routier du pont de Québec. Cette modification est pourtant nécessaire pour faire circuler un système lourd de transport collectif sur la structure centenaire.

« Leur attention est entièrement dédiée au troisième lien », s’indigne Etienne Grandmont, porte-parole de Québec solidaire en matière de transports et de mobilité durable.

Alors que le projet de remplacement du tablier routier du pont de Québec s’enlise, l’élu de Taschereau a voulu obtenir un mémoire produit sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard, en 2015, afin d’évaluer la faisabilité de l’abaissement de la surface de roulement.

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2026, une autre année record pour l’industrie de la construction à Québec?

Les travaux de construction du nouveau pont de l’Île-d’Orléans sont en cours.

Photo : Radio-Canada

Félix Morrissette-Beaulieu](Félix Morrissette-Beaulieu | Profil | Radio-Canada)

Publié le 1 décembre à 12 h 09 HNE

La Commission de la construction du Québec (CCQ) prévoit une hausse de 3 % des heures travaillées dans le secteur de la construction pour 2026 dans la grande région de Québec. Une année qui devrait surpasser 2025, déjà une année record pour ce qui est des heures travaillées.

C’est le secteur du génie civil et de la voirie qui devrait être le plus actif l’an prochain.

La construction du nouveau pont de l’Île-d’Orléans se poursuivra (2,75 G$), le projet éolien Des Neiges 1, secteur sud (1 G$) s’accéléra et plusieurs autres chantiers de parcs éoliens devraient se mettre en branle, tel que Des Neiges 2, secteur Charlevoix, et Des Neiges 3, secteur ouest, prévoit la CCQ.

Une simulation du projet Des Neiges, dans Charlevoix

Photo : Crédit : Bureau des audiences publique pour l’environnement

Des travaux d’envergure pour la réalisation du tramway sont aussi prévus, ajoute la CCQ. Ce projet est évalué à 7,6 G$.

Le secteur institutionnel et commercial sera aussi sollicité, alors que la CCQ prévoit une bonne performance.

La phase 2 du projet de construction et de réaménagement de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à un coût de 2 G$, compte parmi les projets à surveiller. La construction doit s’échelonner jusqu’en 2031.

D’abord prévus jusqu’en 2029, les travaux du mégahôpital de l’Enfant-Jésus s’étaleront jusqu’en 2031.

Photo : Radio-Canada / Éric Careau

Des projets immobiliers à venir

Le projet du quartier Fleur de Lys, chiffré à 1,5 G$ et mené par le promoteur Trudel, doit aussi se poursuivre jusqu’en 2033.

Le projet de requalification des Galeries Charlesbourg, aussi de Trudel, est quant à lui évalué à 1 G$ et devrait se faire davantage sentir, assure la CCQ.

Le projet immobilier des Galeries Charlebourg, vu de l’intersection de la 1re Avenue et de la 41e Rue.

Photo : Trudel

Un autre projet majeur devrait lever de terre sur le boulevard Laurier, sur l’ancien site du restaurant Bâton Rouge. Un bâtiment de 28 étages composé de 896 unités résidentielles est prévu à l’entrée des ponts, au 3000, boulevard Laurier.

Le projet représente un investissement de 400 M$, selon Medway.

Photo : Crédit : Medway

Les travaux préparatoires doivent débuter cette année, pour une livraison en 2032. Le groupe Medway investit 400 M$ de dollars dans ce projet.

À lire aussi :

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Une idée beaucoup plus abordable pour le troisième lien et qui n’hypothéquerait les finances publiques pour des générations (voir la fin de l’article)


La Presse en France Un téléphérique pour contourner le trafic

PHOTO RAFAEL MIRÓ, COLLABORATION SPÉCIALE

Les cabines accueillant les voyageurs du téléphérique C1

(Créteil) Des cabines s’élancent depuis ce matin hors de le la station « Pointe du lac » pour des tests. En contrebas, pas de montagnes escarpées ni de pistes de ski, mais les rues congestionnées de la banlieue de Créteil, près de Paris.

Publié à 5 h 00

Rafael Miró Collaboration spéciale

Le nouveau téléphérique « C1 » dessert cinq stations dans la banlieue éloignée de Paris, parcourant 4,5 kilomètres en 18 minutes au total. Ses cabines ne transportent pas de skieurs ni de touristes, mais des citadins souhaitant se rendre dans la banlieue proche de Créteil, qui dispose d’un accès au métro vers Paris et concentre plusieurs services essentiels.

Jusqu’à maintenant, partir travailler de ces « banlieues de banlieues » était un périple quotidien, qu’on prenne le bus ou la voiture. Ce secteur est en effet séparé du reste de la région parisienne par un « faisceau » d’autoroutes, large d’une centaine de mètres, qu’il faut contourner sur plusieurs kilomètres.

« Quand la circulation est fluide, j’ai 30 minutes de bus pour aller au métro, et encore un autre 45 minutes vers mon travail », témoigne Eugène Soh, rencontré lors de son trajet de retour du travail.

Le trentenaire, qui travaille comme préparateur d’aliments, habite à côté du premier arrêt du téléphérique, à Limeil-Brévannes : il lui faudra dorénavant moins de dix minutes dans les airs pour rallier Créteil.

« Le pire, c’était l’attente », déplore Marguerite Keyta, qui empruntait l’autobus chaque jour avec sa jeune fille, en poussette, avant l’inauguration du téléphérique. « Dans les heures creuses, on pouvait attendre 35 minutes avant de monter. » Avec le téléphérique, elle n’attendra que 30 secondes entre chaque cabine, ce qui lui permettra de gagner une demi-heure en amenant sa fille à la garderie.

PHOTO RAFAEL MIRÓ, COLLABORATION SPÉCIALE

La station bondée de la ligne de bus 428, qui fait actuellement le trajet du futur téléphérique, à la sortie du métro parisien

Désenclaver un quartier

Même si la machinerie est prête depuis plusieurs semaines, des bruits de travaux s’échappaient encore de la station de Limeil-Brévannes lors du passage de La Presse, il y a quelques jours. Dehors, les ouvriers s’activaient pour construire le futur stationnement, tandis qu’à l’intérieur des ingénieurs testaient toutes sortes de scénarios d’urgence sur les moteurs.

« Pour desservir ce secteur, on n’aurait pas pu faire de tramway, parce que ça aurait été trop long de contourner l’autoroute », détail Christophe Surowiec, qui a piloté le projet pour Île-de-France Mobilités (IdfM).

PHOTO RAFAEL MIRÓ, COLLABORATION SPÉCIALE

Christophe Surowiec, directeur du projet de téléphérique chez Île-de-France Mobilités

D’après les prévisions de l’agence de mobilité, le téléphérique transportera environ 11 000 passagers par jour, avec une capacité maximale de 2000 personnes par heure. « C’est environ dix fois moins qu’un métro, mais pour ces quartiers qui ont une faible densité de population, c’est beaucoup plus raisonnable en matière de prix », soupèse le directeur de projet.

« Le gros avantage du téléphérique, c’est son coût beaucoup plus faible que celui d’un métro ou d’un tramway », s’enthousiasme Pierre-Léo Bourbonnais, chercheur en mobilité à Polytechnique Montréal, qui présente chaque année cette solution à ces étudiants.

On peut l’utiliser pour enjamber des obstacles, comme une autoroute ou une rivière, ou alors pour prolonger des services de transports en commun dans des quartiers moins denses.

Pierre-Léo Bourbonnais, chercheur en mobilité à Polytechnique Montréal

« Ça va se développer dans les prochaines années. »

PHOTO RAFAEL MIRÓ, COLLABORATION SPÉCIALE

Comme dans un métro, il y aura un siège destiné aux personnes à mobilité réduite dans les cabines de Créteil.

« Les travaux ont été beaucoup plus simples que pour un tramway ou qu’un bus avec voie réservée, parce qu’il y a très peu d’emprise au sol et que ça n’affecte pas la circulation », confirme Christophe Surowiec, en soulignant que le réseau a été construit en seulement trois ans, sans retard.

Engouement

Premier en région parisienne, le téléphérique de Créteil est le quatrième projet de téléphérique urbain à voir le jour depuis 2022 en France. « Il y a eu un véritable engouement dans les années 2010, après des projets qui ont bien fonctionné en Amérique du Sud », explique Pierre Zembri, professeur d’urbanisme à l’Université Gustave-Eiffel.

RAFAEL MIRÓ, COLLABORATION SPÉCIALE

Les cabines au moment où elles sont ralenties pour laisser monter des passagers

Beaucoup de projets ont dû être stoppés depuis, notamment à cause des objections des voisins qui craignent qu’on puisse voir à travers leurs fenêtres à partir des cabines.

Pierre Zembri, professeur d’urbanisme à l’Université Gustave-Eiffel

À Créteil, un comité de résidants a formulé une plainte en ce sens, mais il l’a finalement laissée tomber. « Le bas de la vitre est teinté et nous sommes engagés à ce que tous les passagers aient une place assise, pour qu’ils n’aient pas une vue sur les fenêtres », explique Vanessa Olivier, qui dirigera le site une fois ouvert.

## Et au Québec ?

D’après Pierre-Léo Bourbonnais, les téléphériques pourraient un jour trouver leur place dans les réseaux de transport québécois.

Il cite le projet de troisième lien autoroutier, à Québec, qui pourrait selon lui être remplacé par un téléphérique « beaucoup moins cher, pour à peu près la même capacité ». À Montréal, il a déjà étudié avec un élu la possibilité d’un téléphérique au-dessus du parc Frédéric-Back. « Ça permet de traverser n’importe quel milieu urbain de manière diagonale, grâce à un impact moindre au sol. »

https://www.lapresse.ca/international/europe/2025-12-13/la-presse-en-france/un-telepherique-pour-contourner-le-trafic.php

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Pas de démolition de l’ancien Colisée de Québec avant 2027

Le mythique vieux Colisée continuera de dominer le paysage d’ExpoCité encore quelques années. La Ville de Québec n’envisage pas d’entamer sa déconstruction avant la fin de 2027, a confirmé cette semaine Frédéric Brie, directeur d’ExpoCité, lors d’un comité plénier consacré au budget.

Un reportage de Félix-Antoine Audet

En tant que personne ayant pris deux cours de Pierre-Léo, je confirme en effet qu’il fait souvent la promotion du téléphérique en milieu urbain. On a même discuté de cette idée d’implantation à Montréal pendant une bonne partie d’une séance!

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Un message a été fusionné à un sujet existant : Vision - Transport urbain par câble :mountain_cableway:

Urbanisme

Des chantiers majeurs dans Saint-Jean-Baptiste en 2025

Encore cette année, le chantier d’aménagement de rues partagées a dérangé la quiétude de la population de Saint-Jean-Baptiste. Mais au-delà de ce dossier, d’autres projets de construction ou de réfection de bâtiments ont marqué les 12 derniers mois. Tour d’horizon des principaux chantiers et aménagements urbains dans Saint-Jean-Baptiste en 2025, et les dossiers à surveiller pour les années à venir.

Simon Bélanger • 6 décembre 2025

Début du chantier de construction de la nouvelle installation du CPE Coopérative Saint-Jean-Baptiste.

Crédit photo: Simon Bélanger

En 2022, l’administration Marchand dévoilait ses premières ambitions entourant l’aménagement de rues partagées dans le Faubourg Saint-Jean. Les années 2023, 2024 et 2025 ont été marquées par plusieurs travaux suivant ce principe, qui invite piétons, cyclistes et automobilistes à partager la chaussée.

Les rues Saint-Gabriel et des Zouaves ont notamment été réaménagées, mais les débats les plus polarisants ont touché la transformation de la rue Saint-Olivier. En 2025, le tronçon entre les rues Philippe-Dorval et Sutherland était à l’honneur.

Nous y reviendrons plus tard, puisque nous commençons par quelques projets de construction touchant le secteur résidentiel et commercial, avant de nous intéresser aux projets émanant de la Ville de Québec. Finalement, nous verrons aussi quelques projets dépendant de diverses institutions. Puis, on explorera ce qui sera à surveiller dès l’an prochain.

Projets complétés en 2025 ou en cours

Développement résidentiel et commercial

Le Saint-Amable (réfection de l’enveloppe)

Le chantier de réfection de l’enveloppe du Saint-Amable, situé au coin de l’avenue Turnbull et de la rue Jacques-Parizeau, tire à sa fin. Le complexe d’habitation, construit en 1979, accueille aussi des commerces au rez-de-chaussée.

Ce projet a notamment impliqué la firme Coarchitecture.

Réfection de l’enveloppe de l’immeuble d’habitation Le Saint-Amable.
Crédit photo: Simon Bélanger

Place Québec

En juin dernier, Radio-Canada dévoilait qu’un nouveau projet résidentiel et commercial est actuellement en développement du côté de l’édifice de Place Québec. Piloté par la société de développement immobilier EXIMM et l’entreprise Constrobourg, le chantier de Place Québec pourrait notamment laisser place à des condos et à des logements de différents prix et typologies.

Des discussions seraient actuellement en cours avec la Ville de Québec. Notons que le zonage actuel permet d’atteindre les 77 mètres (ou 25 étages) dans ce secteur.

La forme finale n’est pas dévoilée, mais les travaux de réfection ont déjà commencé à l’intérieur, afin de stabiliser une structure destinée à accueillir davantage d’étages. On vise même 2026 pour le début de ces travaux.

Bâtiment de Place Québec.
Crédit photo: Simon Bélanger

Les promoteurs souhaitent aussi améliorer la connexion entre le quartier Saint-Jean-Baptiste et la Colline parlementaire, en plus de ramener une vitalité commerciale dans le bâtiment, qui date du début des années 1970. Celui-ci a notamment déjà accueilli un cinéma et une succursale de la SAQ.

Il ne s’agit pas de la première idée d’agrandissement évoqué pour cet immeuble. En 2022, le Soleil nous apprenait qu’un projet de tour d’au moins 15 étages était mis sur la glace, alors que l’édifice appartenait alors à Industrielle Alliance et à la FTQ. Ce projet est en fait dans les cartons depuis le début du 21e siècle et a même déjà impliqué un certain entrepreneur du nom de Tony Accurso.

793, Côte d’Abraham – Pizza Salvatoré (chantier complété)

Le 793, côte d’Abraham, accueille maintenant une nouveau comptoir, de Pizza Salvatoré. Nous annoncions ici que celle-ci ne devrait pas voir le jour avant la fin de l’année 2025, en raison de délais administratifs et la difficulté d’obtenir certaines autorisations, notamment environnementales.

Le nouvel établissement de restauration, servant surtout à la livraison, a finalement ouvert ses portes le 14 octobre.

Nouvelle succursale de Pizza Salvatoré au 793, côte d’Abraham. Photo prise en décembre 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger

L’endroit a déjà accueilli une station-service et les Éditions Galerie L’Imagerie.

Le bâtiment, situé au 793, côte d’Abraham, arborait plusieurs graffitis. Il a aussi déjà accueilli le Studio l’Abraham, un bar clandestin démantelé en 2018. Photo prise en janvier 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger

Aménagements urbains et travaux de la Ville de Québec

Réaménagement des rues Saint-Olivier (phase 2) et Sutherland

Comme évoqué en introduction, l’aménagement de rues partagées a été un important sujet de division dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.

Rue Saint-Olivier, rue partagée. Décembre 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger

Du côté de la rue Saint-Olivier, une première phase s’est déroulée en 2024, de la côte De Salaberry jusqu’à la rue Philippe-Dorval. Ce réaménagement touchait aussi la rue Philippe-Dorval, entre les rues Richelieu et Lavigueur. En 2025, des plantations ont été ajoutées aux secteurs déjà complétés en 2024.

Tronçon de la rue Saint-Olivier réalisé en 2024, avec ajout de plantations en 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger

Rue Saint-Olivier, août 2025, après les plantations.
Crédit photo: Google Street View

La deuxième phase de travaux touchait encore la rue Saint-Olivier, cette fois entre les rues Philippe-Dorval et Sutherland. Dans les derniers mois, la Ville a fait des travaux de remplacement d’infrastructures souterraines.

Rue Saint-Olivier, en direction de la rue Sutherland, avant les travaux de 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger

Par la suite, une partie des travaux de surface, afin d’aménager une chaussée partagée, a été complétée. L’objectif de ces rues partagées est notamment «d’affirmer le piéton comme usager prioritaire sur l’ensemble de la rue». La vitesse maximale y est de 20 km/h.

Rue Saint-Olivier, en direction de la rue Sutherland. Décembre 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger

Devant les critiques liées aux enjeux de déneigement dans la phase 1, la Ville a intégré un corridor protégé déneigé, séparé par une bande d’arbres. Les intersections sont surélevées et des arrêts sont installés dans toutes les directions.

Rue Sutherland, rue partagée, décembre 2025.
Crédit photo: Simon Bélanger

Il restera à compléter une partie des travaux de surface, puisque l’intersection des rues Sutherland et Saint-Olivier est actuellement entravée par le chantier de construction d’un nouveau CPE. La fin des travaux est prévue en 2026.

Travaux sur la rue Sutherland, août 2025.
Crédit photo: Google Street View

Une troisième phase de travaux touchera éventuellement la rue de la Tourelle, mais probablement pas en 2026.

Ascenseur du Faubourg (chantier complété)

L’ascenseur du Faubourg, infrastructure reliant les quartiers Saint-Jean-Baptiste et Saint-Roch, a fait l’objet de travaux majeurs en 2024 et 2025. L’infrastructure était même inaccessible pendant quelques semaines au printemps, puisque l’ascenseur devait être remplacé.

Le chantier s’est déroulé en deux phases. La première, à l’automne 2024, a porté sur le nettoyage de la falaise, ainsi qu’à la réfection de la brique et des fenêtres du bâtiment. La seconde phase, au printemps 2025, comprenait le remplacement de l’ascenseur et des marquises d’entrée.

Rouvert à la mi-juin, l’ascenseur a fait l’objet de d’autres travaux dans les semaines suivantes, qui n’affectèrent pas le service. Des travaux semblent encore en cours à l’intérieur du bâtiment.

Un montant de 1,47 M$ était nécessaire pour ces travaux.

Ascenseur du Faubourg, dans Saint-Jean-Baptiste.
Crédit photo: Simon Bélanger

Rue de Claire-Fontaine – nouveau panneau d’arrêt

Des enjeux de sécurité touchant la rue de Claire-Fontaine ont été rapportés par les citoyens du quartier Saint-Jean-Baptiste, surtout pendant la période hivernale. Des automobilistes ont notamment été incapables de freiner au coin de la rue Saint-Jean et se sont dirigés, bien malgré eux, vers le parvis de l’église Saint-Jean-Baptiste, tout près de l’école primaire.

Suite à ces événements, la Ville de Québec a voulu mettre en branle un projet pilote, comprenant l’instauration d’un sens dans la montée et l’ajout de bacs d’abrasifs. Si ces éléments ne semblent pas encore mis en place, un panneau d’arrêt, lui aussi promis, a fait son apparition dans la dernière semaine sur la rue de Claire-Fontaine, à l’intersection des rues Lockwell et Saint-Gabriel.

Nouveau panneau d’arrêt, installé au coin des rues de Claire-Fontaine, Lockwell et Saint-Gabriel.
Crédit photo: Simon Bélanger

Abribus – arrêt D’Aiguillon/Sainte-Marie

En 2023, un abribus au coin des rues D’Aiguillon et Sainte-Marie était accidenté et a donc dû être retiré. Un nouvel abribus a finalement été installé dans la dernière semaine au même endroit.

Nouvel abribus situé au coin des rues D’Aiguillon et Sainte-Marie.
Crédit photo: Simon Bélanger

Travaux préparatoires, projet TramCité – Boulevard René-Lévesque/Avenue Honoré-Mercier

Quelques travaux de forage et d’exploration des sols ont eu lieu au cours des derniers mois sur le parcours du futur tramway.

Boulevard René-Lévesque Est.
Crédit photo: Simon Bélanger

Dans Saint-Jean-Baptiste, ces travaux sont (ou seront) concentrés sur le boulevard René-Lévesque et sur l’avenue Honoré-Mercier.

Avenue Honoré-Mercier.
Crédit photo: Simon Bélanger

Projets institutionnels majeurs

Nouvelle installation du CPE Coopérative Saint-Jean-Baptiste (chantier en cours)

Le CPE Coopérative St-Jean-Baptiste rêvait depuis plusieurs années à la construction d’une nouvelle installation. En 2023, la Ville de Québec vendait 600 000$ un terrain de stationnement, situé au coin des rues Saint-Olivier et Sutherland, afin de permettre l’arrivée de cette nouvelle garderie de 80 places. 20 d’entre elles seront destinées aux poupons.

Le projet est évalué à plus de 3 M$. C’est une période occupée pour le CPE Coopérative Saint-Jean-Baptiste, qui doit aussi développer une nouvelle installation du côté de Charlesbourg, au parc des Moulins.

Chantier du CPE Coopérative Saint-Jean-Baptiste.
Crédit photo: Simon Bélanger

Édifice Hector-Fabre (réaménagement en cours)

Le gouvernement du Québec réaménage certains espaces de bureaux, afin de réduire des espaces en location. Il effectue actuellement cet exercice dans l’édifice Hector-Fabre, situé sur le boulevard René-Lévesque. Celui-ci accueille notamment les équipes du ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) et de la Société québécoise des infrastructures (SQI).

Édifice Hector-Fabre.
Crédit photo: Simon Bélanger

Ce chantier, qui s’est mis en branle en 2021, avait initialement un budget de 23,7 M$. Ce montant a grimpé à 46,1 M$ en 2024. La fin du projet est prévue en avril 2026.

Parmi les travaux qui auraient pu faire grimper cette facture, le Journal de Québec rapportait «le remplacement des conduites d’eau refroidie, la reconfiguration des panneaux électriques et de contrôle d’éclairage et la réfection des dalles.» Des travaux dans les espaces communs (changement de portes de secours, ajout de caméras, de portillons de sécurité et d’un local de secourisme, ainsi que la rénovation des installations sanitaires) s’additionnent aussi à l’ensemble.

Travaux à l’arrière de l’édifice Hector-Fabre.
Crédit photo: Simon Bélanger

Édifice Marie-Fitzbach (réaménagement à venir)

Initialement, le Conseil du Trésor réunissait les dossiers de réaménagement de l’édifice Hector-Fabre et de l’édifice Marie-Fitzbach. Les deux bâtiments se trouvent l’un en face de l’autre. Le dossier a finalement été scindé en deux projets distincts en février 2024. Mais dans les deux cas, on vise un réaménagement pour optimiser les espaces et les ressources. Le Tribunal administratif du travail (TAT) est le principal occupant de l’édifice Marie-Fitzbach.

Édifice-Marie-Fitzbach.
Crédit photo: Simon Bélanger

Actuellement, le projet est en phase de planification et aucun budget n’est encore établi pour l’ensemble des travaux. Il reste qu’un chantier est quand même actuellement en branle. Un contrat pour le désamiantage du stationnement a été conclu en mai dernier.

Travaux en cours à l’édifice Mariie-Fitzbach.
Crédit photo: Simon Bélanger

Projets à surveiller (en 2026 et après)

Développement résidentiel et commercial

Îlot Saint-Vincent-de-Paul

Depuis presque 40 ans, le terrain situé au coin de l’avenue Honoré-Mercier et de la côte d’Abraham est vacant. Déjà dans les années 1970, des bâtiments du Patro Saint-Vincent-de-Paul avaient été démolis pour construire l’autoroute Dufferin-Montmorency.

Au tournant du siècle, l’endroit devait accueillir un hôtel développé par l’homme d’affaires Jacques Robitaille. Les anciens bâtiments ont graduellement été démolis, incluant l’église. En 2010, la façade de l’édifice religieux disparaissait du paysage, dernier témoin de cette époque.

Un long processus d’expropriation a suivi et la Ville de Québec a finalement fait l’acquisition du terrain en 2022.

De son côté, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste (Compop) militait depuis des dizaines d’années pour que ce site accueille des logements accessibles.

Îlot Saint-Vincent-de-Paul.
Crédit photo: Simon Bélanger

En février 2024, après 37 ans d’attente, un projet de 125 logements sociaux et communautaires, pouvant accueillir environ 350 personnes, était dévoilé. Le projet intègrerait deux bâtiments : un pour des personnes seules et des familles, et un second servirait de résidences pour aînés.

Projet de logements à l’îlot Saint-Vincent-de-Paul, vu depuis l’autoroute Dufferin-Montmorency.
Crédit photo: Lafond Côté Architectes

Le projet, mené par la Coopérative de solidarité Patrotôt, issue du Compop, est toujours en attente de confirmation de financement de la part des différents paliers gouvernementaux.

Projet de logements à l’îlot Saint-Vincent-de-Paul.
Crédit photo: Lafond Côté Architectes

Par ailleurs, un terrain presque voisin, celui de l’îlot Lépine, qui accueillait auparavant le Garage Jojo, pourrait servir, dans une nouvelle phase de développement, pour des logements étudiants.

Îlot Lépine, terrain de l’ancien Garage à Jojo.
Crédit photo: Simon Bélanger

Îlot Dorchester (projet de Trudel dans Saint-Roch)

Même s’il se trouve dans Saint-Roch, le projet de développement résidentiel et commercial de l’îlot Dorchester devraient encore attirer l’attention des résidents de Saint-Jean-Baptiste. Les travaux pourraient bien se mettre en branle en 2026.

Rappelons qu’un ensemble de bâtiments, comprenant notamment une tour de 17 étages, sera construit sur l’actuel terrain de stationnement. L’impact sur les percées visuelles pour les gens de Saint-Jean-Baptiste avait notamment été soulevé par plusieurs opposants, qui se sont mobilisés au cours de l’année 2025, face au projet déposé par Trudel. L’administration Marchand avait finalement donné son feu vert.

Quartier Saint-Roch, vu depuis la rue Saint-Réal, dans Saint-Jean-Baptiste.
Crédit photo: Simon Bélanger

Aménagements urbains et travaux de la Ville de Québec

Église Saint-Jean-Baptiste (planification en cours)

En 2024, la Ville de Québec rachetait l’église Saint-Jean-Baptiste, fermée au culte depuis 2015. L’administration Marchand n’a pas caché son désir d’y intégrer des usages culturels, communautaires et événementiels. Des études architectures et l’élaboration d’un plan d’affaires sont toujours en cours.

Le dossier est appelé à progresser en 2026, puisque le budget déposé par le maire cette semaine consacre une somme d’1,2 M$ à ce projet de requalification de patrimoine religieux. Le Programme décennal d’immobilisations (PDI) prévoit quant à lui 4,1 M$ supplémentaires lors des années 2027 et 2028.

Église Saint-Jean-Baptiste.
Crédit photo: Simon Bélanger

Projet TramCité (démolitions et tunnel)

Le projet de construction du tramway semble maintenant bien en selle, alors que des travaux majeurs sur les infrastructures souterraines s’annoncent pour 2026.

Bâtiments acquis par la Ville de Québec, probablement destinés à la démolition pour le projet de tramway.
Crédit photo: Simon Bélanger

Des bâtiments seront éventuellement démolis pour aménager les futures stations du tramway. Les édifices situés au coin de l’avenue Honoré-Mercier, de la rue Saint-Joachim et de la rue Saint-Jean pourraient éventuellement disparaitre du paysage. La Ville a acquis ou est en processus d’acquisition pour plusieurs des adresses.

Rien n’indique cependant que ces travaux majeurs auront lieu en 2026.

Le bâtiment des Brûleries Saint-Jean pourrait aussi être démoli pour la construction du tramway.
Crédit photo: Simon Bélanger

Par ailleurs, rappelons aussi qu’un tunnel doit être aménagé sous le quartier, afin de relier le secteur de la Colline parlementaire au quartier Saint-Roch.

Rue D’Aiguillon

Le mois dernier, plusieurs résidents de la rue D’Aiguillon ont réactivé une revendication datant de plus de 20 ans, en demandant diverses mesures pour apaiser la circulation sur la rue D’Aiguillon.

Aucune annonce n’a été faite en ce sens, mais pendant les élections, la conseillère municipale Mélissa Coulombe-Leduc avait inscrit cette proposition parmi ses engagements pour le district de Cap-aux-Diamants.

Le conseil de quartier espère que des actions soient prises avant que ne débute réellement le chantier d’aménagement du tramway.

Rue D’Aiguillon.
Crédit photo: Simon Bélanger

Rue Saint-Jean (réaménagement à venir?)

Encore parmi ses engagements électoraux, Mélissa Coulombe-Leduc avait mentionné le réaménagement de la rue Saint-Jean, dans le secteur du quartier Saint-Jean-Baptiste, et/ou de la rue Saint-Louis, dans le Vieux-Québec.

Dans une publication Facebook, elle affirmait que «les infrastructures y sont de plus en plus désuètes et ne répondent plus aux besoins des commerçants».

«Je m’engage à mettre sur les rails un projet de réaménagement, avec l’ensemble des partenaires, afin d’offrir des espaces plus sécuritaires, conviviaux et agréables pour tous, en plus de mettre en valeur le caractère unique de ces artères des quartiers Saint-Jean-Baptiste et du Vieux-Québec», ajoutait-elle.

Sur la rue Saint-Jean, Mme Coulombe-Leduc rappelait que certaines infrastructures, comme les lampadaires et pavés de trottoirs, montraient ««des signes de vieillesse».

Sans s’y engager, elle n’écartait pas non plus l’idée qu’il faudrait peut-être intégrer liens cyclables et mesures d’apaisement de la circulation sur l’une ou l’autre des artères visées.

Mentionnons cependant que le maire Marchand a semblé écarter, dans les dernières semaines, la choix de la rue Saint-Jean pour la prolongation du Corridor VivaCité du chemin Sainte-Foy, qui doit éventuellement rejoindre la place D’Youville.

Rue Saint-Jean, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.
Crédit photo: Simon Bélanger

Caserne no 1 (réfection à venir)

La Ville de Québec a inscrit à son PDI une réfection majeure pour l’enveloppe et les espaces intérieurs de la caserne d’incendie no 1, située à l’entrée du quartier Saint-Jean-Baptiste, sur la rue Saint-Jean.

Un montant de 345 000$ est inscrit pour 2026, mais un budget total de 15,415 M$ est inscrit pour la période 2026-2030. Le montant le plus substantiel est en 2027. Ce projet sera donc à surveiller.

Caserne de pompiers no 1, rue Saint-Jean.
Crédit photo: Simon Bélanger

Projets institutionnels et commerciaux majeurs

Collège Bart (projet d’agrandissement)

En 2024, le Collège Bart, situé dans la côte d’Abraham, dévoilait ses intentions de procéder à un agrandissement de ses installations. L’établissement d’enseignement souhaite construire un nouveau bâtiment sur le terrain vague voisin, où l’édifice voisin a été démoli en 2023.

Collège Bart.
Crédit photo: Simon Bélanger

La nouvelle construction aurait un volume similaire à l’ancien bâtiment. La firme Agence Spatiale a produit les plans. Pour l’instant, le chantier est toujours en attente.

Plan d’agrandissement du Collège Bart.
Crédit photo: Agence Spatiale

Théâtre Périscope (scène extérieure et terrasse)

En 2024, la Ville de Québec confirmait sa contribution financière pour la construction d’un espace de diffusion extérieur, avec terrasse et place publique, sur le terrain du théâtre Périscope.

Le coût du projet s’élevait à 240 374$. La Ville confirmait 60 000$ et du Patrimoine canadien un montant de 120 187$. Le reste du financement proviendrait notamment des liquidités du Périscope (30 187$). Finalement, une campagne de financement serait aussi au menu (30 000$).

Le Périscope a présenté des maquettes lors d’assemblées des conseils de quartier de Montcalm et de Saint-Jean-Baptiste. On peut voir des images dans un article du Bourdon du Faubourg.

Théâtre Périscope
Crédit photo: Simon Bélanger

École secondaire Saint-Patrick (projet Avenir Saint-Patrick)

À l’automne 2025, le chantier de construction de la nouvelle école secondaire anglophone de Québec devrait se mettre en branle. Celle-ci se trouvera du côté de Sainte-Foy. Si l’échéancier est respecté, à l’automne 2028, elle devrait accueillir tous les élèves de trois écoles anglophones, dont l’école secondaire Saint-Patrick.

Le collectif citoyen Avenir Saint-Patrick rêve de transformer cette école en coopérative d’habitation et en espace communautairel Le bâtiment servirait aussi à de nombreux organismes du quartier. Avenir Saint-Patrick voudrait aussi conserver certains espaces, comme le gymnase, la salle de musique ou l’atelier de menuiserie, qui pourrait servir à la communauté.

Le groupe citoyen souhaiterait finalement un agrandissement du CPE Les Loupiots.

Parmi ses engagements électoraux, Mélissa Coulombe-Leduc affirmait «soutenir le projet citoyen de conversion de St-Patrick’s High School au bénéfice de la communauté». En revanche, il faudra probablement attendre la fin de la construction de la nouvelle école.

École secondaire St. Patrick.
Crédit photo: Simon Bélanger

Conclusion

Après quelques grosses années de travaux dans Saint-Jean-Baptiste, l’année 2026 en pourrait bien être une d’accalmie. À moins que les travaux préparatoires du tramway touchent la section du boulevard René-Lévesque qui parcourt Saint-Jean-Baptiste, il se peut que ce soit le calme avant la tempête.

Dès 2027, le chantier du tramway commence réellement. Et l’emplacement du quartier Saint-Jean-Baptiste sur le tracé risque de bouleverser le quotidien et les habitudes de circulation de bien des gens.

Un tel exercice de documentation est somme toute assez fastidieux. Il est bien possible que certains projets spécifiques aient échappé à l’auteur de ces lignes. N’hésitez pas à lui écrire si vous constatez un oubli.

Cet article bénéficie du soutien de l’Initiative de journalisme local, financée par le gouvernement du Canada.

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