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SONDAGE | Le troisième lien toujours populaire, mais perd des plumes

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

16 septembre 2025 à 04h09

Le gouvernement Legault n’est pas parvenu à rallier davantage la population autour de son futur pont-tunnel central, révèle un sondage SOM—Le Soleil. Même si elle l’appuie toujours en majorité, la région de Québec n’a presque jamais réservé un accueil aussi froid à une mouture du troisième lien.

Résumé

SONDAGE | Le troisième lien toujours populaire, mais perd des plumes

Par Émilie Pelletier, Le Soleil

16 septembre 2025 à 04h09

À 59 %, la popularité du mégaprojet autoroutier demeure dans la grande région de Québec. (Jocelyn Riendeau/Le Soleil)

Le gouvernement Legault n’est pas parvenu à rallier davantage la population autour de son futur pont-tunnel central, révèle un sondage SOM—Le Soleil. Même si elle l’appuie toujours en majorité, la région de Québec n’a presque jamais réservé un accueil aussi froid à une mouture du troisième lien.


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À 59 %, la popularité du mégaprojet autoroutier demeure dans la grande région de Québec.

Des deux côtés du fleuve, le taux d’approbation est toujours majoritaire, selon le coup de sonde mené auprès de 852 répondants.



S’il se chiffre à 57 % à Québec, il reste toujours plus élevé à Lévis, avec sept personnes sur dix favorables à voir apparaître un pont-tunnel quelque part entre les deux ponts actuels et l’île d’Orléans.

C’est moins qu’en juin dernier, alors qu’un précédent sondage SOM—Le Soleil faisait état d’un appui continu envers l’idée du gouvernement de François Legault.


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SONDAGE | Appui continu au troisième lien, malgré l’inconnu

Quelques jours à peine avant la présentation d’une énième mouture du lien autoroutier, l’ex-ministre des Transports Geneviève Guilbault pouvait compter sur 70 % de citoyens affichant une opinion positive.

Depuis le dévoilement du nouveau corridor retenu pour le faire atterrir, le recul de la faveur envers le troisième lien est notable, observe le vice-président et chef de la stratégie d’affaires chez SOM, Éric Lacroix.

Pire encore, cette version du mégaprojet est parmi celles qui ont le moins convaincu la population de la grande région de Québec à ce jour, souligne le sondeur.

«Le seul qui a été vraiment plus bas, c’était le tunnel juste avec du transport en commun», compare-t-il.



«C’est le plus faible appui, même s’il est majoritaire, qu’on a mesuré pour un lien autoroutier depuis le début du projet, en 2018.»

— Éric Lacroix, vice-président et chef de la stratégie d’affaires chez SOM

Qu’il soit attribuable aux tergiversations dans le dossier depuis 2018 ou encore au flou qui demeure sur les détails du projet, le déclin des appuis montre que le tracé ciblé est «loin de faire l’unanimité», analyse M. Lacroix.


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Troisième lien: un pont-tunnel et encore beaucoup à préciser

Possible, ajoute-t-il, que la déception des acteurs économiques et politiques qui militaient pour un tracé à l’est ait pesé dans la balance. D’autant plus que entrées et sorties précises demeurent inconnues à ce jour, au même titre que la facture.

«Le fait que ça passe soit dans Saint-Malo ou dans Vanier, ce n’est clairement pas très bien vu. Sur la Rive-Nord, l’appui diminue de façon importante. Sur la Rive-Sud, il reste que le besoin est vraiment perçu», détortique-t-il.

«Statu quo» pour le tramway

À Québec, le réseau de transport structurant sauve quant à lui les meubles.



À l’aube du déclenchement d’une campagne électorale municipale chargée, avec des voix en faveur et contre le tramway, l’appui au mégaprojet demeure stable dans le temps.

L’appui au tramway s’est stabilisé à travers le temps. (Ville de Québec)

Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, ils sont quelque 40 % à prendre position en faveur du tramway.

À l’inverse, les détracteurs se chiffrent à 57 %, dont pas moins de 42 % se disent «totalement défavorables» à voir se dérouler des rails d’ouest en est, entre les pôles Le Gendre et Charlesbourg.

Presque les mêmes proportions que dans l’unique ville de Québec (43 % pour, 55 % contre).


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Malgré des voix contraires, l’aiguille a ainsi peu bougé depuis le précédent sondage SOM-Le Soleil, qui remonte à janvier 2025. L’opinion des électeurs de la grande région se divisait à 58 % d’opposants versus 38 % de partisans.

Qu’importe le bruit autour du projet, le sondeur Éric Lacroix note que les convaincus du tramway le demeurent. Et que les rangs du camp adverse ne se gonflent pas non plus.

«On ne peut pas d’aucune façon penser que ça s’est détérioré. Ça se maintient, minimalement.»

— Éric Lacroix, vice-président et chef de la stratégie d’affaires chez SOM

Pourtant, une offre alternative existe, alors que trois aspirants à la succession de Bruno Marchand à la mairie de Québec promettent de rayer le tramway des plans.

Le chef de Leadership Québec, Sam Hamad, a même présenté son propre projet, un SRB+ à 4,2 milliards de dollars, pour remplacer le tramway jusqu’ici évalué à 7,6 milliards.



«À mon avis, les gens qui sont fortement contre le tramway sont probablement aussi fortement contre le SRB», illustre M. Lacroix.

À travers les années, le représentant de SOM constate que «c’est l’argument économique qui fait foi de tout».

«Les moments où on a assisté à des baisses de l’appui au tramway, c’est quand il y avait des annonces formelles de dépassements de coûts», rappelle-t-il.

Il croit donc que la stabilisation de l’opinion publique découle de l’absence de «controverse nouvelle» à ce chapitre, à plus forte raison dans un contexte économique où la notion de milliards peut sembler relative.

Avec un déficit qui pourrait atteindre les 100 milliards et une saga comme celle de SAAQclic, «en comparaison, peut-être que le 7, 8 ou 9 milliards que le tramway va finir par coûter, les gens se disent que ce n’est peut-être pas si cher que ça. La réaction épidermique face aux coûts que les gens avaient, elle s’amenuise légèrement à cause de toutes les enflures dans les autres projets publics».


Ce sondage a été mené du 11 au 14 septembre 2025 auprès de 852 adultes québécois francophones de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec. La marge d’erreur maximale, pour l’ensemble des répondants, est de +/- 5,2 %, 19 fois sur 20. L’échantillon a été tiré du panel or de SOM, lequel est constitué d’individus recrutés de façon aléatoire par téléphone (fixe et cellulaire). Les données ont été pondérées pour refléter au mieux les caractéristiques de la population selon l’âge, le sexe, la taille du ménage, la scolarité, le logement (propriétaire/locataire) et le secteur géographique.

SONDAGE | Le troisième lien toujours populaire, mais perd des plumes

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Point de Vue

La CAQ ne concrétisera pas le troisième lien!

18 septembre 2025 à 04h10

POINT DE VUE / Combien de temps allons-nous tolérer cette mascarade du troisième lien, ce mirage vendu par la CAQ à coup de slogans poussiéreux et de promesses creuses?

Après des années de volte-face, il serait enfin temps d’ouvrir les yeux. La pandémie a changé la donne: le trafic s’est évaporé, les supposés bouchons sont devenus fantômes, mais la CAQ s’acharne, refusant de voir la réalité.

N’y a-t-il pas assez de ruines à réparer avant de creuser des tunnels à milliards?



Près de 10 milliards pour produire… quoi? Plus de bitume, moins de sens, alors que les écoles et les hôpitaux tombent en ruine.

Et que dire des voix qui montent, des ricanements dans l’hémicycle: le PQ, les bras nocifs du tramway, martèle que la mobilité de demain ne passera pas par quatre pneus, mais par une vision collective, moderne, structurante.

QS flambe la calamine: quelle écologie? Où est la transition, si le Québec investit ses rêves dans du béton et des tonneaux de CO₂?

Le PLQ, lui, s’étrangle à chaque revirement de la CAQ: crédibilité zéro, improvisation à volonté, impossible de faire confiance à ce cirque coûteux pour livrer la moindre brique. Même le PCQ, toujours prompt à défendre l’asphalte et la liberté d’embouteillage, ricane: vous n’êtes même pas capables de mener à terme la farce que vous nous avez promise.

Face à l’urgence d’agir pour la planète, face à l’accumulation des études contradictoires et le doute généralisé, face à la perte totale de confiance, la CAQ ne bâtira rien d’autre ici que son propre mausolée de béton.

Non, le troisième lien ne verra pas le jour. Non, le peuple ne paiera pas l’addition de ce caprice électoral. Place à la lucidité, à la vraie modernité, et à l’enterrement républicain d’un projet aussi inutile que démesuré.

Et plus que tout, la CAQ ne gagnera fort probablement pas la prochaine élection!

Patrick Laplante, Montréal

J’aimerais mieux que les chroniqueurs parlent du fait que le 3ième lien autoroutier ne devrait pas se faire plutôt que de dire qu’il ne sera pas fait. C’est la CAQ qui contrôle les cordons de la bourse, et c’est eux qui décident s’il se fait ou non. La réaction du gouvernement face à des doutes de faisabilité est d’engloutir encore plus de fonds public plutôt que de faire un pas de recul et reconsidérer le projet au complet.

Il faut se le dire: la grande région de Québec, qui est habitué au tout-à-l’auto, le désire beaucoup cet autoroute hypothétique. Ce n’est pas pour rien que la CAQ fait tout ce qui se peux pour avancer ce projet.

Cela étant dit, j’aimerais beaucoup être dans la salle de rencontre où les technocrates du ministère du transport explique à quel point ce projet d’autoroute ne va pas aider la congestion et en plus va couter une fortune. J’aimerais voir de mes propres yeux les politiciens de la CAQ faire la sourde oreille à ces experts. À quel point il faut être rendu politicien pourri pour faire la sourde oreille à la réalité pour faire des gains politiques?

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Il y a de la désinformation et de la mauvaise foi des deux côtés.
Oui, le troisième lien va soulager la congestion, au moins à court terme.
Oui, il y a un risque que la congestion revienne. Mais cela viendra aussi avec un développement de nouveaux secteurs résidentiels et autres, et le troisième lien permettra de déplacer plus de gens.
Un pont théorique d’une largeur infinie ne sera jamais utilisé à pleine capacité, car les routes qui se déversent dessus sont aussi à capacité limitée.

Est-ce que vous croyez vraiment que Montréal et ses environs seraient ce que c’est si on avait seulement le pont Victoria et rien d’autre?

Vrai. On parle d’un gain de temps moyen de 5 minutes sur les ponts existants.

De plus, l’amélioration relative de la circulation et le gain de temps effectif sur l’axe des ponts existants seraient limités, en moyenne de 5 minutes, et se traduiraient à terme par une hausse importante de la congestion sur le réseau routier sur le territoire de la ville de Québec, notamment l’A40 et l’A440.

Via le rapport de CDPQ Infra.


La congestion ne disparaitra pas. Elle sera déplacée.

Ainsi, en prenant en compte les contraintes d’insertion très importantes, les analyses effectuées pointent vers un déplacement de la congestion, et non pas à l’amélioration recherchée de la mobilité.

Via le rapport de CDPQ Infra.


Techniquement, on pourrait construire un troisième lien tellement immense qu’il n’y aurait plus de congestion pour traverser le fleuve au jour zéro. Mais quand tu construis une infrastructure, il y a de nombreux facteurs à prendre en compte, pas juste la congestion routière. Je ne dis pas qu’un hypothétique troisième lien n’a que des désavantages, mais il faut faire la balance des avantages et des désavantages.


Montréal est une île. Québec n’est pas une île. Au recensement de 2021, l’agglomération de Longueuil comptait 436 785 habitants alors que Lévis comptait 149 683 habitants. Comparer Montréal et sa Rive-Sud à Québec et sa Rive-Sud me semble être maladroit.

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J’ajouterais que Québec pour une agglomération de près d’un million d’habitants n’a même pas un système de transport public structurant moderne. Elle est la priorité, surtout que pour bâtir le troisième lien on dépenserait plus de 10 milliards pour accommoder une dizaine de milliers d’automobilistes quotidiennement en plus de la pollution. Tandis que pour la même somme, le Tramway en déplacera plusieurs dizaines de milliers, tout en diminuant les émissions carbones.

Comme le trajet du 3ème lien n’est même pas confirmé et qu’on n’a encore aucune idées des coûts d’expropriations pour les approches à travers des quartiers déjà développés, on peut supposer que la facture pourrait exploser dans le processus.

En terminant on n’a pas encore vu d’études sérieuses et détaillées sur le budget d’un tel ouvrage démesuré, qui en plus favoriserait encore plus l’étalement urbain de la capitale. Et ce qui n’arrange rien, la CAQ nous laissera 2 déficits de plus de 10 milliards à la fin des deux dernières années son mandat actuel. :-1: :-1: :-1:

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Dans La Presse, texte de la Presse canadienne

Troisième lien Québec-Lévis | Le gouvernement Legault favorable à un péage

Le gouvernement Legault dit être favorable à un péage sur son éventuel projet de pont-tunnel entre Québec et Lévis, le « troisième lien », même si des députés sont réticents.

Le ministre des Transports, Jonatan Julien, a confirmé vendredi que le péage est une option à laquelle le gouvernement est favorable.

Le député caquiste de Portneuf, Vincent Caron, a laissé entendre pour sa part que cette option allait être discutée à la réunion du caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui se tient vendredi à Gatineau.

Un autre élu de la région de Québec, Mario Asselin, estime pour sa part que les Québécois n’ont pas à payer davantage pour la construction et l’entretien de cette éventuelle infrastructure.

Le porte-parole en matière de Transports du Parti québécois, Joël Arseneau, a accusé le gouvernement de ne pas être capable de défendre le plan financier du projet.

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Payant ou pas, le coût exorbitant de cette infrastructure fictive et non essentielle dépassera largement la capacité de payer des québécois. Surtout quand on tient compte des énormes déficits provinciaux, du gigantesque déficit d’entretien de nos infrastructures en général, de la dette publique du Québec qui dépasse cette année les $350 milliards Compteur de la dette québécoise – IEDM/MEI et maintenant du programme d’austérité de la CAQ qui se met en place avec des coupes dans tous les ministères et services.

Face à un tel bilan Legault dans son déni veut en rajouter une couche supplémentaire, en diminuant éventuellement les taxes dans son prochain budget qui sera électoraliste. Il le prendra où cet argent pour acheter des votes?

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Le bilan est aussi déficitaire pour la Ville de Québec en tenant compte des intérêts sur son emprunt de 86 millions pour financer la construction de l’édifice. On parle d’un manque à gagner de quelque 15 millions.

Ainsi, en tenant compte uniquement des redevances sur les billets et les revenus générés par le stationnement, la Vieille Capitale a dégagé un surplus de 5,6 millions depuis 2015 avec l’amphithéâtre.

Le hic : cette somme est insuffisante pour compenser les 21 millions versés en intérêts jusqu’à présent.

Pour Québec, le déficit est encore plus vertigineux en tenant compte de ses versements visant à rembourser le capital de son emprunt. Les sorties de fonds atteignent 53,5 millions.

De novembre 2024 à août 2025, le Centre Vidéotron s’est classé au 127e rang du palmarès de la firme Pollstar en ce qui a trait aux revenus bruts. Si l’on tient compte du nombre de billets vendus, l’amphithéâtre occupait le 98e rang.

En comparaison, au cours de la même période, la Place Bell (Laval), qui compte près de 8000 places assises de moins que le Centre Vidéotron, a terminé au 117e rang du classement. L’endroit occupait aussi la 90e place du côté du nombre de billets vendus.

Pollstar a indiqué que ce classement ne tient pas compte de l’apport des « équipes sportives résidentes » d’un amphithéâtre. À Laval, les billets vendus pour les matchs du Rocket (LAH) et de la Victoire (LPHF) ne sont donc pas comptabilisés par la firme. Il en va de même pour ceux des Remparts (LHJMQ), à Québec.

https://www.lapresse.ca/affaires/centre-videotron/toujours-deficitaire-apres-10-ans/2025-09-27/ce-sont-de-grosses-pertes-que-l-on-observe.php

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IEDM pas la meilleure source pour ce genre d’info :stuck_out_tongue: Mais, ce que je trouve le plus ridicule, c’est qu’un péage enlèverait totalement la nécessité (s’il y en a une quelconque) de faire un lien routier parce qu’il serait forcément moins utilisé que les autres ponts. La logique dirait de mettre un péage sur un des ponts existants de Québec pour financer un autre. Même là, ça règlerait probablement les problèmes d’embouteillages sur le champ ! Il y a plusieurs étages de problèmes logiques là-dedans!

Problèmes avec la barrière anti-intrusion de la rue Saint-Jean. Les pompiers ont eu de la misère à la reployer en se rendant à une intervention sur la même rue.

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Quel bourbier! Et la CAQ souhaite être réélue avec un projet qui divise plutôt que de rassembler. Aucun futur gouvernement ne montera dans cette épave là, puisqu’elle coulera avec son capitaine Legault.


Troisième lien Le tracé de la CAQ rejeté en bloc à Lévis

(Lévis) Les 160 000 Lévisiens devront choisir entre trois candidats d’expérience le 2 novembre pour remplacer Gilles Lehouillier. Même si les trois ont des visions différentes pour leur ville, ils s’entendent au moins sur une chose : la dernière mouture du troisième lien présentée par la CAQ ne tient pas la route.
Publié à 5 h 00

](https://www.lapresse.ca/auteurs/gabriel-beland)

C’est dans ce secteur, à l’est, que les trois candidats à la mairie aimeraient voir un nouveau lien se construire, réalisant le fameux bouclage périphérique.

La CAQ a longtemps envisagé ce scénario. Le gouvernement étudiait encore l’hiver dernier quatre tracés, dont deux à l’est de la ville. À la surprise de bien des Lévisiens, il a annoncé en juin que ces deux scénarios à l’est étaient écartés.

Par l’île d’Orléans ?

Selon le gouvernement, ce corridor a été abandonné puisque le pont aurait été très long (5,8 km), aurait nécessité un dégagement supplémentaire de 20 mètres pour laisser passer les bateaux de croisière et posait des « risques d’intégration importants quant au paysage culturel du Vieux-Québec ».

Le corridor central retenu « n’est pas le bon », croit toutefois Serge Bonin. « Je ne crois pas qu’ils croient eux-mêmes à la réalisation de ce projet-là. Ça va prendre une compréhension réelle de la région », ajoute le chef de Repensons Lévis.

On prend les gens de Lévis et on les envoie coin Pierre-Bertrand et boulevard Hamel, mais les gens de Lévis n’ont pas vraiment besoin d’aller là dans leurs déplacements.

Serge Bonin, élu de l’opposition à la mairie de Lévis

Il pense que le nouvel ouvrage devrait être à l’est et passer par l’île d’Orléans pour limiter les coûts. Il se dit même ouvert à la possibilité d’un péage – uniquement si l’ouvrage est à l’est – qui pourrait profiter aux insulaires.

« On est en train de construire un pont à 2,7 milliards de dollars sur l’île d’Orléans pour 7000 insulaires, note Serge Bonin. Je pense qu’en compensation, pour leur permettre de sortir et de garder leur maison à l’île, un lien qui sort de l’autre côté ce ne serait pas un luxe. »

Une confiance « effritée »

Pour Steven Blaney, le lien de confiance avec le gouvernement est « ébranlé ». Le gouvernement a par ailleurs révélé récemment qu’il envisageait un péage sur le troisième lien, une idée « insultante », selon lui.

« À son élection, le gouvernement s’était engagé à réaliser un bouclage périphérique à l’est. C’est pour ça que dans un sens, c’est insultant, dit-il. On ne va pas se le cacher, on est devenus un peu la risée avec un projet dont les versions, les scénarios, font d’excellents sketchs au Bye bye. »

https://www.lapresse.ca/actualites/elections-municipales/2025-10-10/troisieme-lien/le-trace-de-la-caq-rejete-en-bloc-a-levis.php

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La caricature de Côté

Par André-Philippe Côté, Le Soleil

22 octobre 2025 à 04h00

Un message a été fusionné à un sujet existant : Nouveau pont de l’Île-d’Orléans

Reportage de Noovo

Le ministre fédéral responsable de la région de Québec, Joël Lightbound, ne sait rien de plus que le grand public du nouveau projet de troisième lien de la CAQ.

Notons que la dernière mouture du projet, qui a été annoncée en juin par l’ex-ministre des Transports, Geneviève Guilbault, présente un pont-tunnel reliant Saint-Romuald et Sillery. Et même si le projet devrait arriver dans la circonscription du ministre Lightbound, ce dernier affirme qu’il n’a toujours pas reçu plus d’information.

«On a encore très très peu d’information par rapport au projet de troisième lien. Sans information quant aux coûts, quant à la nécessité, je laisserai le soin au gouvernement du Québec d’arriver avec une proposition qui est bien étoffée. Pour l’instant, on ne l’a pas», a indiqué le député de Louis-Hébert à la presse mercredi.

Il ajoute qu’on lui demande sa position sur le projet depuis maintenant dix ans, mais qu’il n’a jamais reçu d’ébauche «bien ficelée».

«Quand on aurait un projet, on pourrait se pencher plus sérieusement sur la question», dit-il.

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Quand-même incroyable que Legault semble encore vouloir étirer cette promesse à une troisième campagne provinciale.

Comment justifier un tel projet avec autant d’inconnus et sans démontrer le véritable besoin pour la région. Pire en construisant des routes en pleine ville (Vanier entre autres), c’est la partie expropriation qui couterait dès le départ la peau des fesses, sans parler de toutes les infrastructures à déplacer ou à reconstruire. Comme on parle de dizaines de milliers de résidents sur le parcours, où ces gens iraient-ils quand on sait qu’il y a déjà pénurie de logements?

De toute façon il n’y a eu aucune consultation publique, ni aucune étude sérieuse pour soutenir un projet de cette envergure, dont la dernière mouture est atterrie spontanément cet été sans même consulter les autorités publiques en place.

Vraiment c’est du pur délire qui montre bien à quel point la CAQ est déconnectée de la réalité. Étant au plus bas dans les sondages, ce n’est certainement pas en faisant la promotion de cette chimère qu’elle remontera dans les intentions de votes.

Surtout qu’aucun futur gouvernement provincial ne reprendra ce type de projet irréaliste, ruineux et inabordable financièrement, avec les budgets devenus largement déficitaires du Québec, à cause justement de la mauvaise gestion du gouvernement Legault lui-même.

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Quand même le maire de Lévis est contre la monture actuelle (il veut un pont à l’Est sur l’île d’Orléans), je vois pas comment ce projet-là pourrait aboutir quelque part dans sa forme actuelle. C’est un cul-de-sac très dispendieux pour le gouvernement.

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Deux villes alliées contre le tracé du troisième lien
Les maires de Lévis et de Québec s’opposent au projet présentement sur la table. La CAQ peut-elle le leur imposer?

(https://archive.ph/VuDmN)

La citation de clôture pourrait vous plaire

« Le problème dans les grands projets publics d’infrastructure, généralement, c’est une mauvaise définition des besoins, renchérit Fanny Tremblay-Racicot. Dans le cas du troisième lien, le gouvernement a plutôt cherché un problème pour justifier son projet. Nous sommes rendus à la sécurité économique… Je pense que ça dénote un manque de compétences, du populisme, de l’amateurisme et un manque de professionnalisme. »

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Il faut aussi se rappeler que les professionnels des villes et du gouvernement provincial savent très bien que c’est ridicule comme projet. J’ai déjà assisté à des rencontres et des conférences avec des employés du ministère des transports du Québec et ils blaguaient de la stupidité de la chose. D’après moi, il font aussi leur possible à l’interne de résister et même d’ajouter le plus de délai possible au processus de planification du projet.

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