Port de Montréal – Terminal Contrecoeur

L’agrandissement du port de Montréal grâce à la construction d’un terminal de conteneurs à Contrecœur est l’un des premiers projets désignés comme étant « d’intérêt national » par Ottawa afin d’en accélérer le déploiement. Ce développement inquiète les citoyen·nes des alentours, qui doutent que les répercussions sociales et environnementales du méga-projet aient été pleinement considérées jusqu’à maintenant.

Dans la liste des premiers projets sélectionnés, on retrouve deux mines, un projet de gaz naturel liquéfié, un réacteur nucléaire – et un projet un sol québécois, soit l’expansion du port de Montréal par l’ajout d’un terminal de transbordement de conteneurs à en Montérégie près du site de l’actuel port de Contrecoeur.

Ce dernier a déjà fait l’objet d’une évaluation environnementale du gouvernement fédéral, qui a donné son aval et offert du financement, mais le projet est toujours en attente de permis pour certaines phases de sa construction.

La nouvelle loi permettrait au gouvernement de finalement donner au projet tous les permis dont il a besoin pour aller de l’avant, sans pour autant que les promoteurs aient rempli les exigences pour les recevoir.

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L’Administration portuaire de Montréal est sur le point de lancer le plus gros chantier industriel des dernières décennies au Québec : le mégaprojet portuaire de Contrecœur. Ce nouveau terminal maritime sur le Saint-Laurent sera implanté dans un secteur où on trouve des milieux naturels fragiles. Le Devoir a navigué sur le fleuve pour aller voir le site.

Vu du fleuve, le terrain du futur mégaprojet portuaire de Contrecœur n’a rien d’un site industriel. La rive du Saint-Laurent est surtout occupée par de grands arbres qui font partie des zones boisées qu’on retrouve dans le secteur. On aperçoit aussi des zones de plages qui donnent accès à l’eau, où on peut observer et entendre plusieurs espèces d’oiseaux, en raison de la relative quiétude des lieux. Des hérons et des grandes aigrettes s’y déplacent d’ailleurs en eaux peu profondes à la recherche de poissons.

Une portion de la rive est aussi composée de pentes sablonneuses où on distingue des dizaines de nids d’hirondelles de rivage. La population de cet oiseau protégé par la Loi sur les espèces en péril a chuté de 99 % au Canada au cours des dernières décennies, en raison notamment de la destruction de son habitat.

Ajout : microvidéo du Devoir

Le mégaprojet portuaire de Contrecœur, c’est quoi ?

«Tout va être rasé pour faire place au port de Contrecœur.» On vous explique. :point_right: «Le Devoir» est allé voir le site qui sera bétonné pour construire le mégaprojet portuaire sur le Saint-Laurent. | Le Devoir

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Même si l’Administration portuaire de Montréal (APM) avait annoncé en juillet son intention de débuter les travaux du nouveau port de Contrecœur « dès le 29 septembre », elle a refusé lundi de dire si elle a lancé la construction de ce projet qui a reçu des centaines de millions de dollars de financement public. Le gouvernement fédéral tient par ailleurs présentement une « consultation publique » sur des « changements » au projet annoncés l’été dernier.

Par la voie d’un communiqué de presse publié le 29 juillet, l’APM avait annoncé son « intention » de commencer « les travaux préparatoires liés à l’expansion du Port de Montréal à Contrecœur dès le 29 septembre 2025, sous réserve de l’obtention des autorisations finales requises ».

Lundi, l’APM a toutefois refusé de préciser au Devoir si les travaux ont débuté sur le site. « La mise à jour sur le début des travaux » se fera lors d’une conférence de presse mercredi, a-t-on indiqué par courriel, sans préciser le lieu de cette « rencontre ».

Les travaux préparatoires du projet d’expansion du port de Montréal à Contrecœur débuteront « au cours des prochaines semaines », soit après la date initialement prévue, le 29 septembre. L’Administration portuaire de Montréal (APM) attend toujours divers permis environnementaux pour commencer les travaux en bonne et due forme dans l’eau et sur terre.

Dans un point de presse détaillant la situation, mercredi, les représentants de l’APM ont notamment dit avoir bon espoir d’obtenir l’autorisation de détruire une partie de l’habitat du chevalier cuivré, une espèce de poisson au seuil de l’extinction et endémique au Québec.

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The Port of Montreal’s Contrecoeur expansion: an economic muscle and a ‘dangerous game’

One of five ‘nation-building’ mega-projects being prioritized by the federal government, the Contrecoeur port terminal is expected to generate significant economic benefits. Some argue it will also come at a significant cost — and they’re not just talking about its $2.3-billion price tag.

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Une première phase à 610 millions

Toujours en attente d’une autorisation essentielle à son expansion, le port de Montréal octroie un contrat de 609 millions à un consortium formé de Pomerleau et Aecon pour la première phase des travaux de son terminal de conteneurs à Contrecœur.

Confirmée jeudi, l’entente concerne la partie « en eau » du projet, comme la construction des quais, ainsi que les travaux préparatoires – installations de clôtures, aménagement de routes d’accès et coupe d’arbres – qui doivent commencer le 27 octobre prochain.

« Nous passons de la planification à l’action », affirme la présidente-directrice générale de l’Administration portuaire de Montréal (APM), Julie Gascon, dans un communiqué.

En ce qui a trait aux travaux « en eau », les premiers coups de pelle sont prévus en juillet prochain. Le consortium Constructeurs terminal de Contrecœur grand projet est formé par le géant québécois de la construction Pomerleau (60 %) ainsi que la firme d’ingénierie torontoise Aecon (40 %).

Le terminal de Contrecœur, qui doit en principe entrer en service en 2030, doit pouvoir manutentionner annuellement 1,15 million de conteneurs « équivalents vingt pieds » (EVP).

Actuellement, le port de Montréal peut accueillir jusqu’à 2 millions de boîtes métalliques, mais affirme être à quelques années d’atteindre sa capacité maximale.

Jusqu’à présent, Québec et Ottawa ont déjà accepté d’allonger chacun 150 millions tandis que la Banque de l’infrastructure du Canada doit prêter 300 millions. Le reste du montage financier, soit 1,7 milliard, reste inconnu.

On ignore la somme que DP World – un partenaire de La Caisse, le bas de laine des Québécois – mettra sur la table à titre d’exploitant des installations, ce que l’APM devra débourser et si d’autres investisseurs monteront à bord.

L’APM est toujours en attente d’une autorisation essentielle au projet. Sa demande de permis a été jugée complète par Pêches et Océans Canada, qui doit maintenant trancher. Le port a besoin du feu vert du fédéral pour empiéter sur l’habitat essentiel du chevalier cuivré, un poisson menacé de disparition.

https://www.lapresse.ca/affaires/2025-10-09/futur-terminal-de-contrecoeur/une-premiere-phase-a-610-millions.php

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Le projet de construction du Port de Montréal à Contrecoeur obtient l’autorisation controversée d’intervenir dans la zone du chevalier cuivré, une espèce de poissons menacée qu’on trouve exclusivement au Québec.

Mardi, l’Administration portuaire de Montréal (APM) a annoncé avoir obtenu du ministère Pêches et Océans Canada (MPO) le permis autorisant la mise en œuvre du plan de compensation pour les herbiers d’alimentation du chevalier cuivré.

Le permis « a été élaboré en conformité avec la Déclaration de décision et en consultation avec Pêches et Océans Canada, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et les Premières Nations », indique l’administration portuaire, dans un communiqué de presse.

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Des manifestants dénoncent l’agrandissement du port de Montréal à Contrecœur

Malgré un vent froid, des dizaines de manifestants se sont rassemblés dimanche matin au quai de Contrecœur, en Montérégie, pour dénoncer à nouveau le projet d’agrandissement du port de Montréal.

«Augmenter le trafic maritime c’est augmenter l’érosion des berges du Saint-Laurent, qui est critique dans le corridor entre Sorel et Montréal», a prononcé devant le fleuve Hélène Reeves, la porte-parole du mouvement Vigie Citoyenne Port de Contrecœur, qui organisait la manifestation. La foule attentive brandissait des pancartes et des banderoles.

Sous le nom de C-NON, le rassemblement visait principalement à dénoncer l’utilisation de la loi C-5 par le gouvernement Carney, qui permet de contourner les lois de protection de la nature en incluant le port de Contrecœur à la liste des projets «d’intérêt national».

Indignation des citoyens

Sur place, les citoyens rencontrés ne cachaient pas leur indignation.

«Je dénonce le manque de vision. C’est un projet des années 1970 qu’on développe comme si on n’avait pas d’avis scientifique. On est à l’écoute de l’industrie et non des scientifiques», exprime Andrée Chartier, qui habite Contrecœur depuis 45 ans.

Elle fait partie des fondateurs du groupe Vigie qui a été mis sur pied lorsqu’elle et des citoyens ont constaté le manque d’information sur le projet du port de Contrecœur.

De son côté, Kathleen Couture, de Verchères, habite à moins d’un kilomètre du site prévu pour le terminal. Elle craint les impacts du chantier sur l’environnement, mais aussi sur la santé et la qualité de vie.

«On n’a aucune information claire», dénonce celle qui dit manifester pour sa famille, ses voisins et les générations futures.

La cheffe de Climat Québec, Martine Ouellet, était présente pour dénoncer les impacts climatiques de ce projet, qui a été adopté de manière «anti-démocratique», selon elle.

Mme Reeves se questionne aussi sur la nécessité de ce projet d’expansion. «Le port de Montréal a encore de la capacité et ça n’a pas tellement de bon sens de dire qu’on va dépenser 2,3 milliards de dollars pour 1 à 3 bateaux par semaine», se désole-t-elle.

Compagnie controversée

Ce projet suscite la grogne chez les écologistes depuis son annonce. Le mois dernier, on apprenait que le Port de Montréal attribuait son mandat de construction et d’exploitation du terminal de Contrecœur à DP World, une société basée aux Émirats arabes unis.

«Le plus insensé dans ce projet-là, c’est de privatiser la gestion du port à une compagnie de Dubaï», dénonce Mme Ouellet.

En 2006, le Congrès des États-Unis a interdit à cette compagnie de gérer l’exploitation de 21 ports du pays, invoquant des raisons de sécurité nationale.

«Le port c’est un actif de sécurité, alors c’est assez fou de voir qu’ici on laisse rentrer une compagnie qui, pour des raisons de sécurité, a été bannie de 21 ports américains», souligne l’ancienne ministre des Ressources naturelles.

Le futur terminal de Contrecœur, dont le coût est estimé à 1,6 milliard de dollars, devrait permettre d’accroître de 60% la capacité du port de Montréal. La Banque de l’infrastructure du Canada prévoit y investir 300 millions de dollars, tandis que le gouvernement du Québec y consacrera 130 millions.

https://www.journaldemontreal.com/2025/10/26/des-manifestants-denoncent-lagrandissement-du-port-de-montreal-a-contrecoeur

Plus d’une soixantaine de personnes ont répondu dimanche à l’appel de Vigie citoyenne port de Contrecœur pour protester contre le projet d’agrandissement portuaire dans cette municipalité de la Montérégie située à une cinquantaine de kilomètres de Montréal.

C’est un non-sens de faire un port aussi important que celui de Contrecœur avant même de savoir si c’est possible que le fleuve Saint-Laurent supporte cette infrastructure et le trafic maritime accru que cela va générer, déclare Hélène Reeves, organisatrice de cette vigie.

On demande un moratoire sur ce projet-là, a-t-elle ajouté à l’adresse du premier ministre Mark Carney, qui veut au contraire accélérer la réalisation des projets d’intérêt national, dont le port de Contrecœur fait partie.

Les opposants affirment que ce projet portuaire ne fera qu’accroître la dépendance économique du Canada envers des pays étrangers tout en ne protégeant pas l’environnement, ce qu’il est tenu de faire. L’Agence d’évaluation d’impact du Canada, un organisme qui relève du ministère fédéral de l’Environnement, effectue actuellement des études sur l’état de santé du fleuve Saint-Laurent. Le processus est toujours en cours.

Ils dénoncent aussi la vision du premier ministre François Legault, qui a récemment déclaré que le fleuve Saint-Laurent est une autoroute qui nous permet de déplacer les marchandises par bateau en émettant moins de gaz à effet de serre par tonne transportée que n’importe quel autre moyen de transport.

L’Administration portuaire de Montréal (APM) détruira des portions de l’habitat essentiel protégé du chevalier cuivré pour compenser d’autres destructions de l’habitat essentiel de l’espèce prévues avec le mégaprojet portuaire de Contrecœur, a appris Le Devoir. L’autorisation accordée par le gouvernement fédéral contourne les règles environnementales, dont la Loi sur les espèces en péril, affirme la Société pour la nature et les parcs du Québec.

Dans le cadre du projet de port industriel, l’APM prévoit de détruire des habitats essentiels protégés de cette espèce endémique au Québec qui est classée « en voie de disparition ». Avant de pouvoir aller de l’avant, les promoteurs doivent toutefois obtenir un « permis » en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Les démarches sont en cours depuis quelques années et ils ne l’ont toujours pas obtenu.

L’APM a cependant développé un projet d’« aménagements compensatoires » censé permettre de recréer de l’habitat propice à ce poisson. Elle espère ainsi obtenir le permis qui lui permettra de lancer les opérations de dragage du fleuve Saint-Laurent nécessaires à la construction du nouveau port de transbordement de conteneurs.

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Les travaux commencent dans l’habitat du chevalier cuivré au Port de Contrecœur
Ottawa a autorisé un projet de « compensation » qui détruira des portions de l’habitat de cette espèce menacée.

L’Administration portuaire de Montréal (APM) a commencé les travaux pour le projet de « compensation » des destructions prévues d’habitats protégés du chevalier cuivré pour le futur port de Contrecœur. Ce projet compensatoire détruira lui-même des milieux naturels essentiels pour l’espèce. Le Comité permanent de l’environnement du Parlement canadien a toutefois rejeté lundi une motion bloquiste qui demandait de stopper les travaux, le temps de relancer la consultation publique.

Selon les promoteurs, il sera possible d’aménager derrière les nouvelles structures de roches des habitats propices au chevalier cuivré, une espèce « en voie de disparition » qui existe uniquement au Québec. Même si un tel aménagement n’a jamais été tenté auparavant, l’APM assure que la mesure sera efficace et qu’elle fera l’objet de suivis sur plusieurs années.

(https://archive.ph/Ok8Lt)

Est-ce que l’APM est plus fiable qu’ADM au niveau environnemental?

Un feu vert fédéral, en attendant la contestation

Le Port de Montréal a finalement obtenu le feu vert fédéral pour réaliser son expansion à Contrecœur – qui empiétera sur l’habitat naturel d’une espèce menacée. Reste à voir s’il virera au rouge étant donné qu’un groupe environnemental compte saisir les tribunaux pour faire casser la décision.

Pour construire son nouveau terminal de conteneurs qui lui permettra d’accroître sa capacité annuelle de 60 %, l’Administration portuaire de Montréal (APM) devra empiéter sur l’habitat essentiel du chevalier cuivré – un poisson menacé de disparition – dans le fleuve Saint-Laurent.

Après plusieurs années de démarches, l’agence fédérale a vu Pêches et Océans lui accorder une autorisation après avoir jugé que les mesures de compensations proposées semblaient suffisantes.

« Le ministère est d’avis que le projet […] n’est pas susceptible de mettre en péril la survie ou le rétablissement du chevalier cuivré », souligne la décision fédérale, diffusée jeudi.

Concrètement, les nombreuses mesures d’atténuation proposées par l’APM concernent par exemple la méthode de dragage (excavation sous l’eau), le séquençage des travaux et les équipements utilisés.

Le nouveau terminal, qui pourrait coûter jusqu’à 2,3 milliards de dollars, doit en principe entrer en service en 2030. Il permettra de manutentionner annuellement 1,15 million de conteneurs « équivalents vingt pieds » (EVP). Actuellement, le Port de Montréal peut accueillir jusqu’à 2 millions de conteneurs, mais affirme être à quelques années de sa capacité maximale.

De janvier à novembre 2025, quelque 1,4 million de boîtes métalliques avaient été manipulées sur les quais montréalais, en hausse de 5,6 % par rapport à la même période de l’année précédente.

Affrontement judiciaire

Une bataille juridique est cependant à prévoir.

La Société pour la nature et les parcs, section Québec (SNAP Québec) ne s’en cache pas : elle compte se tourner vers la Cour fédérale – sans toutefois préciser d’échéancier pour l’instant.

https://www.lapresse.ca/affaires/2026-01-08/expansion-du-port-de-montreal/un-feu-vert-federal-en-attendant-la-contestation.php

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Est-ce que les grues seront automatisés? J’assume que non vu le pouvoir syndical…

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Dans le Devoir, texte d’Alexandre Shields

Le gouvernement fédéral vient d’autoriser l’Administration portuaire de Montréal (APM) à détruire en partie l’« habitat essentiel » légalement protégé du chevalier cuivré, une espèce de poisson au seuil de l’extinction et qui existe uniquement au Québec. Cette décision d’Ottawa en faveur de la construction du mégaprojet de port de Contrecœur sera contestée devant les tribunaux.

Après des années de démarches auprès de Pêches et Océans Canada, les promoteurs du port de transbordement de conteneurs ont obtenu du ministère fédéral le « permis » qui leur permettra de détruire une portion de l’habitat du chevalier cuivré. Cet habitat considéré comme « essentiel » à la survie et au rétablissement de l’espèce est pourtant protégé en vertu de la Loi canadienne sur les espèces en péril.

Selon ce que précise le document mis en ligne, Pêches et Océans Canada considère que le fait de draguer le lit du fleuve Saint-Laurent sur une superficie de 156 000 m² (environ 20 terrains de soccer) pour construire le quai du futur port ne touchera l’espèce que de façon « incidente ».

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Le port industriel en construction dans des milieux naturels de Contrecœur risque de devenir un « fardeau financier pour les contribuables », selon les conclusions d’une étude rendue publique mardi par la Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec). L’Administration portuaire de Montréal (APM) réplique que les infrastructures seront essentielles pour répondre à la « croissance » des marchés.

« Le projet d’agrandissement du Port de Montréal à Contrecœur repose sur des projections irréalistes d’augmentation du flux de conteneurs dans le fleuve Saint- Laurent, projections démenties par les données sur le trafic réel de marchandise », résume Éric Pineault, professeur au département de sociologie et à l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM et coauteur de l’étude.

Le document souligne aussi que le projet, déjà en construction, entrera en activité dans un contexte où « le trafic maritime évolue vers une flotte de bateaux trop gros pour naviguer jusqu’à Contrecœur » et où les répercussions de la crise climatique auront un impact négatif de plus en plus important sur le niveau du fleuve Saint-Laurent.

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Texte de la Presse canadienne dans le Devoir

Le Port de Montréal plaide l’urgence du projet à Contrecœur, malgré la baisse des volumes

Bien que le nombre de conteneurs manutentionnés au Port de Montréal n’ait pas retrouvé les sommets d’avant la pandémie, le projet de port à Contrecœur, en Montérégie, est nécessaire pour répondre à la demande future, a plaidé la présidente-directrice générale de l’Administration portuaire de Montréal (APM), Julie Gascon, vendredi.

Il en faudrait de peu pour que le Port de Montréal dépasse sa capacité, a défendu Mme Gascon en mêlée de presse, vendredi, en marge de son discours devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

« Si seulement 6 % des exportations canadiennes prennent un autre chemin que les États-Unis, le port de Montréal devient plein », a-t-elle prévenu.

Le Canada tente de diversifier ses partenaires d’exportations. Dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis, le projet serait encore plus nécessaire, a fait valoir l’APM.

L’APM a présenté ses résultats préliminaires pour l’année 2025 aux gens d’affaires venus l’écouter. Le Port de Montréal a manutentionné 34,3 millions de tonnes de marchandises en 2025.

Si on exclut l’année 2021, période de perturbations de la chaîne d’approvisionnement mondiale, ce volume est le plus bas en une décennie. L’année a été marquée par des sécheresses qui ont affecté le vrac solide et par les tensions commerciales.
[…]

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Rien ne prouve qu’il est possible de compenser la destruction de l’habitat essentiel protégé du chevalier cuivré, affirment des scientifiques du gouvernement du Québec. C’est pourtant ce que soutient Ottawa dans l’autorisation accordée pour la construction du nouveau port industriel de Contrecœur. La légalité de cette décision est maintenant contestée dans une action en justice qui vient d’être déposée en Cour fédérale.

Partisan et bailleur de fonds du mégaprojet portuaire de Contrecœur, le gouvernement fédéral a autorisé récemment l’Administration portuaire de Montréal (APM) à détruire une partie de l’« habitat essentiel » à la survie du chevalier cuivré, un poisson qui existe uniquement au Québec et qui est au seuil de l’extinction.

Ces milieux naturels du fleuve Saint-Laurent qui disparaîtront pour construire le quai du port de conteneurs sont protégés en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP), qui interdit normalement ces destructions.

Dans ce contexte, Ottawa justifie son autorisation en s’appuyant sur un projet d’« aménagements compensatoires » approuvé l’automne dernier par Pêches et Océans Canada (MPO). L’APM construira notamment 600 mètres de digues de roche dans le fleuve afin de permettre la création d’herbiers dans un secteur « actuellement très réfractaire à l’implantation » de ce genre d’écosystème en raison du trafic commercial.

[…]

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Quelqu’un sait si dans les plans d’expansion on parle d’un rehaussement de sa connectivité au rail?

Actuellement si je me trompe pas il y juste une voie de CN.

Le plus gros problème que je peux voir, c’est la distance entre le port existant, et ce nouveau port. Pour le transbordement, c’est un véritable problème logistique. Ça ferait plus de sens dans un contexte où on spécialise les deux ports, un pour les matières en vrac, et l’autre pour les conteneurs. Internationalement, ce qu’on voit depuis plus d’une décennie, c’est la consolidation des installations portuaires, la créations de méga ports, et la requalification des anciens ports en un mix de nouveaux lotissements et de parc.

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