Politique fédérale

Steven Guilbeault vient de publier sa déclaration officielle dans les médias sociaux

Copie du texte par l'outil Google Lens

Déclaration de Steven Guilbeault

Cet après-midi, c’est avec une grande tristesse, que j’ai remis au Premier ministre ma démission comme ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, ministre responsable des Langues officielles, ministre de la Nature et de Parcs Canada, ainsi que de Lieutenant au Québec.

Comme vous le savez, j’ai choisi de me présenter en politique afin de défendre la cause de la lutte aux changements climatiques et la protection de l’environnement.
Et au cours des dix dernières années, notre pays a fait des progrès historiques en matière de réduction de la pollution climatique, de conservation de la nature et de protection de l’environnement, alors que notre économie a continué de croître. Je crois avoir contribué à ces avancées et je reste profondément fier des réalisations auxquelles j’ai pu participer:

  • Tenir tête aux géants du web et aux grands pollueurs
  • Mettre en place le premier plan de réduction des émissions du Canada, freinant leur croissance et les plaçant sur une trajectoire descendante
  • Instaurer la Journée nationale pour la vérité et la réconciliation
  • Moderniser la Loi canadienne sur la protection de l’environnement
  • Développer la première stratégie nationale d’adaptation aux changements climatiques pour protéger nos communautés
  • Éliminer les plastiques à usage unique nocifs
  • Mettre en œuvre le plan de conservation de la nature le plus ambitieux de l’histoire du pays
  • Poursuivre la modernisation de la Loi sur les langues officielles
  • Réaliser des investissements historiques dans les arts et la culture, notamment lors de la crise de la COVID-19 et dans le dernier budget.

Les changements dans notre relation avec les États-Unis ont entraîné de profonds bouleversements affectant à la fois l’ordre mondial, les relations diplomatiques et l’économie.

Je comprends et je partage les efforts du premier ministre pour s’assurer que notre pays reste uni et que toutes les régions sentent qu’elles ont une voix.
Malgré ce contexte économique difficile, je reste de ceux pour qui les enjeux environnementaux doivent demeurer à l’avant-scène. C’est pourquoi je suis en profond désaccord avec l’entente de principe entre le gouvernement fédéral et celui de l’Alberta.

Premièrement, il n’y a eu aucune consultation avec les nations autochtones de la côte ouest de la Colombie-Britannique ni avec le gouvernement de la province, qui seraient grandement affectés par cette entente.

De plus, un pipeline vers la côte ouest aurait des impacts environnementaux majeurs, notamment parce qu’il pourrait traverser la forêt du Grand Ours, contribuer à une augmentation importante de la pollution climatique et éloigner encore davantage le Canada de ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La levée de l’interdiction des pétroliers sur la côte ouest ferait aussi augmenter de façon importante les risques d’accidents dans cette région. Ce moratoire fut instauré en 1972, à la suite d’un vote unanime à la Chambre des communes, notamment parce que la navigation dans le détroit de Hecate y est très risquée. Sa levée nuirait également à la création d’une aire marine de conservation dans la mer du Grand Ours, un projet que notre gouvernement développe activement avec nos partenaires autochtones et le gouvernement de la Colombie-Britannique depuis plusieurs années, permettant de protéger plus de 100 000 km² de cette région.

On ne peut espérer décarboner notre économie sans décarboner le secteur de l’électricité.

La proposition de soustraire l’Alberta à l’application du Règlement sur l’électricité propre, en échange d’un resserrement des règles sur la tarification carbone industrielle et de la réalisation du projet Pathways, constitue à mes yeux une très grave erreur.

Comme le montre l’analyse déposée à la Chambre des communes, sans ce règlement, le secteur de l’électricité - qui a réduit sa pollution de moitié au cours des 20 dernières années - reprendrait une trajectoire ascendante en matière d’émissions.

Ce règlement permettra aussi de sauver des vies en réduisant la pollution de l’air, de générer plus de 3 milliards de dollars d’économies dans le système de santé et, à terme, de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 182 millions de tonnes.
Par ailleurs, introduire une nouvelle subvention aux combustibles fossiles pour la récupération assistée du pétrole va à l’encontre du cadre que le gouvernement libéral a adopté en 2024 pour éliminer les subventions aux combustibles fossiles, en plus de fournir un avantage compétitif à cette industrie au détriment des énergies renouvelables et des technologies propres.

Finalement, au cours des derniers mois, plusieurs des éléments du plan de lutte aux changements climatiques sur lequel j’ai travaillé comme ministre de l’Environnement ont été, ou sont sur le point, d’être démantelés: la tarification sur le carbone pour les consommateurs, la norme VZE, le plafond sur les émissions du secteur du pétrole et gaz, le cadre pour éliminer les subventions aux combustibles fossiles, ainsi que le règlement sur l’électricité propre. À mes yeux, ces mesures restent essentielles à notre plan de lutte contre les changements climatiques.

Je tiens à exprimer toute ma gratitude aux citoyennes et citoyens de Laurier-Sainte-Marie pour la confiance qu’ils m’ont accordée depuis 2019, et c’est avec dévouement que je continuerai à les représenter comme député libéral.

Je remercie également le Premier ministre de m’avoir fait l’honneur de siéger à son cabinet et de servir comme son lieutenant au Québec.

Lorsque je me suis lancé en politique, c’était parce que j’avais la conviction profonde de pouvoir faire une différence dans la lutte contre les changements climatiques et la protection de notre environnement. Mon engagement à laisser un monde meilleur pour l’avenir de nos enfants et de notre planète reste intact.

Steven Guilbeault
Député de Laurier-Sainte-Marie

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Steven Guilbeault n’avait pas le choix, en tant qu’environnementaliste sincère et très engagé, il devait se dissocier de ce cabinet qui renie ses promesses, en faisant dorénavant le jeu des puissants lobbys pétroliers.

Toutefois je suis content qu’il demeure député du parti libéral. Ce qui lui donnera tout de même une tribune au sein du gouvernement, en usant de son influence même si elle sera réduite au plan moral. Malheureusement Montréal perd un ministre, mais pas un digne représentant pour l’environnement. De fait il gagnera plus d’indépendance et de liberté de parole.

Comme c’est un homme intègre et encore jeune, je crois qu’il a encore un bel avenir politique devant lui. D’ailleurs je le verrais bien un jour comme premier ministre du Québec.

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Chronique de Paul Journet dans la Presse

Entente entre Ottawa et l’Alberta | Steven Guilbeault poussé vers la sortie

C’est la décision la plus difficile de la vie de Steven Guilbeault, mais ce n’est pas vraiment lui qui l’a prise. Mark Carney ne lui a pas laissé le choix.

Lundi, M. Guilbeault a appris dans les médias que le fédéral s’apprêtait à signer une entente avec l’Alberta pour construire un nouvel oléoduc.

L’écologiste a demandé une rencontre avec le premier ministre. Elle a eu lieu mardi en fin de journée, selon ce que j’ai appris. Elle a duré près d’une heure. La garde rapprochée de M. Carney y participait – il y avait entre autres Michael Sabia (greffier du Conseil privé) et Marc-André Blanchard (chef de cabinet).

M. Guilbeault a été ébranlé. Dans le protocole d’entente avec l’Alberta, son gouvernement évoquera l’abolition du Règlement sur l’électricité propre, apprend-il. Une mesure pour laquelle il s’est battu pendant des années. La fin de ce règlement équivaudrait à une hausse de 200 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES). M. Sabia est au courant. Les conseillers politiques, non. Et personne ne peut lui dire comment on s’y prendrait pour obtenir autrement cette réduction des GES. Il en déduit que le Canada ne pourra que renoncer à atteindre ses cibles.

Ce n’est pas tout. Dans l’entente, M. Carney proposera d’ajouter à la liste des projets d’intérêt national un nouvel oléoduc qui se rendrait en Colombie-Britannique.

L’accumulation de reculs a raison de lui. Steven Guilbeault ne veut plus les défendre. Cette entente risque de mener à sa démission, prévient-il. Le ton n’est pas agressif, mais le message est clair. Ses attentes sont toutefois faibles. Il se doute que la décision du premier ministre est prise.

Jeudi, les deux se parlent à nouveau. Peine perdue. Le divorce est devenu inévitable.


Entente entre Ottawa et l’Alberta | Blanchet promet de défendre la Colombie-Britannique

Accusant le premier ministre Mark Carney de déployer « un agenda pétrolier sans précédent », le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, promet de défendre « le droit de la Colombie-Britannique de refuser le passage forcé » d’au moins un oléoduc sur son territoire. Son adversaire conservateur Pierre Poilievre doute que ce projet voie le jour.

« Nous allons mener une lutte sans merci à ce projet », a affirmé le chef du Bloc québécois en point de presse. Il a rappelé l’épisode de l’oléoduc Énergie Est, il y a une dizaine d’années, que le Québec craignait de se faire imposer. « Il a fallu une levée de boucliers et une mobilisation citoyenne extraordinaire pour que ce projet-là soit abandonné », a continué M. Blanchet.

Si la Colombie-Britannique perd cette bataille contre les gouvernements fédéral et albertain, il craint d’éventuelles répercussions dans la Belle Province.


Chronique de Phillipe Mercure

Entente entre Ottawa et l’Alberta | Mark Carney ne fait pas semblant d’aimer les pipelines

Une entente qui vient de provoquer la démission du ministre Steven Guilbeault, qui était peut-être le dernier rempart environnemental dans ce gouvernement. Une entente qui range désormais le Parti libéral résolument du côté de ceux qui sont prêts à sacrifier l’environnement au nom de l’économie.

Jusqu’à la dernière minute, j’avoue avoir cru que M. Carney utilisait un truc, une manœuvre politique.

Les obstacles à la construction de ce pipeline sont tellement nombreux qu’on pouvait penser que le premier ministre canadien faisait semblant. Qu’il laissait croire à l’Alberta qu’il travaillait pour le projet en sachant très bien que, de toute façon, ce dernier allait échouer.

Pensez-y. Aucun promoteur privé n’a encore démontré d’intérêt pour construire cet oléoduc. Le gouvernement de la Colombie-Britannique, qui verrait ce gros tuyau à pétrole traverser sa province et aboutir sur ses côtes, est farouchement contre. Même opposition de la part d’un grand nombre de communautés autochtones qui seraient touchées par le trajet (même si certaines sont en faveur).

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Il est vrai que l’Alberta avec sa première ministre pro-Trump et surtout pro-pétrole et qui est fortement appuyée par sa population, avait le pouvoir de menacer sérieusement l’unité canadienne. Dans les circonstances normales ce n’était pas l’enjeu principal, mais Trump a tout changé l’équilibre des forces antérieures. Il est donc prêt à mettre tout son poids dans le démantèlement du Canada et ramasser le pays par blocs.

Alors tant que l’ogre américain manifestera un intérêt certain pour le 51ème état américain, il faudra manoeuvrer serré pour éviter d’affaiblir nos forces au nord de la frontière. Entendu que l’imprévisible logique de Trump est de bousculer tout le monde par la force et s’accaparer de toutes les richesses possibles où qu’elles soient. Or le Canada face à l’immoral géant américain (qui ne respecte plus aucune convention internationale) ne fait objectivement pas le poids.

Il est là le problème présenté dès le début par le président américain, qui a clairement démontré qu’il se fout complètement de l’avenir de la planète, en autant qu’il s’enrichisse rapidement dans le processus (les USA et lui-même confondus). Une catastrophe en action aux conséquences incalculables, surtout qu’il ne sera plus là pour en constater les immenses dégâts :scream:

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Il faudrait bien comprendre que le Canada est un état beaucoup plus grand qu’Amérique et qu’il y aurait beaucoup plus de fractures justement pour cette raison-ci.

Je sais que les enjeux derivés du pétrole seraient plus grandes et qu’il y aurait une forte dépendance pour l’Alberta dans le secteur s’il y avait une expansion. Mais, avec les menaces tarifaires et la manque de diversification (maintenant, M. Carney est allé vers le Moyen-Orient pour diversifier cette déplorable enjeu), il faut réduire notre dépendance avec l’expansion du secteur pétrolier jusqu’au fin des mauvaises échanges, perpetuées par l’incapacité de M. Carney.

Est-ce que tout ce que Trump fait n’a pas raison? C’est faux. Je crois que la majorité des politiques peuvent résoudre ces enjeux si c’était le cas. Mais, il y a UNE RAISON pour tout, c’est la centralisation d’Amérique pour Trump, qui est plus rationale et impérialiste que ses prédecesseurs. Il faut une approche avec plus de nuance, parce que le Canada semble-t-il clairement la défense.

J’entends que l’antagonisme vers Trump est valide, mais il n’est pas un ogre. Sa stratégie est l’intimidation, pas nécessairement l’expansion. Je pense qu’il sait que l’annexion du Canada est virtuellement impossible, qui complique les choses. Ce que tu viens de dire est exactement la réponse qu’il veut. Il fonctionne mieux avec la confusion et la manque de clairté en ce qui concerne ses motives.

L’Alberta serait toujours conservatrice comme province et aura cette idéologie avec ou sans l’influence de Trump. Le leadership d’Alberta sera perpétuellement désillusioné avec le gouvernement… La distance entre la province et Ottawa est beaucoup plus grande que la distance entre le Québec et Ottawa (la population est une considération aussi; c’est la raison pour laquelle la séparatisme du Québec reçoit plus d’attention). Il serait désagréable de mettre fin aux pipelines.

Un message a été fusionné à un sujet existant : Télétravail

C’est Marc Miller qui reprend certaines responsabilités de Steven Guilbeault

Parcs Canada retourne sous la responsabilité de la ministre de l’Environnement… Je ne crois pas qu’elle aura la même sensibilité que Steven Guilbeault dans le dossier du déneigement de la piste du canal de Lachine :confused:

Prime Minister Mark Carney shuffled his cabinet on Monday following the resignation of Steven Guilbeault last week, and has brought back a familiar face from the Justin Trudeau-era.

Marc Miller, who last served as Minister of Immigration under Trudeau, has been appointed as Minister of Canadian Identity and Culture and Minister responsible for Official Languages.

Minister of Government Transformation, Public Works and Procurement Joël Lightbound will now take on a larger portfolio, assuming the role as Quebec Lieutenant, while Environment and Climate Change Minister Julie Dabrusin will inherit the nature file.

Une fin de non recevoir pour un nouveau pipeline de la part de l’Assemblée des Premières Nations

Pour certains chefs des Premières Nations, la perspective d’un conflit avec les gouvernements provincial et fédéral au sujet du projet d’un nouvel oléoduc vers la côte de la Colombie-Britannique ravive de douloureux souvenirs. Pour de nombreux jeunes des Premières Nations, c’est un tout nouvel appel à l’action.

« Mes ancêtres – tous les ancêtres de chaque membre des Premières Nations ici, dans ce qu’on appelle aujourd’hui la Colombie-Britannique – ont des histoires à raconter sur notre peuple qui a dû se battre en première ligne, par tous les temps », a déclaré Katisha Paul, représentante des jeunes de l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique et coprésidente du Caucus mondial des jeunes autochtones des Nations unies.

« Il est de notre responsabilité de poursuivre ce combat », a-t-elle ajouté.

Le grand chef Stewart Phillip, de l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, a participé à bon nombre de ces actes de résistance. Pendant des années, il a été l’un des visages publics des manifestations autochtones contre le projet avorté d’oléoduc Northern Gateway et d’autres projets d’extraction de ressources qui, selon lui, menaçaient le mode de vie de sa communauté.

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Les fonctionnaires fédéraux invités à vérifier leur admissibilité à la retraite anticipée

L’examen exhaustif des dépenses lancé en juillet a permis de recenser 16 000 postes à temps plein à supprimer, y compris 650 postes de haute direction.

Photo : Radio-Canada / Olivier Plante

Publié à 15 h 47 HNE

Le gouvernement fédéral a envoyé des lettres à 68 000 fonctionnaires de plus de 50 ans pour qu’ils vérifient leur admissibilité au programme de retraite anticipée annoncé dans le dernier budget pour diminuer la taille de la fonction publique.

Dans ces lettres, dont Radio-Canada a obtenu copie, le gouvernement avise les fonctionnaires que ce programme doit l’aider à gérer, dans la mesure du possible, les réductions de personnel par l’attrition et les départs volontaires.

Dans le dernier budget fédéral, le gouvernement a annoncé vouloir éliminer 30 000 emplois d’ici 2028-2029. Le gouvernement a déjà identifié 16 000 postes à temps plein qui seront abolis à l’occasion d’un réaménagement des effectifs.

Le gouvernement prévient toutefois les fonctionnaires admissibles à une retraite anticipée qu’ils pourraient se voir refuser leur demande, car le Conseil du Trésor veut assurer le maintien des services essentiels et la continuité des activités.

Épargner les jeunes

Une source gouvernementale au courant du dossier, mais qui n’est pas autorisée à s’exprimer publiquement, souligne qu’Ottawa veut minimiser les compressions qui touchent les jeunes.

Cette personne n’a toutefois pas voulu indiquer si le gouvernement avait déterminé combien il souhaitait avoir de participants au programme. C’est un processus, on veut d’abord voir combien de personnes sont intéressées.

À lire aussi :

Les employés admissibles pourront prendre leur retraite et toucher une pension immédiate en fonction de leurs années de service, sans pénalité pour retraite anticipée.

Le programme volontaire d’incitation à la retraite sera lancé le 15 janvier ou lorsque le projet de Loi sur la mise en œuvre du budget fédéral aura reçu la sanction royale. Les fonctionnaires auront alors 120 jours pour déposer leur candidature. Ils devront prendre leur retraite au plus tard 300 jours après l’ouverture du programme.

Le programme est financé à même la Caisse de retraite de la fonction publique.

Un syndicat lève un drapeau rouge

Dans un message adressé à ses membres mercredi, l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) recommande aux fonctionnaires admissibles à la retraite anticipée d’être prudents, puisque plusieurs modalités du programme sont encore inconnues.

Le syndicat indique que les fonctionnaires qui acceptent de prendre leur retraite anticipée pourraient n’avoir droit à aucune indemnité de départ, comme dans le cadre d’un réaménagement des effectifs.

La présidente de l’AFPC, Sharon DeSousa, ajoute, dans une déclaration écrite, que tout programme de départ anticipé doit être négocié avec le syndicat, parce que personne ne devrait être poussé à renoncer à des droits durement acquis.

Le syndicat souhaite que le programme de départ à la retraite puisse suivre les mêmes balises que celles établies par le processus de réaménagement des effectifs.

On fait pression auprès du gouvernement pour qu’il nous rencontre et nous donne tous les détails pour qu’on puisse bien évaluer l’impact que ça aura sur nos membres.

Une citation de Sharon DeSousa, présidente de l’Alliance de la Fonction publique du Canada

L’AFPC se demande pourquoi le gouvernement veut créer un nouveau programme, alors qu’il existe déjà un processus pour éviter la réduction de la pension dans la convention collective.

Lettre ouverte de Steven Guilbeault dans la Presse

Lettre de Steven Guilbeault | Ce « grand compromis » ressemble à une vente au rabais

Plusieurs ont décrit le protocole d’entente sur l’énergie signé à la fin du mois dernier par le premier ministre Mark Carney et la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, comme un grand compromis. Nous avons déjà joué dans ce film-là.

L’ancien premier ministre Justin Trudeau avait lui aussi conclu un « grand compromis », en 2018, lorsque, par son entremise, les Canadiens ont acheté l’oléoduc Trans Mountain (TMX). Le Canada achèterait un pipeline, l’Alberta lutterait contre les changements climatiques. Hélas, une succession de gouvernements conservateurs albertains ont éliminé un à un les éléments de leur plan de lutte. Si bien qu’aujourd’hui, du bitume dilué de l’Alberta circule vers le Pacifique dans l’oléoduc, mais le « quo » de réduction des émissions promis par les pétrolières dans ce quid pro quo s’est évaporé comme de la fumée.

Mon réflexe politique serait de noter que les libéraux ont perdu tous leurs sièges en Alberta et en Saskatchewan aux élections fédérales de 2019 qui ont suivi, alors que les électeurs soucieux de l’environnement, de la Colombie-Britannique jusqu’au Canada atlantique, accueillaient les bénévoles libéraux sur le pas de la porte avec un incrédule « vous avez acheté un pipeline ? ! ».

Entente entre Ottawa et l’Alberta Steven Guilbeault réaffirme son désaccord dans une lettre ouverte

Le « grand compromis » avec l’Alberta ressemble plutôt à une vente au rabais, selon l’ex-ministre Steven Guilbeault. Dans une lettre coup de poing envoyée à La Presse, il critique ouvertement l’entente de principe conclue par le premier ministre Mark Carney avec l’Alberta. Il espère malgré tout arriver à sauver de « grands pans » du plan de lutte contre les changements climatiques.

L’histoire jusqu’ici

  • Octobre 2021 : Steven Guilbeault est nommé ministre de l’Environnement et du Changement climatique par Justin Trudeau. L’ex-activiste met en place une série de réglementations pour réduire les émissions polluantes.
  • Mai 2025 : Steven Guilbeault est réélu et devient ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, ministre de la Nature et de Parcs Canada, et, par la suite, également ministre responsable des Langues officielles dans le gouvernement du nouveau premier ministre Mark Carney.
  • 27 novembre 2025 : Mark Carney conclut un protocole d’entente avec l’Alberta qui abandonne plusieurs des politiques climatiques mises de l’avant par Steven Guilbeault afin de favoriser la construction d’un éventuel oléoduc. Le député montréalais quitte le Cabinet le jour même.
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Un autre conservateur se joint aux Libéraux.

C’est la nouvelle « Dernière heure » sur le site de Radio-Canada

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À un siège de la majorité. Qui sera celui/celle qui leur permettra un tel exploit?

Un gouvernement majoritaire sans élections démocratique…

Ironique, lorsqu’on ne cessait de répéter que “la démocratie est en danger”… Il faut savoir que ceci sont les choix de députés individuels et non de la volonté des peuples qui ont voté pour leurs représentants.

Je comprends ton commentaire qui est très pertinent. Cependant les défections dans une direction ou une autre font parti de notre système et ont toujours pris place à travers les différents gouvernements. On peut par ailleurs les considérer comme une soupape lorsque le chef d’un parti donné est contesté par un ou plusieurs élus, suite à des décisions qui s’éloignent de la philosophie du parti concerné.

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Bilan de l’année 2025 | Les coulisses du pouvoir

Guerre tarifaire… rapprochements diplomatiques… projets d’intérêt national et bisbilles politiques. L’automne a été mouvementé tant à Québec qu’à Ottawa. L’heure est à la rétrospective.

Nos panélistes Alec Castonguay, Chantal Hébert et Michel C. Auger analysent 2025 et font leurs prédictions pour 2026.

Des subventions « climatiques » qui servent à hausser la production pétrolière ?

Installations pétrolières de Suncor Energy inc. près de Fort McMurray, en Alberta

Après avoir fermé la porte à un soutien financier d’une technique controversée visant à accroître la production pétrolière, Ottawa a changé son fusil d’épaule à la demande de l’industrie des sables bitumineux de l’Alberta. Une décision critiquée par les groupes environnementaux au pays.

Publié hier à 5 h 00
Éric-Pierre Champagne La Presse

De quelle technique est-il question ?

On l’appelle récupération assistée du pétrole (enhanced oil recovery, ou EOC, en anglais). La technique vise à injecter un gaz dans un gisement pour faire remonter le pétrole qui est trop visqueux ou qui est resté piégé dans le sol. On arrive ainsi à maximiser le rendement d’un puits de pétrole. Ce gaz peut être du CO2, souligne Bernard Giroux, professeur à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

L’utilisation de CO2 pour récupérer du pétrole n’est pas une technique nouvelle. Elle a été implantée dans les années 1970 par l’industrie pétrolière. « On utilisait au départ de la vapeur d’eau, mais le CO2 est plus efficace pour faire remonter le pétrole », explique M. Giroux.

Pourquoi dit-on qu’elle est controversée ?

Ce n’est pas la technique comme telle qui est controversée, mais plutôt l’utilisation de fonds publics pour déployer cette technologie qui permet d’extraire de plus grandes quantités d’or noir. Les gouvernements de plusieurs pays soutiennent l’industrie des énergies fossiles avec des aides publiques qui visent à encourager des projets de captage et de stockage de CO2, dans le but de réduire, en théorie, les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Exploitation de sables bitumineux près de Fort McMurray, en Alberta, vue des airs

Or, la récupération assistée du pétrole est présentée par l’industrie comme une façon de stocker du CO2 dans le sol et ainsi réduire les émissions polluantes. Les États doivent-ils soutenir financièrement le stockage du CO2 lorsque cela se traduit par une hausse de la production pétrolière ? C’est cette question – et sa réponse – qui demeure controversée, d’autant qu’une hausse de la production pétrolière, jusqu’à un million de barils supplémentaires par jour en Alberta, se traduirait inévitablement par une hausse globale des émissions de GES.

La récupération assistée du pétrole permet-elle de stocker du CO2 de façon permanente ?

La réponse courte est oui, mais pas à 100 %. D’un point de vue opérationnel, il y a un avantage à injecter du CO2 dans une formation rocheuse où il y avait des hydrocarbures, précise Bernard Giroux. « C’est plus facile parce que le réservoir est bien caractérisé. C’est quand même assez compliqué de caractériser une formation rocheuse pour aller y stocker du CO2. Il faut faire des forages, analyser les échantillons, bien connaître les structures géologiques. Ce sont des coûts que l’industrie n’a pas à assumer dans un environnement qu’elle connaît déjà, comme un gisement de pétrole. »

La technologie de captage du carbone peut aider à réduire nos émissions, mais pas en y associant la récupération assistée du pétrole, affirme Janetta McKenzie, directrice du programme pétrole et gaz à l’Institut Pembina, un groupe de recherche indépendant. « Ce n’est pas une solution pour réduire les émissions. C’est une solution qui permet d’augmenter la production de pétrole. […] En théorie, elle pourrait permettre de produire un baril de pétrole avec un peu moins de carbone, mais ce n’est pas ce qui importe pour le climat. Ce dont nous avons besoin, c’est une réduction des émissions absolues du secteur pétrolier et gazier. »

Le Canada finance-t-il la récupération assistée du pétrole ?

Le dernier budget fédéral excluait la possibilité pour l’industrie de bénéficier de crédits d’impôt pour la récupération assistée du pétrole, souligne Janetta McKenzie.

Ottawa avait décidé de prolonger le programme de crédit d’impôt à l’investissement pour le captage, l’utilisation et le stockage du carbone, jusqu’à concurrence de 50 % des dépenses admissibles. Cette mesure ne pouvait toutefois s’appliquer à la récupération assistée du pétrole. Une décision qui avait été saluée par les groupes environnementaux.

Avec son protocole d’entente avec l’Alberta pour assurer la construction d’un oléoduc, le gouvernement fédéral ramène cependant la possibilité que les crédits d’impôt puissent servir à la récupération assistée du pétrole. Une décision critiquée par plusieurs groupes, dont l’Institut Pembina, Environmental Defence et le Réseau action climat.

Pourquoi ce changement de cap d’Ottawa ?

En plus de la construction d’« un ou plusieurs oléoducs », l’entente conclue entre le gouvernement fédéral et l’Alberta prévoit aussi « la construction et le financement du plus grand projet (Nouvelles voies) au monde de captage, d’utilisation et de stockage du carbone », un projet estimé à 16,5 milliards de dollars.

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, et le premier ministre du Canada, Mark Carney, dévoilnt aux caméras l’entente conclue entre la province et le gouvernement fédéral, le 27 novembre dernier.

L’accès au crédit d’impôt pour la récupération assistée du pétrole permet d’« apporter la certitude nécessaire pour attirer d’importantes sources supplémentaires de capitaux nationaux et étrangers », indique le document.

« Ottawa utilisera donc ces crédits d’impôt pour aider les richissimes pétrolières à financer une technologie qui ne servira ultimement qu’à produire davantage de pétrole, critique Patrick Bonin, député du Bloc québécois. Les libéraux poursuivent leurs reculs en environnement, à la faveur des pétrolières de l’Ouest, le tout financé par les contribuables québécois. Cela s’ajoute aux 10 milliards que nous enfouissons annuellement en subventions aux énergies fossiles. »

Lisez le protocole d’entente entre Ottawa et l’Alberta (en anglais)

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2025-12-15/des-subventions-climatiques-qui-servent-a-hausser-la-production-petroliere.php

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Entrevue de fin d’année de Mark Carney au micro de Patrice Roy

Mark Carney revient sur son année 2025 avec Patrice Roy

L’heure est au bilan pour Mark Carney. Le premier ministre affirme n’avoir aucune intention de déclencher des élections hâtives, même si son gouvernement est minoritaire à Ottawa. La dernière année a été marquée par des relations tendues avec les États-Unis. Un accord a bien failli être conclu, reconnaît-il, mais l’attention se tourne désormais vers la renégociation de l’accord de libre-échange, qui doit s’amorcer cet été. Sur le front climatique, Mark Carney se dissocie de son ancien ministre Steven Guilbeault, qui a récemment démissionné. Les politiques de l’ère Trudeau ne donnaient pas les résultats escomptés, plaide le premier ministre en entrevue avec Patrice Roy.

Mark Carney sera-t-il premier ministre pour un seul mandat? Celui qui a été gouverneur des Banques du Canada et du Royaume-Uni et qui a fait ses premiers pas en politique il y a tout juste neuf mois semble hésiter à répondre à la question.

« Ah, je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas », dit M. Carney, faisant le bilan de sa première année au pouvoir dans le cadre d’une entrevue de fin d’année, mardi, avec le chef d’antenne Patrice Roy.

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Après l’annonce de Nutrien de construire un port près de Seattle pour exporter la potasse, la première ministre de l’Alberta envisage la même stratégie pour un nouveau pipeline advenant que l’option de la Colombie-Britannique échoue. Bien hâte de voir la réponse du gouvernement fédéral pour protéger la souveraineté économique canadienne.

Danielle Smith says she’s open to shipping oil to Pacific via U.S. Northwest

Nutrien selects U.S. port to build new potash export terminal

https://www.cbc.ca/news/canada/saskatchewan/nutrien-selects-u-s-port-to-build-new-potash-export-terminal-9.6992424

Vraiment tout pour ne pas se diversifier…

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