PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE
Sophie Mauzerolle, conseillère à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
La politique n’est pas qu’une affaire des villes. Au Québec, de plus en plus de citadins choisissent de s’installer en région pour s’y engager. Trois d’entre eux ont accepté de parler de leur expérience : l’une était membre influente de l’administration de Valérie Plante, l’autre professionnel des communications et le dernier, directeur artistique. Ils sont tous aujourd’hui maires et conseillers de petits villages.
« C’est un autre rapport au monde, au temps, au voisinage. Il faut que je désapprenne l’espèce de vitesse phénoménale à laquelle je suis habituée en ville », lance Sophie Mauzerolle en entrevue avec La Presse.
Ex-responsable de la mobilité au comité exécutif de la métropole, la Montréalaise est depuis peu conseillère municipale de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, à L’Isle-Verte, dans le Bas-Saint-Laurent. Son village compte moins de 100 habitants, ce qui contraste durement avec les 2 millions d’habitants dans l’île de Montréal.
Tout a commencé en 2021, quand la politicienne dit avoir flairé une « opportunité inouïe ». « J’ai des amis qui ont une maison là-bas depuis que j’ai 9 ans, donc je connais bien. On a vu une offre, puis on a décidé d’acheter. Depuis, je suis un peu en garde partagée avec Montréal, et j’apprécie de plus en plus ma vie rurale. C’est vraiment cet automne que je me suis dit : pourquoi pas aussi m’impliquer ? », raconte-t-elle.
Ce qui la passionne, c’est que les enjeux sont multiples. « La gestion des déchets sur une île, par exemple, c’est tout un défi. On a aussi le plus vieux phare construit au Québec sur l’île, donc la question de la protection du patrimoine est cruciale. Et puis l’environnement, la protection du territoire, on le sent vraiment ici. »
Notre budget, c’est 500 000 $ si on inclut les subventions. On est loin des 6 milliards de la Ville de Montréal. Ça veut dire que chaque décision financière est cruciale.
— Sophie Mauzerolle, conseillère à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs
Le duo Soraya Martinez Ferrada-Claude Pinard présentera son tout premier budget. Il contiendra des détails sur la prestation des services aux citoyens, et la facture qui y sera rattachée en 2026.
Le budget total de la Ville s’élèvera à 7,7 milliards de dollars, selon mes informations. Il sera équilibré, comme le veut la loi. C’est 5,2 % de plus que l’an dernier, un bond considérable dont j’ai bien hâte de connaître les causes.
Part of Martinez Ferrada’s financial plan begins at city hall, where she promised to cut at least 1,000 jobs held by people who are not frontline workers, and implement a hiring freeze, in a bid to streamline operations.
Ensemble Montréal, Martinez Ferrada’s party, projects the move will result in $320 million in savings over her first term.
Much of her approach to municipal finances has focused on freeing up funds so the city can invest more in the priorities laid out by her administration. These include affordable housing, public transport, infrastructure maintenance, and security.
J’avoue que si je serais un de ses électeurs, de voir le budget augmenter de 5.2%, je me poserais bcp de questions. Elle voulait couper et bien au contraire, elle fait augmenter le budget.
Bref, en ce qui me concerne, j’ai hâte de savoir les dommages qui seront fait dans la mobilité active et le transport collectif.
Avant les élections, Infoman a demandé aux aspirants maires s’ils allaient gouverner en suivant la science.
Ce sera l’occasion de voir si la réponse très positive de la mairesse était un mensonge, ou si on garde le cap sur des mesures éprouvées pour améliorer les choses, malgré un certain populisme qui s’y oppose sans réels arguments.
C’est même pas dans la même colonne, l’un est de l’immobilisation, l’autre des dépenses, à moins de construire des ressources pérennes (des logements) pour l’itinérance…
Immobilisations/investissements vs dépenses étaient quand même des notions que j’ai apprises dans le cours obligatoire d’économie en secondaire 5… Si ce n’est pas avant.
Moi je pense que le budget sera coupé en entier ou du moins, bcp et le montant sera transférer vers le déneigement pour patcher leur mauvaise gestion…Je déconne mais je ne serais pas surpris de voir ça. Bref, j’espère qu’on aura pas trop de mauvaise surprise.
Another $1.6 billion is planned to continue implementing the city’s “vision zero” policy, which aims to have zero deaths and serious injuries on its roads by 2040. That includes $564 million for the city’s bike path network.
Comment ce montant se compare-t’il à celui du dernier PDI?
J’ai pu trouvé l’information suivante dans le PDI de 2025-2034:
La Ville consacrera 540,6 M$ d’ici 2034 au développement et à l’optimisation de son réseau cyclable
Il y aurait donc environ 24 millions de plus d’investis (Sans prendre en compte l’inflation bien sur). Donc, grosso-modo, un maintien du budget comme il l’était sous PM?
On annonce que le budget de développement de BIXI est coupé de moitié pour 2026, de 10M$ à 5M$, mais il semblerait que ce soit juste cette année, puisque le budget décennal prévoit 75M$ plutôt que 80M$.
À regarder rapidement, ça me semble un budget dans la continuité d’augmenter les dépenses dans les secteurs importants, le tout surtout financé avec une augmentation du fardeau fiscal. Il ne semble pas avoir des coupes drastiques qui vont changer l’orientation de la ville.
Je crois qu’on étire un peu la définition d’inflation annuelle ici, ce qui semble être une tradition de premier mandat. Je suis un peu déçu qu’on ne fasse pas un plus grand effort pour réduire le fardeau commercial des petits commerçants, alors qu’il y avait des efforts dans ce sens précédemment. On est proche d’un point de rupture pour plusieurs.
Je ne suis pas du tout en désaccord avec les investissements plus importants pour le réseau d’aqueduc, les HLM, la lutte contre l’itinérance… Bien content de voir un maintien des investissements dans le réseau cyclable : écoutons les experts qui ne disent que c’est une aubaine. AJOUT : je viens de voir dans un autre sujet que les extensions au réseau ralentissent. C’est une occasion manquée d’économiser sur le long terme avec du transfert modal, à mon avis.
Bref, je vais jeter un coup d’oeil au PDI pour voir les projets importants, un peu plus tard. Voir s’il y a des surprises, des reports, ou des annulations.
Grâce à une hausse corsée de 3,8 % de la taxe foncière, l’administration Martinez Ferrada parvient à équilibrer son premier budget qui prévoit des sommes records en itinérance. Les 79 millions d’économies dégagées sont toutefois engloutis par la gestion de l’importante dette que traîne la métropole.
Subventions triplées aux organismes œuvrant en itinérance, investissement de 100 millions en dix ans pour acquérir et rénover des bâtiments, « groupe d’intervention tactique en itinérance » : l’administration Martinez Ferrada promet dans son premier budget « des sommes historiques pour qu’aucun Montréalais ne dorme dans la rue ».
En amputant de moitié le budget de développement de BIXI et en reportant certains investissements, le budget 2026 est « sans vision », accuse la cheffe de Projet Montréal, Ericka Alneus.
Toujours intéressant de voir les titres pour avoir l’angle du média
Le premier budget de la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, mise sur la « prudence » financière et sur l’amélioration des services de base aux citoyens. Le budget équilibré de 7,67 milliards de dollars, en hausse de 5,4 %, donne la priorité au maintien des infrastructures, notamment de l’eau. Les investissements dans la lutte contre l’itinérance vont aussi tripler, comme promis, de 10 millions à 30 millions de dollars dès cette année.
The 2026 budget appears to confirm the Martinez Ferrada administration will not be anti-bike as it includes an investment of $564.6 million in maintaining existing bike paths and building new ones — a $24.6-million increase from the previous 10-year period outlined by the administration of Valérie Plante. The budget projects for the city’s network of 1,000 kilometres of bike lanes to be more than doubled to 2,347 by 2050.
L’investissement dans la Véloroute de l’ouest est maintenu, mais ça reste un projet pour du récréatif.
J’attendrai les tableaux détaillés du PDI pour juger, mais grosso modo c’est moins catastrophique que prévu. Mais bon, un pdi c’est un pdi, ça n’a aucun engagement…
Non, c’est aussi utilitaire. Il n’y a pas de bons liens cyclables sécuritaires dans l’ouest de l’île, en particulier vers les stations du REM. Il y aura aussi la réfection du pont ferroviaire vers Ile-Bigras, qui donnera un lien cyclable vers Laval