Quartier Namur-Hippodrome

Ces conduites peuvent être prolongées à peu de frais. Elle peuvent répondre aux besoins de combien de logements avant de devoir être surdimensionnées?

L’appel à projet était pour 3 lots dans la partie Est

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On fait juste un grand parc et puis Basta.

On développe les lots qu’on peut à l’Est, on aménage un magnifique grand parc de la superficie du Parc Lafontaine, avec rétention d’eau, boisés naturels et tutti quanti, c’est pile à la limite de la zone la plus problématique de l’île en matière d’îlot de chaleur annyway.

On envisage la transformation du secteur industriel situé tout juste au nord pour une bande mixte. On crée quelques liens piétons et cyclables par passerelle sur la voie ferrée pour mener au sud.

Merci bonsoir.

Des centaines de millions d’économisé.

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Il me semble qu’à l’origine le quartier Bois-Franc non plus n’avait pas d’infrastructure à moins que je me trompe.

C’était un aéroport avant d’être un quartier résidentiel, les infrastructures ont été ajoutées au dure et à mesure du développement du quartier.

De quelle service parle-t-on? L’électricité est disponible en proximité vers l’ouest, aux postes Saint-Laurent et Hampstead. Un égout majeur passe en dessous Clanranald et se diverse à Côte-de-Liesse. Il en reste l’eau potable, dont d’autres solutions que creuser dessous Décarie sont possibles.

Et une crise du logement qui perdure, une croissance de la population qui continue à être essentiellement en banlieue lointaine, mais bon, ça fait un joli parc.
Je suis vraiment pro parc à fond, mais à un moment ce qui donne de la valeur à un parc c’est d’être dans une ville avec des gens, on peut pas continuer à ajouter des parcs et à diminuer de la surface constructible jusqu’à ce que toute la ville soit parcs.
Dans mon quartier on peut voir toutes les maisons qui ont brûlé et été remplacées par des mini parcs. Il y en a plusieurs par bloc. C’est super chouette, ça donne une super ambiance au quartier.
Mais aussi le quartier doit avoir la moitié de la population d’il y a un siècle, et aucun effort et fait pour corriger ça, on fait juste continuer à diminuer la surface habitable sans penser aux conséquences.

Et franchement c’est juste dingue cette peur de l’endettement, on a souvent des demandes d’austérité sous le prétexte que les institutions publiques devraient être gérées comme des compagnies, mais une entreprise ça fait du double entry bookeeping, ça regarde pas ses finances comme quelqu’un qui vit paycheck to paycheck.
Si on voulait juste vraiment s’occuper uniquement des finances de la ville, ça ferait longtemps que ce projet serait fait, y a peu de choses qui garantissent du revenu antant que de créer de nouveau payeurs de taxes.

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Bon. En premier lieu, j’aimerais vous rappeler qu’en ce moment, et depuis 15-20 ans qu’on en parle, il y a un beau total de ZÉRO logement qui a été construit sur ce site. Côté solution à la crise, on repassera. Surtout que la crise risque d’être résorbée quand les premières constructions commenceront, au rythme où ça va. On a donc un bilan NUL, et le projet ressassé et ramené ad nauseam depuis 10 ans est au point mort, et vous me dites que le modifier pour construire un parc plus simple entouré de bâtiments résidentiels ou mixtes mais moins géographiquement dispersés serait pire en matière de création de logement? Qu’une vision qui ne va visiblement nulle part à court terme à cause de sa complexité? Plutôt illogique.

Tout le contenu de mon propos permet la construction de centaines d’unités, en réduisant substantiellement la complexité du développement et les coûts engendrés. Pas seulement qu’un parc. Faut lire le reste de mon commentaire.

Par ailleurs, le reste de l’île dispose de milliers de sites développables plus facilement. Qu’on s’y concentre. On est capable de se doter d’espace verts de qualité ET d’adresser la crise d’abordabilité du logement. C’est plutôt inusité de penser que l’un se fait invariablement au détriment de l’autre.

En second lieu, et c’est la suite logique : le problème n’est pas une crise du logement, c’est une crise d’abordabilité du logement. Faut arrêter de dire n’importe quoi. À preuve, les condos et logements trop chers sont difficiles à louer et à vendre, même en plein centre-ville. Croyez-vous sincèrement qu’on allait, avec l’hippodrome, construire que des logements sociaux, ce dont on a pourtant réellement besoin? Ce serait immensément naïf. Ça va être majoritairement des logements dont on n’a pas réellement besoin pour palier à cette crise.

La crise du logement a le dos large, en ce moment, dans l’espace public, mais elle sert surtout aux promoteurs, et on n’a manifestement pas, collectivement, à ce jour, le discernement nécessaire pour le comprendre. La raison étant que si on visait juste, et qu’on parlait du vrai problème, ben c’est qu’on ferait face à l’enjeu du financement public, auquel Québec ne souhaite pas contribuer. On va donc continuer de jouer à l’autruche dans un carré de sable bien défini par le discours des promoteurs privés.

Finalement, le quartier dont vous parlez semble, si je ne me trompe pas, être le Centre-Sud / Village avec ses petits pockets parks. En effet, c’est dû à une succession d’incendie principalement, et de démolitions ayant eu lieu dans une époque où l’économie était moribonde et où personne n’avait les moyen de construire. Les parcs n’ont pas été la première solution imaginée : c’est la résultante d’un contexte bien plus complexe. Et lorsqu’on s’intéresse véritablement à la carte du quartier, on remarque que la superficie que ces parcs couvrent réellement est vraiment minime comparé à la superficie occupée par du bâti dense, et qu’en fait, la baisse de la population tient au fait que le quartier s’est naturellement gentrifié dans les 50 dernières années et qu’on n’habite plus à 10 dans un 4 et demi - et ça n’arrivera pas de sitôt qu’on y retourne. De plus, on a permis dans le passé de réduire le nombre de logement, de faire des fusions pour agrandir : des pratiques maintenant de plus en plus interdites par les arrondissements. Finalement, cette baisse de population est aussi dû au fait que les infrastructures urbaines modernistes ont rasé la moitié du milieu bâti dense qui existait. Ça n’a rien à voir avec la multiplication des petits pocket parks. Je crois que vous mélangez bien des choses dans cette réponse.

Mais bon. Après 15 ans, y’a une certaine frustration qui s’installe vis-à-vis de cette immense friche.

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Pourquoi pas en fait. Est-ce ces centaines peuvent être mis ailleurs pour densifier? Reconstruire la ville sur elle-même.

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Le problème ce n’est pas le nombre de logements mais le nombre de personnes par logement… Il y a un siècle la famille moyenne avec 5 enfants… Aujourd’hui 1.

Ça, c’est le code municipal et la loi sur les villes qui est le problème, car les municipalités ne peuvent pas faire de déficit. Ce serait bien plus facile d’investir dans les infrastructures si les villes pouvait être en déficit pour quelques années.

Cependant de là à comparer les villes à des entreprises… Connaissez vous beaucoup d’entreprises qui ont 200 ans et qui ont une obligation de maintien d’infrastructures aussi vieilles et qui existent encore? Les seuls qui me viennent à l’esprit ce sont les CP/CN, et on repassera sur l’état de leur réseau.

Honnêtement je suis pour l’idée d’un grand parc. Si c’est si compliqué d’amener de l’infrastructure jusque là… autant en faire quelque chose d’utile pour l’environnement!

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:100::100::100:

C’est la nuance la plus importante à faire comprendre aux gens. La conversation tourne trop souvent autour des lignes que la crise justifie qu’on augmente massivement la densité pour augmenter l’offre. La densité, je veux bien, mais pour faire quoi? Plus de studios et de 2 et demi? Des logements haut de gamme?

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D’où la création d’un nouveau quartier avec une très grande proportion de logements abordables et avec une typologie de logements adaptée aux familles.

ça prendrait un modèle d’utilisateur payeur pour les nouveaux quartiers. Par exemple une contribution pour le logement familial des constructeurs de studios ou une pour le social des logements lucratifs. une contribution pour l’école et les parcs pourraient aussi venir des promoteurs. Comme ça t’as pas besoin de toujours virer à Québec à chaque nouveauté les enjeux s’auto-financent. Avec une contribution des acheteurs il y aurait déjà eu une école à Bois-Franc et dans Griffintown. La province paye déjà l’entretien, les profs, les services de garde, etc. Dans le modèle actuel on prend tout ce que le provincial fait pour tout le monde et on lui demande d’ajouter 100% des infrastructures si on veut que le logement soit social. D’un strict point vue comptable c’est pas tenable.

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Si Québec n’est pas capable ou n’a pas la volonté de s’en occuper, alors qu’ils cèdent des points de pourcentage de TVQ aux villes, ou qu’on revoit le pacte fiscal et la structure de répartition de richesse. Pour le moment, c’est principalement à Québec, cette responsabilité. Ottawa en a aussi une belle part, et ont de l’argent à verser aux provinces, mais Québec insiste toujours pour tout contrôler et répartir comme ils veulent ce que le fédéral envoie - sans droit de regard ni reddition de compte. Donc l’argent est pris à Québec. Et ils préfèrent la gaspiller à Northvolt et en troisième lien.

Les villes s’époumonent depuis des années pour revoir cet arrangement qui n’est en effet pas tenable. Mais à Québec, qui détient tous ces pouvoirs sur les villes qui n’en sont que les créatures légales, c’est une fin de non-recevoir.

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Je dis pas que la province est bien gérée mais ça prend un sens des responsabilités autre que J’EXIGE xyz. Comme on s’attend à ce que les voisins du quartier des spectacles tolèrent les festivals. Quand une décision est prise sur un secteur X les gens concernés devraient contribuer à ce que le secteur soit auto-suffisant et pas un poids pour le reste du monde.

Entièrement d’accord… l’habitation serait bien mieux gérée à 100% de façon régionalisée à travers les MRC ou les municipalités. Le gouvernement aurait bien plus les coudées franches pour gérer les orientations et offrir des services partagés/des normes.

Qu’on donne aux collectivités locales les moyens de s’organiser elles mêmes, et que le gouvernement central se concentre sur un rôle d’accompagnement. On y gagnerait tous.

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Surtout pas ! C’est le modèle en Ontario et BC et regarde tout leur bien que ça leur fait. Montréal est abordable en comparaison.
Ajouter des charges de développement c’est juste augmenter le prix de tous les nouveaux logements, c’est le contraire d’une solution au problème des logements qui sont trop chers.
Non seulement ça augmente directement le prix des nouveau logements de X, mais en plus ça veut dire que il va juste avoir moins de logements qui se construisent parce qu’il y a moins d’acheteurs qui peuvent se payer le prix. À la place ces acheteurs vont se rabattre sur un duplex récemment rénové et peint en rose, et pouf! ça gentrifie.
C’est comme si le gouvernement décidait que la nourriture est trop chère, il faut mettre une taxe sur la nourriture chère.
Ben la nourriture elle va être plus chère et il y en aura moins.

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L’envergure du projet QNH est au-delà de la capacité du provincial seul, ça prendrait aussi l’apport du fédéral, d’où la création du Galoph.

Tout comme le Quartier international de Montréal (QIM) à la fin des années 1990, le QNH comporte une multitude de parties prenantes. C’est pour cette raison que l’OBNL GALOPH a été créée. Le défi du QNH est plus important que le QIM et ce pour plusieurs raisons : Les infrastructures quasi non-existantes et la complexité du site rendent les investissements plus importants que le QIM, mais aussi la valeur foncière étant inférieure au QNH, le retour sur investissement sera plus difficile à obtenir que le QIM qui se trouve au Centre-Ville et où la valeur foncière est importante.

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J’ignore si c’est quelque chose qui serait possible, mais est-ce qu’on ne pourrait pas en mettre un peu à chaque année et progresser ? Plutôt que de simplement dire « C’est trop cher. » et baisser les bras ?

Si on débute le développement du côté de Décarie, près des services et des infras existantes, et qu’on le poursuit progressivement vers l’ouest en ajoutant les services et les infras à mesure, c’est quelque chose qui serait possible ou non ? A moins que ça n’ait déjà été évoqué et rejeté par le passé…

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1- ils n’ont pas baissé les bras, ça prend du temps et c’est long à tout faire atterrir.
2- la partie est est privée et donc c’est au bon vouloir du propriétaire du terrain, alors que la partie est ouest du terrain appartient à la Ville. Celle-ci est dépourvue d’infrastructures.

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