Projet La Sainte-Catherine - Phase 1

Je pense que ces travaux sont repoussés de plusieurs années. Je ne pense pas qu’on doive s’attendre à de l’action dans ce tronçon avant 2026-2027.

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From the info session slides https://portail-m4s.s3.montreal.ca/pdf/presentation_seance_dinfo_ste-cath_juillet_2023_v_finale2_1.pdf
see slide 12: indeed not stating until 2026

Yeah I wish vehicles wouldn’t pull up onto the sidewalk, there is plenty of space to just pull over. They could put signs up to let people know. Even the police aren’t just standing on the street for some reason:



Agency de mobilité durable should be more strict about this and start ticketing people more in my opinion that don’t park on the street, or at least just knock on their window and let them know

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The sewers covers acts in people minds as trafic lines, so when they park it « make » sense to be on the other side of the « line » so that’s why people are always half on the sidewalks.

Also it does not help that there is a 3 feet gaps between the edge and any mobilier urbain, so it amplified the perception of space for someone that would go half on the sidewalk, when in reality there is enough space in the road to park a car and drive next to it, between both sidewalks

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Good explanation on why cars are stopping on the sidewalk - which is uncomfortable for pedestrians.

What bothers me also is when cars/delivery trucks are parked on both side, thus slowing traffic almost to a stop. Making it illegal to stop on all sides have made them stop on both side - they should have established some rule/convention to park only on 1 side, or make it clear or impossible to park/stop on 1 of the sides.

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Currently it’s not allowed to stop at all on the north side, and not allowed to park on the south side, so drivers then stand and wait on the south side.

I honestly wish they went the Duluth method, alternating sides maybe per block, which then would require cars to drive more slowly

C’est un bon exemple de «quand on veut faire plaisir à tout le monde on fait plaisir à personne».

Ceux qui veulent magasiner à pied sont pris dans un trafic éternel et des trottoirs surchargés, sur une rue qui n’a aucunement les qualités ni le calibre des rues commerciales piétonnes internationales;

Ceux qui veulent magasiner en voiture n’ont pas de stationnement et finissent pas tourner en rond en colère;

Ceux qui veulent simplement passer en voiture sont pris dans un traffic perpétuel.

À chaque fois que j’y vais, je me demande on a fait tout ça pourquoi, pour qui? Personne n’y trouve son compte.

Dans une vraie ville on aurait assumé une réelle transformation urbaine qui aurait fonctionné pour tout le monde.

À refaire dans une dizaine d’année.
(et le pire c’est qu’on est encore en train de construire des phases sur un modèle que tout le monde sait dysfonctionnel, même à la ville)

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On devrait au moins encourager plus d’événements piétons sur la rue, à mon avis. La rue n’a pas de fonction de transit pertinente ou quoi que ce soit, on pourrait voir comment les gens apprécient des journées sans voiture.

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La ville devrait simplement installer des bollards tout le long de la rue.

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I believe in the future Montreal should go all out for Sainte-Catherine. Add retractable bollards that allow delivery vehicles at certain times, and pedestrianize every other time, like many cities in Europe do for their main commercial street. We don’t need through traffic here

@trefle_incarnat wow we said the same thing at the same time

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En fait je pensais à l’installation de bollards tout le long des trottoirs pour empêcher que les autos se stationnent. Mais il serait encore mieux, effectivement, d’installer des bollards rétractables pour laisser passer les livraisons seulement. Je me disais simplement que ce scénario ne se concrétisait jamais.

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Un message a été fusionné à un sujet existant : Projet La Sainte-Catherine - Phase 2

Pourquoi on continue alors. C’est une question que les contrats sont déjà signés ?

La réponse complète est complexe, mais ça se résume par:

Le temps
L’argent
L’orgueil

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Je crois que cette vision extrêmement négative relève davantage d’un regard critique d’expert que de la perception réelle de l’aménagement actuel par les usagers. Il n’est pas exact de dire qu’il y a un trafic perpétuel, ni que personne n’en bénéficie.

L’expérience piétonne est nettement améliorée. Toute personne ayant fréquenté cette artère avant et après les travaux pourra en témoigner, et le contraste entre la partie à l’ouest (ancienne configuration) et à l’est (nouvelle) est assez marqué. Ce n’est pas du tout dans le discours populaire que l’aménagement est un échec.

Toutefois, l’espace a été pensé pour accueillir davantage d’animation et pour une piétonnisation saisonnière. J’attends toujours ce volet, rejoignant ainsi l’opinion exprimée par Vince.




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Vous avez parfaitement raison, mais il y a plusieurs éléments à souligner:

  1. Ce n’est pas parce quelque chose s’améliore que le résultat est automatiquement bon.
    Évidement que c’est mieux qu’avant! C’est indéniable, expert ou pas.
    Mais est-ce que c’est un bon aménagement pour autant? Non.
    On ne doit pas comparer un aménagement à ce qu’il était avant, mais à ce qu’il aurait pu être.

  2. Ce n’est pas parce que quelque chose plaît aux gens que c’est bon.
    Évidement que les gens sont contents! Pour plusieurs raisons très louables.
    Mais un aménagement doit durer 50-75 ans.
    Les gens sont contents aujourd’hui, mais c’est une rue qui va très vite vieillir, prématurément, et être désuète.
    Est-ce que les gens seront contents dans 10 ans? Probablement pas.
    On doit penser un aménagement public pour que les gens l’apprécie sur le très long terme.

  3. Le traffic perpéptuel a été documenté. Je ne sais pas si les documents sont publics, mais ce n’est pas moi qui l’invente. Ce qui a «aidé» la situation, c’est l’incendie du Super sexe et les autre travaux sur Sainte-Catherine et Peel et autres, qui ont réduit le traffic pendant une très longue période.
    Mais c’est un enjeu.

Même chose pour les trottoirs surchargés. Pour marcher régulièrement sur Sainte-Catherine, c’est assez terrible, complètement indigne d’un grand centre-ville.

Après, je suis content si les gens sont contents!
On a cette habitude, à Montréal, de se contenter de peu.
Mais objectivement, comparé à ce qui se fait en terme de rue commercial ailleurs dans le monde, c’est faible, voir problématique.
Et en 2024, on ne devrait pas construire autant de kilomètres de rue problématique.

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Dans mon parcours professionnel, j’ai évolué à la fois dans le milieu académique et pratique. Sans en être un, j’ai côtoyé des architectes, des urbanistes, des ingénieurs et des décideurs. Une constante émerge au sein de ces milieux : chacun porte un regard extrêmement critique sur le travail des autres, tout en adoptant généralement une perspective plus nuancée lorsqu’il s’agit du leur.

Pour simplifier exagérément : les ingénieurs reprochent aux architectes de concevoir des concepts non durables et difficilement entretenables, tandis que les architectes critiquent les ingénieurs pour leur manque d’innovation et leur tendance à réduire leur travail à des calculs et des plans sans âme. Les théoriciens reprochent aux praticiens d’être enfermés dans leurs paradigmes, tandis que ces derniers les accusent d’être déconnectés des réalités et des défis du terrain. Tous s’entendent à un moment donné pour critiquer les décideurs qui, inévitablement, doivent arbitrer et trancher entre les différents aspects d’un projet en tenant compte d’une multitude de facteurs.

Pourtant, au cœur de tout cela, il y a l’usager, qu’il soit individuel ou collectif, que tout le monde semble vouloir prendre par la main comme un enfant en prétendant savoir ce qui est mieux pour lui, alors qu’en réalité il est souvent bien plus autonome et débrouillard qu’on ne le pense.

Ainsi, prédire que dans 10 ans les usagers ne seront pas satisfaits de l’aménagement comme ils le sont aujourd’hui me semble quelque peu présomptueux. L’aménagement actuel suscite de l’adhésion, et il évoluera au même titre que sa communauté.

Rendez-vous dans 10 ans pour en discuter à nouveau. :wink:

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Avec plaisir!

Je trouve votre commentaire intéressant; il s’inscrit parfaitement dans l’ère du temps, où les professionnels sont de plus en plus considérés comme de simples exécutants dont on ne veut surtout pas l’avis.

C’est ce qu’on voit à la ville, à la SQI, un peu partout chez les donneurs d’ouvrage.
On entend de plus en plus souvent que tout est une «question de goût».
Les professionnels sont vus comme l’ennemis, cette nuisance qui va nous contredire et nous contrarier.

J’ai hâte de voir ce que l’avenir nous réservera, le pendule finit toujours par revenir.
Mais disons qu’on s’approche d’un extrême, où chaque citoyen individuellement avec son opinion et son avis du moment a plus de poids et d’attention qu’un groupe de professionnels. On l’a vu à plusieurs reprises ces dernières années. Comme si faire la ville c’était la même chose que refaire sa cuisine.

Pourtant, personne n’aurait le culot de donner à son chirurgien son avis quant à la manière de l’opérer. L’exemple peut paraître bête, déconnecté, mais dans le domaine de l’aménagement, c’est la période dans laquelle nous vivons.

Qu’on soit rendu à dire qu’il est présomptueux pour un professionnel en aménagement de rues de se prononcer sur la manière dont va vieillir une rue (alors qu’on a déjà des signes qui ne trompent pas comme l’usure prématurée du pavé et des ancrages des caniveaux!), c’est une belle preuve que le balancier est à son plus extrême.

Et je ne veux surtout pas vous viser, comme je dis, c’est dans l’ère du temps, c’est la mode partout au Québec. Le professionnel est l’ennemi, qu’il nous laisse gâcher nos villes comme on veut!

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L’autre aspect que je trouve intéressant avec votre commentaire, c’est que toutes les choses que j’aurais changé sur cette rue auraient visé à:

  1. en augmenter sa durabilité par des détails plus durables
  2. en améliorer sa qualité pour les usagers

Encore là, évidement que les gens sont contents, et je suis contents qu’ils soient contents et je suis moi-même content quand je vais sur cette rue, mais je vois mal comment on peut s’opposer à la possibilité, que ça aurait pu être mieux; soit plus durable, et plus agréable.

Je donne juste un exemple:
Le pavé est trop gros.
Un pavé 300x600, ça

  1. va vieillir mal parce que ça craque et se délamine plus facilement dans l’espace public et
  2. donne une échelle moins appropriée pour les piétons.

On privilégie habituellement les 150x300, plus durable et plus à l’échelle d’une rue.

Je ne crois pas que cette «opinion d’un professionnel» aurait gâché l’expérience des usagers;
au contraire, c’est justement pour l’améliorer.

Mais faites un vox pop pour le plaisir, et allez demander aux passants quelle est la taille idéale d’un pavé?

D’ailleurs, notez que cette lacune sera réglée dans la phase 3.
Comme quoi, des fois les opinions professionnelles, ça peut encore servir.

Ce n’est qu’un point sur les 87 lacunes notées dans le rapport sur la Qualité des espaces publics.

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Une fois de plus, je trouve cette réponse un peu exagérée et qui gagnerait à être nuancée, et honnêtement, je ne pense pas que mon commentaire illustre “l’extrême” dont tu fais référence.

Je comprends parfaitement le paradigme dans lequel nous évoluons. Il est indéniable que nous vivons à une époque où l’accent est mis sur l’écoute des besoins des usagers, la co-conception/gestion, la consultation et la concertation, peut-être même de manière excessive parfois (souvent même). Il est vrai que cette nouvelle approche enlève en partie le rôle traditionnellement plus autonome des professionnels.

Cependant, il faut reconnaître que ce changement est également le fruit d’une demande de la population. Et franchement, on ne peut pas nier ses nombreux bénéfices, notamment en ce qui concerne l’appropriation de l’espace public par les citoyens et la transformation des perceptions de l’urbanité. C’est un développement positif qui rééquilibre peut-être une balance qui penchait un peu trop dans l’autre sens jusqu’à maintenant?

La comparaison avec le domaine médical est intéressante, car même ce secteur s’adapte à l’évolution du temps et aux attentes de la population concernant la manière dont les soins sont dispensés. À mon avis, il y a tout à fait de la place pour le professionnel d’évoluer dans ce nouveau contexte, mais seulement si celui-ci ne se pose pas en opposition.

Et comme tout paradigme, celui-ci prendra fin un jour et nous pourrons espérer tirer des enseignements de cette expérience pour aborder le suivant.

Je ne suis tout simplement pas aussi fataliste, et cette discussion avec toi m’a même fait réaliser que je suis plus optimiste que je ne le pensais. :wink:


AJOUT : Je viens de lire en retard le deuxième message. Merci beaucoup pour cet aspect plus technique, que je distingue tout de même des autres évoqués. C’est très intéressant et je tiens à te rassurer, j’ai un sincère respect pour les différents corps professionnels mentionnés précédemment et je n’ai aucune prétention par rapport à celui dans lequel j’évolue. :slight_smile:

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