Plan de relance pour le centre-ville

Ils parlent de stationnement gratuit? Mon stationnement souterrain est facile d’accès et est occupé au plus à 10% ces temps ci. Aussi aucune recommandation pour plus de transport collectif?

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Transport actif aussi, se déplacer en vélo au centre-ville c’est vraiment pas ce qu’il y a de plus fun.

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Des solutions pour redonner du lustre au centre-ville de Montréal


Le directeur général de Montréal centre-ville, Glenn Castanheira, affirme que le public est de retour pour les grandes manifestations culturelles.
PHOTO : GRACIEUSETÉ : SPECTRA/FRÉDÉRIQUE MÉNARD AUBIN

La Presse canadienne
Publié à 18 h 01

La pandémie a donné un dur coup à tous les centres-villes de la planète et Montréal n’y a pas échappé. Cependant, l’urgence a forcé les acteurs impliqués à se mobiliser. Cette alliance vient d’annoncer une série de solutions destinées à redonner du lustre au cœur de la métropole.

L’Alliance pour le centre-ville, pilotée par la Société de développement commercial (SDC) Montréal centre-ville, a présenté lundi matin l’étude intitulée Notre centre-ville, source de fierté, réalisée par la firme IdéesFX.

On y trouve une foule d’exemples de solutions élaborées dans diverses villes du monde pour résoudre les problèmes de malpropreté, de criminalité, de stationnement, d’irritants liés aux chantiers de construction ou de manque d’attractivité pour les familles ou pour les consommateurs.

Ces solutions s’adressent tant aux décideurs publics qu’aux propriétaires d’immeubles commerciaux et aux organismes de développement commercial ou touristique, par exemple.

Le directeur général de Montréal centre-ville, Glenn Castanheira, décrit le document comme un index des bonnes pratiques des grandes villes du monde. On y trouve notamment des initiatives en matière de gestion des places de stationnement à l’aide d’outils technologiques ainsi qu’en matière de réglementation sur l’entretien des bâtiments.

Pour ce qui est de la prochaine étape, il reste aux membres de l’Alliance à déterminer comment ces solutions peuvent être appliquées. Puisque le territoire du centre-ville couvre plusieurs arrondissements et implique à la fois des instances publiques et privées, il faudra choisir des meneurs de projets.

« Le constat le plus important, selon nous, c’est de reconnaître l’importance stratégique du centre-ville de Montréal dans sa fonction de moteur économique, universitaire et culturel du Québec », mentionne M. Castanheira. « Ça requiert un statut officiel et on dirait qu’on l’oublie. »

Mobilisation inédite

Par ailleurs, l’Alliance pour le centre-ville, qui est née dans l’urgence de réagir aux conséquences de la pandémie, semble destinée à perdurer. La mobilisation pour la toute première fois de tous les acteurs privés, publics, institutionnels, culturels et communautaires s’est avérée bénéfique et on ne souhaite pas revenir en arrière, indique-t-on.

Glenn Castanheira souligne que cette mobilisation sans précédent a permis de réaliser une panoplie de projets qui n’auraient pas pu voir le jour auparavant. Il donne en exemple les programmations estivales coordonnées des dernières années ainsi que les campagnes de mobilisation pour le retour au bureau ou pour la propreté des espaces publics.

Le regroupement pourrait prendre une autre forme et adopter une autre dénomination, mais l’essentiel demeure que l’écosystème du centre-ville veut maintenir un canal de communication afin de soutenir l’élan post-pandémie qui anime la relance actuelle du cœur de la métropole.

« Ce qu’il faut éviter à tout prix, c’est de retourner comme avant, c’est-à-dire lorsque plusieurs tiraient la couverte de leur côté et mettaient en avant leurs propres intérêts plutôt que l’intérêt commun du centre-ville », insiste M. Castanheira. « Cela pourrait mettre en péril la relance extraordinaire que vit le centre-ville en ce moment. »

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Being from NYC, this regulation has some downsides. This isn’t just regarding waste collection (which is private in NYC for businesses), but also sidewalk maintenance. What’s great is that the sidewalks are generally added right away after a construction and there’s no delay unlike here in Montreal. The downside is there’s no consistency with the sidewalk design, each property you cross can have a step which isn’t great regarding accessibility. But at the same time an unfinished sidewalk has this problem with accessibility. In front of my building it took a whole year, with ice covering the gravel in the winter. I believe the city should coordinate with buildings under construction to set a date when sidewalks should be built at least.

Mais c’est vrai dans n’importe quelle grande ville.

«Il faut sortir le centre-ville de sa COVID longue»


Photo: iStock

Journal Métro | MONTRÉAL | Sliman Naciri | 19 novembre 2022 à 14h06

Le centre-ville de Montréal souffre-t-il de symptômes de la COVID longue? C’est le constat que dresse Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain (CCMM).

«Bien que l’ensemble de l’économie de la région métropolitaine ait retrouvé son erre d’aller, notre centre-ville semble toujours souffrir d’une sorte de « COVID longue», a-t-il déclaré vendredi, lors de la tenue du Forum stratégique de la CCMM, au New City Gas.

L’évènement, intitulé «J’aime travailler au centre-ville», et organisé avec le soutien du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, a réuni 360 participants.

Pierre Fitzgibbon, le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie et Valérie Plante, la mairesse de la Ville de Montréal, étaient tous deux présents.

Après s’être livrés à un bilan de la situation actuelle, les participants à la rencontre ont exploré des pistes visant à redynamiser le centre-ville, dans un contexte de généralisation du télétravail et de bureaux délaissés par les employés.

«Le Forum de ce matin a démontré l’ampleur de la mobilisation en place pour réussir la relance du centre-ville. Je suis rassuré de pouvoir compter sur l’engagement des autorités publiques à poursuivre les efforts pour renforcer le mouvement en faveur d’une présence accrue dans les bureaux du centre-ville», a déclaré Michel Leblanc.

Trouver le point d’équilibre

Selon les dernières données de la CCMM, 87% des employés fréquentent désormais leur lieu de travail au moins une fois par semaine. Ces chiffres illustrent «une tendance positive de l’automne en matière de présence au bureau», selon Michel Leblanc. Ce dernier estime qu’il faut maintenant trouver le point d’équilibre dans l’organisation du travail.

Pierre Fitzgibbon, affirme que «pour préserver le dynamisme de notre métropole, on doit travailler à garder un centre-ville attrayant et convivial. C’est ce qui va donne le goût aux gens de profiter de son milieu culturel, de magasiner et d’aller au restaurant.»

«On doit se doter d’un centre-ville accessible, à l’image des Montréalais», a-t-il avancé.

La mairesse de Montréal Valérie Plante a pour sa part reconnu l’existence d’une nouvelle réalité du travail, qui représente un défi pour «les centres-ville dans le monde entier». Cette dernière considère cependant que la métropole s’en tire plutôt bien.

«Montréal tire son épingle du jeu grâce à une mobilisation des acteurs présents au centre-ville et nous y voyons des signes positifs. D’ailleurs, les investissements étrangers à Montréal pour 2021 atteignent 3,8 G$ et 8 millions de touristes nous ont visités depuis le début de l’année 2022», a-t-elle énuméré.

Nous allons continuer à nous relever les manches pour soutenir nos entrepreneurs et nos commerçants, à collaborer avec tous nos partenaires et à investir dans nos quartiers pour y offrir une qualité de vie enviable, qui participe à l’attractivité de Montréal.

Valérie Plante, la mairesse de Montréal

De nouveaux outils

La Chambre a profité de l’occasion pour dévoiler la série de balados Centre-tenir, qui abordent les sujets de la réorganisation du travail, le mode hybride, l’expérience employé et l’engagement des équipes.

«Ce sont des sujets majeurs pour tous les gestionnaires, et je suis certain que cette série de balados offrira des solutions innovantes pour toutes les entreprises concernées», a poursuivi Michel Leblanc.

À l’occasion de cette rencontre, la Chambre a également présenté le « Passeport MTL x J’aime travailler au centre-ville » développé avec Tourisme Montréal. Il s’agit d’un carnet que les employeurs pourront acheter et offrir à leurs employés afin de les inciter à renouer avec le centre-ville. Ce dernier leur donne la possibilité de découvrir gratuitement trois attractions.

«Depuis plus d’un an, la Chambre œuvre au déploiement d’actions concrètes et mobilisatrices en faveur de la relance du centre-ville de Montréal. L’événement d’aujourd’hui a permis de réunir l’ensemble des acteurs pour faire le point sur les défis rencontrés et les solutions développées. Nous devons poursuivre cet élan et continuer d’être créatifs pour construire le centre-ville de demain», a conclu Michel Leblanc.


Au moins, ils étaient plusieurs milliers de personnes à assister au retour du défilé du père Noël aujourd’hui, sur Sainte-Catherine. :santa:

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Achalandage du centre-ville L’accessibilité et les stationnements sont la clé, selon un sondage


PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE | Quelque 70 % des répondants rencontrés cet automne ont évoqué la mobilité comme principal facteur qui les attirerait davantage vers le centre-ville, selon un sondage Léger.

Malgré les efforts de promotion des transports en commun, ce sont l’accessibilité en voiture et la disponibilité du stationnement qui attireraient davantage les Montréalais vers le centre-ville, suggère un sondage.

21 novembre 2022 | Publié à 8h00 | PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD | LA PRESSE

Quelque 70 % des répondants rencontrés cet automne ont évoqué la mobilité comme principal facteur qui les attirerait davantage vers le quartier, selon un sondage Léger réalisé pour le compte de Montréal centre-ville, l’association commerciale locale.

« Le tiers des répondants considèrent qu’améliorer l’accès en voiture (26 %) et davantage de stationnements (27 %) les inciterait à visiter plus souvent le centre-ville », indique le document, dont La Presse a obtenu copie.

Les 950 personnes rencontrées en face à face par Léger indiquent aussi vouloir « plus de festivals gratuits dans les rues », des « espaces publics plus propres », ainsi que « plus de verdure ».

Le président de Montréal centre-ville, Glenn Castanheira, a fait valoir que la demande des répondants pour plus d’accès en automobile pouvait constituer un piège. Beaucoup d’entre eux disent par ailleurs qu’ils aiment le centre-ville pour s’y balader et apprécient son atmosphère.

« On ne va pas se promener sur le boulevard Taschereau, a-t-il illustré. Il faut faire attention, il faut s’attaquer à la mobilité, mais pas au détriment de l’expérience au centre-ville. »

La solution : améliorer la visibilité des dizaines de milliers de places de stationnement intérieures, de nouvelles rues piétonnes « de façon stratégique » ou améliorer l’accès aux transports en commun. « Les gens traversent des océans pour venir au centre-ville ? Bien les gens devraient être capables de traverser un pont pour venir au centre-ville », a-t-il ajouté.

Travailleurs et usagers du centre-ville

Par ailleurs, Montréal centre-ville se dit encouragé par les données du sondage qui montrent que les travailleurs et les étudiants du centre-ville fréquentent aussi le quartier par plaisir ou pour y obtenir un service. Une base solide pour le retour de ces individus au centre-ville plusieurs fois par semaine, malgré le télétravail.

« Un des grands changements que la pandémie a amenés, c’est qu’on ne vient plus au centre-ville par obligation, ça ne sert à rien de dire à ton employé : viens au centre-ville, je t’oblige, a illustré Glenn Castanheira. C’est fini, ce temps-là. »

Ce « ne sont pas juste des travailleurs du centre-ville, ce sont des usagers du centre-ville », a-t-il ajouté.

Le sondage révèle d’ailleurs que l’offre de divertissement, commerciale et gastronomique du centre-ville est très largement reconnue par les habitués du coin, mais aussi par la population québécoise en général.

Selon M. Castanheira, la fréquentation du centre-ville est presque revenue à son niveau prépandémique en termes de personnes présentes dans la zone géographique — tel que calculée en nombre de connexions cellulaires. « Des trois plus grandes villes canadiennes, on est en première place », a-t-il dit.

Léger a interrogé en face à face 1021 personnes au centre-ville, pour une marge d’erreur de 3,04 %, 19 fois sur 20. La maison de sondage a également soumis ses questions à 1404 internautes québécois, un volet de l’étude qui ne comporte pas de marge d’erreur puisqu’il utilise un échantillon sélectionné. Les deux sondages ont été réalisés entre le 26 août et le 29 septembre.

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Difficile de vouloir faire différent en Amérique du Nord, le monde est encore très attaché au mode de vie de la voiture

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C’est clair que l’accessibilité est le facteur le plus important puisqu’il faut bien s’y rendre en TEC ou autrement. Il y a donc beaucoup de travail à faire pour attirer davantage les consommateurs, puisque les employés y sont moins présents. Je vois tout de même le développement résidentiel à moyen et plus plus long terme apporter une part substantielle dans l’équation.

Ce n’était clairement pas le résultat espéré… on fait toujours comme si l’attachement à la voiture c’était juste une affaire de banlieusards. Le nombre de voitures garées dans Montréal à 3h du matin montre que ce n’est pas le cas.

Moi je pense comme @acpnc qu’il faut développer fortement le résidentiel au centre-ville. Moi j’aurais accéléré l’octroi des permis et favorisé beaucoup de densité là où les hauteurs sont actuellement trop faibles. Une population plus grande fera en sorte que le centre ville sera moins dépendant des gens de l’extérieur. Ensuite il y a toutes les mesures pour alléger le fardeau des commerces mais est ce que la ville en a les moyens ? Ce dont je suis sûr cependant c’est que les parcours un peu cheap avec du bois coloré c’est pas ce qui va attirer les gens. Il faut plus de wow. Certains parlaient de Londres et ses décorations du temps des fêtes. On pourrait s’en inspirer! Ce qui brille attire les gens. Etc etc.

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C’est pas une question d’être “attaché au mode de vie”. C’est d’être ancré dans sa réalité.

La décision d’avoir une voiture ou non repose sur de multiples facteurs. Les gens prennent les décisions les meilleures pour eux. On peut critiquer ses voisins tant qu’on veut on est pas à leur place.

Et non c’est pas propre à l’Amérique du Nord.

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Are we sure about that? L’avenue Mont-Royal est absolument bondé tous les jours qu’il est piétonnier. Il n’y a rien d’extraordinaire dans l’aménagement là-bas. Les gens courent vers ces espaces partout où ils apparaissent. Ne nous concentrons pas trop sur le besoin de ceci et de cela lorsque le besoin de base c’est une grande zone commerciale piétonne! ce qui est toujours en demande. Les choses peuvent devenir plus fantaisistes à partir de là.

C’est le fait que ce soit piéton qui attirait les gens ou les bébelles en bois peint cheap ? Je penche plus pour la première option. Certaines rues se prêtent bien à la piétonnisation et d’autres moins. Je ne suis absolument pas contre la piétonnisation. Par contre investissons dans du mobilier de qualité. Je ne pense pas que les gens traversent la ville pour aller sur Mont-Royal. Enfin c’est pas mon cas. C’est surement surtout des locaux car la masse critique du Plateau le permet. De façon générale ça fait 3ans que je vois des choses très cheap, souvent insalubres, placées à droite à gauche dans la ville pour « attirer les gens ». Ça fait pas sérieux! Un peu comme les casse noisettes plantés comme ça sur Sainte-Catherine en hiver. Ou encore la sorte d’échaffaudage d’XP MTL. J’espère qu’ils ne reviendront pas cette année. Ça manque cruellement d’ambition et d’intégration. Les décorations sont minimales. Nous avons l’avantage d’avoir un temps des fêtes avec beaucoup de neige ! On devrait profiter de ça pour créer plus de magie.

Illumi c’est rien de serieux. Que des lumières en bordure d’autoroute. Mais ça attire du monde. Ça fait meme de l’embouteillage sur la 15. On devrait faire d’une rue du centre-ville un parcours comme ça mais plus beau, plus classe et raffiné. Un gros arbre de Noël quelque part qui reviendrait chaque année aussi pourquoi pas ? On dirait que depuis le flop sous Coderre plus personne ose en parler. Une ville c’est des essais et des échecs. Celui qui ne rate rien c’est parce qu’il n’essaye rien,

Honnêtement le QDS est pas mal attirant durant les quatre saisons , pour des diverses raisons. Mais l’aménagement pour Noël/l’hiver est toujours divertissant. Je suis absolument pour plus de ça, et moins les casse noisette quétaines. Là je suis d’accord

Tu serais vraiment surpris, peut-être c’est à cause de l’efficacité du métro qu’il n’y a pas d’embouteillages monstres pour arriver comme illumi, mais j’habite à Laval et je me suis débarqué une vingtaine de fois en route vers l’école ou autrepars. Le plateau c’est dense mais il y avait carrément plus de personnes sur mont royal que sur Saint Catherine, fois deux Lol.

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A défaut d’avoir le rapport détaillé, c’est difficile de voir si ces 26% de répondants qui demandaient plus d’accès en voiture et ces 27% qui demandaient plus de stationnement sont des groupes distincts ou s’ils ce sont les mêmes personnes.

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Montréal

Montréal et Google s’unissent pour une meilleure offre de données

Il y a trois semaines, Google ouvrait un nouveau bureau sur la rue Viger, faisant de Montréal la détentrice du deuxième plus grand bureau francophone de l’entreprise. Photo: Josie Desmarais, Métro

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Alexis Drapeau-Bordage

24 novembre 2022 à 14h32 - Mis à jour 24 novembre 2022 à 17h46 3 minutes de lecture

La Société de développement commercial (SDC) Montréal centre-ville et Google Cloud ont signé un nouveau partenariat pour le déploiement, en 2023, d’un tableau de bord spécifiquement destiné au centre-ville de Montréal.

Ce projet a pour objectif d’offrir une meilleure analyse des données relatives au centre-ville, afin d’aider les marchands, les entreprises et la Ville à mieux connaître et suivre en temps réel l’évolution des activités dans la zone qui s’étend des rues Atwater à Saint-Urbain, et de Saint-Antoine à Sherbrooke.

Ce sont avant tout les données sur la mobilité vers et dans le centre-ville, son achalandage, le profil des usagers et des commerçants qui le composent ainsi que les transactions qui s’y font qui seront collectées, analysées et visualisées sur ce tableau de bord.

Grâce à ces données, Glenn Castanheira, directeur général de Montréal centre-ville, espère qu’il pourra «évaluer avec précision l’efficacité des actions prises et mieux planifier les actions pour assurer au centre-ville un dynamisme à la hauteur de son rôle névralgique pour la métropole».

L’information accumulée par Google Cloud devrait aussi être disponible publiquement, permettant aux plus petites entreprises d’en profiter. La capacité pour ces groupes «de pouvoir s’adresser à un seul endroit qui va avoir consolidé l’information, c’est probablement l’élément le plus intéressant», explique Farid Mheir, partenaire-fondateur de FMCS Digital. Il rappelle l’ampleur du travail que nécessitait jusqu’alors la compilation et l’interprétation des données.

Il y a trois semaines, Google ouvrait un nouveau bureau sur la rue Viger, faisant de Montréal la détentrice du deuxième plus grand bureau francophone de l’entreprise avec près de 300 employés.

Des données pour relancer tous les secteurs

L’annonce s’est faite au cours du colloque La relance du centre-ville par les données? qui se tenait mercredi, et où une multitude de panélistes se sont exprimés sur l’utilisation qui pourra être faite de ces données, pour favoriser une reprise de l’activité dans le contexte postpandémique.

De nombreux impacts positifs pour les commerces y ont été discutés, notamment pour les boutiques éphémères qui auront gratuitement une meilleure information pour choisir le lieu et la période de leurs activités.

Le tourisme a aussi été discuté, secteur qui représente de 30 à 40% des revenus de certains commerces au centre-ville, ainsi que la moitié de toutes les dépenses touristiques de la province, a rappelé l’ancien vice-président de Tourisme Montréal Pierre Bellerose.

Le transport est un autre des domaines qui pourraient grandement profiter d’un meilleur accès aux données. Laurent Chevrot, directeur général de l’Agence de mobilité durable Montréal, explique par exemple qu’environ 30% du trafic dans les centres-villes d’Amérique du Nord provient de la recherche de stationnement. Des données en temps réel transmettant de meilleures informations pourraient donc selon lui aider à faire de meilleurs choix.

«Tu te retrouves à te dire “je peux le faire en 15 minutes en auto ou en 25 minutes en transport collectif”, mais finalement, tu te retrouves à faire 10 minutes pour trouver un stationnement et un autre 10 minutes pour marcher de ta place. Si tu avais eu la bonne information au départ, peut-être que tu aurais fait un choix différent», conclut-il.

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