Faut pas oublier les taxes sur l’essence là-bas ! Le litre s’y vend 3,062$CDN présentement ! Ça fait un moment que la Novège pousse pour que la population ne soit pas dépendante du pétrole en taxant tant l’essence que l’achat des voitures !
Ouais, je ne comprends pas trop la subvention, et plutôt en accord avec l’article de Vailles.
Justin Wolfers non-plus:
La valeur économique peut être, mais la contraction énergétique que connait la Norvège a un impact notable sur la production réelle et la capacité d’acheter du pays comme démontré dans ce tableau sur le tonnage de marchandises transportées. Le tonnage de marchandise transporté est resté stable dans le pays, voir a baisser pour certaines catégories, ce qui tend à démontrer la réalité de la production norvégienne. (possibilité de jouer avec les années pour ceux intéressés)
En diminuant la taxe sur l’essence on subventionne n’importe quelle consommation: les gens qui vont faire du ponton cet été, les classes moyennes supérieures et aisées qui se sont achetés des gros VUS qui consomment beaucoup, etc.
Ça aurait été beaucoup plus pertinent d’offrir des aides ciblées aux ménages à faible revenus (action de court terme) ET pour financer des mesures d’électrification (action de moyen-long terme). Je trouve très intéressante la mesure française de “leasing social” où l’état achète des voitures électriques et les loue à des loyers mensuels compétitifs, sous critère de revenus du ménage et de lieu de résidence (région, périphéries des villes).
Même majoritaire, Mark Carney avale une autre idée de Pierre Poilievre. Il annonce la suspension de la taxe d’accise de 10 cents qui s’applique sur le prix du litre d’essence, et de 4 cents sur le prix du diesel. Cette mesure sera certainement appréciée par les automobilistes, mais le gouvernement choisit-il d’opter pour la facilité au lieu de mettre en place des solutions structurantes pour l’avenir?
Si, en 2026, le gouvernement du Canada doit suspendre la taxe d’accise sur l’essence, on peut se demander si sa politique climatique n’est pas en déroute. Non seulement le gouvernement Carney a éliminé la taxe sur le carbone il y a un an et a repoussé ses objectifs sur les véhicules électriques, mais voilà qu’il choisit d’annuler la taxe d’accise pendant 5 mois.
Et puis, quelle est donc la prochaine étape si le conflit au Moyen-Orient perdure et prend de l’ampleur. Cette baisse de taxe va-t-elle devenir permanente? Le premier ministre prévoit-il d’annuler la taxe sur les produits et services (TPS)? Va-t-il envoyer des chèques aux citoyens? Et s’il choisit aujourd’hui de réduire la taxation de l’essence, pourquoi ne réduit-il pas aussi le coût du transport en commun? Pourquoi privilégier les automobilistes?
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Aussi un texte d’Alain Mckenna dans la Presse
Suspension de la taxe sur l’essence | Bonne idée ou non ?
Le premier ministre Mark Carney a annoncé lui-même l’abandon dès lundi prochain et jusqu’à la fête du Travail de la taxe d’accise sur les carburants, plus simplement appelée taxe fédérale sur l’essence. Cette mesure temporaire retranchera 10 cents pour chaque litre d’essence vendu au pays, et coûtera 2,4 milliards au trésor public. Est-ce une bonne idée ?
L’élimination de la taxe sur l’essence est une mesure inéquitable à plus d’un titre, constate le directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier à Polytechnique Montréal, Normand Mousseau. D’abord, elle ne touche que les conducteurs d’un véhicule à essence ou diesel. Ensuite, elle encourage les véhicules les plus gourmands et ceux qui parcourent le chemin le plus long.
Bref, on aide les gens à consommer davantage de pétrole, poursuit Normand Mousseau, ce qui ne favorise pas les consommateurs, mais plutôt les sociétés pétrolières. D’autant qu’une baisse similaire de la taxe provinciale décidée par l’Ontario il y a quelques mois n’a entraîné qu’une baisse partielle du prix du litre d’essence. Les pétrolières ont récupéré une partie de cette baisse du prix. Autrement dit, rien ne garantit que la baisse à la pompe du prix du litre d’essence correspondra à la baisse exacte de la taxe fédérale.
Dans la foulée, le Canada abandonne une partie de sa compétitivité internationale. Des pays d’Europe et d’Asie continuent de décarboner leur économie et leurs transports. Le Canada a bien décidé d’accorder une place limitée à des véhicules électriques chinois bon marché, mais tout à coup, il annonce une mesure qui ralentira la demande de véhicules électriques.
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Pendant ce temps en France, le Gouvernement veut plafonner les prix
Les pétrolières et les distributeurs ne sont pas contents ![]()
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Le mécanisme se déclencherait dès lors que les prix des produits raffinés à Rotterdam dépassent ceux d’avant-guerre au Moyen-Orient, correspondant peu ou prou à 1,71 €/l à la pompe pour le gazole et l’essence.Le gouvernement se réserverait alors le droit de plafonner les marges, en prenant la moyenne de ce qu’ils faisaient avant la crise, en janvier et février. Mais il ne s’agit pas d’un plafonnement des prix, la marge plafonnée s’ajoutant à des prix des produits raffinés qui évoluent, à la hausse comme à la baisse.
[…]
"C’est une très mauvaise idée ". Face à la grogne croissante des Français, dont la facture à la pompe s’est fortement alourdie depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement a annoncé, mardi 15 avril, envisager d’encadrer les marges des distributeurs sur les prix des carburants, tout en précisant que cette décision "n’est pas tranchée ". Mais cette idée ne convient pas du tout aux patrons de la grande distribution, qui estime qu’elle "n’aurait pas d’effet " à la pompe.
La réponse des principaux intéressés a été immédiate : c’est "u ne usine à gaz qui ne nous permet même pas de savoir où on va", a déploré, mardi soir, Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5 800 stations-service traditionnelles (hors grandes surfaces). “J’ai un grand doute qu’il y ait un réel intérêt consommateur”, a-t-il ajouté.
[…]
En tant qu’automobiliste j’ai pris la décision de limiter mes déplacements non seulement pour limiter mes dépenses, mais aussi pour l’environnement qui en prend un coup avec cette guerre inutile. Alors je suis déçu que le gouvernement devenu majoritaire, prenne des décisions populistes qui finiront par nous coûter plus cher par plus d’endettement en bout de ligne. Finalement ce sont les pétrolières qui en profiteront et les actionnaires qui s’enrichiront encore davantage. ![]()
Suspension de la taxe sur l’essence/ Bonne idée ou non ?
Le premier ministre Mark Carney a annoncé lui-même l’abandon dès lundi prochain et jusqu’à la fête du Travail de la taxe d’accise sur les carburants, plus simplement appelée taxe fédérale sur l’essence. Cette mesure temporaire retranchera 10 cents pour chaque litre d’essence vendu au pays, et coûtera 2,4 milliards au trésor public. Est-ce une bonne idée ?
Une mesure inéquitable sans vision
L’élimination de la taxe sur l’essence est une mesure inéquitable à plus d’un titre, constate le directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier à Polytechnique Montréal, Normand Mousseau. D’abord, elle ne touche que les conducteurs d’un véhicule à essence ou diesel. Ensuite, elle encourage les véhicules les plus gourmands et ceux qui parcourent le chemin le plus long.
Bref, on aide les gens à consommer davantage de pétrole, poursuit Normand Mousseau, ce qui ne favorise pas les consommateurs, mais plutôt les sociétés pétrolières. D’autant qu’une baisse similaire de la taxe provinciale décidée par l’Ontario il y a quelques mois n’a entraîné qu’une baisse partielle du prix du litre d’essence. Les pétrolières ont récupéré une partie de cette baisse du prix. Autrement dit, rien ne garantit que la baisse à la pompe du prix du litre d’essence correspondra à la baisse exacte de la taxe fédérale.
Dans la foulée, le Canada abandonne une partie de sa compétitivité internationale. Des pays d’Europe et d’Asie continuent de décarboner leur économie et leurs transports. Le Canada a bien décidé d’accorder une place limitée à des véhicules électriques chinois bon marché, mais tout à coup, il annonce une mesure qui ralentira la demande de véhicules électriques.
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Suspension de la taxe sur l’essence Une décision insensée du gouvernement Carney
Un gouvernement qui nage dans les déficits a-t-il les moyens de se priver de 2,4 milliards de dollars de revenus ?
Un gouvernement qui veut doper ses dépenses militaires peut-il en même temps réduire de 2,4 milliards les revenus qui lui servent de source de financement ?
Un gouvernement qui est maintenant majoritaire est-il contraint de faire plaisir aux partis de l’opposition, nommément les conservateurs, en adoptant des mesures populaires qu’ils réclament ?
Un gouvernement dirigé par un premier ministre qui a reconnu l’urgence climatique est-il bien avisé de réduire la taxe sur l’essence, sachant que le prix de l’essence est un puissant outil pour inciter les consommateurs à prendre le virage vert ?
À toutes ces questions, la réponse est assurément NON. La décision de Mark Carney et de son ministre des Finances, François-Philippe Champagne, est donc insensée, à plusieurs égards.
Nul doute que l’explosion du prix de l’essence fait râler les automobilistes, surtout en cette ère économique stagnante où l’inflation fait mal. Nul doute que la suspension pendant cinq mois de la taxe fédérale d’accise de 10 cents par litre d’essence soulagera certains ménages, du moins à court terme.
Mais les 2,4 milliards de dollars dont se prive le fédéral, il faudra les récupérer ailleurs. Et comme le déficit atteindra 65 milliards cette année (et autant l’an prochain), selon le dernier budget, le gouvernement fédéral devra s’endetter pour faire plaisir aux automobilistes.
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En Espagne le premier ministre socialiste Pedro Sanchez a baisser les taxes sur l’essence.
On pourra critiquer le geste n’empêche que le prix de l’essence se repercute sur l’ensemble de la chaine de production et approvisionnement. Et l’inflation qui vient avec.
Et je tient a spécifier que l’Espagne est l’un des champions des energíes renouvellable en Europe.
L’Australie fait la même chose.
N’oublions pas qu’au Québec le plus grand dénominateur commun de l’électeur moyen est la posession d’un permis de conduire. C’est un sujet politique sensible comme surement aussi ailleurs au Canada.
Liste du magazine Time Mark Carney parmi les personnalités les plus influentes au monde
Le leader libéral figure dans la liste des 100 personnages les plus influents du globe en 2026, révélée mercredi par le magazine établi à New York.
« Après être devenu premier ministre du Canada l’année dernière, il a été le premier à conceptualiser le point de rupture du multilatéralisme tel que nous le connaissons depuis des décennies », a écrit à son sujet Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne.
Résumé
La haut placée européenne fait ici référence à son puissant discours sur la rupture de l’ordre mondial donné à Davos, en Suisse, au Forum économique mondial en janvier dernier.
Il s’agit d’ailleurs d’une deuxième nomination pour le chef d’État de 61 ans, qui avait été lauréat en 2010 en tant que gouverneur de la Banque du Canada.
Après la crise financière de 2008, il a participé à la conception du « cadre réglementaire qui allait définir et renforcer le secteur bancaire et financier pendant des décennies », rappelle Mme Lagarde, originaire de France.
Elle souligne aussi sa mise en garde contre les conséquences potentielles du Brexit lorsqu’il était gouverneur de la Banque d’Angleterre, le premier étranger à occuper ce poste.
De la centaine d’individus répertoriés, 24 sont des « leaders » ou des figures associées à la politique.
On retrouve plusieurs importants dirigeants dans la liste : le président américain, Donald Trump, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le pape Léon XIV, la présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, et le président chinois, Xi Jinping.
Aux États-Unis, le secrétaire d’État, Marco Rubio, le maire de New York, Zohran Mamdani, le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, le maire de Minneapolis, Jacob Frey, et l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, figurent également dans la liste.
Justin Trudeau, qui a été premier ministre du Canada pendant près d’une décennie, a été nommé à deux reprises – recevant ses louanges en 2016 et en 2018.
Consultez la liste des personnalités les plus influentes du magazine Time (en anglais)
La « prime Carney » rapporte des dividendes
(Ottawa) La « prime Carney » est devenue fort rentable pour le Parti libéral du Canada.
En moins de six mois, Mark Carney a réussi à convaincre quatre députés du Parti conservateur et une députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) de se joindre à son gouvernement libéral minoritaire. Il n’est pas exclu que d’autres leur emboîtent le pas au cours des prochaines semaines.
Lundi soir, celui qui était un néophyte en politique il y a 12 mois a vu les électeurs de la circonscription de Terrebonne – considérée comme un fief du Bloc québécois – lui accorder leur confiance en élisant de nouveau la candidate libérale Tatiana Auguste.
Mark Carney dirige maintenant un gouvernement majoritaire grâce à l’arrivée de transfuges et à la victoire dans les trois circonscriptions où avaient lieu les élections partielles lundi. Résultat : il aura les coudées franches pour mettre en œuvre ses politiques ambitieuses, sans faire de compromis avec le Parti conservateur, le Bloc québécois ou le NPD.
Jamais un parti politique ayant reçu un mandat minoritaire des électeurs n’avait réussi dans le passé une telle métamorphose de l’échiquier politique en décrochant un mandat majoritaire 12 mois plus tard sans convoquer tous les Canadiens aux urnes.
Mieux encore, Mark Carney pourrait prétendre diriger un gouvernement d’unité nationale. Il a converti un député conservateur de l’Alberta, Matt Jeneroux, à sa cause. Il a convaincu une députée néo-démocrate du Nunavut, Lori Idlout, d’en faire autant. Et voilà qu’une circonscription où les souverainistes règnent en maîtres choisit de rester dans le camp libéral. La victoire des troupes libérales est d’autant plus conséquente que le Parti québécois avait mis sa machine électorale au service de son allié souverainiste, le Bloc québécois.
« C’est la prime Carney qui fait son œuvre », relevait récemment une source libérale qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat afin de parler plus librement de l’état d’esprit qui prévaut au sein des troupes libérales.
L’évènement n’est pas banal. À preuve, des médias étrangers influents comme le New York Times, la BBC, Reuters et The Economist en ont fait état au cours des dernières heures.
(…)
Engagements climatiques/ « Quand est-ce que les libéraux vont se lever ? »
(Ottawa) Le député bloquiste Patrick Bonin appelle la soixantaine de libéraux du caucus climat et environnement à appuyer publiquement Steven Guilbeault. L’ex-ministre a publié une lettre ouverte dans La Presse et le Toronto Star jeudi pour faire pression sur son propre gouvernement afin de protéger ce qu’il reste de sa politique climatique.
« J’estime que je fais mon travail de député, membre du parti au pouvoir qui a pris ces engagements-là sur la question climatique, et je dis au gouvernement : soyons conséquents avec nous-mêmes », affirme-t-il en entrevue.
Principal architecte des politiques de lutte contre les changements climatiques sur la scène fédérale, M. Guilbeault avait quitté son poste de ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes en novembre, dans la foulée de la conclusion d’une entente de principe avec l’Alberta pour la construction d’un oléoduc vers la Colombie-Britannique. M. Guilbeault avait auparavant occupé le poste de ministre de l’Environnement durant près de quatre ans et cet accord démantelait une partie de la politique climatique qu’il avait mise sur pied sous le leadership de Justin Trudeau.
Il est le seul à oser prendre la parole publiquement, alors que le caucus climat et environnement des libéraux compte une soixantaine de députés. C’est plus du tiers de l’ensemble des élus de ce parti à la Chambre des communes.
Lisez la lettre ouverte de Steven Guilbeault
« Quand est-ce que les libéraux vont se lever pour empêcher leur chef de saccager l’environnement ? », a demandé Patrick Bonin lors de la période des questions jeudi.
Nous avons contacté neuf élus du caucus climat et environnement. Parmi eux, seule la députée de Brossard – Saint-Lambert, Alexandra Mendès, nous a indiqué qu’elle n’était pas au fait des derniers développements, étant donné qu’elle subit un traitement contre le cancer. Les autres n’avaient pas répondu avant la publication de cet article.
(…)
S.Guilbeault a beau être fédéraliste, c’est le genre de personne que je verrais bien changer de bord à la longue, en se rendant compte de l’impasse pétro-monarchique canadienne.
Ce serait un atout indéniable pour le camp souveraniste !
Finances fédérales/ Un patient dans un état stable… en attendant Trump
Ce que j’en pense ? Que les finances publiques fédérales sont dans un état stable, pour reprendre un terme médical, ce qui est déjà pas mal dans le contexte économique difficile que l’on vit.
Oui, bon, on ne se contera pas d’histoires, le déficit de 66,9 milliards de dollars de l’année terminée le 31 mars 2026 demeure très important dans une perspective historique. Ce déficit était de « seulement » 36,3 milliards l’an dernier et de 2,9 milliards il y a 10 ans.
Mais c’était une autre époque. Le Canada vit actuellement un choc économique majeur, frappé par le protectionnisme de Trump, à tel point que certains entrevoyaient un déficit annuel de 100 milliards il n’y a pas si longtemps.
En fin de compte, le déficit n’a pas augmenté au cours de la dernière année, il a même reculé, passant de 78,3 à 66,9 milliards. Et encore, il aurait pu reculer davantage si le ministre François-Philippe Champagne n’avait pas succombé à la tentation de dépenser une partie des fruits de la résilience économique canadienne, cette année comme à chacune des cinq prochaines années.
La décision de dépenser a été parfois prise pour de bonnes raisons, cela dit, comme cette nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels, qui cible quelque 12 millions de Canadiens à faible revenu.
C’est pas mal, donc. Et au cours des cinq prochaines années, le déficit diminuera encore, quoique très lentement, si l’on se fie à la mise à jour, vers l’équivalent de 1,4 % du PIB en 2030-2031. Cette légère amélioration sera possible parce que les dépenses de programmes augmenteront moins vite que les revenus du gouvernement sur cinq ans (15,4 % contre 20 %).
À cet égard, le ministre peut dire merci à l’inflation, ironiquement. Car l’inflation propre au PIB, que le ministère prévoit à 2,8 % en 2026 plutôt que 1,8 % l’automne dernier, le fait artificiellement gonfler, ce qui fait mieux paraître les ratios qui servent de guide (déficit/PIB et dette/PIB).
Autre signe d’amélioration, si l’on peut dire : d’ici trois ans, le gouvernement fédéral aura fait disparaître le déficit de fonctionnement, c’est-à-dire le déficit qui sert à payer les activités courantes, que Jacques Parizeau appelait les dépenses d’épicerie.
En 2028-2029, il ne restera plus qu’un déficit attribuable aux dépenses en capital, soit des dépenses et transferts aux provinces qui servent à financer des investissements, essentiellement.
Évidemment, les prévisions économiques du fédéral – calquées sur le privé – dépendent en grande partie de ce qu’il adviendra du traité de libre-échange avec les États-Unis. Car en attendant, « le Canada est un désert d’investissements privés », comme le fait remarquer l’économiste Louis Lévesque, puisque les entreprises attendent de voir si l’accès au marché américain se maintiendra avant d’investir1.
(…)
Fonds « souverain » Une curieuse bibitte
À bien y penser, Mark Carney en doit toute une à Donald Trump. Deux, en fait. D’abord, la guerre commerciale déclenchée par le président américain l’a aidé à se faire élire. Et la guerre contre l’Iran permet maintenant au premier ministre canadien d’effacer une partie du déficit, puisque la hausse du prix du pétrole gonfle les revenus du gouvernement.
Exactement un an après son élection, Mark Carney avait donc une marge de manœuvre inespérée pour sa mise à jour économique printanière, présentée mardi. On aurait souhaité que le gouvernement libéral utilise ces revenus inattendus pour assainir les finances publiques autant que possible. Mais le gouvernement libéral n’a pas pu résister à la tentation d’annoncer 54 milliards de dollars de nouvelles dépenses, sur six ans, depuis le dépôt de son budget en novembre dernier.
L’histoire se répète : en 2022, la guerre en Ukraine avait fait bondir le prix des matières premières, dopant les revenus d’Ottawa qui en avait profité pour annoncer des initiatives afin de plaire au Nouveau Parti démocratique (NPD) et d’assurer sa survie.
(…)
L’essence franchit la barre des 2 $ à Montréal
Les automobilistes montréalais ont eu la mauvaise surprise de voir le prix de l’essence ordinaire franchir la barre de 2 $ le litre vendredi matin.
Bon ben, le rabais de la suspension de la taxe sur l’essence n’existe plus.
Qui aurait pu prédire que la suspension de cette taxe allait résulter en autre chose que l’augmentation des profits de producteurs et des distributeurs … Je me le demande …
Je souris de l’intérieur mais en même temps, on voyait tous venir la situation….
Il me semble que c’est arrivé plus vite que certains analystes économiques avaient prédit ![]()
Je le disais déjà lors de la mise en place de cette mesure, mais c’est littéralement des subventions aux producteurs et à toute la filière des hydrocarbures. Les 2.5 milliards que nous coute cette mesure, aurait pu un avoir un réel impact si appliqué dans des projets de transport collectifs ou actifs.
Meme si je suis contre la baisse de la taxe d’assise fédérale, rien ne dit que le prix à la pompe ne serait pas 2.12$ au lieu de 2.02$ sans cette mesure.
Cela prendrait le graphique du prix du baril pour voir si les courbes se suivent.

