Quartier Chinois - Discussion générale

Le rapport de l’OCPM est sorti! : le document pdf

Le Quartier chinois, un milieu de vie à préserver


Jacques Nadeau Le Devoir
L’ancien bâtiment de la British and Canadian School, construit en 1826 dans ce qui est aujourd’hui le Quartier chinois, est convoité par des promoteurs immobiliers.

Zacharie Goudreault
11 h 17
Société

Les intentions de la Ville de Montréal en matière de protection du patrimoine bâti du Quartier chinois sont bonnes, mais il faut aller plus loin, constate l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) dans un rapport publié jeudi. Afin que ce secteur demeure un « milieu de vie » intéressant pour ses résidents à long terme, la construction de logements sociaux et abordables et l’aménagement d’espaces verts sont notamment recommandés.

À la fin janvier, l’OCPM a été mandaté par la Ville pour se pencher sur des changements réglementaires souhaités par celle-ci afin de revoir à la baisse les densités et les hauteurs permises dans le périmètre du Quartier chinois, délimité par les rues Jeanne-Mance, Saint-Dominique ainsi que l’avenue Viger et le boulevard René-Lévesque. Ce quadrilatère serait d’ailleurs élargi jusqu’à la rue De Bleury à l’ouest et la rue Sainte-Élisabeth à l’est.

La Ville souhaite ainsi assurer la préservation du patrimoine bâti dans le Quartier chinois, qui est convoité par plusieurs développements immobiliers qui menacent d’effriter son cachet architectural distinctif. En parallèle, le gouvernement du Québec a indiqué l’hiver dernier son intention d’apporter un classement patrimonial au noyau institutionnel du secteur et à deux de ses bâtiments les plus emblématiques, incluant l’ancien bâtiment de la British and Canadian School, construit en 1826, où les promoteurs Brandon Shiller et Jeremy Kornbluth souhaiteraient réaliser un projet immobilier.

Ces efforts sont salués par l’OCPM, qui dédie la première recommandation de son rapport de 70 pages à l’adoption des changements réglementaires proposés par la Ville, tout en proposant de réduire encore davantage les densités et hauteurs permises dans ce secteur.

L’administration municipale devra par ailleurs aller plus loin dans ses actions si elle souhaite assurer la préservation d’un « milieu de vie complet et animé » pour les résidents du Quartier chinois, relève l’OCPM. L’organisme recommande ainsi à la Ville « d’investir les ressources nécessaires pour mettre en oeuvre des actions ciblées visant à assurer le cadre de vie et la vitalité économique du Quartier chinois ».

À cet égard, plusieurs organismes et citoyens ayant pris part à cette consultation ont évoqué l’importance de faciliter la construction de logements sociaux et abordables dans ce secteur, où les développements immobiliers actuels privilégient trop souvent la construction de condominiums et d’hôtels, peut-on lire.

Le Comité logement Ville-Marie propose ainsi de permettre des dérogations aux hauteurs et densités permises en ce qui concerne les projets de logements sociaux et abordables destinés par exemple aux aînés. Le Conseil du développement du Quartier chinois évoque pour sa part l’idée d’une dérogation pour la construction de résidences pour étudiants internationaux dans ce secteur situé en plein coeur du centre-ville.

L’OCPM relève par ailleurs l’importance de réserver des espaces à la création de milieux verdis afin de contrer les îlots de chaleur dans ce secteur, tandis que la Ville pourrait également valoriser davantage la culture et l’art chinois en finançant la tenue d’expositions et de festivals dans le Quartier chinois.

Plus de détails suivront.


Résumé des recomandations

Recommandation 1
La commission recommande l’adoption du projet de règlement visant à modifier le Plan d’urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) afin de réviser la carte du patrimoine bâti et de revoir les hauteurs et densités maximales permises pour le secteur du Quartier chinois.

Recommandation 2
La commission recommande que la Ville de Montréal étudie la possibilité d’abaisser davantage les hauteurs et densités maximales permises dans le cœur du Quartier chinois afin de préserver le cadre bâti existant.

Recommandation 3
La commission recommande l’adoption des dispositions relatives à l’agrandissement des limites du territoire du quartier et à l’élargissement de la superficie du secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle.

Recommandation 4
La commission recommande aux autorités municipales de travailler avec les parties prenantes, notamment le comité de travail sur la protection patrimoniale du Quartier chinois, pour identifier et utiliser des outils supplémentaires de protection patrimoniale.

Recommandation 5
La commission recommande de faire l’inventaire des bâtiments à risque, ainsi que l’inventaire des intérieurs patrimoniaux, permettant l’adoption d’un cadre d’intervention qui assure la préservation du patrimoine du Quartier chinois.

Recommandation 6
La commission recommande aux autorités municipales d’ajouter des critères de design spécifiques à respecter lors de travaux de construction ou de transformation qui permettent de préserver et mettre en valeur les éléments visuels sino-asiatiques.

Recommandation 7
La commission recommande aux autorités municipales de procéder à une étude sur le patrimoine immatériel du Quartier chinois et d’assurer la mise en œuvre des mesures concernant le patrimoine immatériel inscrite au plan d’action pour le développement du Quartier chinois.

Recommandation 8
La commission recommande aux autorités municipales d’investir les ressources nécessaires à la mise en œuvre des stratégies du plan d’action concernant le cadre de vie et la vitalité économique.

Recommandation 9
La commission recommande que le comité de travail sur la protection patrimoniale du Quartier chinois poursuive ses travaux, notamment afin de veiller à la mise en œuvre et à la réalisation des éléments du plan d’action pour le développement du Quartier chinois qui concernent les enjeux patrimoniaux et identitaires.

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Le quartier chinois d Montréal fait pitié. Honnêtement quand j’ai la chance de séjourner à New York ou à San Francisco j’en profite toujours pour passer du temps dans leurs quartiers chinois respectifs. J’aime bien celui de New York, mais mon préféré en Amérique du Nord demeure celui de San Francisco.

Office de consultation publique de Montréal | Feu vert à la réduction des hauteurs des bâtiments dans le Quartier chinois


PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE
La Ville de Montréal doit aller de l’avant avec son règlement pour réduire les hauteurs permises dans le cœur du Quartier chinois, recommande l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM).

Pour éviter d’autres aberrations, comme les deux immeubles de 9 et 13 étages qui encadrent maintenant l’arche d’entrée du Quartier chinois, au coin de l’avenue Viger et du boulevard Saint-Laurent, la Ville de Montréal doit aller de l’avant avec son règlement pour réduire les hauteurs permises dans le cœur de ce quartier patrimonial

Publié à 15h09
Isabelle Ducas
LA PRESSE

C’est l’une des recommandations de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), qui vient de déposer son rapport, après avoir entendu des citoyens et organismes préoccupés par l’avenir du Quartier chinois.

Lors des consultations, « plusieurs ont déploré la construction des deux bâtiments situés de part et d’autre de l’arche d’entrée du quartier », note l’OCPM, qui cite une citoyenne dénonçant le fait que ces deux édifices « contribuent à l’effacement du Quartier chinois ».

« Côté ouest, la construction du One Viger, une tour d’habitation de neuf étages, remplacera sous peu l’édifice Robillard, un bâtiment patrimonial détruit par un incendie en 2016, tandis que du côté est, on déplore la construction d’un hôtel de 13 étages », rappelle l’OCPM.

« Ces deux édifices sont en rupture avec leur environnement de par leur taille et leur architecture. En dépassant largement en hauteur le cadre bâti actuel, ils affectent négativement l’expérience des piétons où on devrait plutôt favoriser “un environnement urbain à l’échelle humaine”. »

On souligne aussi que des condos de petite taille et un hôtel ne répondent pas aux besoins de la communauté en matière de logement et de lieu de rencontre socioculturelle.

Impossible aujourd’hui

« Ça ne serait plus possible aujourd’hui de permettre ce genre de construction », assure Robert Beaudry, conseiller municipal de ce secteur et responsable de l’urbanisme au comité exécutif.

En effet, la Ville de Montréal a annoncé en janvier dernier la modification du plan d’urbanisme afin de préserver les caractéristiques du Quartier chinois et de mieux protéger les bâtiments et le patrimoine de l’ancien faubourg. Ces modifications prévoient notamment la diminution des hauteurs maximales permises, l’agrandissement du territoire qui compose le Quartier chinois, l’identification des secteurs de valeur patrimoniale et de nouvelles règles en matière d’archéologie lors de nouvelles constructions.

Le nouveau règlement prévoit des hauteurs maximales entre 25 mètres (environ six étages) et 35 mètres, et jusqu’à 65 mètres dans la partie ouest du quartier. Un règlement de contrôle intérimaire permet l’application de ces règles avant même que les modifications au plan d’urbanisme soient officiellement entérinées.

L’OCPM recommande à la Ville de Montréal d’aller de l’avant avec la modification de son plan d’urbanisme. Mais il suggère d’étudier « la possibilité d’abaisser davantage les hauteurs et densités maximales permises dans le cœur du Quartier chinois afin de préserver le cadre bâti existant ».

Design sino-asiatique

Il demande aussi aux autorités municipales d’ajouter des critères de design à respecter lors de travaux de construction pour préserver et mettre en valeur les éléments visuels sino-asiatiques.

Cependant, « le patrimoine bâti n’est pas le seul élément menacé dans le Quartier chinois », note le rapport. « Pour éviter de créer une sorte de musée à ciel ouvert, la protection du patrimoine bâti doit être accompagnée d’autres mesures permettant au Quartier chinois de demeurer un milieu de vie complet et animé. »

« Il reste encore du travail à faire », souligne Jonathan Cha, membre de la Table sectorielle pour le Quartier chinois, qui souligne que plusieurs s’inquiètent encore des pressions immobilières qui pèsent sur le secteur.

« Il y a encore plusieurs terrains vacants, et il faut voir comment ils seront utilisés pour répondre aux besoins et préserver le patrimoine du Quartier chinois, mais aussi le développer, » dit-il.

En janvier dernier, le ministère de la Culture a annoncé un avis d’intention de classer comme biens patrimoniaux le secteur central du Quartier ainsi que deux bâtiments spécifiques (l’édifice de la British and Canadian School et l’ancienne manufacture S. Davis and Sons).

Cet avis d’intention a eu un effet immédiat pour protéger ces lieux.

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Le territoire du quartier chinois montréalais a été grandement réduit/limité par la construction du Complexe Guy-Favreau, Complexe Desjardins, Siège social d’Hydro-Québec et l’autoroute Ville-Marie, etc. … à une époque où la population blanche se fichait (ou avait peur) des minorités visibles. :expressionless:

Et mettre une autre barrière physique comme la structure du REM de l’Est sur René-Lévesque ne passe plus dans la communauté chinoise qui ose enfin s’exprimer.

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La seule véritable aberration c’est que ces terrains ont été des stationnement pendant cinquante ans et que la bâtiment patrimonial de l’édifice Robillard fut incendié.
Bien heureux de voir le portail encadré par autre chose que des chars.

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Pas de nouvelle tour dans le Quartier chinois, décide Montréal


PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE | La construction récente de deux édifices de plusieurs étages à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de l’avenue Viger avait soulevé un tollé.

Le comité exécutif de la Ville de Montréal a resserré mercredi la protection patrimoniale du Quartier chinois en réduisant la hauteur de construction permise.

7 décembre 2022 | Publié à 9h42 | PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD & ISABELLE DUCAS | LA PRESSE

La construction récente de deux édifices de plusieurs étages à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de l’avenue Viger avait soulevé un tollé.

« C’est un grand jour pour le Quartier chinois », a affirmé Robert Beaudry, responsable du dossier de l’urbanisme au comité exécutif. « On voulait être rapides, on voulait être prompts parce que l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) et la communauté […] nous ont demandé d’aller de l’avant pour abaisser les hauteurs. »

À la fin du mois d’octobre, l’OCPM a rendu un rapport allant dans le même sens.

Les « deux édifices [de l’intersection Saint-Laurent/Viger] sont en rupture avec leur environnement de par leur taille et leur architecture, indiquait le rapport. En dépassant largement en hauteur le cadre bâti actuel, ils affectent négativement l’expérience des piétons où on devrait plutôt favoriser un environnement urbain à l’échelle humaine. »

En janvier dernier, le ministère de la Culture a annoncé un avis d’intention de classer comme biens patrimoniaux le secteur central du Quartier ainsi que deux bâtiments spécifiques (l’édifice de la British and Canadian School et l’ancienne manufacture S. Davis and Sons).

Cet avis d’intention a eu un effet immédiat pour protéger ces lieux.

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J’avoue. Quand je me promène là c’est le batîment de 7 étages qui me dérange. En dehors de ça tout est à échelle humaine. Et que dire du parc Viger, la verdure luxuriante. Un plaisir.

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La ville est d’une pertinence dans sa réglementation…

Le quartier chinois a été ajouté au répertoire du patrimoine culturel du Québec cette année. C’est donc effectivement très pertinent dans cette optique.

Le contraire serait l’absurdité. Comme passer le bulldozer dans un édifice 3 mois après avoir fait pression pour que ce soit classé historique. On préserverait quoi dans ce scénario? Notre bonne conscience avec un geste complètement vide de sens et d’impact?

La réglementation va juste dans ce sens: l’échelle historique du cœur du quartier est préservé, et les hauteurs sont progressives vers cette échelle qui ne changera pas, parce qu’elle a été déterminée comme une part de notre patrimoine.

Maintenant, à savoir si le Quartier chinois méritait ce classement, ça va d’un avis personnel à tous et chacun. En bout de ligne ça ne change rien au skyline de Montréal. Le plan permet toujours des tours dans le secteur concerné, contrairement à ce que dit le titre de l’article de La Presse, un peu trop laxe. Jusqu’à 200 mètres, en passant par le 65 ou le 120 mètres, là où on pourrait s’attendre à ces tours en bordure du Quartier chinois.

Personnellement je n’ai aucun problème avec les deux nouveaux édifices sur Viger en termes de hauteur. Je préfère voir les corridors autoroutiers bien entourés d’édifices un peu plus hauts (commerciaux idéalement). Mais il faut avouer que tout le reste est une rupture complète avec le Quartier Chinois: architecture, usage, trame commerciale… On aurait pu faire mieux sur certains de ces aspects peu importe la hauteur. Mais c’est certain que raser complètement et reconstruire, les chances que ça ne revienne pas en “Quartier chinois” sont plus élevés, comme on a vu là (du moins sur le terrain précédemment occupé).

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En quoi 3 étages ou 7 étages dérangent l’expérience piétonnière, quand les façades sont collées sur le trottoir ? Personne ne marche en regardant dans les airs… Ce qui impact l’expérience c’est le type d’ouvertures dans une façade, leur retrait de la rue, leur interface avec la rue.

Si on veut réellement protéger le quartier Chinois, faudrait s’attaquer aux problèmes réels et actuels et pas aux hypothétiques.
Le quartier a besoin d’un gros deep clean (façades, ruelles, rues) On a un énorme problème de rats dans le quartier, suffit d’y marcher le soir un lundi, et tu en croise 5… On avait un projet de mettre des toilettes publiques dans la pagode du Parc Sun-Yat-Sen, mais on a canceller, le projet. Maintenant, on se trouve avec des gens qui urinent et défectent dans les ruelles ou dans le coin de la place… par bien mieux pour la préservation de l’endroit.

On a aussi besoin de plus ressources dans le secteur, au 2 extrémités, c’est littéralement effrayant le soir de passé sur de la Gauchetière, à l’ouest on a des dizaines d’itinérants à Guy-Favreau qui s’accaparent l’espace, et à l’est de St-Laurent, on dirait presque un refuge à ciel ouvert. Plusieurs fois j’ai vue des personnes en crise ou étant agressif avec moi. La question ici n’est pas de les chaser, mais clairement de l’encadrement et des ressources sur place. Je n’ai jamais vue aucun touriste ou de familles sur l’esplanade du Palais, même chose autour de la petite fontaine à Guy-Favreau. Si on veut amener de la vie, faut rendre l’endroit accueillant. Car clairement que plusieurs évitent le coin, s’ils savent qu’ils vont se faire crier après non-stop s’ils font juste ‘‘hang-out’’ sur place.

Sur Clark, on a littéralement des façades en ruines, mais aucun plan pour acquérir ces immeubles des propriétaires problématiques. On a beaucoup parler du droit de préemption, mais au centre-ville, surtout dans Chinatown, on aurait des opportunités, mais Sur St-Laurent, ça aura pris qu’une façade s’effondre pour qu’on la rénove. Combien de magnifiques façades en pierres sont cachées derrières de la tôle sur St-Laurent. Rien dans l’interdiction de tour va aider à leur préservation. De plus, il faut que la ville face exception dans sa réglementation sur l’affichage, car probablement que plusieurs enseignes emblématiques et anciennes sont probablement hors norme et interdites.

De plus, AUCUN promoteur va dépenser un prix de fou pour le terrain coin René-Lévesque pour y mettre du low-rise. On préfère quoi ? Un terrain vague seulement occupé l’été ? Entouré de pub le reste de l’année, avec des déchets et des graffitis durant les mois morts ? Si la ville veut en acquérir, une parcelle, qu’elle le fasse, mais d’ici là ce terrain va rester une solution temporaire…

On a protégé les bâtiments anciens, good, mais ce n’est qu’une fraction de la solution, si on veut éviter une dévitalisation.

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Le terrain n’est touchée par aucune modification. Il est toujours à 35m COS max 9.

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Un soir de Septembre vers 23h je voulais un bubble tea et le seul endroit ouvert c’était le Chatime du quartier Chinois justement. Ça faisait vraiment peur. Des gens me criaient après, l’un d’eux est venu frapper ma vitre. Je suis quand même assez grand et comme je suis noir c’est moi qui fait peur aux petites madames la nuit d’habitude :skull::rofl:. Mais là j’étais vraiment effrayé. Faut vraiment faire quelque chose.

Je suis sur que c’est a cause du mission old brewery juste a côté. Le mois dernier j’étais à ce même Chatime et mes amis ont dû se réfugier dans le magasin voisin car une femme criait et poursuivait les gens dans la rue. Cela ferait-il vraiment mal d’avoir comme 2 policiers qui se promènent dans le quartier la nuit, sérieusement?? Pas seulement s’asseoir dans leurs voitures. Je sais que le quartier n’est pas dangereux et que les sans-abri du quartier ne sont pas dangereux, mais le comportement erratique est un problème de qualité de vie. I am the eternal Montréal booster but it doesn’t bother me to talk about this issue because ignoring it is how neighborhoods like Chinatown end up out of business.

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J’avoue que c’est aussi ce qui me préoccupe le plus dans le quartier chinois. Je n’ai aucun problème à règlementer la hauteur des futurs projets mais il me parait plus important de s’occuper de ceux qui sont existants. L’expérience de ce quartier se vie au niveau de la rue.

Il me semble aussi important de s’occuper des terrains vacants et, surtout, de la rue Clark. Il serait assez facile de rénover les bâtiments de cette rue et de la rendre piétonne de René-Lévesque à Viger, tout comme de la Gauchetière l’est, afin de redonner un nouveau souffle au quartier.

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Des démarches pour avoir une SDC dans le quartier chinois. Ça ferait du bien d’avoir ces ressources pour les commerçants, particulièrement une bridage propreté permanente comme on voit ailleurs. Et une SDC pourrait organiser des événements thématiques dans le quartier plus souvent.

Texte intégral

Vers un regroupement pour les commerçants du Quartier chinois

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Contrairement à plusieurs autres secteurs commerciaux, où les entreprises font partie d’une société de développement commercial, il n’existe aucun regroupement pour les commerçants du Quartier chinois.

Rencontrer un à un les 150 commerçants du Quartier chinois de Montréal : voilà la tâche ardue à laquelle se sont employés deux jeunes entrepreneurs le mois dernier, pour convaincre leurs interlocuteurs des avantages qu’ils auraient à se regrouper en association.

Publié à 8h00


Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Contrairement à plusieurs autres secteurs commerciaux, où les entreprises font partie d’une société de développement commercial, il n’existe aucun regroupement pour les commerçants du Quartier chinois.

Cette lacune avait été relevée dans le Plan d’action pour le développement du Quartier chinois, déposé en juin 2021 par la Ville de Montréal. Avec l’aide de l’arrondissement de Ville-Marie, les entrepreneurs Winston Chan et Eva Hu ont donc lancé des démarches pour remédier à cette situation.

Il faut bâtir une relation de confiance avec les commerçants du quartier. C’est pour ça qu’on les a rencontrés un à un, en personne.

Winston Chan, qui a déjà été président du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec

Quant à Eva Hu, elle est présidente du Marché asiatique de Montréal, qui s’est installé au coin des boulevards Saint-Laurent et René-Lévesque au cours des deux derniers étés.

Grâce à ce marché et à la collaboration du Quartier des spectacles, juste à côté, il y a eu une programmation culturelle et de l’animation qui ont permis d’augmenter l’achalandage dans le Quartier chinois au cours de l’été, souligne Winston Chan.

« Les commerçants voient donc l’importance de travailler ensemble pour le développement du quartier, dit-il. On peut obtenir du financement et avoir des projets communs. »

Première réunion

Au début de février, les marchands du secteur sont conviés à une première réunion ayant pour but de mettre en place un nouveau regroupement. Il faudra décider si on veut créer une société de développement commercial, avec des cotisations obligatoires, ou une organisation à but non lucratif, avec adhésion volontaire.

Un tel organisme, quelle que soit sa forme, pourrait mettre en place des programmes en lien avec les préoccupations des commerçants, poursuit Winston Chan en entrevue.

Il cite notamment l’enjeu de la présence de nombreuses personnes itinérantes et de l’éclairage déficient dans le secteur. « Si on avait une société de développement commercial, on pourrait peut-être avoir du financement pour la création de brigades pour travailler avec les itinérants », avance-t-il.

Un tel regroupement serait aussi l’interlocuteur avec les autorités municipales pour des dossiers comme la revitalisation de la rue Clark, ajoute-t-il.

Parmi les autres préoccupations des entrepreneurs chinois, il note la question de la relève familiale pour les commerçants vieillissants. Des programmes pourraient aussi être créés pour aider les marchands aux prises avec cet enjeu.

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La création d’une SDC est une excellente nouvelle pour ce quartier. J’ai l’impression que ca peut rendre les commerçants plus dynamiques et, évidemment, plus organisés. Par contre, il est dommage que la ville doit avoir un interlocuteur afin de revitaliser la rue Clark, par exemple. Il me semble que c’est une évidence que quelque chose doit être fait pour ce bout de rue.

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à l’émission radio Le 15-18

Un bâtiment à valeur patrimoniale du quartier chinois mis en vente

Un immeuble patrimonial non classé à vendre : Jonathan Cha, urbanologue


L’édifice Brunet, construit en 1890 entre le boulevard René-Lévesque et la rue De La Gauchetière, faisait partie d’un ambitieux projet d’élargissement et de reconstruction de l’axe Saint-Laurent à la fin du 19e siècle, motivé par l’intention de lui donner un cadre prestigieux.
PHOTO : Flickr / Steve Minor

Un des plus beaux édifices du secteur « Lower Main » du boulevard Saint-Laurent, en plein cœur du quartier chinois, à Montréal, est en vente au prix de 7,7 millions de dollars. Le hic? Ce bâtiment unique à l’architecture néo-romanesque, inspiré de l’École de Chicago, n’est pas assujetti à la Loi sur le patrimoine culturel du Québec, bien qu’il ait une valeur historique certaine. L’urbanologue Jonathan Cha nous explique la valeur patrimoniale de cet édifice en pierres grises, construit à la fin du 19e siècle par les frères Brunet – issus de la bourgeoisie francophone de l’époque – avec comme objectif de doter Montréal d’un équivalent des Champs-Élysées.

Il a le potentiel d’être classé et on devrait s’y attarder assurément.
— Une citation de Jonathan Cha, urbanologue et expert en patrimoine

L’urbanologue nous explique que le bâtiment est sous-utilisé depuis de nombreuses années et n’a pas subi de rénovations majeures. Il s’agit donc selon lui d’une occasion pour un acheteur de revaloriser ce patrimoine, et qu’il est donc possible de percevoir cette vente comme une belle occasion plutôt que comme un problème.

Une vieille photo publiée par le journaliste René Saint-Louis

La fiche sur Royal Lepage avec des photos de l’intérieur (c’est immense)

L’immeuble est classé « Patrimoine de proximité » par Ville-Marie sur la carte interactive
Fiche du 1083, rue Clark (qui est l’arrière de l’immeuble) http://www1.ville.montreal.qc.ca/CartesInteractives/ville-marie/Fiches_patri/2018/Portrait_1/129.pdf

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Je ne comprend même pas comment ce bâtiment n’est pas classé ou plus protégé qu’il faut…

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Off-topic: heading to the Palais des Congrès tomorrow. Recommendations for good beef brisket noodle for lunch?

Probably Nouilles de Lan Zhou on Saint-Laurent where they hand make the noodle the traditional Chinese way.
But prepare yourself for the line-ups

https://lanzhou.ca/montreal/

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