Port de Montréal – Terminal Contrecoeur

AGRANDISSEMENT DU PORT DE MONTRÉAL : NOUVEAU TERMINAL À CONTRECOEUR

Une capacité d’1,15 million de conteneurs et des retombées économiques majeures : un grand projet d’avenir pour le Port de Montréal !


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Cinq consortiums répondent à l’appel de qualification pour la conception et la construction d’une nouvelle infrastructure stratégique d’intérêt national

Montréal, le 6 novembre 2020 — À l’occasion de l’appel de qualification pour la conception et la construction d’un nouveau terminal à conteneurs à Contrecœur, l’Administration portuaire de Montréal (APM) a reçu, en date du 30 octobre, des dossiers de candidature de la part de cinq répondants. Ces consortiums ont fait part de leur intention d’être qualifiés pour la prochaine étape du processus d’approvisionnement initié par l’APM. Chacun des dossiers de candidature fera l’objet d’une évaluation approfondie, sur la base de critères techniques et financiers, et un maximum de trois répondants seront retenus afin de participer à l’appel de propositions qui, sous réserve de l’obtention des autorisations et permis requis, débutera en 2021.

L’appel de qualification représente la première étape d’un processus d’approvisionnement compétitif pour ce projet d’infrastructure d’intérêt national, dont la valeur est évaluée entre 750 M$ et 950 M$. Tout en respectant l’évaluation environnementale en cours, l’appel de qualification est une étape charnière qui permettra, prochainement, d’aller rapidement de l’avant avec la conception et la construction d’un nouveau terminal à conteneurs capable de répondre à la demande croissante pour le transport de marchandises conteneurisées.

« Le projet de terminal à conteneurs à Contrecœur est le plus grand projet d’expansion de l’histoire du Port de Montréal et augmentera, à terme, sa capacité de manutention de conteneurs de 50 %. Au cours des prochains mois, nous progresserons vers cet objectif avec l’évaluation des dossiers de réponse à l’appel de qualification et l’annonce des soumissionnaires retenus, qui sera suivie de l’appel de propositions auprès de ces soumissionnaires. Le Port de Montréal et ses partenaires privés impliqués dans le projet d’expansion à Contrecœur ont très hâte de commencer les travaux avec le consortium qui remportera l’appel de propositions afin de réaliser ce projet, qui renforcera le rôle essentiel du Port comme plaque tournante du commerce international pour l’est du Canada », a déclaré Paul Bird, vice-président, Contrecœur.

À propos de l’expansion du Port de Montréal à Contrecœur

Située en zone industrielle, la réserve foncière de Contrecœur, acquise par l’Administration portuaire de Montréal il y a plus de 30 ans, a fait l’objet d’une planification rigoureuse et concertée afin de soutenir le développement de la chaîne logistique du Québec et de l’est du Canada. D’ici 2024, avec l’appui de la Banque de l’infrastructure du Canada et de partenaires privés, le Port de Montréal entend y aménager un nouveau terminal à conteneurs à la fine pointe de la technologie en prévision de la manutention de 1,15 million de conteneurs (EVP), à terme. Avantageusement située au cœur du principal bassin de consommateurs, d’importateurs et d’exportateurs du Québec et de l’est du Canada, proche des grands axes ferroviaires et autoroutiers, l’expansion du Port de Montréal à Contrecœur permettra de consolider les forces d’ici pour répondre efficacement aux besoins de demain. Ce projet renforcera, au cœur de la vallée du Saint-Laurent, notre ensemble logistique d’envergure mondiale.

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Le Terminal Contrecoeur n’aura pas d’effets négatifs importants, conclut l’AEIC

Les mesures d’atténuation proposées sont suffisantes, estime l’agence fédérale.

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À terme, 1,15 million de conteneurs transiteront par Contrecoeur.

Jérôme Labbé (accéder à la page de l’auteur)

Jérôme Labbé

19 h 50 | Mis à jour à 21 h 19

Plus rien ne semble arrêter l’expansion du port de Montréal sur la Rive-Sud.

Dans la version provisoire de son rapport d’évaluation environnementale, l’agence fédérale chargée d’examiner le projet conclut que le futur terminal à conteneurs de Contrecoeur n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs importants. Les mesures d’atténuation proposées sont suffisantes, estime-t-elle.

L’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) conclut également que le projet, combiné aux projets passés, présents et raisonnablement prévisibles, n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux cumulatifs sur les milieux humides, le chevalier cuivré et la rainette faux-grillon de l’ouest.

Elle note en outre la faible contribution des activités du futur terminal portuaire aux émissions de gaz à effet de serre du Québec et du Canada, et ce, même si 1200 camions supplémentaires transiteront chaque jour par Contrecoeur pour prendre possession des conteneurs.

L’Administration portuaire se réjouit

La version préliminaire du rapport(Nouvelle fenêtre) a été rendue publique mercredi. Elle fait 340 pages.

Le Terminal Contrecoeur franchit un nouveau jalon, a aussitôt réagi l’Administration portuaire de Montréal (APM), qui a renouvelé son engagement à travailler étroitement avec les parties impliquées afin d’avoir un impact minimal sur les écosystèmes humain, aquatique et terrestre.

À l’inverse, la section québécoise de la Société pour la nature et les parcs (SNAP) du Canada qualifie le rapport de l’AEICAgence d’évaluation d’impact du Canada de complaisant, estimant qu’il minimise l’impact [du projet] sur les espèces en péril.

Elle rappelle qu’en vertu de la Loi sur les espèces en péril, Pêches et Océans Canada aurait déjà dû interdire la destruction de l’habitat essentiel du chevalier cuivré depuis… 95 mois, soit près de huit ans.

C’est un délai déraisonnable, inacceptable, et qui laisse croire que le projet d’expansion du port de Montréal serait venu interférer avec l’application normale de la Loi, estime son directeur général, le biologiste Alain Branchaud.

Le public et les groupes autochtones sont maintenant invités à transmettre leurs commentaires à l’agence. Ceux-ci seront relayés dans la version finale du rapport, qui sera remis au ministre fédéral de l’Environnement et du Changement climatique, Jonathan Wilkinson.
Les conditions énoncées par ce dernier seront exécutoires pour le promoteur, précise l’AEICAgence d’évaluation d’impact du Canada dans son rapport.

Un projet de longue haleine

Contrecoeur a été choisie dans les années 1980 pour accueillir les conteneurs du port de Montréal le jour où il manquerait de place.

Au fil des ans, 468 hectares de terrains ont été acquis, soit presque 10 fois la superficie du Parc olympique de Montréal. Ces terrains ont été loués à des cultivateurs en attendant.

Plus récemment, l’implication de la Banque de l’infrastructure du Canada a donné de l’élan au projet, qui sera réalisé en partenariat public-privé.

La Banque a promis d’investir jusqu’à 300 millions de dollars. La différence sera financée par l’Administration portuaire de Montréal, qui a augmenté sa limite d’emprunts, et par les futurs exploitants du terminal, qui devrait coûter entre 750 millions et 950 millions de dollars.

Le port de Montréal possède déjà 19 terminaux, dont un à Contrecoeur. Depuis les années 1950, on y décharge du vrac solide, pour alimenter, entre autres, l’industrie sidérurgique.

Le terminal à conteneurs qui s’ajoutera pourra accueillir deux cargos à la fois. Il sera aménagé à un kilomètre en amont du terminal de vrac, à la limite de Verchères.

L’appel de qualification a été lancé cet été. Depuis, le vice-président du projet Contrecoeur pour l’ADMAdministration portuaire de Montréal, Ryan Dermody, a quitté ses fonctions. Il a été remplacé par son directeur principal, Paul Bird.

Trois années seront nécessaires à la construction du futur terminal, qui devrait normalement entrer en service en 2024.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1750758/expansion-port-montreal-rapport-agence-evaluation-impact-canada

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Québec investit 55 millions dans le port de Contrecœur | La Presse

J’étais dans le coin, ça à l’air de ça en ce moment:

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C’est rare qu’on a des photos de ce coin, merci!

Port de Contrecoeur : la prospérité pour les uns, un outrage pour les autres

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Les installations contrecoeuroises du port de Montréal prendront beaucoup d’expansion au cours des prochaines années. | PHOTO : RADIO-CANADA / BENOÎT CHAPDELAINE

Radio-Canada | Benoît Chapdelaine | Publié à 4 h 03

La décision d’Ottawa d’autoriser la construction d’un terminal de conteneurs à Contrecoeur est généralement bien accueillie dans la petite municipalité montérégienne. Plusieurs citoyens craignent toutefois l’impact sur la circulation et l’environnement.

Cette année nous allons faire une plage urbaine pour redonner le fleuve à la population, ce qui est très important pour notre communauté…

La mairesse de Contrecoeur, Maud Allaire, dresse la liste des travaux prévus dans sa ville pour améliorer la qualité de vie et l’environnement. Il y a eu aussi la décision de protéger un boisé dans un secteur commercial pour ne pas créer trop d’îlots de chaleur et pour que la population des environs ne subisse pas de désagréments de lumières, d’odeurs ou de sons.

Pour elle, l’arrivée prochaine d’un terminal de conteneurs avec des milliers de camions sur les routes est certainement une bonne nouvelle, même si les groupes écologistes la perçoivent autrement.

Je fais confiance aux scientifiques, aux experts de l’Agence canadienne environnementale. Ce sont des gens très qualifiés qui ont fait l’étude, souligne-t-elle. Il y a quand même plus de 330 mesures que le port devra mettre en oeuvre!

C’est sûr que dans tout projet majeur, il y a toujours des ajustements à faire, mais en même temps il faut donner un essor économique a la population, aux gens qui veulent des emplois de qualité, pour eux aussi élever une famille et amener leurs enfants à l’université ou dans tout autre rêve ou projet.

Maud Allaire, mairesse de Contrecoeur

Le projet d’expansion du port, dans les cartons depuis les années 1980, a accéléré le développement de Contrecoeur. La mairesse présente d’ailleurs fièrement le chantier où une dizaine de commerçants vont s’établir dans les prochains mois.

On va avoir notre première succursale de la SAQSociété des alcools du Québec, se réjouit-elle. Avant, elle était à l’intérieur d’un IGA, un petit, mais là on va avoir 600 produits. On va avoir un Dollarama, un restaurant à déjeuner, une animalerie… C’est beaucoup de beaux projets qui arrivent.

De 5600 personnes en 2006, la population de Contrecoeur s’approche maintenant de 10 000, une croissance fulgurante en 15 ans.

Il nous reste seulement 200 permis de construction pour les gens qui veulent venir vivre ici. Si on regarde le marché immobilier, des gens me disent qu’ils n’ont pas le temps que [leur maison] soit affichée en ligne que, déjà, ils vendent.

Mme Allaire prenant la pose devant un chantier de construction, en hiver.
La mairesse de Contrecoeur, Maud Allaire. | PHOTO : RADIO-CANADA / BENOÎT CHAPDELAINE

Sur la rue, les gens sont généralement favorables au projet, mais parfois avec une certaine réserve.

Nous, ça ne fait pas longtemps qu’on habite ici, dit une jeune mère. Je travaille à Montréal et, honnêtement, je suis vraiment enthousiaste que ce soit un peu plus sur la map [sic] ici.

Ça va faire augmenter la valeur des terrains, résume une autre citoyenne. La plupart des gens sont contents pour ça. Leurs maisons valent plus. Il va y avoir plus de commerces qui s’installent. Mais pour l’environnement, je m’inquiète un peu : le nombre de camions, tout ça…

On a la chance que ce soit assez loin des résidences, dit un homme plus âgé. J’espère que ça va être du bon côté. On est supposé ouvrir un aménagement pour les camions du côté de Verchères, vis-à-vis des terres agricoles plus que du côté des industries, alors ça devrait être bon.

Comme sur le Titanic

On est comme sur le Titanic : on a une vigie, on voit l’iceberg en avant de nous, on [essaie de] changer de direction, sachant très bien que ça ne va pas changer grand-chose, mais comme citoyens on ne peut pas faire autrement.

Debout devant des terrains en bordure du fleuve, Claude Dansereau, du groupe Vigie citoyenne Contrecoeur, tente depuis des années de bloquer le projet d’expansion du port de Montréal.

Ils veulent excaver 750 000 mètres cubes dans des plages où l’on allait se baigner dans les années 1970, où l’on regardait les bateaux passer le dimanche après-midi, déplore-t-il.

Les bateaux qui le divertissaient il y a 50 ans menacent maintenant le paysage. Car M. Dansereau ne se bat pas seulement pour protéger le chevalier cuivré, un poisson en voie de disparition qui a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années.

Les îles de Contrecoeur, c’est une réserve nationale faunique […] où il y a un problème sérieux d’érosion. Ça ne s’améliorera pas avec l’arrivée de huit à neuf navires de plus par semaine.

Claude Dansereau, Vigie citoyenne Contrecoeur

Transports Canada veulent faire une étude pour voir comment l’érosion pourrait être affectée par le transport, [mais] on n’a toujours pas de nouvelles de ça, poursuit-il. Et en plus, l’érosion ne faisait pas partie de l’étude d’impact de l’Agence d’évaluation.


Claude Dansereau, du groupe Vigie citoyenne Contrecoeur, là où des ouvriers s’activeront dans les prochains mois. | PHOTO : RADIO-CANADA / BENOÎT CHAPDELAINE

Claude Dansereau reconnaît que le ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, a fixé au port 330 conditions à respecter pour mener à bien son projet. Mais pour faire respecter ça, ça prendrait une armée de biologistes, remarque-t-il. Est-ce qu’ils vont embaucher une armée de biologistes?

Il est minuit moins une, dit-il. Après tout, le projet de terminal de conteneurs doit être complété en 2024.

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