Plan d'urbanisme et de mobilité (PUM) de la Ville de Montréal

La Ville de Montréal va démarrer prochainement une consultation sur son Plan d’urbanisme et de mobilité avec une vision jusqu’à 2050.

Pour la première fois, ces deux plans seront joints en un seul. Auparavant, il y avait un plan d’urbanisme et un plan de mobilité.

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14 messages ont été fusionnés à un sujet existant : Réaménagement du Carré Augier

Selon ce reportage au Téléjournal 18h, il y a 105 000 nouveaux véhicules immatriculés au Québec en 2020, dont la moitié à Montréal.

On ne peut pas vraiment faire plus de rues. Il va falloir penser la mobilité autrement.

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Congestion pricing, yesterday.

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Dans le cadre des consultations publiques à venir, l’OCPM présente 4 tables rondes portant sur la vision d’avenir de Montréal

Inscription ici
https://ocpm.qc.ca/fr/actualite/assistez-aux-tables-rondes-portant-sur-vision-davenir-montreal

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L’enregistrement de la première table ronde intitulée « Planifier la ville à long terme : comment faire? » est disponible sur YouTube

J’ai assisté à une bonne partie de la rencontre (virtuellement) et my god que c’est dry comme format…

Je sais que ce serait mieux de traiter ça comme un podcast, mais même à ça c’est dommage que ce soit si endormant et statique… Messemble qu’après deux ans, on devrait commencer à savoir comment rendre ça intéressant pour les gens qui regardent en ligne. Suis-je le seul qui trouve ça?

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Je pense qu’en termes d’intersections mal alignées, l’intersection Parc/Jean-Talon/Hutchison pourrait aussi faire partie des priorités de réaménagement…

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Je ne vois pas comment ça peut être corrigé, à moins d’empiéter dans le parc, mais ce n’est plus une pratique d’urbanisme acceptée.

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Oui, en effet je pense pas que réaligner Hutchison et Parc est vraiment possible, mais peut-être déplacer l’intersection Parc / Jean-Talon à l’ouest sur le dessus de la boucle, pour être capable d’en faire deux intersections séparées. Ça permettrait de faire un gain d’espace intéressant pour créer une esplanade menant à la gare Jean-Talon.

Pour faire un point plus général par rapport à l’aménagement de la mobilité, on a beaucoup d’espaces comme ça à Montréal qui pourraient être réaménagés afin de réduire la minéralisation des quartiers, réduire les distances de traverse, sans vraiment avoir trop d’impact sur la quantité de stationnement sur rue ou sur la circulation automobile. Ça me semble une première cible idéale pour un plan de mobilité.

En plus ce genre d’espace résiduel auto est réparti un peu partout dans la Ville, alors faire un gros paquet de petites interventions ciblées, ça serait une bonne façon de réduire l’impression de clientélisme de PM envers les quartiers centraux.

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Très d’accord. L’intersection parc/ des pins coté ouest doit vraiment être déminéralisée.

L’enregistrement du 2e panel est en ligne

Développer Montréal : s’inspirer des villes du monde

Jeudi 3 mars 2022, de 12 h à 13 h 30

Pour le deuxième panel de la série de réflexions, prenons le pouls international en discutant du cas de la région parisienne avec Cécile Diguet, urbaniste de renom, et celui d’autres métropoles avec Nik Luka, professeur agrégé en architecture et aménagement urbain. Madame Diguet, formée à Sciences Po et à la Bartlett School of Architecture à Londres, nous entretiendra des mutations des villes, notamment des pratiques de l’urbanisme transitoire. Tandis que monsieur Luka, spécialiste en ethnographie, études de paysage et études critiques de conception et d’aménagement, offrira une perspective sur les enjeux touchant des villes comme Montréal. De quoi inspirer les gens qui réfléchissent à l’élaboration de son nouveau plan d’urbanisme et de mobilité.

Une période de questions du public est planifiée dans les dernières minutes de la conférence.

Panélistes

  • Cécile Diguet, directrice, Département Urbanisme, Aménagements et Territoires, Institut Paris Region
  • Nik Luka, professeur agrégé en architecture et aménagement urbain, Université McGill

Animateur

  • Nadim Tadjine, chercheur en design et participation publique, Université Laval
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Le webinaire no 3 sur la mobilité
Selon moi, c’est le webinaire le plus intéressant jusqu’à présent.

Dans une perspective à long terme, ce panel abordera le potentiel d’un plan d’urbanisme et de mobilité pour relever les défis actuels et de demain des déplacements de personnes et de marchandises. Les panélistes discuteront des enjeux de Montréal en matière de transport et de déplacements, et de leurs visions pour 2050.

Panélistes

  • Marie-Soleil Cloutier, professeure, Centre Urbanisation Culture Société, Institut national de la recherche scientifique
  • Blaise Rémillard, responsable transport et urbanisme, Conseil régional de l’environnement de Montréal
  • Martin Trépanier, directeur, Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d’entreprise, la logistique et le transport

Animateur

  • Nadim Tadjine, chercheur en design et participation publique, Université Laval

Le dernier Webinaire

Construire une ville pour tous et toutes

Jeudi 17 mars 2022, de 12 h à 13 h 30

Le développement de la ville ne peut se faire sans prendre en compte les besoins et les attentes de l’ensemble de ses citoyennes et citoyens. Les trois panélistes de ce webinaire se pencheront sur les enjeux sociaux et les approches à envisager pour s’assurer que le nouveau plan d’urbanisme et de mobilité contribue à la construction d’une ville où il fait bon vivre pour tous et toutes.

Panélistes

  • Maude Landreville, agente de planification, Direction de la santé publique de Montréal
  • Mélissa Côté-Douyon, membre, Conseil des Montréalaises
  • Bruno Demers, directeur général, Architecture Sans Frontières Québec (ASFQ)

Animateur

  • Nadim Tadjine, chercheur en design et participation publique, Université Laval

Nouvelle vidéo publiée par Montréal dans le cadre des consultations du PUM

Il y a plein d’études et de rapports super interessants sur le site de la Ville

Le document « Décoder la densité » est particulièrement intéressant. Il comporte une analyse de plusieurs îlots de Montréal
https://portail-m4s.s3.montreal.ca/pdf/vdm_decoderdensite_urbanisme_mobilite.pdf

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Nouveau site Web pour les consultations sur le Plan d’urbanisme et de mobilité 2050

Il y a une séance d’information le 5 avril, et une séance de Q&R le 21

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La séance d’info de l’OCPM est en direct en ce moment sur YouTube

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Mode d’emploi pour le Montréal du futur


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir
Un projet de rues partagées dans le Vieux-Montréal, sur une distance d’un peu plus d’un kilomètre

Jeanne Corriveau
11 avril 2022
Transports / Urbanisme

La Ville de Montréal a lancé un vaste chantier pour dépoussiérer son plan d’urbanisme et mettre à jour le plan detransport de 2008. Le Plan d’urbanisme et de mobilité (PUM) détaillera les grands principes en matière d’aménagement et de transport pour les 25 prochaines années. Montréal a fait bien du chemin depuis l’adoption du premier plan d’urbanisme de l’administration de Jean Doré il y a 30 ans, mais la crise climatique impose désormais une urgence aux décideurs.

Documents de référence pour la planification des villes, les plans d’urbanisme sont une exigence de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. Celui que Montréal veut élaborer s’inspirera de discussions citoyennes et fera l’objetde consultations au cours des prochainsmois par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM).


Photo: Jacques Nadeau Le Devoir — Des voitures électriques branchées à des borne de recharges alors que le plan d’urbanisme intègre peu d’automobiles.

Le document de travail rendu public par la Ville trace les grands objectifs visant à dessiner la ville de demain selon trois axes : la métropole, le quartier et le bâtiment. Il y a un peu de tout dans ce document où l’on décrit de grands principes vertueux : un accès aux berges toute l’année, des rues verdies, des aménagements cyclables pour les citoyens de tous âges, des toits verts, des bâtiments peu énergivores, des logements adaptés à tous les Montréalais, peu importe leur situation ou leurs revenus, et bien d’autres énoncés qui font rêver.

Sur les images qui illustrent le document, les voitures sont rares, voire inexistantes. Responsable de l’urbanisme au comité exécutif, Robert Beaudry n’avait pas relevé ce détail. « C’est un document de travail, et on ne nie pas qu’il va y avoir des autos [en 2050].Les camions aussi seront encore là, mais on souhaite que le transport de marchandises évolue. C’est surtout une réflexion sur le partage des types de mobilité », explique-t-il.


Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne — Selon les écologistes, les jardins naturels présentent de nombreux avantages dont une biodiversité accrue.

Si Montréal a choisi l’horizon 2050 pour élaborer son plan, c’est qu’elle s’est fixé pour objectif d’atteindre la carboneutralité à ce moment. Cette carboneutralité s’applique pour l’instant à l’institution de la Ville, mais les citoyens devront eux aussi y participer, avance Robert Beaudry. « Il faut quand même que, collectivement, on fasse des efforts. Ça passe par le transport et les bâtiments. Mais l’objectif, c’est d’insuffler ce mouvement. Au-delà de nos objectifs personnels, il y a les objectifs du GIEC [Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat] », rappelle l’élu.

Selon Robert Beaudry, la crise climatique impose l’adoption de mesures énergiques pour rendre la ville plus résiliente. Et bien que la Ville n’ait pas le contrôle sur tous les aspects de son développement, l’administration Plante compte faire de l’habitation un enjeu central. « Aujourd’hui, on se retrouve avec des gens de la classe moyenne qui n’arrivent pas, sur l’île de Montréal,à trouver un logement qui respecte leur capacité de payer. Si on veut construire une ville avec des quartiers vivants, il faut qu’on fasse avancer cette question-là », fait-il valoir.

Il faut quand même que, collectivement, on fasse des efforts. Ça passe par le transport et les bâtiments. Mais l’objectif, c’est d’insuffler ce mouvement [de la carboneutralité].

— Robert Beaudry

Le vaste chantier de 1992

Le 9 juin 1992, Le Devoir titrait « Les Montréalais seront forcés de se convertir au transport en commun ». La veille, le responsable de l’aménagement et du développement urbain sous l’administration de Jean Doré, André Lavallée, avait dévoilé le plan d’urbanisme, le premier de la Ville de Montréal.


Photo: Marie-France Coallier Le Devoir
Un projet de rues partagées place Simon-Valois dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Ce plan, considéré comme un « contrat social » avec les Montréalais et les partenaires privés et publics, prévoyait un ensemble de mesures, commel’aménagement de plusieurs voies réservées aux autobus, une politique du stationnement pour inciter les Montréalais à opter pour les transports collectifs, le verdissement de la ville avec la plantation massive d’arbres et la création de parcs dans les ruelles et les cours d’école. Il détaillait de nombreuses ambitions, dont la construction de 60 000 nouveaux logements, notamment au centre-ville, la transformation de l’ancienne carrière Miron en espace vert, la revitalisation de la rue Sainte-Catherine et la restauration du mont Royal.

Mais le plan d’urbanisme était bien davantage qu’une liste de projets à réaliser à plus ou moins long terme. Il avait mijoté dans la base militante du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), alors que Montréal était dirigée par Jean Drapeau, qui avait lancé plusieurs projets de « revitalisation urbaine » ayant défiguré certains quartiers.


Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
Des résidants de l’arrondissement du Sud-Ouest investissent et réinventent leurs rues grâce à l’art.

À l’époque, malgré l’inauguration du métro, la voiture était reine. « La vision que la Ville de Montréal avait, c’était : on démolit et on recommence. La modernité passait par la démolition », se rappelle André Lavallée, en entrevue au Devoir. « Et 25 % du centre-ville de Montréal était composé de terrains vacants. » L’hôtel de ville était bordé de stationnements et de terrains abandonnés, signale-t-il. Le « Faubourg à m’lasse » avait été rasé pour faire place à Radio-Canada.

Trente ans plus tard, André Lavallée souligne que de nombreux projets figurant dans le premier plan d’urbanisme se sont réalisés, qu’il s’agisse du Centre de commerce mondial, de la réhabilitation de la rue de la Commune ou la revitalisation des anciennes usines d’Angus. Le Plan d’urbanisme était ancré dans la « ville réelle » et il était le fruit d’un exercice démocratique inédit à l’époque, insiste-t-il.

Le centre-ville était aussi une pièce maîtresse du plan d’urbanisme. Sous l’impulsion du RCM et d’un nouveau cadre réglementaire, la fonction résidentielle du centre-ville s’est accrue avec un souci de maintenir l’identité des quartiers qui le composent.

Un immense casse-tête

S’il salue l’exercice lancé par l’administration Plante pour le nouveau plan d’urbanisme, André Lavallée juge tout de même que les propositions « généreuses » s’attardent trop aux détails sans définir les réelles priorités. « C’est comme si on commençait un immense casse-tête de 10 000 morceaux, mais qu’on n’avait pas pris le temps de regrouper les pièces par couleurs, dit-il. Mais je comprends que l’exercice commence. Je n’ai pas d’autre choix que de donner la chance au coureur. »


Photo: Graham Hughes La Presse canadienne
Un panneau de la rue Sainte-Catherine à Montréal. La Ville a annoncé son projet de réaménagement de la célèbre rue.

Président de l’Ordre des urbanistes du Québec, Sylvain Gariépy reconnaît que les orientations décrites dans le document de travail de la Ville sont « un peu génériques ». « C’est une manière de lancer le chantier pour par la suite arriver dans le plus concret », croit-il.

Il signale que les projets des Réseaux express métropolitains (REM) de l’Est et de l’Ouest auront un impact inévitable sur l’élaboration du futur PUM et modifieront les milieux de vie. « Ça influera grandement sur la façon dont on repense le territoire. Il faudra faire un plan d’urbanisme qui prendra en compte ces réseaux-là. »

Il se demande cependant si la Ville aura les moyens de ses ambitions et si la future politique nationale d’architecture et d’aménagement du territoire que prépare Québec aura des effets sur le plan d’urbanisme de Montréal et des autres villes québécoises.

« Le plan d’urbanisme, c’est un document vivant, et il va se modifier tout au long de son existence », rappelle toutefois Robert Beaudry.

L’exercice d’élaboration du PUM n’en est qu’à ses débuts, et son adoption est prévue pour 2023. Les arrondissements se doteront eux aussi de leurs plans locaux qui détailleront les cadres réglementaires concernant l’aménagement de leur territoire.

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Vu sur Reddit, par u/Academic-Comparison3 (reddit.com):
La Une du Devoir lors du premier plan d’urbanisme:

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Copie numérisée sur le site de la BAnQ (Le devoir, 9 juin 1992, Cahier A)

En page A4!!
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