Port de Montréal – Terminal Contrecoeur

Dans la Presse

Expansion à Contrecœur | Le Port de Montréal prêt à s’endetter à un niveau inédit

Le Port de Montréal se prépare à s’endetter à un niveau inédit pour financer son expansion à Contrecœur – jugée prioritaire par Québec et Ottawa –, même si plusieurs questions au sujet de son mégaprojet demeurent sans réponse. A-t-il les reins assez solides pour éviter un naufrage si la croissance n’est pas au rendez-vous ?

Toujours en attente de l’argent du secteur privé, l’Administration portuaire de Montréal (APM) vient d’obtenir le feu vert du gouvernement Carney pour emprunter jusqu’à 1,16 milliard à la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) pour financer son futur terminal de conteneurs, a appris La Presse.

Cette autorisation a été obtenue auprès du gouvernement Carney avant le congédiement de la présidente-directrice générale du Port, Julie Gascon, vendredi dernier. L’organisation a aussi perdu l’architecte du projet d’expansion Paul Bird, qui a quitté le navire pour monter à bord chez Alto, responsable du train à grande vitesse entre Québec et Toronto, le mois dernier.

En tenant compte d’autres prêts déjà offerts par les gouvernements provincial et fédéral, c’est plus de 1,4 milliard (voir tableau) que le deuxième port en importance au pays pourrait emprunter aux gouvernements ainsi qu’à une société fédérale pour financer son projet actuellement estimé à 2,3 milliards.
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Mais… est-ce qu’il y a tant de transbordement que ça au port de Montréal?

Commerce et transport

09 avr. 2026

Prêt historique de 1,16 G$ stimulant les capacités commerciales, l’emploi et la croissance économique par le biais d’un des plus grands projets d’agrandissement portuaire du Canada

Soutien de la BIC au projet phare de l’Administration portuaire de Montréal à Contrecœur

  • Investissement historique pour soutenir le plus grand projet d’agrandissement portuaire de la côte est au Canada
  • Nouveau terminal pour soutenir l’ambition du Canada de doubler ses exportations non américaines
  • Impact économique considérable, avec la création de milliers d’emplois en construction et du soutien à des centaines de milliers d’emplois liés à la chaîne d’approvisionnement

*CONTRECŒUR – Le plus important projet d’agrandissement portuaire de la côte est du Canada va de l’avant alors que la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) appuie le nouveau terminal à conteneurs de Contrecœur en prêtant 1,16 milliard de dollars à l’Administration portuaire de Montréal (APM).

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texte de la Presse canadienne repris par le Devoir

Le Port de Montréal ajoute la somme colossale de 1,16 milliard de dollars à sa dette afin de financer son projet d’expansion à Contrecœur, un projet qui doit totaliser 2,3 milliards.

Le premier ministre Mark Carney s’est lui-même rendu dans la municipalité montérégienne, jeudi, pour annoncer que la Banque d’infrastructure du Canada (BIC) offrira ce prêt dans un montage financier qui reste à compléter.

La BIC avait déjà offert un prêt de 300 millions, mais ce montant a été intégré – et non ajouté – au 1,16 milliard annoncé jeudi.

Bien que des doutes aient été émis par certains analystes sur le besoin réel de ce nouveau terminal dans un contexte où la capacité actuelle du Port est encore loin d’être atteinte, le président-directeur général de la Banque, Ehren Cory, a souligné en entrevue avec La Presse canadienne que la BIC a justement été créée pour ce genre de situation. « Nous sommes absolument confiants que notre prêt va être remboursé à long terme. Le risque, c’est que dans les premières années, dans les années 2032-2033, la vitesse de croissance du trafic dans le port reste incertaine et c’est pour assumer et gérer ce type de risque que la BIC a été créée. »
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Expansion du Port de Montréal à Contrecœur | Feu vert fédéral, mais la première pelletée de terre est reportée

Même si le financement de son mégaprojet d’expansion à Contrecœur n’est pas complètement bouclé, le Port de Montréal est devenu hier le premier projet d’intérêt national approuvé par le gouvernement de Mark Carney, qui était sur place en bordure du fleuve pour l’annoncer officiellement.

Le projet d’expansion du Port de Montréal est dans les cartons depuis 1988, a rappelé Mark Carney, et il a fallu seulement quelques mois au gouvernement pour le faire aboutir.

Le projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur nécessite un investissement de 2,3 milliards.

En comptant le financement de 1,16 milliard offert par la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC), les contributions de 280 millions des gouvernements de Québec et d’Ottawa et la contribution du Port lui-même, il manque toujours 660 millions pour faire le compte.
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https://www.journaldemontreal.com/2026/04/11/notre-souverainete-economique-ne-passe-pas-par-contrecoeur

Notre souveraineté économique ne passe pas par Contrecœur

Notre souveraineté économique ne passe pas par Contrecœur
Notre souveraineté économique ne passe pas par Contrecœur
Illustration Administration portuaire de Montréal
Laure
Waridel
Laure Waridel
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Samedi, 11 avril 2026 00:00

MISE À JOUR Samedi, 11 avril 2026 00:00

Alors que des millions de personnes peinent à se nourrir et à se loger convenablement et que la dégradation de l’environnement menace notre santé et notre sécurité, que font nos gouvernements avec notre argent ?

Ils investissent dans l’économie du passé. Comme si on vivait encore dans les années 1980 !

Contrecœur
Mark Carney appuie sur l’accélérateur de la destruction environnementale et de l’endettement en annonçant un soutien public de 1,16 milliard pour l’agrandissement du port de Montréal à Contrecœur.

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Comme ce fut le cas avec Northvolt, on fait fi des avis d’experts en matière d’environnement autant que d’économie.

Le projet de Contrecœur a pourtant tout d’un éléphant blanc. L’avenir nous dira d’ailleurs si le mystérieux congédiement de la PDG du Port de Montréal y est lié.

Chose certaine, des experts sonnent l’alarme. Les volumes stagnent depuis plus de 10 ans au port de Montréal. Son agrandissement à Contrecœur creusera encore le gouffre financier.

Il faut savoir que le transport maritime évolue vers des porte-conteneurs toujours plus imposants. Plusieurs ne peuvent déjà plus remonter le Saint-Laurent au-delà de Québec.

Avec la baisse du niveau du fleuve liée aux changements climatiques, cette contrainte va s’accentuer.

Coût environnemental
Et c’est pour cette lubie économique qu’on est prêt à sacrifier le chevalier cuivré, un poisson qui n’existe nulle part ailleurs au monde que dans ce petit bout du Saint-Laurent !

Sacrifier une espèce. Détruire des milieux naturels précieux. Polluer l’air. Fragiliser le fleuve. Mettre en péril l’eau potable. Tout ça pour un projet dont la pertinence est largement contestée, c’est ça notre choix de société ?

Nouveau pipeline
Parallèlement, un autre projet d’un autre temps avance : un complexe gazier porté par Marinvest Energy.

Il s’agit d’un gazoduc de plusieurs centaines de kilomètres qui relierait l’Ontario à la Côte-Nord avec une usine de liquéfaction et un terminal à Baie-Comeau pour exporter du gaz naturel liquéfié vers l’Europe.

Or, contrairement au Canada, l’Europe s’est engagée dans une vraie transition énergétique. Elle investit massivement dans la sobriété énergétique et les énergies renouvelables produites localement.

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La France vient d’ailleurs d’annoncer l’interdiction des chaudières à gaz dans les constructions neuves à partir de 2027. Une mesure concrète parmi d’autres qui indiquent que ce marché va diminuer.

Appel à la lucidité
Chaque nouveau projet qui dépend du commerce international nous rend plus vulnérables aux crises géopolitiques, aux fluctuations des prix et aux décisions prises ailleurs, notamment aux États-Unis.

L’Europe a raison de miser sur sa souveraineté énergétique et plus largement sur sa souveraineté économique.

On devrait faire pareil ! On a tout ce qu’il faut pour y parvenir.

Des projets comme Contrecœur et Marinvest dépendent d’une économie mondialisée qui carbure à l’exploitation environnementale et sociale. Ce modèle est périmé !

Il est temps d’investir dans une économie qui répond aux besoins essentiels de la population : se nourrir, se loger, se soigner et s’éduquer.

La vraie richesse, ce n’est pas ce que l’on extrait ou exporte. C’est ce que l’on protège et partage.

Choisir la souveraineté économique, c’est d’abord choisir de prendre soin de notre monde et du vivant.

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Merci du partage, ce n’est pas moi qui serais allé lire le JdM XD

Je ne savais pas ça. Une chose que je sais, c’est que le port de Mtl se fait pousser de plus en plus loin parce que la ville urbaine empiète sur ses activités et on développe de plus en plus près des voies ferrées qui alimentent le port en trains jusqu’à temps qu’on les arrache. J’ai l’impression que par la suite des choses, le port allait bouger de toute manière, surtout que les terrains adjacents ne sont plus achetables pour de l’activité industrielle.

C’est vrai que la manière dont le gouvernement a fait fi de l’environnement pour le projet de déménagement est totalement abjecte. Ça peut avoir des répercussions sur toute la chaine alimentaire et la santé du fleuve ultimement.

Je m’explique mal ce passage. À moins de vouloir faire un Trump d’elle même, on ne peut pas changer notre économie mondialisée du jour au landemain. On a perdu pas mal de savoir-faire en exportant notre production dans d’autres pays, et ça ne reviendra en criant ciseau. Le port sert aussi à faire de l’import/export à l’intérieur du Canada. Si on redéveloppe certain secteurs économiques à l’interne, il va toujours être un bon avantage à avoir.

Je trouve que Mme Waridel va un peu partout avec ses critiques.

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Hécatombe au Port de Montréal/ Le responsable des finances plie bagage

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Le Port de Montréal perd encore une fois un dirigeant d’envergure. Après le congédiement de la PDG Julie Gascon, c’est au tour du responsable des finances Alban Fournier de plier bagage.

L’hémorragie se poursuit au Port de Montréal, aux balbutiements de son expansion. C’est au tour du responsable des finances – le numéro deux de l’organisation – de plier bagage, une semaine après le congédiement de la PDG, a appris La Presse.

En poste depuis seulement 18 mois, Alban Fournier quitte déjà l’Administration portuaire de Montréal (APM) parce qu’il a accepté un emploi ailleurs. Son départ doit être annoncé à l’interne ce lundi.

« Nous remercions Alban pour sa contribution, notamment pour l’entente qui vient d’être conclue avec la Banque de l’infrastructure du Canada, et lui souhaitons le meilleur dans la suite de sa carrière », a indiqué la porte-parole de l’agence fédérale, Renée Larouche, dans une déclaration transmise à La Presse.

N’empêche, c’est un troisième départ d’envergure à l’APM. En plus d’écarter la présidente Julie Gascon le 3 avril dernier, l’organisation avait perdu l’architecte du projet d’expansion à Contrecœur, Paul Bird, en mars dernier. Ce dernier avait décidé de se joindre à Alto, société fédérale responsable du train à grande vitesse entre Québec et Toronto.

Signe du rôle de M. Fournier, c’est lui qui figurait au haut de la section du comité de direction de l’agence fédérale. La vague de changements donne l’impression qu’il n’y a plus de capitaine à bord, estime le directeur de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP), François Dauphin.

« C’est une hémorragie importante qui commence à prendre l’apparence d’une crise, dit-il. C’est actuellement un comité du conseil d’administration qui a pris la relève aux commandes. Cela est plutôt rare. On voit qu’il n’y avait pas un plan de relève en place. »

À un drôle de moment

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