Quartiers de Montréal

La vie, la ville | Plus qu’une simple fermeture d’épicerie


PHOTO JOSIE DESMARAIS, LA PRESSE
Le 18 mai, des résidants du quartier Youville, à Montréal, ont fait un barbecue pour discuter du désert alimentaire causé par la fermeture de leur épicerie, rue Lajeunesse.

Notre journaliste se balade dans le Grand Montréal pour parler de gens, d’évènements ou de lieux qui font battre le cœur de leur quartier

Publié à 1h33 Mis à jour à 11h00
ÉMILIE CÔTÉ
LA PRESSE

C’est l’histoire de la fermeture d’une épicerie de quartier qui a produit un désert alimentaire, mais aussi une impressionnante chaîne de mobilisation communautaire et citoyenne.

Récemment, les résidants du quartier Youville étaient invités à un barbecue pour discuter d’un besoin de base : se nourrir à proximité de chez soi. Vous ne connaissez pas Youville ? Méconnu, le quartier de l’arrondissement d’Ahunstic-Cartierville est enclavé de l’autoroute 40 au chemin de fer de la gare Sauvé, entre le parc Henri-Julien et la rue Saint-Hubert.

Si Youville est situé entre deux eldorados de commerces de proximité – Villeray et la rue Fleury –, la fermeture du Marché Tradition en janvier dernier a créé une onde de choc pour le voisinage. Du jour au lendemain, c’est devenu impossible d’aller faire son épicerie à pied, à moins de marcher 20 minutes. « Il faut penser aux gens à mobilité réduite, aux aînés, aux familles monoparentales et à ceux qui n’ont pas de voiture », fait valoir Marie-Josée Dupuis, membre du Comité citoyen Youville.


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Marie-Josée Dupuis

« C’est beaucoup d’organisation et ça complique les choses », se désole Emmanuelle Lapointe-Rioux, qui était au barbecue avec ses filles de 7 et 8 ans, et qui travaille sur des quarts de 12 heures. « Quand je manque d’œufs et de lait, je paie le fort prix au dépanneur. » Et si une voiture partagée à temps partiel avec le père de ses enfants lui permet d’aller au Costco, elle a perdu une bonne partie de ses provisions lors de l’épisode récent de verglas.

Pour sa part, Marie-Josée Dupuis traîne un gros sac pour faire des emplettes près de son travail au centre-ville. La fin de semaine, elle se rend en Communauto à la Fruiterie 440 d’Anjou. Elle ne peut plus s’adonner à ce qui est un avantage de la vie urbaine : faire ses courses au jour le jour. « Chacun a ses stratégies, mais il faut penser à tous les portefeuilles », souligne-t-elle.


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L’ancien Marché Tradition de la rue Lajeunesse

L’ancien Marché Tradition ne payait pas de mine au 9150, rue Lajeunesse, mais c’était un commerce essentiel. Une pétition est en cours afin que Sobeys, qui loue la bâtisse, informe son ancienne clientèle de la suite des choses, que ce soit une fermeture ou des rénovations.

Sobeys est un citoyen corporatif. On veut que l’entreprise nous informe de ses intentions. Les employés ont appris la fermeture sans préavis. C’était assez dramatique.

— Marie-Josée Dupuis, résidante du quartier

Or, Anne-Hélène Lavoie, porte-parole chez Sobeys, nous a confirmé que la fermeture sera définitive. « Après évaluation et analyse, compte tenu des coûts importants liés à la bâtisse et aux équipements, la décision de ne pas rouvrir le magasin a été prise », a-t-elle indiqué par courriel.

Autonomie alimentaire

Lors du barbecue, il y avait des représentants de plusieurs organismes et initiatives citoyennes. Céline Pelcé, par exemple, venait faire connaître un collectif d’achat communautaire dont elle fait partie avec d’autres familles du Mile End. « On achète en gros, donc on fait des économies, explique-t-elle. On a développé un outil informatique et un guide. »


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Le message annonçant la fermeture affichée sur la porte.

Nous avons aussi jasé avec Tania Sharkey, directrice générale des Marchés Ahuntsic-Cartierville (MAC), un organisme d’économie sociale qui veut rendre accessibles – physiquement et économiquement – les fruits et légumes frais et locaux au plus grand nombre.

Les MAC mènent plusieurs projets, dont le marché à la sortie du métro Sauvé (de juin à novembre), ainsi qu’un circuit mobile dans les parcs et les résidences pour aînés situés dans des zones avec peu d’offre alimentaire.

Dès la fermeture du Marché Tradition, Tania Sharkey a tendu la main au Comité citoyen Youville.

La revitalisation de la rue Lajeunesse

« Quand nous avons lancé le comité, nous étions surtout mobilisés autour des enjeux de mobilité. Il n’y avait pas de REV encore et la rue Lajeunesse était une piste de course sans arbres », raconte Marie-Josée Dupuis.

La fermeture du Marché Tradition est venue nuire au projet de revitalisation de la rue Lajeunesse, qui avance néanmoins lentement mais sûrement.

La buvette La jeune espiègle a ouvert l’an dernier, alors que l’organisme Solon a inauguré l’Espace des possibles, un espace communautaire où il y a un tas d’activités, comme le barbecue auquel nous avons assisté, ou encore des ateliers de réparation de vélo.


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Daphné Le Templier, de l’organisme Solon

« Il y a beaucoup de locaux vacants rue Lajeunesse, mais nous sommes impliqués avec l’arrondissement dans la création d’une association commerciale mixte avec des citoyens et des commerçants », indique Daphné Le Templier, coordonnatrice de projets de transition socioécologique chez Solon.

En attendant l’ouverture de commerces de proximité comme une simple boulangerie, les projets citoyens se multiplient dans Youville depuis quelques années. L’an dernier, un jardin collectif a été inauguré à l’angle des rues Louvain et Millen. C’est sans compter le projet de Station Youville qui transforme depuis deux ans le débarcadère de l’école primaire Christ-Roi en place publique éphémère estivale. Au programme : marché, cuisine de rue, cinéma en plein air, activités pour enfants, camion de crème glacée, etc. « Nous n’étions pas sur le circuit culturel des parcs. Il n’y a même pas de crémerie dans le quartier », lance Marie-Josée Dupuis.

À quel entrepreneur de sauter sur l’occasion ?

LE QUARTIER YOUVILLE EN DATES

  • 1929 : Construction de l’église de Saint-Alphonse-d’Youville au 590, boulevard Crémazie Est (aujourd’hui dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension).
  • 1960 : Inauguration de l’autoroute Métropolitaine (40) qui a scindé en deux la paroisse et qui a extrait le quartier Youville de Villeray.
  • 2017 : Andrée-Anne Laberge et Julie Tremblay fondent un groupe pour raviver le sentiment d’appartenance du quartier Youville. Un logo est créé.
  • 2021 : Des citoyens font naître la Station Youville, une place publique estivale éphémère située en face de l’école Christ-Roi.

https://www.lapresse.ca/societe/2023-05-28/la-vie-la-ville/plus-qu-une-simple-fermeture-d-epicerie.php

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Je crois que tout le monde qui passait sur Lajeunesse l’avait vu venir depuis longtemps. Même si le terrain est rédéveloppé, je pense que le zonage oblige du commercial au RDC, donc une épicerie pourrirait toujours revenir. Ce n’est pas immense comme surface mais ça semble être un bon site, alors je suis surpris que Sobeys n’ai pas simplement remplacé par un IGA Express ou un Rachelle Bery (trop dispendieux pour le quartier?), mais peut-être une petite bannière comme Supermarché PA ou une épicerie alternative comme LOCO pourrait s’y installer.

J’habite a proximité et disons que je suis surpris que ce soit reté ouvert si longtemps. Les produits était de fraicheur douteuse et parfois impropre a la consommation… Je ne comprend pas trop pourquoi Sobeys n’est pas plus severe sur les standards de qualite et fraicheurs de ses franchise car dison que ma confiance envers les Marche Traditions en a pris un coup! Il y a effectivement un grand besoin d’une epicerie de proximite dans le secteur mais un marche insalubre ne fonctionnera jamais a long terme car tout le monde avec un voiture vont au Metro, IGA ou Provigo qui est relativement proche.

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Reportage radio sur l’ancien village de Côte-des-Neiges… un autre endroit démoli dans les années 1960…

À la recherche de l’ancien village disparu de Côte-des-Neiges

À la recherche de l’ancien village disparu de Côte-des-Neiges : P.-A. Saulnier


Un commerce de la rue Gatineau, avant sa démolition.
PHOTO : Archives de la Ville de Montréal

Le 15-18
Publié le 5 juin 2023

C’est un quartier aujourd’hui démoli, effacé et oublié; le quadrilatère formé par les rues Gatineau, Decelles, Swail et Jean-Brillant, à Montréal, était le cœur de l’ancien village de Côte-des-Neiges, jusqu’à sa démolition, dans les années 60. Il est devenu le parc Jean-Brillant, tout près de l’ancien pavillon de HEC Montréal – de quoi frustrer encore plus les résidentes et résidents expropriés, qui se demandent comment on a pu remplacer des dizaines de maisons par un parc.

Personnellement, ça m’a fait une peine immense de voir tout ça détruit. C’était des amis, aussi, qui étaient là. Je leur en veux un peu, oui [à la Ville], a raconté Yves Lefebvre, un ancien résident du village de Côte-des-Neiges, au journaliste Philippe-Antoine Saulnier.

Dans son reportage, il explique que cet ancien quartier refait surface en raison d’une exposition à la maison de la culture de Côte-des-Neiges.

Écoutez le segment pour découvrir les raisons de cette démolition par la Ville.

https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/Le-15-18/segments/reportage/445855/ancien-village-cote-des-neiges-montreal-demolition-expropriation-parc-jean-brillant

Version texte

Un quartier démoli et oublié au coeur de Côte-des-Neiges à Montréal

« J’ai vu la démolition, se souvient Francine Desrochers, qui a grandi sur la rue Albani, devenue depuis Jean-Brillant. Je n’ai vraiment pas aimé ce sentiment-là, quand j’ai vu la grosse boule aller sur ma maison. »


Des édifices de la rue Decelles, dans le quartier Côte-des-Neiges, avant leur démolition.
PHOTO : ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL

Philippe-Antoine Saulnier
Publié à 17 h 02

Le quartier d’enfance de Francine Desrochers, délimité par les avenues Decelles, Gatineau et Swail et la rue Jean-Brillant, a été rasé au milieu des années 1960. C’était le coeur de l’ancien village de Côte-des-Neiges, qui s’était formé à la fin du 20e siècle.

La rue Gatineau, c’était la rue principale du village de Côte-des-Neiges, se souvient Mme Desrochers.

Yves Lefebvre, qui a travaillé avec son père au salon de barbier de l’avenue Gatineau, se souvient du quartier comme d’un village : Il y avait une ancienne écurie et ils gardaient des chevaux encore.

Alors que d’autres quartiers montréalais, comme le Faubourg à m’lasse, qui ont connu le pic des démolisseurs dans les années 1960, sont demeurés dans la mémoire collective, l’ancien village de Côte-des-Neiges semble avoir sombré dans l’oubli au fil des décennies.

Qui plus est, l’ancien village, où vivaient quelque 200 familles, n’a pas fait place à de nouveaux logements ni à un édifice public. Il a été rasé pour aménager un terrain de jeux qui porte le nom d’un ancien héros de guerre, Jean Brillant. Aucune plaque ne rappelle la vie qui s’y est déroulée avant la démolition.

Tout le monde aimerait avoir une explication de la Ville, pourquoi c’est demeuré un parc, ici, affirme Jonathan Buisson, qui dirige la Société d’histoire de Côte-des-Neiges.

Il a retrouvé d’anciens résidents du secteur, rassemblé des photos d’époque et des documents d’archives pour monter une exposition présentée à la Maison de la culture de Côte-des-Neiges.

« Ça aurait donné un sens [à la démolition] si au moins on avait construit des pavillons de l’Université. C’est ça qui frustre les gens qui habitaient ici. Il n’y a rien, c’est un parc! Ils auraient pu laisser les maisons là, finalement. »

— Une citation de Jonathan Buisson, président de la Société d’histoire de Côte-des-Neiges


Le casse-croûte Chez Richard était situé au coin de l’avenue Gatineau et de la rue Rochon, aujourd’hui disparue. (Photo d’archives de la Ville de Montréal)
PHOTO : ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL

Raser un quartier pour déplacer un parc

Les documents fournis par les Archives de la Ville de Montréal montrent que la démolition de l’ancien village a été envisagée dès les années 1950.

À cette époque, l’administration Drapeau souhaitait prolonger la rue Jean-Brillant à l’ouest du chemin de la Côte-des-Neiges, à l’endroit où se trouvait déjà un terrain de jeux.

Il a alors été proposé de déplacer ce parc plus à l’est, un secteur actuellement occupé en grande majorité par des constructions en bois de peu de valeur, peut-on lire dans une lettre de 1955 du directeur du Service des parcs, Claude Robillard.

Il y aurait grand avantage à acquérir dès maintenant l’espace requis pour un terrain de jeux avant que des intérêts particuliers ne s’en emparent pour la construction de maisons, poursuit le directeur.

Pourtant, le quadrilatère compte alors plusieurs duplex et triplex. Nous, c’était un duplex en bois, se rappelle Francine Desrochers. Ce n’était peut-être pas au goût de monsieur Drapeau, mais notre maison était très habitable, on n’avait pas de vermine ni quoi que ce soit.


Plusieurs immeubles de logements multiples ont été démolis, alors que le secteur était décrit comme étant constitué de constructions de peu de valeur. (Photo d’archives de la Ville de Montréal)
PHOTO : ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL

C’est finalement au milieu des années 1960 que l’expropriation des occupants du secteur s’est enclenchée, suivie de la démolition des immeubles, de l’aménagement du parc et de l’installation d’un monument à la mémoire de Jean Brillant, un militaire canadien qui s’était illustré au cours de la Première Guerre mondiale.

Un traumatisme

Francine Desrochers pense encore au jour où elle a assisté à la démolition de sa maison d’enfance, depuis le salon du logement où elle avait déménagé avec sa famille, de l’autre côté de la rue.

« C’était comme… on vient de m’enlever ma maison. Pourquoi? On aurait dit une bombe qui avait tombé. »

— Une citation de Francine Desrochers, expropriée

Yves Lefebvre garde lui aussi un goût amer de cette époque de sa vie. Ça m’a fait une peine immense de voir tout ça détruit. Puis à part de ça, c’était les amis qui étaient là, aussi. Je leur en veux un peu, oui, admet-il.

Les photographies d’archives, prises avant la démolition, témoignent elles aussi du caractère brutal et froid de l’opération, selon Francine Desrochers.

On entre chez vous, on vient prendre des photos, cuisine et salle de bain… et pourquoi? Je n’ai jamais compris le pourquoi de ces photos-là ni de l’expropriation, je n’ai jamais compris, non, dit-elle.


L’équipe de photographie de la Ville de Montréal chargée de documenter les bâtiments avant leur démolition a pu capter des scènes de la vie quotidienne des résidents. (Photo d’archives de la Ville de Montréal)
PHOTO : ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL

Une commémoration

Francine Desrochers souhaite que la Ville de Montréal pose un geste pour rappeler le souvenir de l’ancien village de Côte-des-Neiges.

Ça mettrait peut-être un baume sur notre coeur, de nous avoir enlevé une partie de notre vie, avance-t-elle.

Yves Lefebvre aimerait aussi qu’une plaque soit installée pour souligner l’histoire des lieux. La plupart des gens qui sont là aujourd’hui ne savent rien de ce qui s’est passé, évidemment, estime-t-il.

L’arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce n’a pas l’intention de poser de geste de commémoration de l’ancien quartier, selon une porte-parole.

L’exposition qui retrace l’histoire des lieux peut toutefois être vue, jusqu’au 25 août, à la Maison de la culture de Côte-des-Neiges.

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Depuis une dizaine d’année il y a plusieurs quartiers qui sont sortis de terre à Montréal (et dans les alentours) et je me demandais lequel était le mieux réussi, selon vous ?

Je sais que plusieurs quartiers ne sont pas encore terminé mais ceux mentionnés sont quand même assez avancé pour avoir une bonne idée.

-Angus
-Griffintown
-Angrignon
-10/30 (Brossard)
-Bois-Franc
-Nouveau Saint-Laurent
-Laval Centre-Ville
-Le Triangle
-Solar Uniquartier (Brossard)
-Pointe Nord (Ile des sœurs)
-Nouvel Outremont
-Quartier des Spectacles

Si jamais j’en oublie un alors n’hésitez pas à le mentionner.

ps: À noter que l’ordre dans lequel je les ai mis n’a rien à voir avec mon choix. C’est purement aléatoire.

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Point de vue de l’architecture ce serait probablement l’Écoquartier Angus et Nouvel Outremont qui serait au sommet pour moi. Cependant ce dernier souffre encore d’un manque d’achalandage et de l’absence de quartier.

Si j’avais à choisir un endroit où habiter dans cette liste, ce serait probablement l’Écoquartier Angus.

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Je suis d’accord, Angus est le seul nouveau quartier où je serais content de vivre actuellement. Nouvel Outremont a beaucoup de potential mais il reste du travail à faire, surtout en matière de commerces de proximité. Bois-Franc me donne l’impression d’être dans le film Truman Show. Le Triangle est un peu n’importe quoi. Pointe-Nord, c’est une version cheap de Vancouver. Dix-30 c’est juste un centre d’achats. Le Quartier des spectacles, je l’aime beaucoup, mais ça ne me donne pas l’impression d’être dans un vrai quartier, c’est plutôt un pôle d’attraction.

Griffintown est intéressant parce que son développement a été un peu chaotique. Pour le moment c’est un peu flou, mais avec les réaménagements de l’espace public et la station REM qui s’en vient (fingers crossed), ça risque d’être un des quartiers les plus dynamiques de la ville.

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Griffintown a besoin d’une école

J’aimerais bien pouvoir aimer ce quartier car il est bien situé, mais il y a 2 choses qui me déplaisent et qui m’empêchent d’y adhérer pour le moment. C’est vrai qu’il manque un peu de vitalité sur les trottoirs chaque fois que je passe, en voiture ou en bus, il n’y a pas grand piétons.

Et deuxièmement, c’est le vaste stationnement qui entoure le Provigo et pour moi cela est une grande erreur. Surtout avec le potentiel qu’offre cet espace grâce à la conservation du magnifique vestige de l’époque de l’industrie Angus. Je ne peux m’empêcher d’imaginer un marché de type Jean-Talon ou Atwater sur ce grand terrain.

Sinon, Bois-Franc est très bien réussi, surtout pour les familles, outre le fait qu’il manque de rues commerciales. Le BLVD Marcel-Laurin me semble loin.

Quant à Griffintown j’y habite donc je suis un peu biaisé. Par contre, si j’avais à choisir, j’irais pour le Triangle. Pour le potentiel encore à venir autant en résidentiel qu’en commercial sur Jean-Talon, pour la proximité du métro et surtout pour l’esprit de village qui semble y avoir grâce à la densité des immeubles qui sont assez proche les uns des autres tout en étant de hauteur raisonnable.

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Le solar uniquartier va être assez moche pour le moment mais grâce au rem pis les developments au alentours et le nouveau parc urbain de Brossard ça deviendra probablement un coin assez sympa. Le boulevard du quartier est trop large mais il y a aussi des voies réservées et un bus fréquent qui y circule.

150e anniversaire de Verdun: le comité organisateur dévoilé

Le comité organisateur des festivités du 150e anniversaire de Verdun Photo: Gracieuseté, Arrondissement de Verdun

Francois Lemieux

23 juin 2023 à 14h36 - Mis à jour 23 juin 2023 à 16h23 3 minutes de lecture

La préparation des festivités du 150e anniversaire de Verdun, qui seront célébrées en 2025, se poursuit alors que l’Arrondissement a procédé, le 15 juin dernier, au dévoilement du comité organisateur de l’événement.

Ce comité formé de personnes de divers secteurs d’activités et milieux de la communauté verdunoise aura notamment comme mandat de collaborer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la programmation des fêtes du 150e anniversaire, à la recherche de partenaires financiers et au recrutement des bénévoles.

«Nous avons fait appel à des personnes de différents milieux qui, par leur engagement et leurs actions, représentent les forces vives de Verdun. Nous croyons que la diversité des intérêts et des points de vue au sein du comité sera très utile pour déterminer, parmi les nombreuses idées de projets reçues», indique la mairesse Marie-Andrée Mauger.

La communauté de Verdun avait récemment été invitée à proposer des idées d’activités, d’événements ou de projets en lien avec le 150eanniversaire de Verdun. Au total, 239 idées de projets ont été soumises à l’Arrondissement dans le cadre de l’appel à idées qui s’est déroulé du 5 avril au 15 mai. Parmi les idées reçues, 45% sont de nature événementielle, 35% sont des legs matériels, 10% sont reliées à l’histoire et à la mémoire de Verdun et 10% sont des projets divers.

La mairesse Mauger et tous les membres de son conseil sont d’avis que cette forte participation à l’appel d’idées témoigne encore du grand attachement et de la fierté des Verdunoises et Verdunois à l’égard de leur milieu de vie.

L’histoire de Verdun en rappel

Rappelons que c’est l’incorporation de Verdun en tant que village (1875) qu’on célébrera en 2025, mais l’établissement de colons français sur le territoire de Verdun a commencé bien avant cette date.

Selon l’encyclopédie canadienne, c’est un dénommé Zacharie Dupuis, un des premiers propriétaires fonciers sur l’Île de Montréal, qui a fondé Verdun en 1671, nommant le nouvel établissement en l’honneur de son village natal de Saverdun, en France.

Colonisée à partir du 17e siècle, L’Île-des-Sœurs est de son côté graduellement achetée, au 18e siècle, par la Congrégation de Notre-Dame de Montréal. Vendue en 1956 à une compagnie privée, elle est alors absorbée par la municipalité de Verdun.

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Verdun, pour un heureux mélange d’urbain et de nature

Photo: Archives, Josie Desmarais, Métro

Clément Gaboury - Collaboration spéciale

11 juillet 2023 à 5h00 4 minutes de lecture

Verdun est l’un des quartiers les plus en vogue de l’île de Montréal. Entre la piétonnisation de la Promenade Wellington, l’implantation de la plage urbaine et l’ouverture de plusieurs commerces de proximité, de plus en plus de Montréalais décident de s’y installer.

Quartier prisé par les jeunes familles, Verdun peut compter sur ses 15 kilomètres de berges pour charmer les amoureux de la nature. Les espaces verts, la vie urbaine et les pistes cyclables font partie intégrante du décor.

De l’autre côté du fleuve se trouve L’Île-des-Sœurs, petit coin de paradis où la fraîcheur fluviale est reine. Les citoyens peuvent y jouer au golf, se reposer au spa, ou encore embarquer sur leur kayak et partir à l’aventure. Les sentiers qui longent le fleuve sont idéals pour des marches en plein air.

De L’Île-des-Sœurs, le centre-ville de Montréal est accessible en quelques minutes. Il est également possible d’y découvrir le magnifique boisé du Domaine Saint-Paul, désigné comme écosystème forestier exceptionnel par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Il s’agit de l’endroit parfait pour observer les oiseaux et se laisser bercer par le calme de la nature.

À Verdun, la mise à l’eau d’embarcations nautiques est également possible à plusieurs endroits, dont à la marina municipale. Les amateurs de sports sont nombreux, particulièrement en raison du grand nombre d’infrastructures sportives accessibles dans le secteur. L’arrondissement compte 36 km de pistes cyclables, 26 terrains de tennis, deux terrains de volleyball de plage et un skatepark. Les pistes cyclables sont aussi nombreuses qu’idylliques.

La piste de danse extérieure de l’îlot John-Gallagher est extrêmement populaire durant la saison estivale. Plusieurs cours et ateliers de salsa, de zumba, et de yoga sont donnés sur place.

Les trois jardins communautaires de l’arrondissement permettent à tous les citoyens qui ont le pouce vert de se lancer dans l’agriculture urbaine.

L’hiver, 11 patinoires extérieures sont accessibles et les berges qui longent le fleuve se métamorphosent en sentiers de ski de fond.

La communauté culturelle est également très riche à Verdun. Le Quai 5160 – Maison de la culture de Verdun organise plusieurs événements artistiques qui mettent en valeur les créateurs d’ici et d’ailleurs.

On peut trouver deux bibliothèques publiques dans l’arrondissement, l’une à Verdun et l’autre à L’Île-des-Sœurs.

Les férus d’histoire peuvent visiter la Maison Nivard-De Saint-Dizier, un musée et site archéologique qui aborde 6000 ans d’histoire et met en valeur le patrimoine montréalais et verdunois.

Un peu d’histoire

Les rives du fleuve Saint-Laurent sont fréquentées depuis plus de 4500 ans et occupées continuellement depuis au moins 1500 ans par les peuples autochtones de la région de Montréal.

Le nom «Verdun» provient de la côte du même nom, qui appartenait à Jacques Le Ber, un marchand et soldat français, originaire de Rouen et arrivé au Canada en 1657.

En 1874, le Village de la Rivière Saint-Pierre est créé et deviendra quatre ans plus tard Verdun. En 1909, Verdun acquiert le statut de ville et connaît une croissance démographique fulgurante. Elle deviendra dans les années 1930 la troisième ville en nombre d’habitants au Québec.

En 1956, Verdun annexe L’Île-des-Sœurs, qui entame son développement à la fin des années 1960.

La Ville de Verdun est finalement annexée à la Ville de Montréal en 2002 et devient un arrondissement. Selon le dernier recensement, l’arrondissement de Verdun abrite plus de 72 000 habitants sur une superficie de près de 10 km².

Ce texte a été rédigé dans le cadre de la série Vivre ici*. Ce dossier estival produit par* Métro présente des lieux d’intérêt situés aux quatre coins de la métropole. L’objectif: faire découvrir aux Montréalais et aux Montréalaises les endroits où il fait bon s’activer, se promener et se détendre.

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Ca c’est le Montréal que j’aime. Modeste, hétéroclite, vivant, animé, coloré, débrouillard, assumé, original et loin des sentiers battus.

Donc, sur Jean-Talon, nous avons une panoplie de communauté bien installée qui donne beaucoup de relief au nord de la ville. Les Grecs, les Indiens, les Italiens, les Latinos, les Maghrébins et je perçois un peu de Turcs plus à l’est. Et tout cela est entremêlé de québécois, bien entendu, qui accueillent favorablement et chaleureusement toutes ces communautés qui enrichissent la ville.

Montréal multiple | Bienvenue dans la Plaza San Huberto ! | La Presse

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Dans La Gazette, un petit tour de Villeray

https://montrealgazette.com/news/local-news/inside-montreal-de-castelnaus-laid-back-pedestrian-zone-perfect-for-summer-exploring

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Quel serait le style d’architecture de ces édifices d’appartement faisant face au parc Connaught, dans VMR ?

On y retrouve des éléments d’inspiration néo-gothique :

Mais en même temps, on y retrouve des éléments d’inspiration streamline (?) :

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Je sais pas mais my god, WOW :star_struck::star_struck::star_struck:

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Une mix de art-déco / streamline ? Ces petites trouvailles devraient être protégées, car leur modification altère à jamais leur allure d’origine et sont souvent des cas uniques dans la ville

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Monk pietonne à Ville-Emard


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Avec le CUSM en arrière plan cela donne une perspective très intéressante.

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