Plan d'urbanisme et de mobilité (PUM) de la Ville de Montréal

Beaucoup de chiffres. Peu de mention de la qualité des choses.

Ce n’est pas tout à fait vrai.
Les deux vont ensemble.
Il manque de logement tout court, mais si on n’assure pas qu’une portion des nouveaux logements soient hors marchés, le problème va rester le même.

On va juste avoir plus de gens qui ont un deuxième logement, plus de gens avec un pied à terre à Montréal, plus de gens qui achètent par spéculation. Ces cas ne sont pas (trop) problématiques habituellement, mais en crise du logement, oui. En ce moment, chaque unité construite doit servir à quelqu’un qui a besoin de se loger. Et le logement hors marché s’adresses à toutes les classes sociales, c’est important de le rappeler.

Les règles de zonage ne sont pas un miracle. Même les plus grands promoteurs n’arrêtent pas de le répéter. Taux d’intérêts, coûts de la construction, pénurie de main d’œuvre… c’est très difficile de construire en ce moment, pour des enjeux très externes à la ville. Même si on dézonait tout d’un coup, on aurait très peu en plus.

Faut arrêter d’agir comme si la ville se faisait un malin plaisir à nuire au développement. C’est tout simplement faux.

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Je ne vais pas parler pour la ville de Montréal, mais certain maire d’arrondissement y travaille très fort, ainsi que d’autres villes sur l’île. Ce n’est pas quelque chose que je sors de nul part.

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Je suis du même avis.

C’est une vision très mathématique de la ville.
Une vision positive, mais une vision très chiffrée, accompagnée de grandes généralités.
On ne peut pas être contre la vertu.

J’espérais en introduction une Grande charte de l’architecture montréalaise, qui aurait définit et décrit ce qu’est un bâtiment montréalais, une rue montréalaise, un quartier montréalais. Qu’est-ce qui fait que Montréal est Montréal. Qu’est-ce qui nous rend fier de notre ville.

Densifier oui, il le faut. Mais ça peut vite être un échec.

Il aurait fallu définir ce qu’on souhaite, collectivement, en dehors des chiffres.

Bref, à l’image de notre époque, on est dans un document intéressant et pertinent, mais très bureaucratique et mathématique, loin d’être inspirant et prometteur pour l’avenir.

Déçu.

Je serais curieux, avez-vous trois exemples concrets et factuels?

Je pense qu’il y a quand même une base mathématique difficile à éviter pour l’exercice. On n’a pas le choix de quantifier et chiffrer le territoire pour se donner une base.

Je suis d’accord qu’ensuite de définir la qualité du développement est tout aussi fondamental, mais il faut savoir la forme du développement pour faire l’exercice. Quelle densité est souhaitable à quel endroit? C’est un pilier.

Je souhaite aussi maintenant voir quelque chose par-dessus cela pour garantir la qualité de vie des nouveaux milieux. On sait qu’on ne fait pas toujours au mieux en ce moment. Mais il faut le faire dans certains paramètres.


Pour parcourir rapidement les cartes, je trouve l’exercice assez lucide. Je reconnais les secteurs avec un haut potentiel que la ville a identifié. On fait la distinction de secteurs bâtis difficile à modifier (aussi bien situés soient-ils), et de secteurs à haut potentiel de développement. On ne traite pas le Petit Laurier comme on traite le secteur Bellechasse autour du nouveau centre de transport, par exemple.

Ça me semble un pas dans la bonne direction pour débloquer l’immobilisme de l’échelle des quartiers.

Pierrefonds-Roxboro où j’habite. Il n’y a pas une grande volonté politique de densifier l’arrondissement, le maire s’est fait élire pour garder le status quo. Plusieurs projets ont été abandonné à cause de la population et de l’arrondissement et ce malgré que plusieurs d’entre-eux étaient juste à côté de la station du REM.
Pointe-Claire qui a récemment bloqué la construction de nouveaux projets et sinon y’a toujours le classique Ville Mont-Royal/Westmount. Ah et DDO qui a bloquer le le projet du centre commercial Fairview de démolir le tout et construire des bâtissent haute densité à usage mix (commercial/residentiel) alors même qu’ils sont à côté d’une station du REM.

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@vincemtl , @Alex514 : je me demande si on ne devrait pas faire plusieurs fils de discussion (avec préfixe PUM2050 dans le titre, sur le PUM, car il couvre large!

Je vois déja comme sujets : Densification, mobilité active, transport collectif (bus, tram, métro), aménagement urbains

Avec les consultations à l’OCPM, on va en avoir pour quelques mois

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Je suggère trois thèmes:

  • Densification
  • TEC
  • Aménagements et mobilité active

Trop diviser sera mélangeant, mais tout au même endroit le sera tout autant. 3 sujets me semble un bon chiffre? Si tu veux organiser cela (tu as l’air bien partie et de connaître le matériel), ne te gêne pas. :slight_smile:

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Done

Voici les 3 fils :

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Un chapitre entier vise le patrimoine. Il faudrait le retrouver dans une des thématiques. Je pense qu’il devrait être dans celui avec la densification - intensification. Des discussions les plus vives risquent d’interpeller l’un et l’autre de ces deux thèmes.

Je ne crois pas que la place de la thématique patrimoine va avec celle des aménagements de l’espace public.

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Il y aussi tout un volet sur les corridors visuels! (pas seulement le mont Royal)

Annexe 4 – Les fiches descriptives des corridors visuels exceptionnels et intéressants

@Archie : je vais l’inclure dans densification … p-ê ajouter architecture au titre

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J’aime bien.

Aux prises avec une grave crise du logement et des transports collectifs qui stagnent, l’administration de la mairesse Valérie Plante se fixe l’objectif de construire 200 000 nouveaux logements autour d’un réseau de transport structurant quatre fois plus grand d’ici 2050 dans un plan de développement à long terme présenté mardi aux citoyens et aux médias.

Dans son Plan d’urbanisme et de mobilité 2050, qui compte des centaines de pages de texte, de schémas et de plans, la Ville entend se doter des outils urbanistiques nécessaires pour libérer le potentiel de développement de Montréal en matière d’habitation, de mobilité durable, de sécurité, de qualité de vie et de résilience climatique. Bref, de faire de Montréal un endroit où il fait bon vivre, travailler et habiter en tenant compte des défis urbains, environnementaux et sociaux des 25 prochaines années.

Le communiqué officiel

La Ville de Montréal est heureuse de dévoiler son Plan d’urbanisme et de mobilité 2050, basé sur les aspirations et les besoins de la population. Il a pour objectif de guider la Ville dans son développement en vue de bâtir le Montréal de demain. Le Plan 2050 met en place les outils urbanistiques nécessaires pour libérer le potentiel de développement de Montréal en matière d’habitation, de mobilité durable, de sécurité, de qualité de vie et de résilience climatique.

Depuis novembre 2017, plus de 100 activités de consultations ont été pilotées par la Ville afin d’inviter les Montréalaises et les Montréalais à s’exprimer sur leurs besoins et leurs aspirations pour le développement de la métropole de demain. Le Plan déposé aujourd’hui est le fruit d’une vision commune et partagée autour d’un Montréal qui se vit à l’échelle des quartiers, avec une offre importante de logements hors marché, des options de mobilité durables variées et sécuritaires, des services de proximité partout sur le territoire et une place importante réservée au verdissement et aux aménagements résilients.

Le Plan Montréal 2050 prévoit notamment :

  • Plus de 200 000 nouveaux logements, dont 20 % hors marché;
  • 360 km de transport collectif structurant en 2050 (actuellement 80 km);
  • 40 % du territoire montréalais verdis, avec 125 kilomètres de corridors verts;
  • 30 % de l’emprise publique des rues consacré aux infrastructures éponges et à la mobilité durable;
  • Près de 70 % des déplacements réalisés en transport collectif ou actif;
  • 44 % des pôles d’emplois desservis à la fois par le transport collectif et actif;
  • Des bâtiments montréalais décarbonés dès 2040.

La Ville a mise en ligne la page sur le projet de PUM (après avoir publié celle des documents)

Échéancier des consultations à l’OCPM et adoption

L’info sur la consultation à l’OCPM est en ligne

Il y a un premier événement le 18 juin!
ça vient vite! C’est au lendemain du jour 1 du conseil municipal

image

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Un résumé du PUM dans Nouvelles d’ici

Les 10 orientations du PUM 2050

  1. Accélérer le développement et la consolidation de réseaux actifs et collectifs accessibles et de qualité
  2. Moduler l’intensification urbaine afin d’en maximiser les cobénéfices
  3. Bâtir les conditions d’une abordabilité pérenne et d’une qualité de l’habitation
  4. Dynamiser les espaces à vocation économique et commerciale par une organisation stratégique et écoresponsable du territoire
  5. Repartager équitablement l’espace de la rue
  6. Renforcer l’offre et l’accès des lieux de la vie collective comme soutien à l’équité et à la vie de quartier
  7. Valoriser le patrimoine et les paysages qui participent au caractère pluriel de l’identité montréalaise
  8. Accroître la place de la nature et de la biodiversité urbaine
  9. Améliorer la performance environnementale et la résilience des bâtiments, des terrains et des infrastructures d’utilité publique
  10. Transformer la mobilité motorisée et limiter ses impacts environnementaux, urbains et de santé publique
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Si on regarde les chiffres de la SCHL pour revenir à une abordabilité de logements, il faudrait construire 1,2 M de logements d’ici 2030 au Québec. En arrondissant grossièrement, Montréal ville, avec une population de 1,8 M d’habitants, représente environ 20% de la population du Québec. Donc, en regardant seulement ces chiffres froidement sans autres facteurs comme les réfugiés, le taux d’accroissement, le tourisme, etc., Montréal devrait viser la construction de 240 000 logements d’ici 2030, soit 20 ans plus tôt que ce qui est visé au PUM et 40 000 logements de plus.

Je trouve donc les chiffres et l’ambition de l’administration faible. En tout cas, on sacrifie l’abordabilité pour les prochaines générations.

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Mais quelle est la densité relative de la ville centre comparée aux autres municipalités de Montréal? Pourquoi toute cette charge de l’abordabilité reviendrait à l’administration de la Ville de Montréal si ce n’est pas elle première qui participe au gaspillage du territoire et qu’elle est en tête du peloton en terme de d’offre résidentielle?

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Ça demanderait de multiplier par 4 les lancements à Montréal, grosso modo. Si l’on commence dès cette année.

Est-ce que c’est tout simplement possible avec les ressources en construction? Les promoteurs, la main-d’œuvre, les matériaux, les sous-traitants, etc…

Je serais curieux de savoir combien de logements on pourrait réellement construire à court terme, en imaginant absolument aucune restriction.

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On parle tout de même d’un problème qui à mis près de 30 ans à devenir un enjeu de premier plan. Ça ne se réglera malheureusement pas d’ici 2030.

Après moi je trouve ça très ambitieux comme cible 200 000, surtout quand on regarde les mises en chantiers des dernières décennies. Réalistement les grands sites à «remplir» seront de moins en moins nombreux sur l’île. Le plus grand site c’est l’hippodrome et ça sera 20 000 logements, mais on va les construire sur une très longue période (et le projet n’est pas encore en construction).

Si on veut dépasser cette cible il va falloir une aide massive des autres paliers de gouvernement. Si le fédéral recommençait à investir comme il le faisait avant les coupes des années 1990 ça serait une vrai game changer.

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