Séparation de l’Alberta : une nation autochtone poursuit la province
La Nation crie de Sturgeon Lake poursuit le gouvernement de l’Alberta, le procureur général du Canada et le directeur général des élections de la province après le lancement de la campagne pour la séparation de l’Alberta du Canada.
Le document accuse l’Alberta de faciliter le mouvement séparatiste dans la province sans le consentement explicite des nations autochtones. La nation crie de Sturgeon Lake accuse également le gouvernement fédéral de manquer à son obligation constitutionnelle de protéger les droits issus des traités.
Suite de l'article
Il semble [que le gouvernement albertain] prend des mesures pour faire plaisir à un petit groupe de personnes.
Une citation de Sheldon Sunshine, chef de la Nation crie de Sturgeon Lake
Le chef de la Nation crie Sturgeon Lake, Sheldon Sunshine, critique notamment la modification des règles des référendums d’initiative populaire au début du mois de décembre.
Dans un communiqué, le chef indique ceci : Aucune séparation de l’Alberta du Canada ne peut avoir lieu sans le consentement des Premières Nations.
Nous sommes toujours relégués au second plan. Je pense qu’il est temps que les gouvernements comprennent le point de vue des Premières Nations.
Une citation de Sheldon Sunshine, chef de la Nation crie de Sturgeon Lake
Il estime que la pétition souverainiste va entraîner une ingérence étrangère, des problèmes économiques, sociaux et juridiques pour la population albertaine et toutes les Premières Nations de la province.
Les indépendantistes pas inquiets pour l’instant
Le directeur général de l’Alberta Prosperity Project, Mitch Sylvestre, qui propose la question référendaire, indique que son équipe révisera l’exposé de demande, mais que, pour l’instant, la récolte de signatures poursuivra son chemin.
Nous verrons bien comment cela se passera, mais nous avons beaucoup de personnes prêtes à se mettre au travail ici, dit-il.
La question référendaire de l’Alberta Prosperity Project est la suivante : Êtes-vous d’accord pour que la province de l’Alberta cesse de faire partie du Canada pour devenir un État indépendant?
Cette question a d’ailleurs été approuvée par Élections Alberta avant Noël.
Notre intention n’est pas de nuire aux Premières Nations. Nous sommes absolument déterminés à ne pas le faire, dit Mitch Sylvestre.
Citée dans l’exposé de la demande, Élections Alberta n’a pas fait de commentaires sur la situation du directeur général des élections, indiquant qu’elle est incapable d’aborder des questions juridiques.
Heather Jenkins, la porte-parole du ministre de la Justice de l’Alberta, a fait savoir que le gouvernement reconnaît et respecte les droits issus des traités.
Comme cette affaire est devant les tribunaux, le gouvernement de l’Alberta n’a pas de commentaires particuliers à faire à ce sujet.
Le bureau du ministre de la Justice fédérale, Sean Fraser, n’a pas répondu à la demande de CBC/Radio-Canada avant la publication de cet article.