125 député·es pour 9 millions de population… L’Ontario a 124 député·es pour 16 millions…
A-t-on vraiment besoin de plus d’élu·es ?
Mais oui, il y a certainement plus à faire, comme revoir le système électoral ! Mais ça aussi, c’est de la partisanerie. Une fois au pouvoir avec notre système, ils ne tiennent vraiment plus à le changer !
La quantité de personnes par élus c’est une chose, mais ça ne peut pas s’applique également partout dans la province. Avoir le même nombre de gens dans une petit territoire contigu urbain, ce n’est pas du tout la même chose qu’un énorme territoire de plusieurs centaines de kilomètres de large.
Alors, il arrive ce qu’il arrive, on coupe à Montréal et on morcelle encore plus la grande ville, mais pendant ce temps on agrandis des circonscriptions de régions qu’on rend de plus en plus grandes, au dépit des banlieues qui s’agrandissent. Si on garde juste le même nombre de député, on va toujours avoir le problème géographique.
Revoir le nombre de députés, oui et aussi surtout revoir le système électoral. On est à 125 députés depuis 1988, ça va faire presque 50ans qu’on ne fait que redessiner.
Parce que c’est le but des circonscriptions que de représenter un nombre sensiblement égal de population. Si on prend la moins populeuse d’entre elles, Îles-de-la-Madeleine, avec 11 159 électeurs, ça prendrait alors 565 circonscriptions !!
Et ça chialerait encore, parce que les Îles ou Montréal auraient des territoires très petits alors que dans le Nord, comme Ungava, il y aurait encore des centaines de milliers de km² !
C’est bête de même, on choisit de desservir en fonction de la population ou de la superficie !
On pourrait bien y aller directement par MRC et autres entités ayant la même fonction, on reviendrait à un peu plus de 100 élu·es, mais là encore, les différences de superficie et de population choqueraient. Aucun doute que Montréal n’aimerait pas avoir un seul élu pour 22% de la population de la province !!
Tout comme l’Abitibi n’aime pas, malgré avoir des élu·es de la CAQ, un ministre responsable qui n’y habite pas (c’est présentement Legault qui occupe ce poste, même s’il est élu de l’Assomption) !
Peu importe le choix qui serait fait, on aura toujours un problème, soit géographique, soit démographique ! Des 2, un élu·e sert la population, pas le territoire !
Oui mais la population sur des territoires différents dans une même circonscription, ça la des besoins et des réalités souvent différentes.
Si on va l’extrême de se raisonnement, on pourrait combiner un bout de la rive nord à une circonscription de Laval pour que le compte soit bon. Chose qui ne ferait aucun sens.
Les îles de la Madeleine ont leur propre député avec raison car oui c’est en Gaspésie, mais c’est pas du tout la même réalité que Gaspé ou Percé.
Mon argument ici c’est qu’il doit y avoir de la place à des exceptions qui prennent compte des réalités géographiques et sociétales lors que arrive et pas juste retirer une circonscription car on doit en créer une nouvelle à un autre endroit.
Oui des énormes circonscriptions vont toujours exister mais elles si font du sens, au niveau de la représentation et de la situation géographique alors ça fait du sens. Comme les plus petites urbaines qui font du sens.
Pour ma part un vote en Gaspésie ne devrait jamais valoir deux votes dans le 450. Un vote devrait avoir le même poids partout au Québec (sauf aux Îles de la Madeleine qui est une exception prévue dans la loi). Se baser sur la géographie ne fait aucun sens sinon chaque village du Nunavik aurait son député. Je suis en désaccord avec la position unanime de l’Assemblee Nationale.
Maintenant j’essaye de comprendre sur quelle article de la Constitution ou la Charte des droits et libertés la Cour d’Appel s’est basée pour son jugement. Cela ressemble à une interprétation très élastique. Même si je ne suis pas d’accord cela demeure la prerogative de l’Assemblee Nationale d’établir la carte électorale.
Le problème : combien d’exceptions doit-on faire ? Présentement, seules les Îles ont une exception inscrite dans la loi. Mais doit-on en faire une pour chaque quartier de Montréal, qui chacun va prétendre avoir des réalités différentes de leurs voisins ?! Ou créer une seule circonscription pour la ville de Trois-Rivières, qui voit présentement ses citoyens de l’ouest dans la circonscription de Maskinongé, avec Saint-Alexis-des-Monts, et ceux de l’est dans Champlain, avec Saint-Tite ?
Tout ça pour quoi au final ? Avoir un élu·e, possiblement même pas au pouvoir, ou pire, au pouvoir, mais sans réel pouvoir pour changer quoique ce soit si c’est contraire à la ligne de parti ?
Perso, je préfère avoir un système proportionnel qui ne tient pas compte des découpages régionaux. Et laisser plus de pouvoir aux élu·es de MRC et municipaux pour les enjeux locaux.
Faut pas pousser dans la mauvaise fois non plus avec chaque quartier… mon point c’est que ça serait pas la fin du monde de rajouter quelques députés, alors que la population du 1988 était de 6,8M et que maintenant on est 9,2M, mais on s’entête à garder 125 députés ?
Les réalités et les villes et régions ont changés, la population va continuer d’augmentée, alors quand on va encore retirer des députés de Montréal, au profit du reste de la province, alors que la métropole représente une majorité de la population, on va devoir encore faire des choix et couper quelque part.
On aurait moyen d’avoir un nombre minimal de députés par régions administratives, proportionnellement avec leur population tout en prenant compte de certaines réalités. La réalité de la Montérégie agricole n’est pas la même que de Longueuil, même chose pour Charlevoix et la ville de Québec, alors pourquoi on les combinerait si l’occasion se présenterait, juste pour matcher un nombre prédéterminé.
Changer le système totalement pourrait aider, mais on est a des années lumières que ça arrive, alors on fait quoi ? On aurait plus de députés, on aurait probablement des nombres d’élus de certains différents de ce que l’on a actuellement, et ça serait déjà plus représentatifs que le statut quo.
C’est le but des redécoupages ! Tenter de garder le nombre d’électeur proche d’une moyenne ! L’écart légal est large, plus ou moins 25% ! Avec l’exception légale des Îles, qui est à -78% d’écart !
Si on ajoute de nouveaux comtés à chaque fois, de un, il y aura quand même un redécoupage des frontières, et de deux, on manquera de place rapidement au Parlement !
Qu’un élu représente 30 000 personnes ou 50 000 personnes ne change pas grand chose, surtout en plus, quand l’élu l’emporte avec moins de 50% des voix !
Le cas extrême de Verdun en 2022 en est un exemple ! Alejandra Zaga Mendez, de QS, l’a remporté avec 30,75% des voix, à peine 1,5% de plus que le PLQ.
Peut-on vraiment dire qu’elle représente ces gens, alors que près de 70% n’a pas voté pour ?
Pas plus, pas moins qu’à peu près tous les premiers ministres de ces 50 dernières années.
- 2022 : Legault : 60% des votants n’ont pas votés pour lui, 73% des inscrits ;
- 2018 : Legault : 63% , 76% ;
- 2014 : Couillard : 59%, 71% ;
- 2012 : Marois : 69% , 77% ;
- 2008 : Charest : 58% , 77% ;
- 2007 : Charest : 67% , 77% ;
- etc…
En fait, j’ai beau chercher, le seule premier ministre de ces 50 dernières années qui a eu plus de 50% des voix exprimées était Bourassa en 85. (Même si pour lui aussi, il n’a pas obtenu la majorité des inscrits.)
Notre système “représentatif” est tout sauf représentatif. Il met au pouvoir une élite économique et intellectuelle qui ne correspond absolument pas à la diversité de la population Québécoise. (et qui par conséquent, défend des intérêts qui ne sont pas toujours en adéquation avec celle ci)
Au termes de “democratie représentative” que je trouve parfaitement fausseur et mensonger, je préfère le terme d’aristocratie élective, qui est beaucoup plus proche de la réalité, et qui est d’ailleurs le terme qui était utilisé lors de la fondation des modèles politiques Canadiens, Britannique, Français ou Américains …
Chronique de Paul Journet dans la Presse : un lexique politique, surtout la politique provinciale, mais quelques flèches au fédéral et au municipal
Lexique pour 2026 (avec toutes mes excuses)
J’essaie de contribuer de bonne foi au débat public, au mieux de mes capacités. Mais une fois par année, je fais relâche. Voici, avec toutes mes excuses, un lexique de mauvaise foi pour régler nos comptes avec l’année 2025. De retour bientôt à la programmation régulière bienveillante.
Immolation : Stratégie électorale en développement du PLQ.
Troisième lien : Farce qui se suffit désormais à elle-même.
Rêve : Ce que les candidats à la mairie de Montréal ont promis de ne pas susciter durant la campagne, avec succès.
Porte (prendre la) : Activité la plus populaire cette année dans le caucus caquiste.
SAAQclic : Logiciel malveillant qui efface la mémoire. Parmi les victimes : Geneviève Guilbault, François Bonnardel et Éric Caire.
À moins d’une semaine du déclenchement de la course à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard est prêt à se lancer. Il annoncera officiellement mardi qu’il se porte candidat à la succession de Pablo Rodriguez, a appris Radio-Canada.
Des sources indiquent que M. Milliard a reçu de nombreux appuis ces dernières semaines, entre autres de la part d’élus du caucus et de militants libéraux qui ne l’avaient pas soutenu dans le passé.
Si aucun opposant ne se manifeste, il pourrait bien profiter d’un couronnement. La course au PLQ sera officiellement déclenchée lundi prochain, le 12 janvier, et la période de mise en candidature prendra fin le 13 février.
Théoriquement, le PLQ est en mort célébrale avec le scandal récent et la démission de Pablo Rodriguez. Les libéraux se sont aussi tiré une balle dans le pied en se débarassant de Marwah Rizqy, l’une des députées les plus appréciées et intègres qui a une colonne au parlement.
La CAQ, pas nécessaire de continuer de donner un coup de pied supplémentaire à ce cheval mort.
QS? Ils sont toujours à 6% dans les intentions, et deux de leurs vedettes soit, quitte la vie politique (GND), ou quitte le parti (Vincent Marissal), ils sont même en voie de perdre des sièges…
PCQ? Bof! ils ont pu monté dans les sondages mais ne parviendront peut-être qu’à faire élire un ou deux députés.
Ce qui fait en sorte que le Parti Québécois a le champ libre pour obtenir une très importante majorité…
Oui, mais non. Rizqy avait déjà annoncée qu’elle ne serait pas candidate à l’élection de 2026.
des analystes politiques ont plutôt parlé d’un gouvernement minoritaire, surtout après la majorité record de la la CAQ…
Est-ce que la CAQ est remontée dans les sondages? Je n’ai pas vu les dernières mises à jour.
Il me semble que selon ces analyste, c’était plus en raison de la question référendaire qui risque de diviser le vote entre PQ et PLQ
Absolument pas. Le PQ a encore une énorme avance dans le vote francophone ce qui leur donnerait un gouvernement plus que majoritaire.
Un message a été fusionné à un sujet existant : Ailleurs au Canada - Politique municipale et provinciale
On s’en va vers un courronnement au PLQ?
Course à la direction du PLQ | 200 jeunes libéraux se rangent derrière Charles Milliard
(Québec) À peine lancé dans la course pour succéder à Pablo Rodriguez à la tête du Parti libéral du Québec (PLQ), le clan de Charles Milliard sort déjà une carte de son jeu dans ce qui ressemble à une démonstration de force face à ses adversaires potentiels : il a l’appui des jeunes, dont la pondération des votes compte pour beaucoup.
Dans une lettre ouverte intitulée « L’avenir s’écrit avec Charles Milliard » obtenue par La Presse et signée par 200 jeunes militants, dont une majorité du conseil exécutif de la Commission-Jeunesse du PLQ, de jeunes libéraux louangent les qualités de celui qui a terminé deuxième lors de la dernière course à la direction, et qui a annoncé mardi sa candidature pour celle qui débutera le 12 janvier.
Je pense que les intentions de vote vont commencer à bouger durant l’été quand les chefs et platformes sont connues. Aussi, quand il va avoir des répliques des politiques du PQ
