Politique fédérale

La réalité est que c’est nous-mêmes qui nous nous sommes mis des bâtons dans les roues, lorsque le Japon et l’Allemagne ont approché Trudeau fils pour avoir du gas liquifié et que ce dernier a dit non.

Et si la Colombie-Britannique dit non au pipeline, que peut faire d’autre l’Alberta que de l’exporter aux États-Unis?

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J’ai trouvé ça sur Facebook et j’ai ça extrêmement hypocrite de sa part considérant qu’il est autant, si ce n’est plus, pris dans les lobbys pétroliers et gaziers que le libéraux.

Ps je ne défend pas les libéraux ici c’est horrible le niveau de corruption qui a été atteint dans le monde de façon générale, mais je dénonce l’hypocrisie de dire que PP va régler la situation alors que lui-même est dans cette machine.

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En effet c’est assez hypocrite de la part de PP qui s’entoure lui-même de lobbyistes et dont les campagnes sont souvent clairement encrées dans les besoins d’une industrie ou d’une autre (pétrole, épiceries). Cette sortie infondée, comme d’autres, ne fait qu’alimenter le cynisme à la manière Trump qui critiquait le “deep state”. Même au niveau provincial, PSPP montre des signes similaires de déficit oratoire en criant à la menace face à tout changement si insignifiant ou temporaire soit-il, et face à un gouvernement fédéral “un régime qui travaille contre nous” ou “à nous effacer”. Nos oppositions me donnent un goût amer d’immaturité politique, d’opportunisme et souvent de mauvaise foi. En tout cas de mauvais goût.

D’ailleurs est-ce qu’on pourrait interpréter l’augmentation du lobbyisme différemment? On pourrait associer cela au fait que nous faisons face à une menace géopolitique et économique sans précédent et que les signaux envoyés par Carney avant l’annonce du budget montraient une volonté de changements structuraux. Ces promesses et projets de changement de règles doivent bien allécher les différentes industries, alors ce qu’on observe ne m’indique pas une hausse attribuable à un “appel à corruption” comme le fait sous-entendre PP, mais bien un concours de circonstances historiques et transformatrices pour beaucoup d’industries et de secteurs économiques.

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Le niveau d’hypocrisie et de corruption en général n’a pas de limite: comme par exemple on sait qu’aux USA Trump était proche d’Epstein, mais dans ce qui est révélé récemment, on découvre également que non seulement que Clinton était proche d’Epstein, mais également Noam Chomsky, considéré comme l’un des plus grand intellectuel de la gauche politique et critique des États-Unis…

En résumé, la gauche et la droite se donnent en spectacle en se faisant la guerre devant le public: Noam Chomsky considérait Trump comme le plus grand danger au monde alors que Trump déteste la gauche, mais en arrière-plan Trump et Chomsky sont dans le même bateau (pour ne pas dire la même île) avec Epstein. La réalité c’est que se faire la guerre en apparence est ce qui permet de contrôler les masses et le petit peuple tout en cachant leurs squelettes dans le placard, abuser moralement des plus vulnérables et s’enrichir…

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Un débat que je salue et qui pourrait par ricochet sensibiliser les anglos à l’importance de notre propre défense du français au Québec et au pays.


Documents officiels fédéraux L’utilisation de l’orthographe britannique fâche certains linguistes

Une lettre ouverte dénonçant l’usage de l’orthographe britannique dans des documents officiels a été adressée au premier ministre du Canada, Mark Carney.

(Toronto) Certains linguistes et éditeurs du Canada anglais sont en colère : des mots orthographiés à la britannique foisonnent depuis peu dans des documents officiels fédéraux.

Publié à 0 h 00

Vjosa Isai The New York Times

Le suffixe ize, qui est la norme en anglais canadien, est depuis peu supplanté par la terminaison ise de l’anglais britannique. Ainsi, emphasize est devenu emphasise et trade liberalization est devenu trade liberalisation.

« Au début, on pensait que c’était juste une aberration », affirme John Chew, éditeur d’un dictionnaire d’anglais canadien à paraître, produit avec l’aide de la Society for Canadian English.

« C’est un élément de notre histoire nationale »

Mais les cas ont continué de s’accumuler, dans des communiqués de presse et même dans le récent budget fédéral, ce qui n’a pas manqué de susciter une attention particulière alors que le pays est engagé dans la guerre commerciale avec les États-Unis.

Des centaines de mots sont orthographiés avec le s britannique au lieu du z canadien : de-industrialisation, amortisation, catalyse, digitalisation.

C’est une atteinte à l’anglais canadien, affirment un groupe de linguistes et d’éditeurs dans une lettre ouverte au premier ministre Mark Carney ce mois-ci1. L’anglais canadien est l’usage au gouvernement fédéral depuis un demi-siècle, notent-ils.

Rappelons que M. Carney, 60 ans, a été gouverneur de la Banque d’Angleterre de 2013 à 2020 ; certains se demandent si cela expliquerait le glissement vers l’orthographe britannique. Sollicité pour cet article, le bureau du premier ministre n’a pas répondu.

« L’anglais canadien doit demeurer l’usage dans toutes les communications et publications du gouvernement fédéral », réclame la lettre. « C’est un élément de notre histoire nationale. »

Traits distinctifs

L’orthographe canadienne-anglaise a depuis longtemps un pied dans deux mondes, le britannique et l’américain.

Dans leur lettre, les auteurs soulignent que l’anglais canadien est une « variante nationale distincte de l’anglais reconnue par l’Oxford English Dictionary ».

« L’anglais canadien a évolué ici et représente un aspect unique de notre culture », indique la lettre. « C’est une des pratiques inhérentes de notre quotidien qui font de nous des Canadiens », écrivent les auteurs.

Ils ajoutent qu’être fidèle à l’anglais canadien est « le moyen le plus simple d’adopter la posture “coudes hauts” (elbows up) », l’expression fétiche de M. Carney, empruntée au hockey, pour décrire la résistance du pays aux droits de douane de Donald Trump et à son intention affichée de faire du Canada le 51e État.

« L’orthographe n’est pas forcément un sujet sensationnel », explique Kaitlin Littlechild, présidente d’Editors Canada, l’une des signataires de la lettre et directrice d’un OSBL regroupant des réviseurs autochtones.

« Mais compte tenu du climat politique actuel et des tensions que nous vivons ces jours-ci en matière d’identité nationale, j’espère que cet enjeu sera pris en considération. »

Maplewashing inversé ?

L’orthographe canadienne-anglaise a évolué avec l’arrivée de vagues d’immigrants provenant de pays anglophones, parallèlement aux influences françaises et autochtones qui se reflètent dans des mots tels que le mot français tuque, parfois écrit toque (les Américains disent beanie) et le mot inuit kayak (qui est aussi passé dans le français).

Le premier ministre Mark Carney lors d’une visite à l’Institut Vector de Toronto, qui se spécialise dans l’intelligence artificielle, en novembre dernier. Même en anglais (canadien), ce chercheur porte une tuque.

Un sondage a récemment invité les Canadiens anglais à choisir le mot de l’année. Le mot gagnant ? Maplewashing, soit la pratique qui consiste à donner une fausse apparence canadienne à quelque chose, en particulier dans le contexte du boycottage des produits américains.

Or, le gouvernement Carney semble pratiquer le maplewashing à l’envers, déplore M. Chew, qui est également signataire de la lettre envoyée au premier ministre.

« C’est assez décevant que le cabinet du premier ministre – ou la personne qui rédige les communiqués – ne soutienne pas le discours patriotique elbows up en utilisant l’anglais canadien correct. »

Cet article a été publié dans le New York Times.

1. Lisez la lettre ouverte envoyée au premier ministre Mark Carney (en anglais)

Lisez la version originale (en anglais ; abonnement requis)

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-12-21/documents-officiels-federaux/l-utilisation-de-l-orthographe-britannique-fache-certains-linguistes.php

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L’orthographe britannique a toujours été la norme au Canada anglais et pas parce que Mark Carney a été gouverneur de la Banque d’Angleterre. Je rajouterais aussi que l’orthographe britannique est la norme aux Nations-Unies même si le siège est à New York. C’est du n’importe quoi pour essayer de discréditer le Canada.

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Le Canada, entre référendums et menaces américaines

PHOTO JEFF MCINTOSH, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Drapeaux canadiens le long d’une rue résidentielle à High River, en Alberta, en mai dernier

Yves Boisvert La Presse

L’année 2025 a commencé sous le signe de l’unité canadienne, après l’agression douanière et les menaces d’annexion du président américain.

Publié à 5 h 00

La prochaine s’ouvre avec des tensions sécessionnistes d’est en ouest.

Donald Trump : on ne peut pas expliquer autrement la réélection des libéraux, à la tête d’un gouvernement essoufflé, désavoué, voué à l’expulsion électorale il y a un an à peine sous Justin Trudeau.

Enfin, oui, on peut l’expliquer autrement. L’espèce de mouvement de ralliement autour d’un parti capable de résister à la menace américaine aurait fort bien pu profiter aux conservateurs – s’ils avaient eu un chef moins rébarbatif.

Le fait est que le sentiment antiaméricain n’a jamais été aussi fort depuis deux siècles, sans doute. C’est arrivé très vite : boycottage des vins et spiritueux, affichage « fabriqué au Canada » amplifié, changements de plans de vacances…

On a entendu des huées au Centre Bell et dans les autres amphithéâtres canadiens pendant l’hymne national américain. Plus renversant, on a entendu la foule montréalaise, d’habitude plus adepte du marmonnement, chanter à tue-tête l’hymne national canadien.

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Les spectateurs du Centre Bell ont hué l’hymne américain avant un match de la Victoire de Montréal contre le Fleet de Boston, en mars dernier.

Des réunions de premiers ministres ont eu lieu : il y aurait le « libre-échange » interprovincial ! Puis un corridor énergétique. Et des grands projets.

Tout cela est encore sur les rails. Mais on dirait que l’enthousiasme a tiédi devant les compromis nécessaires. Tout comme la détermination des snowbirds à ne plus retourner en Floride, une fois les premiers flocons tombés…

Au Québec, un Parti québécois fermement engagé à tenir un référendum sur la souveraineté reste immuablement au sommet des sondages. On lui prédit une majorité écrasante à l’Assemblée nationale, même s’il n’atteint pas 40 % des intentions de vote.

Et voilà que l’Alberta se dirige vers un référendum « d’initiative populaire » sur sa propre sécession.

La nature compliquée, tiraillée, de la fédération réapparaît soudainement.

La mécanique référendaire en Alberta est différente de celle du Québec. Ce n’est pas le gouvernement qui fait la promotion du projet, mais un groupe indépendant près du Parti conservateur uni de la première ministre Danielle Smith.

PHOTO AMBER BRACKEN, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith

Elle-même dit qu’elle n’est pas en faveur de la sécession. Mais la tenue possible de ce référendum lui sert à mettre de la pression sur Ottawa.

L’accord récent de Mark Carney pour la construction d’un nouvel oléoduc vers la côte Ouest n’est pas seulement une réponse à Donald Trump. C’est aussi une mesure d’apaisement.

L’Alberta se plaint des politiques fédérales en matière de ressources naturelles depuis 50 ans, et le ressentiment est véritable.

Ce référendum n’est pas chose faite, mais c’est tout comme. Il faut maintenant pour qu’il ait lieu 177 732 signatures (10 % du nombre de personnes ayant voté aux dernières élections générales albertaines). Ça ne devrait pas être trop difficile.

Les sondages accordent rarement plus de 30 % d’intentions de vote aux indépendantistes albertains. Plusieurs trouvent le projet irréaliste, si le but est de favoriser la vente de pétrole ailleurs qu’aux États-Unis, un marché dont la province est largement captive.

« L’Alberta indépendante restera enclavée, sans accès à un port », m’avait dit Preston Manning dans une entrevue il y a 10 ans. Le fondateur du Reform Party, qui a fait campagne pour dénoncer « l’aliénation de l’Ouest », a toujours pris soin de dire que son mouvement en était un d’intégration véritable dans une fédération où l’Ouest se sent exclu, pas de séparation.

Si jamais ce référendum a lieu, il aura probablement un impact indirect sur un éventuel référendum québécois, dans la manière de poser la question.

La question ressemble à celle du référendum écossais : « Êtes-vous d’accord pour que l’Alberta cesse de faire partie du Canada et devienne un État indépendant ? »

Difficile d’être plus clair. Difficile aussi de justifier qu’on s’écarte de cette norme de clarté.

En même temps que ces tensions régionales s’amplifient, la Maison-Blanche couche sur papier la théorie expansionniste exprimée par le président Trump le jour de son investiture.

PHOTO ALEX BRANDON, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Le président des États-Unis, Donald Trump, s’apprête à prendre la parole durant un évènement partisan, vendredi dernier, en Caroline du Nord.

Dans le document exprimant la stratégie américaine de sécurité nationale, tout juste publié, l’administration parle de « contrôler les actifs stratégiques vitaux du pays ». Il faut prendre les moyens pour garder un « accès continu à des emplacements stratégiques clés » à travers le monde.

On peut y lire aussi que les relations commerciales et les droits de douane seront utilisés à des fins stratégiques, et non seulement économiques.

On en a eu un nouvel exemple mardi, quand Trump a menacé d’imposer des droits de 25 % sur les produits français si le président Macron n’augmentait pas le prix des médicaments sur son territoire.

« Nous allons récompenser et encourager les gouvernements, les politiques et les mouvements alignés généralement avec nos principes et notre stratégie », écrit Trump dans la préface de ce document.

Le ministre fédéral des Ressources naturelles, Tim Hodgson, a raison d’y voir une menace à la souveraineté canadienne, comme à celle de tous les pays1. Le mot « annexion » n’est plus utilisé pour le Canada, et Trump parle moins du Groenland, mais la volonté n’a pas vraiment changé. Il vient de nommer un « envoyé » sur ce territoire contrôlé par le Danemark.

Les pressions et menaces américaines répétées sont évidemment utilisées à Ottawa comme argument en faveur de l’unité canadienne. À la lumière des 12 derniers mois, difficile toutefois de prétendre que ces menaces sont purement théoriques.

Rarement les enjeux politiques pour un premier ministre canadien auront-ils été aussi grands qu’en 2026.

1. Lisez notre entrevue avec le ministre Tim Hodgson « Stratégie de sécurité nationale des États-Unis : “Un signal d’alarme” pour Ottawa selon un ministre fédéral »

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2025-12-26/le-canada-entre-referendums-et-menaces-americaines.php

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Pétrole vénézuélien dans la ligne de mire de Trump | Un nouveau souffle pour l’oléoduc canadien?

(Ottawa) Les velléités de l’administration du président américain, Donald Trump, de mettre la main sur le pétrole vénézuélien « changent complètement la donne » quant à la nécessité de construire un nouvel oléoduc entre l’Alberta et la Colombie-Britannique, selon des experts consultés par La Presse.

La construction d’un nouveau pipeline, un projet auquel le gouvernement libéral de Mark Carney a ouvert la porte en signant un protocole d’entente énergétique en novembre dernier avec la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, est plus que jamais dans l’intérêt national afin de diversifier nos exportations, selon ces mêmes experts.

Dans une déclaration écrite, Mme Smith a aussi invoqué les évènements de la fin de semaine dernière à Caracas afin de souligner l’urgence de lancer la construction d’un nouvel oléoduc.

Suite de l'article

« Les récents évènements liés au dictateur vénézuélien Nicolás Maduro soulignent l’importance d’accélérer le développement des oléoducs afin de diversifier nos marchés d’exportation de pétrole, notamment par la construction d’un nouvel oléoduc de bitume codétenu par les Autochtones, reliant la côte nord-ouest de la Colombie-Britannique aux marchés asiatiques », a affirmé la première ministre de l’Alberta.

« Le gouvernement de l’Alberta poursuit ses efforts en vue de soumettre une demande au Bureau des grands projets et s’attend à ce que le gouvernement fédéral agisse rapidement », a-t-elle avancé sur X. Elle a pris soin d’inclure dans son message un lien vers un éditorial du quotidien The Globe and Mail soutenant que « le Canada n’a pas une minute à perdre » pour protéger son économie devant les ambitions impérialistes affichées par Donald Trump.

Un enjeu de dépendance

Le Canada exporte la quasi-totalité de son pétrole brut vers les États-Unis. En 2024, le Canada a exporté 4,2 millions de barils d’équivalent pétrole par jour (bep/j), dont 4 millions (95,7 %) étaient destinés au marché américain, selon les plus récentes données de la Régie de l’énergie du Canada. Les exportations de pétrole brut vers les États-Unis ont totalisé 140,8 milliards de dollars durant cette même année.

Or, l’administration Trump pourrait donner un coup dur à l’industrie pétrolière canadienne en s’appropriant le pétrole du Venezuela – qui est un pétrole lourd comme celui produit en Alberta. Ce faisant, les États-Unis pourraient remplacer le pétrole canadien par l’or noir du Venezuela dans ses raffineries de la côte américaine du golfe du Mexique, et forcer ainsi une baisse du prix de vente du pétrole provenant des sables bitumineux de l’Alberta.

Je crois que les évènements des derniers jours qui ont mené à la capture, à l’invasion ou à l’enlèvement – peu importe les mots que vous voulez utiliser – du président du Venezuela changent complètement la donne pour plusieurs pays. Et ça comprend le Canada.

Ian Lee, professeur d’économie à la Sprott School of Business de l’Université Carleton, à Ottawa

« De plus en plus de gens réalisent maintenant que le président Trump fait ce qu’il dit, et cela a des conséquences. Les Steven Guilbeault [ancien ministre fédéral] et les David Eby [premier ministre de la Colombie-Britannique] de ce monde doivent comprendre que toute tentative visant à empêcher le développement de nos ressources naturelles pour les exporter vers d’autres pays que les États-Unis nous mène tout droit dans les bras du président Trump », a ajouté M. Lee.

« Il faut avoir d’autres options »

La directrice de l’École de politique publique de l’Université de Calgary, Martha Hall Findlay, est également d’avis que le gouvernement Carney doit plus que jamais prioriser la construction d’un nouvel oléoduc.

Selon l’ancienne députée libérale à la Chambre des communes et ex-PDG de la Canada West Foundation, un important groupe de réflexion du pays, l’économie canadienne dans son ensemble est à risque en raison de la forte dépendance au marché américain.

Ce n’est pas bon pour le Canada d’avoir un seul client. On sait aussi que Donald Trump veut réduire la dépendance des États-Unis envers le Canada parce qu’on sait qu’il ne nous aime pas. C’est pourquoi il est tellement important de construire un autre pipeline dans l’ouest du pays. À la lumière des évènements de la fin de semaine, il faut avoir d’autres options.

— Martha Hall Findlay, directrice de l’École de politique publique de l’Université de Calgary

Selon le professeur Ian Lee, l’urgence est telle que le gouvernement Carney ne doit pas exclure la possibilité d’invoquer au besoin l’article 91 de la Loi constitutionnelle de 1867. Cet article lui donne le pouvoir d’adopter des lois si les circonstances l’exigent pour assurer « la paix, l’ordre et le bon gouvernement du Canada ».

Au bureau du ministre des Ressources naturelles, Tim Hodgson, on réaffirme que le gouvernement Carney a la ferme intention de doubler les exportations canadiennes vers d’autres pays que les États-Unis au cours de la prochaine décennie.

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:roll_eyes:

Le chef conservateur Pierre Poilievre avertit le gouvernement fédéral que la fin possible des sanctions américaines sur le pétrole vénézuélien pourrait remplacer les exportations canadiennes vers les États-Unis, et exhorte les libéraux à « approuver immédiatement un pipeline vers la côte Pacifique ».

Dans une lettre adressée au premier ministre Mark Carney et publiée mardi sur les réseaux sociaux, M. Poilievre a déclaré que les mesures prises par les États-Unis au cours du week-end avaient « modifié le paysage énergétique mondial ».

La Colombie-Britannique maintient son opposition à un pipeline

« Si on veut dépenser des milliers de dollars, il faudrait plutôt investir dans une raffinerie pour ne pas dépendre des Américains », a déclaré le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, mardi.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, est catégorique : malgré l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro et les visées de Donald Trump sur le pétrole du Venezuela, il est encore fortement opposé à un pipeline dans le nord de la province.

Lors d’une conférence de presse à Vancouver mardi, David Eby a déclaré : Nous [la Colombie-Britannique] avons déjà un pipeline financé par les contribuables qui ne fonctionne pas au maximum de sa capacité.

Suite de l'article

Il existe un oléoduc public qui alimente le port de Vancouver. Nous sommes heureux de collaborer avec l’Alberta et le gouvernement fédéral pour garantir l’accès à la mer, mais nous refusons que les contribuables financent un autre oléoduc public dans le nord [de la Colombie-Britannique].

Une citation de David Eby, premier ministre de la Colombie-Britannique

Selon le politologue Stewart Prest, le premier ministre David Eby a voulu montrer durant cette session parlementaire qu’il est aux commandes de son économie, malgré la guerre tarifaire avec les États-Unis.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Le premier ministre a d’autres visées pour les deniers publics.

Il serait peut-être temps d’orienter la discussion vers la construction d’une raffinerie. Nous importons encore des produits pétroliers des États-Unis. Je ne comprends pas pourquoi […] on ne pourrait pas envisager de fournir à tous les Canadiens des produits pétroliers et gaziers fabriqués ici même.

Une citation de David Eby, premier ministre de la Colombie-Britannique

J’espère donc que les discussions s’orienteront vers ce sujet à la suite de l’incertitude liée à la situation au Venezuela.

L’Alberta persiste et signe

Les propos de David Eby interviennent après la signature, le 27 novembre, d’un accord entre le premier ministre fédéral, Mark Carney, et la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith. Ce protocole d’entente vise à faciliter la construction d’un nouvel oléoduc qui transporterait le pétrole albertain jusqu’en Colombie-Britannique en vue de son exportation en Asie.

Les événements au Venezuela confirment qu’il faut construire un nouveau pipeline au plus vite, pour faciliter l’exportation du pétrole albertain. Cela passe notamment par la construction d’un nouvel oléoduc de bitume détenu en partie par les Autochtones, reliant la côte nord-ouest de la Colombie-Britannique aux marchés asiatiques.

Une citation de Danielle Smith, première ministre de l’Alberta, sur X mardi

Le gouvernement de l’Alberta poursuit ses efforts en vue de soumettre une demande au Bureau des grands projets et s’attend à ce que le gouvernement fédéral agisse rapidement, a aussi écrit Danielle Smith.

En vertu de cet accord, Ottawa s’engage à ne pas plafonner les émissions du secteur pétrolier en Alberta et à appuyer le projet en tant que projet d’intérêt national, ce qui lui permettrait de contourner des lois environnementales fédérales.

L’accord spécifie que le projet serait entièrement financé et construit par le secteur privé, contrairement au projet Trans Mountain. S’il n’y a pas d’acteurs du privé, il n’y aura pas de pipeline, avait alors affirmé Mark Carney.

L’entente prévoit aussi une part de copropriété autochtone.

Des consultations avec des groupes autochtones et des négociations avec la Colombie-Britannique doivent avoir lieu. L’Alberta pourra ensuite transmettre son projet au fédéral pour une révision accélérée d’ici le 1er juillet 2026.

L’Inde devient une priorité

Lors de sa conférence de presse, David Eby a annoncé une mission commerciale en Inde à laquelle prendra part le ministre de l’Emploi, Ravi Kahlon, qui se rendra à New Dehli, à Mumbai, à Bangalore et au Pendjab.

Ce voyage, a-t-il expliqué, réitère l’importance pour la province de continuer à bâtir des relations commerciales avec d’autres pays que les États-Unis.

Il a souligné par ailleurs que la Colombie-Britannique est le premier partenaire commercial de l’Inde au Canada. Cette mission commerciale pourrait donc ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour la province et le reste du pays.

La dernière mission commerciale de David Eby remonte à juin dernier, lorsqu’il s’est rendu au Japon, en Corée du Sud et en Malaisie.

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Le Canada va ouvrir un consulat au Groenland

A pair of high-profile Canadians will be headed to Greenland amid threats by Donald Trump and members of his administration to annex the autonomous Danish territory for what the U.S. President has called “national security” reasons.

Today Prime Minister Mark Carney said Governor-General Mary Simon and Foreign Affairs Minister Anita Anand will be visiting the ice-covered island in February.

Carney made the announcement during an appearance with Danish Prime Minister Mette Frederiksen in Paris, where both are attending a meeting of the Coalition of the Willing, a group of more than 30 countries united by their support for Ukraine.

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Article de la Presse canadienne

Chrystia Freeland, députée libérale de longue date et ancienne vice-première ministre du Canada, quittera officiellement son siège au Parlement vendredi.

Elle a confirmé mercredi sur les réseaux sociaux son intention de démissionner dès cette semaine.

Lundi, Mme Freeland avait annoncé son départ du Parlement « dans les prochaines semaines » après avoir accepté plus tôt cette journée-là un poste bénévole de conseillère au développement économique auprès du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Mobilité de la main-d’œuvre Ottawa songe à utiliser « des pressions financières » pour forcer la main des provinces

(Ottawa) Ce sera la carotte ou le bâton. Mais le gouvernement Carney arrive à la conclusion qu’il est temps d’utiliser des « pressions financières » pour inciter les provinces à harmoniser plus rapidement leurs règles en matière de mobilité de la main-d’œuvre.

Résumé

L’offensive d’Ottawa pour créer une seule économie canadienne pourrait prendre la forme d’incitatifs financiers qui seraient accordés aux provinces qui s’emploient à harmoniser rapidement les règles de mobilité touchant les secteurs tels que la construction, le logement ou les soins de santé, par exemple.

Mais il pourrait aussi prendre la forme d’une retenue des fonds fédéraux pour la formation de la main-d’œuvre.

PHOTO SPENCER COLBY, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc

Le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, a confirmé à La Presse qu’Ottawa n’écarte pas la possibilité d’utiliser le bras financier d’Ottawa afin d’accélérer l’harmonisation de ces règles dans le but de « créer une seule économie » au pays.

Nous regardons la possibilité d’utiliser des pressions financières sur les provinces pour les amener à augmenter la mobilité de la main-d’œuvre.

Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales

« Le gouvernement fédéral transfère des milliards de dollars chaque année pour la formation de la main-d’œuvre », a exposé le ministre LeBlanc.

« Il y a beaucoup de progrès qui a été accompli depuis un an pour abolir les barrières au commerce interprovincial, c’est sûr. Mais on peut encore améliorer la mobilité de la main-d’œuvre à travers le pays dans le domaine de la construction, les soins de santé. Et si on ne voit pas de progrès substantiels au cours des prochains mois, on va discuter de la possibilité d’utiliser des incitatifs financiers pour que les choses avancent », a ajouté le ministre.

Le gouvernement fédéral attribue chaque année quelque 3 milliards de dollars aux provinces et territoires pour la formation de la main-d’œuvre en signant des ententes bilatérales relatives au marché du travail.

Récompenser les bons joueurs

En entrevue, M. Leblanc, qui porte le titre de ministre responsable de l’Unité de l’économie canadienne et qui est l’homme de confiance du premier ministre Mark Carney pour les relations commerciales avec les États-Unis, a souligné les efforts déployés par l’Ontario et la Nouvelle-Écosse dans le dossier de l’abolition des barrières au commerce interprovincial.

« On a des champions, a laissé tomber le ministre. L’Ontario a une longueur d’avance. Il a adopté une loi sur la reconnaissance des métiers. Par exemple, si tu es qualifié comme plombier au Québec, tu peux travailler en Ontario. En Nouvelle-Écosse, si tu es qualifié comme soudeur, tu peux travailler sur des projets en Ontario. Ce sont des règlements foncièrement provinciaux. Mais nous, on regarde ce qui peut être fait », a donné en exemple le ministre.

Une source gouvernementale a plus tard précisé à La Presse que l’option privilégiée pour l’heure est de mettre des incitatifs financiers sur la table pour encourager les provinces.

« Ce sont des incitatifs qui seraient envoyés aux provinces qui en font déjà beaucoup en matière de commerce interprovincial. L’idée est que nous récompenserions les bons joueurs pour démontrer aux autres que c’est gagnant et pour les inciter à aller encore plus vite dans ce dossier », a précisé cette source gouvernementale qui a réclamé l’anonymat afin de parler plus librement de ce dossier.

De nouvelles mesures

Ottawa et les provinces étudient depuis des années les mesures qui devraient être prises pour établir une véritable zone de libre-échange au pays.

L’Ontario, qui est souvent cité en exemple par les autorités fédérales, pourrait être récompensé pour ses efforts. D’ailleurs, depuis le 1er janvier, de nouvelles mesures sont entrées en vigueur dans cette province facilitant la mobilité des travailleurs.

Ainsi, un travailleur exerçant une profession réglementée ne relevant pas du domaine de la santé et ayant obtenu un certificat de qualification de la part d’un organisme de réglementation de l’extérieur de l’Ontario peut demander, par une procédure simplifiée, à travailler dans la province.

Un ingénieur, un plombier, ou encore un vétérinaire devraient obtenir, dans un délai de 10 jours ouvrables, la confirmation de la part de l’organisme de réglementation de l’Ontario qu’ils ont les compétences de travailler dans la province.

L’automne dernier, le gouvernement Legault a aussi adopté des mesures visant à abolir les entraves au commerce et à la mobilité de la main-d’œuvre en provenance des autres provinces (projet de loi 112). La loi précise que tous les travailleurs qui sont titulaires d’une accréditation ou d’un permis dans une province ou un territoire soient reconnus comme qualifiés pour exercer leur profession ou métier. Mais la loi ne touche pas le secteur de la construction et Québec conserve le pouvoir d’insérer des exceptions par règlement. Le gouvernement Legault maintient aussi qu’il doit s’assurer de protéger la langue française dans cette quête d’abolition des entraves au commerce.

Dès son arrivée au pouvoir, le premier ministre Mark Carney a fait adopter à toute vapeur le projet de loi C-5, la loi édictant la Loi sur le libre-échange et la mobilité de la main-d’œuvre au Canada et la Loi visant à bâtir le Canada. Cette mesure se veut une forme de réponse à la guerre tarifaire que mène l’administration de Donald Trump depuis son retour au pouvoir l’an dernier.

Par cette loi, Ottawa a éliminé dès le 1er juillet les barrières au commerce entre les provinces et les territoires dans les secteurs qui relèvent de sa compétence.

https://www.lapresse.ca/affaires/2026-01-09/mobilite-de-la-main-d-oeuvre/ottawa-songe-a-utiliser-des-pressions-financieres-pour-forcer-la-main-des-provinces.php

Pour obtenir 12 600 emplois, Ottawa doit acheter 72 Gripen et 6 GlobalEye suédois

La firme suédoise Saab fabriquerait des appareils au Canada pour le marché intérieur et l’exportation.

Depuis le printemps, le Canada évalue la possibilité d’acquérir des avions de chasse Gripen-E de l’entreprise suédoise Saab.

Photo : Reuters / Piroschka van de Wouw

Selon des sources au sein du gouvernement fédéral et de l’industrie de la défense, les propositions de Saab pour les deux appareils sont actuellement à l’étude par les spécialistes en matière de défense et de retombées économiques à Ottawa.

Les dirigeants de la firme suédoise ont affirmé l’an dernier pouvoir créer une dizaine de milliers d’emplois au Canada, mais l’ampleur exacte des commandes d’appareils requises pour atteindre ces chiffres n’avait pas encore été rendue publique.

Les projets de l’entreprise suédoise suscitent un vif intérêt au sein du gouvernement Carney, qui cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement militaire et à renforcer le secteur industriel malmené par la politique tarifaire du président américain Donald Trump.

Le gouvernement est intéressé par tous les grands projets qui peuvent non seulement protéger la sécurité du Canada, sa souveraineté, mais également procéder à la création d’emplois partout à travers le pays, affirme la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, en entrevue.

On ne peut certainement pas contrôler le président Trump, mais […] on peut contrôler nos investissements en défense, à qui l’on attribue des contrats et comment on est capable ultimement de créer des emplois au Canada, alors on va se concentrer là-dessus.

Résumé

Saab a confirmé que la promesse de 12 600 emplois est liée à l’achat d’appareils Gripen et GlobalEye.

Saab reste prêt à soutenir le gouvernement du Canada en proposant des solutions souveraines et de pointe pour les Forces armées canadiennes, qui favoriseront la croissance de l’industrie nationale, affirme le président de Saab Canada, Simon Carroll.

Un appareil de surveillance GlobalEye des Forces aériennes des Émirats arabes unis à Dubai.

Photo : Reuters / Christopher Pike

L’achat d’une flotte de chasseurs Gripen aurait fort probablement un impact sur l’acquisition prévue par le Canada de 88 appareils américains F-35, commandés en 2022 au coût de 27 milliards.

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Bien que le Canada révise cet achat depuis le printemps, diverses sources affirment qu’il est encore trop tôt pour conclure si le Canada compte réduire – et de combien – sa commande de F-35 fabriqués par la firme américaine Lockheed Martin.

Le Canada commencera à recevoir une première commande de 16 F-35 cette année, et de nombreux experts militaires soulèvent des doutes sur la capacité du Canada à intégrer deux nouvelles flottes de chasseurs en même temps. De plus, des sources au sein de l’industrie aérospatiale affirment que Saab devra étayer ses promesses de création d’emplois.

Lockheed Martin affirme qu’elle aussi offre des retombées économiques significatives au Canada, promettant 15 milliards de dollars en bénéfices si le Canada maintient sa commande de 88 appareils pour remplacer les CF-18. Les discussions entre le gouvernement canadien et Lockheed Martin se poursuivent, a ajouté Mélanie Joly.

Des installations au Canada

En installant des usines au Canada, Saab produirait des avions de chasse et des avions de détection autant pour le marché canadien que pour des clients à l’étranger.

Pour l’instant, l’Ukraine a démontré un intérêt pour une centaine de Gripen, tandis que les clients potentiels pour des GlobalEye incluent la France et l’Allemagne.

Installations de Bombardier à Mississauga, en Ontario, où sont construits les jets Global qui servent de plateforme pour les appareils GlobalEye.

Photo : La Presse canadienne / Sammy Kogan

Pour arriver à créer plus de 10 000 emplois directs et indirects au Canada, Saab prévoit des centres de production en Ontario et au Québec, avec un réseau de fournisseurs pancanadien.

Les appareils GlobalEye seraient produits en collaboration avec Bombardier, dont les jets Global servent de plateforme de base à ces appareils équipés de nombreux systèmes de surveillance et de détection.

Le budget militaire canadien devrait augmenter de 82 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, et le gouvernement fédéral veut que ces investissements aient le plus grand impact économique possible au pays.

La récente nomination d’une nouvelle sous-ministre au ministère de la Défense nationale, Christiane Fox, a envoyé un message au sein de l’appareil fédéral que le gouvernement veut une nouvelle approche en matière d’approvisionnement.

Analyste militaire à l’UQAM, Justin Massie croit toutefois que le gouvernement fédéral ne doit pas prendre la décision d’acquérir 72 Gripen en fonction des emplois créés au Canada.

Il faut quand même avoir un chiffre qui est basé sur des considérations militaires et ça ne semble pas être le cas présentement. Ça semble être des considérations économiques et politiques qui guident ce choix-là, affirme le professeur de science politique.

Justin Massie est professeur titulaire de sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal et codirecteur du Réseau d’analyse stratégique.

Photo : Radio-Canada / Benoît Roussel

Justin Massie ajoute que Canada risque de manquer à ses obligations en matière de défense de l’Amérique du Nord, conjointement avec les États-Unis, s’il ne dispose que de 16 F-35. Il craint notamment que les Américains refusent d’intégrer des Gripen d’origine suédoise aux systèmes de défense américains liés à NORAD.

Si tout ça, c’est pour avoir une flotte de 16 [F-35], c’est complètement, d’un point de vue militaire, inutile.

Une citation de Justin Massie, Département de science politique, UQAM

Un projet potentiellement populaire

Selon un sondage de la firme EKOS publié en décembre, une majorité de Canadiens souhaite que le gouvernement fédéral se dote d’avions de chasse Gripen, soit au sein d’une flotte unique (43 %) ou d’une flotte mixte composée aussi d’appareils américains F-35 (29 %).

L’option d’une flotte uniquement composée de F-35, fabriqués par la firme Lockheed Martin, est la moins populaire, avec 13 % d’appuis.

Le Québec et la Colombie-Britannique sont les deux provinces où l’achat d’une flotte de F-35 est l’option la moins populaire (9 %), tandis que cette option est plus populaire dans les provinces atlantiques (16 %) et en Alberta (18 %).

L’appui à une flotte mixte est le plus fort au Québec (35 %), tandis que l’appui à une flotte uniquement composée de Gripen atteint son apogée (49 %) en Colombie-Britannique.

Le F-35 est plus populaire parmi les partisans du Parti conservateur du Canada, avec 30 % d’appui pour l’achat d’une flotte uniquement composée de cet appareil. Au sein des partisans d’autres partis, l’appui pour l’achat d’une seule flotte de F-35 varie entre 3 % et 7 %.

L’achat d’une flotte uniquement composée de Gripen est le premier choix des supporteurs du Parti vert (69 %), du NPD (60 %) et du Parti libéral du Canada (51 %).

Les supporteurs du Bloc québécois sont les plus susceptibles (36 %) d’appuyer l’achat d’une flotte mixte composée de F-35 et de Gripen.

Le sondage EKOS a été réalisé auprès d’un panel probabiliste de 2024 répondants du 28 novembre au 10 décembre. La marge d’erreur avec cet échantillon est de plus ou moins 2,2 % pour les résultats nationaux, 19 fois sur fois sur 20.

EKOS fait partie de la liste des firmes accréditées par le Conseil de recherche et de l’intelligence marketing canadien. La firme a payé tous les frais associés à son sondage sur les avions de chasse.

Des F-35 des Forces américaines attendent sur le tarmac le 31 décembre à Porto Rico avant l’offensive sur le Venezuela.

Photo : Reuters / Eva Marie Uzcategui

Un choix entre les États-Unis et l’Europe

Dans son analyse du sondage, le président de la firme EKOS dit que le gouvernement du Canada fait face à un défi s’il décide d’acheter seulement des F-35. Selon Frank Graves, la manière dont les Canadiens perçoivent l’achat de nouveaux chasseurs est intimement liée à leur perception du président américain Donald Trump.

Ça place le gouvernement dans une situation très difficile , affirme Frank Graves, président chez EKOS. Il y a un an, le débat aurait été beaucoup plus simple si le gouvernement avait voulu aller de l’avant avec les F-35.

Selon lui, le débat entre les Gripen et les F-35 ne tient pas tant sur les capacités techniques de chaque appareil, mais plutôt sur les alliances du Canada à l’international, dans un contexte d’augmentation du budget militaire.

Notre vision des États-Unis, à la fois comme allié et comme partenaire économique, a radicalement changé au cours de la dernière année , dit le sondeur. Et un des endroits où les Canadiens souhaitent renforcer davantage leurs relations, c’est avec l’Europe.

À la suite de la compétition entre le F-35 et le Gripen, le gouvernement du Canada a choisi de commander une flotte de 88 F-35 en 2023. Le choix a été fait en fonction des capacités techniques de chaque appareil, du coût et de la proposition en matière de retombées économiques.

Selon des données obtenues par Radio-Canada, le F-35 a été particulièrement dominant dans la phase technique de la compétition qui mesurait les capacités de chaque appareil dans différentes missions militaires.

Le gouvernement Carney a amorcé une révision du projet ce printemps, quand le président des États-Unis, Donald Trump, a remis en question la souveraineté du Canada et imposé des tarifs sur plusieurs industries, dont l’acier et l’aluminium.

Les projets de Saab au Canada ont notamment reçu beaucoup de visibilité lors d’une visite du roi de la Suède au pays en novembre.

De son côté, Lockheed Martin met l’accent sur les entreprises qui sont déjà engagées dans la chaîne de production du F-35 et des emplois qui pourraient être préservés ou créés au Canada si le gouvernement procède à l’achat d’une flotte complète de ces appareils.

Le sondage

Pour mesurer la popularité des différentes options qui s’offrent au gouvernement, EKOS a posé la question suivante aux 2024 répondants : En 2023, le Canada a signé un contrat pour remplacer ses avions CF-18 Hornet vieillissants et s’est engagé à acheter 16 chasseurs Lockheed Martin F-35, avec l’option d’en acheter jusqu’à 72 de plus au fil du temps. Cependant, l’achat est à l’étude à la suite des menaces contre la souveraineté canadienne par le président américain Donald Trump. Entre-temps, la compagnie suédoise Saab a proposé au Canada de plutôt acheter ses avions de chasse Gripen en promettant de fabriquer les avions au Canada.

Selon ce que vous savez, quelle option est la meilleure pour le Canada?

  • Continuer avec les F-35 comme principaux avions de chasse du Canada

  • Passer au Gripen pour les achats futurs

  • Maintenir une flotte mixte de F-35 et de Gripen

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Visite de Mark Carney en Chine « Un point tournant » dans les relations entre le Canada et la Chine

PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE

Le premier ministre du Canada Mark Carney et son homologue chinois Li Qiang

(Pékin) Le Canada et la Chine ont renouvelé une série de protocoles d’entente jeudi, dont un sur l’énergie, mais les deux pays ne se sont toujours pas entendus sur la réduction de leurs tarifs douaniers respectifs. Le premier ministre Mark Carney a été accueilli en grande pompe au palais de l’Assemblée du peuple, là où le gouvernement chinois reçoit les dignitaires, lors de cette visite qui vise à renouer des liens avec la superpuissance asiatique après un froid diplomatique qui a duré près d’une décennie.

Résumé

Une longue garde d’honneur a salué le premier ministre canadien à son arrivée dans le hall au plancher de marbre immaculé avant qu’une fanfare militaire entonne l’hymne national canadien. Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, s’est joint à l’imposante délégation canadienne et a participé à la rencontre avec le premier ministre chinois Li Qiang. Sa province produit 54 % du canola canadien et est donc grandement touchée par les droits de douane imposés par la Chine depuis août.

Les cinq ministres qui accompagnent M. Carney ont rencontré leurs homologues : Mélanie Joly (Industrie), Anita Anand (Affaires étrangères), Tim Hodgson (Ressources naturelles), Heath MacDonald (Agriculture) et Maninder Sidhu (Commerce international).

Le premier ministre Li a souligné le désir de la Chine de développer une relation de confiance et de collaboration avec le Canada. M. Carney a affirmé que les protocoles d’entente signés jeudi constitueront « la fondation d’un nouveau partenariat stratégique » avec la Chine. Ils se sont engagés « à maintenir des canaux de communication ouverts » pour tenter de résoudre la question des droits de douane sur les produits agricoles canadiens par l’entremise du Comité mixte sur l’économie et le commerce Canada-Chine.

PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE

Les premiers ministres Li Qiang et Mark Carney

Le Canada et la Chine ont signé des protocoles d’entente sur l’énergie, le bois d’œuvre de la Colombie-Britannique, la lutte contre le crime, la culture, la sécurité de la nourriture pour les animaux domestiques. Celui sur l’énergie reconnaît le Canada comme « un partenaire potentiel important » pour la production responsable et fiable de pétrole.

Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a affirmé que la visite du premier ministre Mark Carney en Chine marque « un point tournant » dans la relation entre les deux pays, lors d’une rencontre avec son homologue canadienne Anita Anand jeudi. M. Carney et une délégation de cinq ministres sont à Pékin pour tenter de rebâtir des ponts avec le gouvernement chinois. Il s’agit de la première visite d’un premier ministre canadien en Chine depuis 2017.

Le ministre Wang Yi a indiqué que les rencontres prévues lors de ce séjour de trois jours ouvriraient de nouvelles perspectives alors que le monde connaît des changements sans précédent. Il a ajouté que la relation entre le Canada et la Chine va au-delà des relations bilatérales et que les deux gouvernements doivent veiller à « éviter les perturbations » et approfondir leur coopération.

PHOTO CARLOS OSORIO, REUTERS

Les ministres des Affaires étrangères Anita Anand et Wang Yi

M. Carney a tenu une série de rencontres avec les dirigeants d’entreprises et de firmes d’investissement dont CATL, leader mondial de la fabrication de batteries pour les véhicules électriques, la plateforme commerciale en ligne Alibaba, China National Petroleum Corporation, une importante société d’État pétrolière, et la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC), la plus banque la plus importante à l’échelle mondiale avec des actifs de 6,6 billions, selon la firme S&P Global spécialisée dans les informations sur les marchés. L’institution financière est contrôlée par le gouvernement chinois.

Le commerce est au cœur des discussions alors que les États-Unis déstabilisent l’ordre mondial. Face à ce vent d’incertitude, le Canada tente de diversifier ses marchés d’exportations à l’étranger pour réduire sa dépendance au marché américain. M. Carney s’est donné pour objectif de doubler les exportations à l’extérieur des États-Unis au cours de la prochaine décennie pour les faire passer de 300 milliards à 600 milliards. Il tente aussi d’obtenir 1000 milliards de dollars de nouveaux investissements d’ici 2030, entre autres, dans le secteur de l’énergie.

La Chine est le deuxième partenaire commercial du Canada après les États-Unis. Les échanges commerciaux entre se chiffraient à près de 119 milliards en 2024. Le Canada y a exporté pour près de 30 milliards de marchandises et en a importé pour près de 89 milliards de produits chinois.

M. Carney doit rencontrer jeudi après-midi Zhao Leji, le président du Comité permanent du Congrès national du peuple — le parlement chinois — puis le premier ministre Li Qiang au palais de l’Assemblée du peuple, là où le gouvernement chinois reçoit les dignitaires. Elles seront suivies d’un dîner officiel. Il s’agit d’un passage obligé avant sa rencontre prévue vendredi avec le président Xi Jinping.

Le gouvernement canadien s’attend à faire des progrès sur les tensions commerciales entre les deux pays. Des tarifs douaniers étouffent les producteurs de canola, de porc et de produits de la mer canadiens. Ils atteignent près de 76 % dans le cas des exportations de graines de canola en Chine.

Il s’agit de représailles en réaction à la surtaxe de 100 % imposée par le Canada sur les véhicules électriques chinois entrés en vigueur en 2024. Le gouvernement alors dirigé par Justin Trudeau avait emboîté le pas aux États-Unis sous la présidence de Joe Biden pour protéger l’industrie nord-américaine de l’automobile.

La Chine « subventionne massivement » la production de véhicules électriques et « tente de les écouler sur les marchés mondiaux, car elle en produit bien plus qu’elle n’en consomme », explique l’ex-diplomate canadien Michael Kovrig. Ce dernier a passé plus de 1000 jours en captivité lorsque les tensions avec la Chine ont atteint leur paroxysme en 2018 après l’arrestation par les autorités canadiennes de Meng Wanzhou, dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei. Cet évènement avait marqué le début d’un grand froid diplomatique entre les deux pays.

En plus de produire des véhicules électriques qu’elle est en mesure de vendre à faible coût sur les marchés mondiaux, la Chine tente aussi d’augmenter la dépendance envers ses produits. « Cette stratégie risque d’entraver le développement d’autres pays dans leur propre industrie du véhicule électrique, ce qui constitue un obstacle majeur à la transition écologique et au maintien d’une base industrielle et de technologies de pointe dans ces pays », a ajouté M. Kovrig.

Or, l’arrivée de l’administration Trump aux États-Unis et ses droits de douane qui frappent l’industrie automobile canadienne ont changé la donne. Ils affaiblissent la chaîne de production nord-américaine d’automobiles. Le Mexique a haussé ses droits de douane sur les véhicules électriques chinois de 20 % à 50 % le 1er janvier.

« Je pense que pour le consommateur, ce serait une solution intéressante », affirme en entrevue le président-directeur général de Mobilité Électrique Canada, Daniel Breton. Il estime que le gouvernement doit trouver un équilibre entre aider les consommateurs et protéger les emplois des travailleurs. « C’est une espèce de jeu d’équilibriste qui doit se faire avec le gouvernement Carney qui n’est pas facile. Je ne pense pas que ce soit approprié d’enlever complètement les tarifs douaniers sur les véhicules chinois, mais je pense que c’est une chose qui pourrait être avisée de les abaisser à un niveau raisonnable. »

Le gouvernement Carney n’a pas indiqué s’il pourrait diminuer ses droits de douane de 100 % à 50 % et ainsi s’aligner avec la politique mexicaine. L’ambassadeur de la Chine au Canada, Wang Di, avait affirmé dans une entrevue au réseau CTV l’automne dernier que le gouvernement chinois était prêt à abandonner ses droits de douane sur les produits agroalimentaires si le Canada faisait de même pour les véhicules électriques chinois.

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2026-01-15/visite-de-mark-carney-en-chine/un-point-tournant-dans-les-relations-entre-le-canada-et-la-chine.php

Entrevue avec Mélanie Joly « Le voyage en Chine est un message en soi »

Bien des vagues ont agité l’océan Pacifique depuis que Mélanie Joly, alors ministre des Affaires étrangères, a lancé la stratégie indopacifique du Canada, dans laquelle la Chine était qualifiée de « puissance perturbatrice ».

Résumé

C’était en novembre 2022. Même un an après la libération des deux Michael de prisons chinoises, les relations entre les deux pays étaient frigorifiques et les termes peu flatteurs relayés par la diplomate en chef n’avaient pas manqué d’irriter Pékin davantage. La question de l’ingérence étrangère était sur toutes les lèvres au Canada. En gros, on n’était pas loin du fond du baril diplomatique.

Trois ans et des poussières plus tard, Mélanie Joly, qui est aujourd’hui ministre de l’Industrie, est arrivée à Pékin mercredi avec le premier ministre canadien, quatre de ses collègues et d’autres élus. Vendredi, Mark Carney aura un tête-à-tête avec le président chinois, Xi Jinping.

Cette rencontre au sommet, la ministre montréalaise a commencé à la préparer en juillet 2024. À l’époque, Mélanie Joly avait débarqué à Pékin en visite surprise pour reprendre le dialogue avec son homologue chinois. Pour briser la glace.

Depuis, il y a eu le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche et ses menaces dirigées vers l’économie canadienne. Et le changement de premier ministre à Ottawa, qui est devenu « une occasion de rétablir les liens » avec la Chine, m’a-t-elle dit en entrevue lundi, quelques heures avant son départ pour l’Asie.

À quoi s’attendre de cette visite ? « Le voyage [en Chine] est un message en soi, affirme Mme Joly. C’est important qu’on puisse avoir le premier ministre et le président chinois dans une même salle en train de se parler de géopolitique, mais également en train de parler de commerce et de faire des affaires. Le Canada ne peut pas être un pays qui se tient debout du point de vue économique et qui n’est pas capable de parler à ses plus grands partenaires commerciaux. Et la Chine en est un », note-t-elle.

Le Canada tourne-t-il le dos à ses valeurs, à la défense des droits de la personne, à ses valeurs démocrates, en pactisant avec le régime répressif de Xi Jinping ? « Nos valeurs, on va toujours les défendre, mais on doit aussi être capables de défendre nos intérêts nationaux, répond-elle. […] Et dans le contexte actuel, où la force prévaut sur les normes, on doit être extrêmement pragmatiques », dit-elle.

Parmi les sujets épineux qui seront immanquablement discutés à Pékin et qui sont de son ressort, il y a bien sûr le dossier des automobiles électriques chinoises, frappées de droits de douane de 100 % au Canada. Le premier ministre ontarien, Doug Ford, a demandé au gouvernement Carney de ne pas plier dans ce dossier.

À ce sujet, Mélanie Joly ne ferme pas la porte à un changement de politique, mais pas à n’importe quel prix. Son gouvernement, rappelle-t-elle, privilégie la construction de véhicules au Canada.

« On est très conscients que le secteur automobile canadien est victime de façon injustifiée et injustifiable des tarifs américains de 25 %. Il y a 125 000 emplois en jeu. Donc, on va être extrêmement diligents pour justement non seulement être capables d’attirer des investissements qui vont créer des emplois au pays, mais aussi pour avoir une vision du secteur automobile qui n’est pas associée à une trop grande dépendance envers les États-Unis », dit-elle. D’ailleurs, elle ne cache pas sa déception à l’égard des constructeurs américains – Stellantis et GM – qui ont fait marche arrière au Canada depuis le retour de Donald Trump.

Mélanie Joly affirme qu’elle utilisera tous les leviers pour soutenir cette industrie névralgique et la recherche qui y est associée. « Et, oui, on va utiliser nos investissements en défense pour attirer des investissements dans le secteur automobile au Canada », dit-elle. Elle a déjà des pourparlers à ce sujet avec le Japon, la Corée et l’Allemagne. Ces deux derniers pays sont finalistes pour la vente d’une flotte de sous-marins au Canada et doivent démontrer au Canada comment ces dépenses entraîneront des retombées dans l’économie canadienne.

Derrière le voyage en Chine, comme ceux qui suivront au Qatar et à Davos, Mélanie Joly voit un grand objectif. Rebâtir la base industrielle canadienne, qui est en souffrance. Une nécessité, dit-elle, dans une ère de tensions accrues chez nos voisins du Sud et à travers le monde. « Il y a une nécessité d’investir dans le domaine de la défense, mais aussi dans notre tissu industriel. Si le Canada est en conflit un jour, on va pouvoir produire ce qui est nécessaire pour nous défendre », plaide celle qui compte élaborer au cours des prochains mois une stratégie industrielle de la défense pour le pays.

Tout un changement de cap pour la politicienne libérale après presque quatre années passées aux Affaires étrangères. « Ces années-là m’ont permis d’avoir une compréhension très fine de ce qui se passe dans le monde, puis de pouvoir travailler ma résilience psychologique à gérer des crises tous les jours. »

Assez utile, de nos jours. Surtout quand la plus grande « puissance perturbatrice » est notre voisin.

https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2026-01-15/entrevue-avec-melanie-joly/le-voyage-en-chine-est-un-message-en-soi.php

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FInalement, le Canada ne va pas se joindre aux Européens en envoyant des troupes pour des exercises militaires au Groenland

The military exercises, announced Wednesday, are in response to what the Danes are calling “geopolitical tensions,” and are intended to train for operations in “unique” northern conditions.

Exercises could include planes, ships and NATO troops guarding critical infrastructure, helping local Greenland authorities, flying fighter aircraft and conducting naval operations.

But Canada will be there only in spirit.

“The Canadian Armed Forces are not initiating any new operations at this time,” said government sources, adding that Canada stands “shoulder-to-shoulder” with the people of Denmark and Greenland, which is an autonomous Danish territory.

Canada’s Foreign Minister Anita Anand is set to open an official consulate in Nuuk, Greenland’s capital, in the coming weeks, and has expressed support for the island’s sovereignty in recent public statements and bilateral meetings.

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Un message a été fusionné à un sujet existant : Relations Canada-Chine

Une coupure anti-Nimby de 10 millions de dollars du fédéral pour la ville de Toronto qui refuse d’autoriser les 6-plex partout en ville.

C’est le fun les pétitions et consultations mais avec Carney il y aura des conséquences.

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Canada has drawn up plans to send a small contingent of soldiers to Greenland for military exercises with other NATO allies in the face of threats from U.S. President Donald Trump to acquire the semi-autonomous island controlled by Denmark, two senior government officials say.

The officials told The Globe and Mail that the Canadian Armed Forces is awaiting final political approval from Prime Minister Mark Carney before the soldiers are flown to Greenland.

Dans la Presse aussi

Menaces américaines d’annexion | Le Canada envisage d’envoyer des soldats au Groenland

Les Forces armées canadiennes attendent l’autorisation du premier ministre Mark Carney pour envoyer des troupes au Groenland, un territoire dans le viseur de Donald Trump depuis son élection, en soutien à l’OTAN et au Danemark.

Le Canada a élaboré des plans visant à envoyer un petit contingent de soldats au Groenland pour participer à des exercices militaires avec d’autres alliés de l’OTAN, devant les menaces du président américain Donald Trump d’acquérir l’île semi-autonome contrôlée par le Danemark, a appris La Presse, dimanche.

Les Canadiens rejoindraient les soldats de l’OTAN venus d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de France, du Danemark, des Pays-Bas, de Norvège, de Suède et de Finlande.

[…]

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