Politique fédérale

Michael Kovrig, l’un des deux Michael qui a été retenu en otage pendant 3 ans en Chine, mets en garde Ottawa d’un rapprochement de Pékin dans le but de contre-balancer la relation avec Washington:

Autrement dit, il ne faudrait pas que notre relation avec la Chine devienne comme cette caricature. :stuck_out_tongue_closed_eyes: :laughing:

Oh please… Diversifier nos échanges commerciaux ne signifie pas qu’on se met à plat ventre… Franchement.

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Le problème n’est pas qu’on se mette à plat ventre. Au Québec et au Canada, nous ne sommes pas vraiment connus pour se tenir debout et de façon intelligente. À preuve: nous avons voté à 3 reprises pour un professeur de théâtre qui jouait le rôle de premier ministre et qui faisait seulement du signalement de vertue sur la scène internationale…

Donc, si on ne sait pas se tenir debout, comment pouvons-nous nous mettre à plat ventre?

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Nous avons l’une des plus grande économies sur la planète et nous sommes un modèle en matière de démocratie et de développement humain… On se tient debout simplement en existant.

Ramenez-vous à 2015, quand Justin Trudeau a été élu. Le monde était en mode diversité et inclusion. L’ordre mondial était assez stable, comparé à ce qu’il est maintenant. C’est devenu du signalement de vertu parce que Donald Trump est arrivé et a permis à tous les coucous d’extrême droite de s’ouvrir la bouche sans avoir peur des conséquences.

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Comme vous le mentionniez, c’était une mode, rien de concret. Les politiciens se battent seulement pour sauver les apparences.

Et je vais vous citer Rob Johnson, président de l’Institute for New Economic Thinking, sur la différence entre un politicien qui est réellement courageux, et un politicien qui apparaît courageux:

  • Un politicien qui est rééllement courageux est politiciens qui a des convicitions réelles, qui essaye de pousser ses idées et de s’autocorriger, mais qui continue à se battre pour proposer ses idées malgré les vagues d’oppositions.

  • Un politicien qui apparaît courageux, est un politicien qui va se joindre à toutes les manifestations ou mouvement citoyens pour être en première place dans les photos.

C’est ça la différence entre un Jack Layton, qui avait toutes les excuses au monde pour ne pas se présenter au travail, mais qui se présentait quand même (il venait en béquille au parlement canadien et avait même 2 cancers), et un Justin Trudeau ou un Jagmeet Singh qui aiment se présenter aux manifestations, ou se montrer sur Twitter ou TikTok pour attirer de la sympathie. Ces deux derniers personnages vivaient dans une bulle déconnectée de la réalité.

Concrètement, est-ce que nous sommes en meilleure situation au Québec et au Canada en 2026 comparativement en 2015? Lorsqu’on voit la classe moyenne qui s’effondre, les jeunes qui n’ont plus accès à la propriété, les déficits et la dette publique qui explosent, le coût de la vie qui avait explosé, etc.?

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Êtes-vous au courant qu’il y a eu une crise mondiale de l’inflation en 2022? Êtes-vous aussi au courant que l’explosion des coûts de propriété est un problème depuis les années 90, quand les gouvernements ont décidé de ne plus se mêler de la construction de logement pour atteindre le déficit zéro?

Facile blâmer Trudeau pour tout…

Je me présente à pas mal toutes les occasions pour représenter la communauté LGBTQ+, est-ce que ça fait de moi quelqu’un de déconnecté de la réalité? Avoir des convictions ce n’est pas un défaut.

Ah bon? On a banni les camps de conversion, on a donné le ton a un environnement où même les entreprises ont contribué à la tolérance et le respect envers les minorités. On est plus avancé en terme de diversité et d’inclusion qu’avant… Je ne sais pas sur quelle planète vous vivez pour penser que ça a été une mode passagère.

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Je pense qu’en effet, la société est plus inclusive pour la communauté LGBTQ+, mais que la population moyenne ne se porte pas mieux qu’il y a 10 ans.

Bien qu’imparfait, je pense que le “World Happiness Report” donne une certaine vue d’ensemble. De 2015 à 2025, le Canada est passé de 5e à 18e. De plus, outre la communauté LGBTQ+, les efforts quant à la diversité ont été assez timides. Étant en situation de handicap, je n’ai pas vu d’améliorations significatives sur ma qualité de vie.

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Je ne crois pas que la population se porte vraiment mieux qu’il y a 10 ans. On a un sérieux problème d’écarts grandissants entre riches et pauvres, d’accès à la propriété, et notre économie est prise en souricière entre les États-Unis et la Chine, avec un problème assez criant de productivité.

Par contre, ceux qui blâment Trudeau pour tout ça font drôlement fausse route. C’est le résultat de décennies de laisser-faire de la part des gouvernements successifs, autant au niveau provincial que fédéral, couplé à une tendance mondiale.

Je veux dire… est-ce que la CAQ depuis 2018 a vraiment fait quelque chose pour les gens en situation de handicap?

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Trudeau n’est évidemment pas le seul responsable de tous les problèmes du monde. Je ne l’ai pas blâmé lorsque j’ai échappé mon café ce matin :wink:

On peut cependant se demander si les efforts ont vraiment été mis à la bonne place pendant ses mandats. Je pense que certains aspects ont été délaissés pour faire plus de place à une minorité de personnes pour une question d’optique. Concrètement, peu de personnes ont vu leur qualité de vie augmenter pendant les mandats de JT.

Non, mais ils ne promouvaient (est-ce le bon mot?) pas cette diversité. Ce n’était pas central à leur plateforme, contrairement aux libéraux de JT. En faisant la promotion de cette diversité, JT, contrairement à la CAQ, a mis des attentes quant à la diversité, attentes qu’il n’a pas atteintes pour la plupart des personnes.

Ultimement, c’était (selon moi) une question d’optique avant-tout. Trudeau n’est pas le seul coupable dans tout ça, mais pour quelqu’un qui voulait s’élever au dessus de la petite politique, on ne peut être que déçus. À mon humble avis, tous les paliers gouvernementaux depuis plusieurs années se sont mis à faire cette petite politique puisque, vraisemblablement, ça réussi à faire gagner des élections. On ne peut pas blâmer les joueurs de jouer le jeu :wink:

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La vraie grosse affaire qu’ils ont fait c’est l’allocation pour enfant. Ça a permit de faire chuter le taux de pauvreté des moins de 18 ans de moitié entre 2015 et 2022. Ce n’est quand même pas rien.

Durant la pandémie, la PCU et la CUEC ont permis de maintenir à flot une grande partie de la population.

Finalement, on l’a moins vu au Québec, mais l’établissement de programmes de garderies subventionnées dans les autres provinces a eu un impact assez majeur (du moins c’est ce que mes collègues ontariens me disent).

Sans dire que le gouvernement Trudeau a été à la hauteur des changements générationnels qu’ils ont vendus, ce n’est pas non plus la complète catastrophe que certains veulent faire croire.

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Ce n’est rien de personnel contre vous, je tiens à vous en assurer.

Peut-être que si je me prononce ainsi et j’ai ces opinions, c’est parce-que je suis devenu cynique en prenant plus de maturité que durant ma vingtaine, époque où j’étais plus naïf et optimiste (en votant naïvement pour Justin Trudeau en 2015 et 2019 par exemple, mais aussi pour Projet Montréal et Valérie Plante en 2017), et en constatant récemment la détérioration de notre tissu et cohésion sociale ainsi que l’effritement de notre qualité de vie, comme mentionné par @Stiv ci-dessus.

Mais c’est une leçon de vie: on apprend de l’expérience en distinguant mieux les gens qui se cachent derrière leurs masques et leurs sourires… Et on parvient ainsi à savoir qui sont ceux qui sont réellement sincères, et ceux qui sont justes des acteurs.

I mean… Je suis dans la trentaine et un électeur de gauche. Ce n’est pas parce que Justin Trudeau n’a pas livré la marchandise à 100% que j’en suis cynique, justement parce que ça va bien plus loin que le gouvernement fédéral.

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C’est vrai qu’il y a eu du bon avec les années Trudeau. Je pense simplement que ce n’est pas assez. La dette a pris de l’ampleur, la productivité a baissé, la population est moins heureuse, etc.

Dire que ça va mal partout n’excuse pas le fait que ça ne va pas mieux ici. Le Canada a beaucoup de potentiel, de part nos ressources naturelles, le niveau d’éducation ou encore le “branding” à l’international. Malgré tout, on se retrouve dans une discussion de “ça pourrait être pire”, plutôt que de célébrer que notre qualité de vie augmente.

Les libéraux avaient des mandats forts et ils auraient dû prendre des décisions impopulaires politiquement plutôt que d’aller dans la vertue politiquement gagnante.

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Ça n’excuse rien, mais ça met en contexte.

Les libéraux ont eu 1 seul mandat fort. Ils ont été minoritaire ensuite. Peut-être que le NPD et le Bloc auraient du eux-aussi pousser plus fort?

Je suis pour des décisions fortes et porteuses de changement, parce qu’on s’enligne droit dans un mur. Malheureusement dès que la gauche parle de ses idéaux elle est tournée au ridicule. Même quand la gauche est élue et fait des changements positifs, on dépeint tout ça négativement… C’est ce qui arrivé avec Valérie Plante notamment.

Je serais bien curieux de savoir ce qui pourrait libérer ce potentiel? Extraire encore plus de nos ressources? C’est bien pour le court terme mais ça ne règle pas vraiment de problèmes plus structurels.

Augmenter la productivité via la R&D? C’est quelque chose que les gouvernements Trudeau et Carney font depuis un bout, mais c’est le genre de politique qui prend plusieurs années à faire effet.

Y a t’il d’autres solutions au fédéral? J’ai du mal à en voir… Ironiquement les investissements dans le secteur de la défense sont ce qui semble avoir le plus gros impact sur le PIB en ce moment.

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C’est normal que le changement amène du mécontentement. Ça fait partie du progrès. Je pense par contre que d’aller vers les extrêmes pour faire passer son message est nocif. On peut penser à la gratuité des TC pour les 65 ans et plus. Si le vrai but était d’aider les personnes vulnérables, on le ferait via la gratuité pour les revenus en deçà d’un certain seuil. Difficile de voire d’autres raisons que le désir de se faire réélire. Toutefois, si on se prononçait contre, ça voulait dire qu’on était contre les personnes âgées et on tombait immédiatement dans un discours de ceux qui ont bâti le Québec, etc.

Si les efforts en R&D avaient été mis en place dès 2015, on commencerait à voir certains résultats aujourd’hui. Ce n’était pas la priorité parce que ce n’est pas gagnant politiquement. Il y avait beaucoup plus de points à gagner en mettant à l’avant-plan la diversité.

À mon humble avis, l’âge de la retraite aurait dû être relevé à 67 ans. Aujourd’hui, on commence à payer le prix du manque de courage politique de nos dirigeants.

euh… on s’éloigne de la politique fédérale ici, mais la raison c’est parce que c’est pas mal plus simple de valider l’âge et le lieu de résidence d’une personne que son revenu… La STM n’a pas le droit de demander ce genre d’information sans passer par des modifications réglementaires.

Il faut pas comparer des pommes et des oranges non plus… Un gouvernement paritaire et qui prône le respect de la diversité, ça ne l’empêche pas d’investir dans l’augmentation de la productivité… Vous parlez comme si ça aurait du être un ou l’autre.

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C’est un peu mon opinion à lire tout ceci. On peut reprocher à un gouvernement bien des choses, de l’inaction, et j’en passe… Mais ce n’est certainement pas à cause de cette raison. Surtout que c’est une cause fondamentalement légitime.

Ça ne devrait jamais être en opposition avec d’autres priorités du gouvernement. Il y a bien d’autres politiques peu intéressantes sur lesquelles s’attarder.

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Pourtant, c’était dans la plateforme des dernières élections de PM. En effet, je m’éloigne du fédéral ici.

En effet, l’un n’empêche pas l’autre. On peut toutefois se demander si les priorités étaient vraiment mises à améliorer concrètement la vie des canadiens ou à être dans le “bien paraitre”.

Je suis évidemment en accord avec le respect de la diversité (et ultimement des personnes). J’ai toutefois l’impression que l’énergie et le capital politique des précédants gouvernements a été sur-alloué sur certains enjeux. On peut avoir la même critique du parti conservateur sous Pollièvre qui fait une fixation des wokes et de l’anti-DEI.

Pendant que les deux principaux partis politiques allouaient de leur capital politique sur ses enjeux, la population moyenne a vu sa qualité de vie descendre.

Par rapport à la R&D, ce n’est qu’en 2024 que les montants de bourses aux étudiants de 2e, 3e et de post-doc ont été augmentés. Pourquoi a-t-on attendu 9 années pour ça? Le cynique en moi vous dira que les étudiants votent proportionnellement peu et donc, ne méritent peu d’attention politique.

Pardon hein, mais parler de l’évolution des conditions socio-économiques au Canada dans les 10 dernières années, et considérer qu’elles sont fortement dûes à la com de Trudeau et de Signh (tout en utilisant des termes comme “signalement de vertu”), c’est pas mal les poncifs complètement déconnectés des réalités matérielles auxquels nous ont (malheureusement) habitués les “penseurs” des mouvements d’extrême droite pendant la même période. (Je ne dis pas que tu l’es, mais que tu reproduis les mêmes discours) C’est du pur idéalisme. Penser que la situation est telle qu’elle est parce que tel ou tel politicien a du courage ou n’en a pas, c’est du pur blabla.

La réalité matérielle c’est que notre mode de production est en crise depuis près de 15 ans. Les coûts de l’énergie augmentent ce qui a un impact direct sur les différentes productions industrielles. Ce ralentissement économique a eu un impact majeur notamment sur la production industrielle américaine qui est notre principal client. (D’ailleurs, en regardant par ce biais-là, on comprend assez aisément les positions récentes et agressives des USA vis à vis du Vénézuela, de l’Iran ou du Groenland) S’ensuit donc un ralentissement économique de notre coté de la frontière. Ralentissement qui passe un peu inaperçu car les investisseurs se sont tournés vers l’outil numéro 1 d’investissement dans les pays riches en voie de déclassement : la spéculation immobilière qui reste une valeur sûr car tout le monde à besoin de se loger. Cela a tendance à artificiellement gonfler le PIB tout en ne produisant aucune valeur réelle.

La crise sociale est aggravée par un ensemble de politiques publiques qui ont été prises dans les 30 dernières années qui ont volontairement réduit le financement de l’état en réduisant les impôts des entreprises, pour, croyait-on à l’époque, stimuler la croissance économique. Avec une croissance au ralenti, cela a pour effet de détruire le filet social.

Dans un pays sans filet social, comme notre voisin du sud, cette crise sociale se traduit par une montée du fascisme. Trump est un symptôme, pas une cause. C’est une constante historique assez classique, des années 30 à nos jours, les périodes de crises sociales ont souvent mené à des gouvernements d’extrême droite. D’autant que les classes sociales privilégiées ont toujours préféré le fascisme au socialisme, qui se serait lui attaqué à leurs privilèges.

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Le budget 2016 du gouvernement Trudeau était tout à fait dédié à la classe moyenne pourtant.

Je n’ai aucune idée pour les étudiants, mais augmenter la productivité passe par beaucoup plus que de la recherche universitaire. Le gouvernement Trudeau a parlé de productivité dans beaucoup de ses budgets, avec peu de résultats. Ils ont essayé un paquet d’affaires avec des incitatifs fiscaux, des augmentations de budget, etc. et ça ne semble pas avoir fonctionné. je ne crois pas que ce soit une question politique ou électoraliste. Les problèmes de productivité du Canada sont pas mal plus structurels que politiques.

Aussi, mauvais timing pour Trudeau mais son arrivée au pouvoir coincide avec un crash du prix du pétrole, qui était l’industrie avec le plus d’investissements en productivité.

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