Politique municipale - Ville de Montréal

Elle est nouvelle dans le sens qu’on devait remplacer l’ancienne qui était là depuis des décennies. Les normes d’aménagements des pataugeoires ont passablement changés et l’ancienne avait son lot de problèmes. Donc on ne pouvait que faire du neuf.

Au Téléjournal

Que retenir du budget 2026 de Montréal? Entrevue avec Claude Pinard

Hausse de taxes de 3,8 %, augmentation des transferts à l’ARTM, gestion animalière et hausse du service de la dette : la Ville de Montréal a présenté aujourd’hui son budget de 7,66 milliards $. Mais l’itinérance y occupe aussi une place centrale.

Pour y voir plus clair, Patrice Roy en discute avec Claude Pinard, président du comité exécutif à la Ville de Montréal.

Pour plus d’informations, lisez notre article : Montréal : un budget et des taxes qui augmentent plus vite que l’inflation | Radio-Canada

Ça me semble un budget bien équilibré. L’augmentation substantielle des ressources en itinérance offre une bienveillance assumée, la rénovation du réseau de l’eau est en hausse, tout comme les investissements pour l’Est de Montréal.

Tous les projets majeurs sont repoussés, c’est inquiétant.

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Pouvez-vous élaborer sur ce que vous qualifiez de “projets majeurs” repoussés? Les ressources en itinérance, en rénovation du réseau de l’eau et en investissements pour l’Est sont tous en hausse, et sont, à mon sens, des projets majeurs. Je crois qu’on peut qualifier ce nouveau budget de “fini les folies”.

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St-Paul, la ste-catherine est, la rue notre-dame, le parc Lafontaine, le mont royal, sans parler des aménagements cyclables qu’ont fait juste arrêter en plein milieu de développement : Hochelaga, Jean-Talon, St-Urbain, etc. C’est grave, en malheureusement j’en passe.

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qualifier la sécurisation des usagers de la route de ‘folies’…

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Budget de Montréal 2026 Plus cher, moins peuplé

L’affaire occupe deux petits paragraphes, parmi les centaines de pages du budget déposé lundi à l’hôtel de ville.

Résumé

Ce n’est pas une question d’argent, mais de démographie : la métropole perd de plus en plus de terrain.

L’agglomération de Montréal, qui englobe toute l’île, a vu sa population grimper de 18 % depuis 2001. Pendant la même période, les banlieues et les couronnes ont vu la leur bondir de 37 %. Du simple au double.

L’écart se creuse depuis des années, mais le pire n’est pas derrière.

Plutôt : devant.

En se basant sur les projections de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), Montréal appréhende de voir sa population reculer de 12 % pendant le prochain quart de siècle.

Et le gros de cette décroissance pourrait survenir très vite. L’ISQ projette que 200 000 personnes quitteront l’île de Montréal d’ici 2030. La population glisserait ainsi de 2,2 millions à 2 millions d’habitants1.

Un recul de presque 10 %, en cinq ans.

« Ces tendances démographiques, passées et projetées, annoncent des défis importants pour l’agglomération de Montréal », peut-on lire dans les documents budgétaires.

« Défis importants » : l’expression est faible.

Ce scénario démographique découle en bonne partie du coup de frein donné à l’immigration temporaire par le gouvernement Legault. Montréal le ressentira plus que les autres régions du Québec.

Beaucoup se réjouiront de la baisse prévue de l’immigration, qui enlèvera un peu de pression sur les services publics et sur le marché locatif.

Mais quoi qu’on en pense, ce repli projeté de la population aura un impact. On commence à peine à en prendre la pleine mesure.

La mairesse Soraya Martinez Ferrada, qui présentait lundi son premier budget, s’inquiète de la diminution du « poids politique » de Montréal. Cet effritement est déjà en cours2.

Mais les conséquences seront aussi économiques, si le scénario de l’ISQ s’avère.

Pourquoi ?

Le financement de l’appareil municipal repose en majeure partie sur l’impôt foncier. Un recul graduel de la population, et donc du nombre de contribuables, se répercutera à terme sur les revenus de la Ville.

Le repli démographique se traduira aussi par une diminution du nombre de travailleurs.

Ils sont déjà moins nombreux qu’avant à se rendre au centre-ville, en raison du télétravail. Ce changement se reflète dans le taux d’inoccupation toujours élevé des tours de bureaux (autour de 19 %).

Les gratte-ciel montréalais ont déjà vu leur valeur foncière fléchir de 11 % depuis trois ans. J’ose à peine imaginer la suite s’ils continuent à se vider…

La perte de milliers de citoyens se fera aussi sentir dans l’achalandage des commerces locaux. Dans la demande de logements neufs. Etc.

Je ne veux pas être catastrophiste, quand même. Les projections de l’ISQ pourraient changer. Elles sont régulièrement révisées. Mais la tendance n’augure rien de rassurant pour les finances municipales.

Claude Pinard, le nouveau président du comité exécutif de Montréal, pense que son administration pourrait renverser la tendance. Ou, du moins, freiner l’exode, en appliquant certaines mesures. Parmi celles-ci : améliorer le sentiment général de sécurité, rehausser la propreté, investir dans le logement abordable.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Claude Pinard, président du comité exécutif de la Ville de Montréal

Fort bien. Mais dans les faits, vivre à Montréal est devenu très cher. Trop, pour bien des familles. Le budget déposé lundi a encore une fois confirmé la lourdeur du fardeau fiscal pour les propriétaires résidentiels.

Le compte de taxes moyen augmentera de 3,8 % cette année, en incluant la ponction de la ville-centre et celle des arrondissements. Quoi qu’en dise l’administration Martinez Ferrada, c’est davantage que le taux d’inflation observé en septembre (+3,4 %).

La hausse dépasse les 5 %, voire 6 %, dans plusieurs arrondissements. La « capacité de payer » des Montréalais, expression qu’on a beaucoup entendue lundi, est proche d’être dépassée.

Les dépenses municipales ont grimpé de presque 400 millions de dollars en un an (+5,4 %), pour un total de 7,7 milliards. Un vaste exercice de compressions a été entamé, mais les résultats sont difficiles à percevoir pour le moment.

Le gros du dégraissage est à venir, promet-on. La Ville s’engage à supprimer 1000 postes en quatre ans, et à passer en revue tous ses services pour dénicher des économies.

L’administration Martinez Ferrada a placé les attentes très hautes en matière d’assainissement des finances publiques. Elle n’aura pas le choix de livrer la marchandise, surtout s’il y a moins de contribuables pour partager l’addition.

1. Lisez la chronique « Projections de l’ISQ : Montréal perdra 200 000 résidants d’ici 2030 » 2. Lisez « Communauté métropolitaine de Montréal : Québec réduit le poids de Montréal »

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2026-01-12/budget-de-montreal-2026/plus-cher-moins-peuple.php

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J’ai pris la peine de mettre pratiquement tous les projets urbains du nouveau PDI sur le forum, hier… L’information est là.

Il y aura malheureusement plusieurs déceptions pour des projets dont tu es critique de la lenteur.

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Je ne pense qu’on peut qualifier de “folie” 130 millions sur un budget de 7 milliards si je me rappelle bien du montant dédié au développement du réseau cyclable du précédent budget.

Aussi cette “folie” sauve quotidiennement des centaines de personnes donc est-ce vraiment comme ça que je qualifierait ces dépense je ne pense pas.

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Mes grosses déceptions, c’est vraiment les économies de bout de chandelle dans le transport actif.

Ce sont des montants très faibles, pour lesquels littéralement tous les experts nous disent que c’est un gain positif, que ça nous coute moins cher, que ça met le monde en forme, que c’est à encourager, à faire plus. Ce n’est pas rationnel de dire aux chaires mobilité, aux médecins, aux urbanistes, à la santé publique qu’ils se trompent, ou qu’on ne va pas les écouter. On se tire dans le pied.

Le report de grands projets urbains est quand même plus complexe comme défi. L’argent est limité, la ville flirte constamment avec son endettement maximal. Autant je n’aime pas voir des projets repoussés, comme amateur du développement urbain, je ne pourrais pas dire qu’on repousse cela pour d’autres projets douteux ou inutiles inscrits sur le PDI. Je crois que ça tient d’une simple réalité comptable. Le fait d’augmenter considérablement les sommes pour les infrastructures de l’eau en contrepartie est sensé. C’est définitivement une priorité. Ça reste un choix, cependant, de repousser des projets: le ratio de la dette baissait déjà depuis quelques budgets. Ce contrôle sur la dette a quand même une certaine flexibilité.

On devrait cependant donner priorité à des projets urbains entamés. Des axes de transport à moitié terminés, c’est juste mauvais. C’est du gaspillage d’argent, de temps, de chantiers, et les citoyens ne retirent pas les vrais bénéfices.

Sur le budget de fonctionnement, je suis bien heureux de voir les mesures pour les HLM, l’itinérance. Ce sont des dépenses pour lesquelles je suis prêt à payer.

C’est un premier budget, alors il n’est franchement pas super excitant. Il n’y a encore rien de super concret sur la rationalisation des dépenses de la ville (le budget continue d’augmenter rapidement, et on augmente les taxes au-dessus de l’inflation). Il n’y a rien de transformateur sur la propreté (c’est la base de la fierté pour les citoyens, à mon avis), aucune mention de la vie nocturne, on parle peu des services de base, on saupoudre juste ici et là quelques enveloppes. Je suis déçu de ne pas voir de bonification des taux différenciés, ou un autre mécanisme pour aider fiscalement les petits commerces. Bref, les mesures fortes sont rares, pour le moment.


Honnêtement, plus ou moins le 17 millions de dollars enlevés à Bixi et le développement cyclable (que je trouve vraiment regrettable), je trouve qu’il y a beaucoup plus de continuité que de changements, au niveau du fonctionnement de la ville. C’est un premier budget qui aurait pu être fait par n’importe quelle administration, sans être une grosse surprise.

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C’est peut-être même un «budget de transition» comme qualifiait Plante son premier budget en 2018.

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Incidemment, en campagne électorale, on nous vante toujours les mesures phares des 100 premiers jours, pour nous pondre un premier budget de transition, qui va définir toute une année. :stuck_out_tongue:

Enfin, ce n’est pas surprenant. La ville est une grosse machine, ça ne change pas rapidement.

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Effectivement… J’essaie de comprendre en quoi de la sécurisation serait considérer comme un projet fou…

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Pour le plaisir (oui, avoir du plaisir avec des chiffres…misère…mes 45 ans commencent à paraître), j’ai fait un quick Excel pour comparer 2025 et 2026 et je dois dire que je suis rester surpris de voir certains postes budgétaire.

C’est vraiment un budget de continuité comme tu le mentionnes. Les pourcentages alloués se ressemble bcp. C’est plus dans les détails qu’on peut y voir des différences, comme tu l’as déjà constater. Bref, il faut quand même noter qu’Ensemble Montréal dépense 400 millions de plus et pour un parti qui voulait sabrer dans les dépenses, pas sûr que c’est mission accomplie…Mais bon. Je me devais d’ajouter ma petite opinion partisane :slight_smile: … Là où j’aurais aimer voir une différence, c’est au niveau du transport collectif. En pourcentage, c’est la même chose à 10.5% du budget…C’est malheureux et le parti aurait pu se démarquer à ce niveau…mais bon…on verra en 2027, je suppose…

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Entrevue à l’émission Tout un matin de Claude Pinard sur le budget

Pour écouter Patrick Masbourian lui poser les questions : Entrevue avec Claude Pinard | OHdio | Radio-Canada

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Merci à Patrick de travailler M Pinard! Je suis resté bouche bée hier quand j’ai regardé le téléjournal et Patrice Roy lui lançait presque des fleurs et n’a pas posé aucune question pour le travailler.

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Masbou a tendance à « cuisiner » ses invité(e)s quand leurs réponses ne le satisfont pas :wink:

Ajout : En lien avec l’entrevue de Masbou ce matin, cette dame, Karine Foisy, qui fabrique des produits pour la boîte Bienvenue bébé a appris en écoutant l’entrevue qu’EM mettait fin au programme

Ajout : Publication de Karine Foisy sur la page de son entreprise ce matin

Veille sur toi vient de perdre le plus gros contrat de sa vie. 💔

Non seulement notre doudou Marcel se trouvait dans la boîte Bienvenue Bébé de la ville de Montréal, mais nous étions également l’intégrateur du projet. C’est-à-dire que nous avions remporté l’appel d’offre de la ville et étions chargés de la gestion de la boîte pour trois ans.

C’est une importante partie de notre chiffre d’affaires qui disparaît. Et surtout, la sécurité financière des trois prochaines années de Veille sur toi.

Une pensée pour toutes les entreprises québécoises qui se retrouvent dans la boîte avec nous et qui perdent un important revenu pour leur petite entreprise.

On a travaillé si fort pour obtenir ce contrat… Simon et moi sommes dévastés ce matin.
Mais… On a l’habitude des hauts et des bas de l’entrepreneuriat… On se retrousse les manches. Encore une fois. Ce serait bien un peu de répit par contre.

Merci pour votre soutien

Elle a aussi fait une publication vidéo :

Publication de l’autre entreprise, Béké-Bobo, qui fabriquait un petit ourson « bouillotte » et un castor marionnette

Une page se tourne avec la Ville de Montréal...

Notre ourson thérapeutique et notre marionnette castor faisaient partie de la Boîte Bienvenue Bébé de la Ville de Montréal. Un projet qu’on était tellement fiers d’intégrer.
Nos produits ont accompagné des milliers de familles montréalaises. Des premiers câlins réconfortants pour des bébés qui en avaient besoin.

Et là, c’est fini. Le programme prend fin.

On ne va pas se le cacher: c’est un coup dur. Pour nous, et pour toutes les petites entreprises québécoises qui se retrouvent dans la même situation. Des entrepreneurs qui mettent corps et âme dans leur entreprise, qui se battent pour faire vivre le local, et qui perdent du jour au lendemain un contrat important.

Ce qu’on retient quand même, c’est d’avoir pu offrir un peu de douceur à des familles qui en avaient besoin. Ça, personne ne peut nous l’enlever.

Merci à tous ceux qui continuent de nous faire confiance depuis 25 ans. On continue. :teddy_bear:

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C’est genre la seule mesure pour les nouveau-nés et leur famille. Après on veut garder les familles à Montréal.

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EM n’est pas supposé être pro-commerçants? Ou ce n’est que les commerçants anti-vélo qui ont leur oreille?

C’était toutes des PME locales qui fournissaient les produits de la boîte…

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